‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 123 sur 126 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GRASSI (Francesco). Médecin italien, connu par ses travaux sur la peste. Il fut chirurgien en chef de l'hôpital général de la marine militaire et protomédecin du Comité sanitaire d'Egypte, où il soigna les pestiiérés à l'hôpital d'Alexandrie en 1824 et 1825; il traita la même maladie en Morée, à Égine, Beyrout, Damiette, Chypre, Jérusalem et la Palestine, etc. Il acquit, grâce à une longue expérience, la conviction que la peste est contagieuse et que le seul moyen prophylactique est l'isolement. A son retour de l'Orient, il vécut à Pistoie. Nous connaissons de lui deux monographies sur la peste, dont la première écrite en réponse à des questions que lui adressa eu 1839 le consul anglais d'Egypte au sujet de l'efficacité des quarantaines :

I. Risposla ai sette quesiti concernenti la peste bubonica orientale. Pistoja, 1843. — II. Sulla peste e sulle quarante ne : fatti e pensieri. Genova, 1852. L. Hn.

GRAUX (Pierre-Joseph). Médecin belge, né à Harmignies (Hainaut), le

25 mars 1795, mort à Bruxelles, le 12 décembre 1873. Élève de l'ancienne École de médecine de Bruxelles, il fut reçu docteur à Leyde en 1816 et alla se perfectionner à Paris, où il fut un ardent disciple de Broussais. Il fut l'un des fondateurs de l'Université de Bruxelles, et l'un des plus brill ants professeurs de la Faculté de médecine. Il était, depuis le 8 janvier 1855, membre de la Société royale des sciences" médicales de Bruxelles, aux discussions de laquelle il prit une part active. L. Hn.

GRÂ.VELLi (Friedrich). Nous ajouterons à ce que nous avons dit de ce savant médecin qu'il fut reçu docteur à Berlin en 1843 {Quo tendal medicina hodierna), que c'est en 1848 qu'il fonda les GrsevelVs Nolizen ; il les rédigea jusqu'en 185t), époque à laquelle II. Ilelftt en prit la direction sans en changer le titre. L. Hn.

GREErvHOW (Thomas-Michael). Chirurgien anglais distingué, né à North- Siiields, en 1791, était le fils d"E.-M. Greenliow, praticien très-estimé. Il fit ses études à l'Université d'Edimbourg, alors l'une des plus florissantes de l'Europe, fut reçu membre du Collège royal de clinique en 1814, puis servit en qualité d'aide-chirnrgien dans l'armée pendant environ deux ans, et à son retour, en 1817, se fixa à Newcastle. 11 ne tarda pas à y obtenir la charge de médecin à la Charité et acquit ainsi une grande expérience dans la pratique obstétricale. Ei> 1832, il fut nommé chirurgien à l'infirmerie de Newcastle, emploi qu'il conserva pendant près de vingt-trois ans, durant les dernières années à titre de senior surgeon. Dans l'intervalle il avait établi à Newcastle, de concert avec sir John File, une infirmerie pour les maladies des yeux. En 1845, il devint fellow du Collège de chirurgie. Il enseigna en outre à 1 Université de Durhara Collège, qui lui décerna en 1855 le degré de docteur. Greenhow renonça à la pratique en 1866 et se retira dans les environs de Leeds, à Newton Hall, Pattcrnelown, où il mourut le 25 octobre 1881, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

Greenhow eut surtout beaucoup de succès comme opérateur : aussi hardi qu'habile, il n'était pas moins soigneux pour le traitement consécutif des opérés» Parmi ses innovations, on peut citer un lit spécial pour les fractures de jambe. En 1848, il pratiqua avec succès la résection totale du calcanéum dans un cas de carie de cet os. Deux mois auparavant Hancock avait fait la même opération, dont Greenhow n'avait pas connaissance alors, de sorte que l'honneur en revient également à ces deux éminents chirurgiens. Greenhow a joui en outre d'une réputation méritée comme lilhotomiste et comme oculiste. II s'est en outre occupé de l'amélioration du sort des pauvres et de diverses questions d'hygiène publique, dont qiiebjues-unes lui avaient été suggérées par l'épidémie cholérique de 1832, pendant laquelle il déploya le zèle et le dévouement le plus exemplaires. Nous nous bornerons à citer de lui :

I. An Eslimale of llie True Value of Vaccination as a Security against the Small-Pox. London, 1825, pet. in-8°. — II. Choiera, ils non Contagions Nature and Ihe Best Means of Arresting ils Progress. Newcastle, 1852. — III. Choiera, as it lias recentlij appeared in the Towns of Newcastle and Gateshead. Dublin, 1832, in-S". — IV. Description ofan Apparatus intended to facilitate ihe Treatment of Fractures of the Lower Extreniities. London, 1833, in-S". — V. Mémoire sur l'excision du calcanéum avec des observations. In British Med.- Chir. Review, t. XII, p. 253, 1853, et Arch. gén. de me'd., 5= sér., t. II, p. 551, 1853.

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