‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 124 sur 126 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GREGORIUS (Friedrich von). Médecin allemand, né à Glogau, en Silésie,.

vers 1790, étudia la médecine à Vienne, puis en 1812 entra comme chirurgien dans le service ujilitjire autrichien et fit la campagne de Russie. Il fut lait prisonnier par les Russes et resta pendant quatre ans à Tambov comme médecin du prince Wjâsomski. En 1817, il passa à Berlin, où il termina ses études et prit en 1819 le diplôme de docleur {Diss. de sudationibus Ro^sicis, Bcrolini, 1819, in-4", 1 pi. Trud. en allcm. : Die Riissischoi Dampfbâder, ihre Wirkung und Anwendunçj. Berlin, 1820, in 8°). Il se rendit ensuite à Dorpat et après y avoir [iris le titre de docteur se fixa dans l'intérieur de l'empire russe Le reste de sa carrière ne nous est pas connu [Hirsclis Lexicon hervorray. Aerzte, 11, 045). L. Un.

GBEGORY (Geop.ce). Voici quelques détails nouveaux sur ce savant médecin. 11 naquit à Canlerbury le 16 août 1790, servit dans l'armée après avoir pris ses grades et ^e fixa à Londres en 1816. C'est en 1824 qu'il devint médecin à l'hôpital Saint-Pancrace. Il mourut le 25 janvier 1855. Un ouvrage important de lui a pour litre:

Lectures on ihe Eruptive Fevers delivered at SaiiU-Thomas Ilospital in Jaiiuary 1843. London, 1843, in-8°. Americ. Edit., etc. New-York, 1851, iii-8°; ti-ad. en allcm. par llelftt, Leipzig, 1845, in-8«. L. Un.

GREi\8ER (Woldehar-Ludwig). Accouchcur distingué, né à Dresde le 2 janvier 1812, fit ses études à Leipzig et y fut reçu docteur en 1858. Il visita ensuite les Universités les plus importantes de l'Europe, Prague, Vienne, Paris, Londres, puis Wurlzbourg et Ileidelberg, où il se lia avec Nœgelé père et fils. De retour à Leipzig, il y fit des leçons sur les accouchements et fut nommé en 1845 professeur extraordinaire à l'Université. En 1845, il devint professeur d'accouchements à l'Académie médico-cliirurgicale et directeur de la Maternité de Dresde, conseiller aulique en 1856 et conseiller médical intime en 1864, et mourut à Dresde le 7 juin 1872. Creuser s'est fait connaître par de très-bons travaux sur l'jrt obstétrical et a publié les éditions successives de l'excellent Traité d'accouchements de Naegelé depuis la 5* édition en 1855, ainsi que la 12" édition de l'ouvrage d'Ammon, Die ersten MiUlerp/lichten, etc., en 1865. Nous signalerons encore de lui :

1. De vi puerperii lactandique temporis medicatrice. Lipsiœ, 1838, in-8». — II. Corporis positionem in genibus ulnisque in praxi obstetricia non esse negligendam. Progr. Lipsiœ, 1843, m-i". — III. Ueber Ethereinaihmungen wâhrcnd der Geburt, 1847. — IV. Conceptionstabelle nebst Slatulen zum Gebrauch derselben. Leipzig, 1856, gr. in 4°. — V. Lehrbuch der Hebanimcnkunst. Leipzig, 1863, gr. in-8°; neue Aufll. von Credé und Winckel, Leipzig, 1875, in-S". L. Un.

GREVE (WiLHELMs). Médecin néerland;iis, né à Berkel le 16 mars 1762^ reçu docteur à Leyde en 1787 [Diss. de rabie canina), se fixa la même année à Rotterdam, puis en 1800 à Noordwijk Binnen, en 1807 à Delft, enfin revint en 1815 à Noordwijk où il mourut le 14 février 1819. On a de lui :

I. Yerhandeling over de hondsdolheid. Rotterdam, 1793 (traduction de la dissertation inaugurale). — II. Jets voor de liefhebbers van anatomie en natuurlijke historié opzigtelijk een liquor om anatomische praeparalen te bewaren. In Algem. Konst- en Letlerb., 1813. — III. ]\'aluur en geschiedkundige Yerhandeling over de remen en dwergen. Amsterdam, 1818, pi. — lY. Verzameling van meikwaardige droomen en gebeurtenissen. Amsterdam, 1819. - L. Un

soi ADDENDA.

GRILL. (Johann-Daniel). Ce médecin distingué mourut à Stockliolm non le

10 octobre 1854, comme on l'a dit, mais le 28 janvier 1862. L. Hn.

GRILL (Joseph-Dominique). Est mort le 10 mars 1802. L. IL\.

GRIU (Herman-Niclas). Médecin suédois, né en 1641 à Wisby (île de Golhland) ; son père était chirurgien du roi de Suède. Il étudia la médecine et la chirurgie, voyagea à la Nouvelle-Zemble, et en 1G66 alla en qualité de chirurgien d'un navire hollandais à Batavia, où régnait alors la peste; en 1671, il se trouvait aux Indes Orientales, et à son retour il exerça quelque temps la médecine à Nuremberg. Il retourna aux Indes Orientales, exerça plus tard la médecine dans la province de Sôdermanland, en Suède, puis à Tônning, et enfin devint en 1706 médecin pensionné de la ville de Stockliolm et médecin du roi. Il mourut de la peste à Stockholm en 1711, laissant :

I. Thésaurus mcdicus insulae Ceyloiiiae (en holhindais). Batavia, 1677. — 11. Compendium medico-chymicum , etc. Batavia, 1679; Âugsbourg, 1684. — III. Pharmacopoea Indica, 1684. Cet ouvrage enrichit considérablement la pharmacologie à l'époque où il parut. — IV. Nombreu.x articles et mémoires dans les ÉplicJnérides de V Académie des Curieux de la Nalwe et dans les Acta medico-philosophica de Copenhague. L. IIn.

GRIMII (Heinhich-Gottfried). Médecin militaire allemand du plus grand mérite, né à Sargstedt, près de Ilalbcrstadt, le 21 juin 1804. Il était le fils d'un médecin, Christian-Friedrich, et commença lui-même ses études médicales en 1812, à l'Institut médico-chirurgical de Frédéric-Guillaume ; en 1826, il servit à l'hôpital de la Charité de Berlin, puis lo 6 octobre do la même année se fit recevoir docteur [Qiiaedum de phlegmaske albaedolentis pathologia, Berolini) et aussitôt après prit du service dans l'armée. En 1850, pendant l'insurrection de Pologne, il dirigea une ambulance et fut atteint du typhus pétéchial qui fit t;int de victimes à cette époque. En 1852, il fit un voyage en Angleterre, en France et en Italie, et assista au siège d'Anvers. Nommé à la Charité en 1855, il s'y distingua comme opérateur. En 1858, il se fixa définitivement à Borlin en qualité de sous-dirocleur des écoles de santé militaire, devint en 1840 médecin du roi Frédéric-Guillaume IV, en 1841 chirurgien chef d'une section de la Charité. Il fut nommé en 1847 deuxième médecin général de l'armée, en 1851 premier médecin général et chef du service de santé militaire, emplois qu'il remplit pendant vingt-huit ans, jusqu'au 15 décembre 1879, époque à laquelle il prit sa retraite et obtint le titre de premier médecin de l'empereur. Enfin, en 1882, il fut élevé au rang de conseiller médical intime suprême et rapporteur au ministère de l'Instruction publicjue et des cultes et au ministère de la guerre.

C'est à Grimm qur; revient presque tout l'honneur des réformes introduites dans l'organisation du service de sauté militaire dans les trente dernièies années.

11 régla tout d'abord le service en campagne et publia a ce sujet en 1855 les Vorscliriften ûber den Diensl der Kranhenpflege im Feld, puis en 1859, après ia guerre d'Italie, contribua à faire publier un nouveau Règlement sur le service sanitaire en campagne, par lequel la direction absolue des ambulances était laissée aux médecins-cbefs. Celte nouvelle organisation fit ses preuves pendant les campagnes de 1864 et 1866, et deux ans après le roi de Prusse adopta tout le système proposé par Grimm pour la réorganisation totale du service de santé; un service central de médecins militaires fut créé au ministère de la Guerre, et Grimm nommé directeur de ce service. En 1869, parut so^s ses auspices une

Instruction sur l'organisation du service de santé en campagne, établissant ce service tel qu'il fonctionne actuellement, sauf quelques réformes qui y furent apportées après la campagne de 1870-1871, réformes indiquées par Giimm dans un Verordnung ûber die Organisation des Sanitâtscorps et qui ont été définitivement adoptées en 1880. Il ne faut pas oublier enfin que cet éminent médecin a beaucoup contribué, dans sa patrie, à améliorer l'état social de la médecine civile. Il mourut le 24 décembre 1884 [voij. une notice sur Grimm dans Deutsclie militàrârztliche Zeitschrift, 1885, p. 1). L. Hn.

GRIMBERG (NicoLATJs). Ce médecin vint au monde à Oldenbourg en 1649, fit ses études dans les universités du Danemark, puis à Oxford, et exerça la médecine de 1689 à 17U3 à Asberg et plus tard à Helsingôr. En 1703, le viceconsul russe à Amsterdam, l'amiral Corn. Cruys, l'engagea à prendre du service en Russie. C'est ainsi qu'il vint à Moscou où il fut nommé médecin de la corporation des pharmaciens. En 1707, il voyagea à Arkangel et se rendit de là à Copenhague, puis en 1715 revint à Pétersbourg oij il mourut le 22 juin 1746, âgé de quatre-vingt-dix-sept ans. Avant d'entrer au service de la Ilussie, il publia :

I. Observationes merlicae. Ilafniae et Amstelodaini, 1G89. — II. Observationcs anatomicoprarticae. Hafniae, 1695, et in llaller, Dibliotheca medico-praclica, t. IV, p. 61. — III. Riirzc Beschreibung des Nicrenblasensteines. Kopenhagen, 1695 (Richter, Gesch. der Med. in Russland, Bd. 111, p. 112). L. Hx.

GROIELLI (Gemixiano). Médecin italien, né à Carpi le 51 janvier 1802, lit ses études dans sa ville natale, fut reçu docteur en 1824, professeur suppléant de pathologie générale en 1829, titulaire en 1853. 11 s'eiforça, dans son enseignement, de concilier la médecine ancienne, celle des Grecs en particulier, avec les découvertes de la physique et de la chimie. En 1848 le gouvernement provisoire de l'Emilia lui confia le ministère de l'Instruction publique; après le rétablissement de la maison d'Esté par les Autrichiens, il renonça à sa chaire. En 1859 il fut rappelé au ministère de l'Instruction publique pour peu de temps et devint la même année recteur de l'université de Modène et président de l'Académie des sciences. Eu 1860, il renonça à la vie politique. Cet homme éminent mourut à Modène le 2 février 1878.

Ses principaux ouvrages ont pour titres :

I. La patologia dei classici antichi e modcrni comtiluenlc la dotlrina fundamcnlaîe délia pralica medica, 1838. — II. Osservazioni ed espericnzc eletlro-fisiologiclie direlle ad inslUuire l'elettricità medica, 1859. — III. Sioria scientifica ed ariistica delV elellrometallurgia originale ilaliana, 1844. — IV. Osservazioni ed esperienzc intorno al melodo deir assopimcnto animale ed umano, 1847. — V. Memoria sul galvanismo premiata daW Accademia délie Scienze deW îstituto di Dologna, 1849. L. Hin.

GRI]\D£L (David-Hiero-nymus). Ce savant russe vint au monde le 29 septembre 1777 [voy. ¥ sér., t. X, p. 707). L. Ha-.

GRISAUXT (William). Médecin anglais du quatorzième siècle. Il étudia d'abord les mathématiques et l'astronomie, et fut si versé dans l'astrologie qu'on le soupçonna de magie tout comme son prédécesseur Bacon. C'est probablement pour fuir ses ennemis qu'il vint en France, et là il se voua entièrement à la médecine, à Montpellier, puis à Marseille. Il fixa sa résidence dans cette

dernière \ille et se distingua dans la pratique de son art. D'après son biographe Aikin, ce lut un génie au-dessus de son temps. Grisaunt était arrive à un âge avancé en 1350. Ce fut son fils, paraît-il, qui, d'abord abbé à Marseille, arriva ensuite au pontificat sous le nom d'Urbain V. Il a laissé des livres sur l'astrologie judiciaire, sur la quadrature du cercle, sur la médecine, entre autres : De motu capitis et De urina non visa. L. Hk.

GRISOU (Feu). Le piotocarbvire d'hydrogène {voy. Hydrogène) ou hydnire de méthyle, mélangé avec l'air atmosphérique, constitue le grisou, qui fait explosion au contact d'une flamme. 11 a été traité du grisou des mines houillères, des accidents qu'il produit et des moyens de les prévenir, à l'article Mines, p. 238 et suivantes {voy. aussi l'art. Davy [Iluniphryj. û.

GLDDE:\ (Bernhard von). Médecin aliéniste distingué, né à Clèves, le 7 juin 18*24, fit ses études à Bonn, à Berlin et à Halle, et fut reçu docteur dans cotte dernière Université en 1848. 11 s'appliqua d'abord à la dermatologie et publia : Deitràye zur Lehrevon den durcli Parasiten hedinyten Haulkrankheilen , Stuttgart, 1855, in-8", el Beitrag zur Lehre von der Scabies, Wiivzhuvg, 1863, in-S". Cependant, il ( ultiva en même temps et bientôt avec prédilection la pathologie mentale; en 1855, il devint directeur de l'asile d'aliénés de Werneck, en Frauconie, puis en 1869 passa à Zurich avec le litre de professeur de psychiatrie, enlin en 1872 à Munich où il occupa la même chaire et devint conseiller sanitaire et directeur de l'asile d'aliénés. Yon Gudden prenait une part active aux discussions du Congrès annuel de la Société des médecins allemands. Dès 1870, il contribua à la publication de VArchiv fiir Psychiatrie ; il publia en outre : E.rperimenlelle Unlersuchiincjen iiher das Schàdelwachslhum, Miinchen, 1874^ in-K", et Experimentell-anatomische Lntersuchioigen iiber das periphere und centrale Nervensystem [Archiv f. Psychiatrie). On connaît les circonstances tragiques de la mort de cet homme éminent, noyé dans le lac de Stariiberg en même temps que le roi Louis 11 de Bavière, le 14 juin 1886. L. Hk.

GL'ÉRIX (Jules-Re.mî). Ce savant chirurgien vint au mondele 11 mars 1801, à Boussu (ancien département de Jemmapes), fit ses éludes classiques à Soignies et à Louvain, puis en 1821 vint à Paris, où il eut pour maîtres Ghaussier, Boyer et Roux. 11 fut reçu docteur en 1826. Sa thèse, Sur l'observation en médecine, in-4°, porte l'empreinte d'études littéraires et philosophiques sérieuses. Ardent à la polémique, il se lança de bonne heure dans le journahsme; en 1830, il fonda la Gazette médicale, qu'il dirigea pendant quarante ans, avec un esprit d'indépendance et une autorité remarquables. Bien des réformes qui ont été accomplies depuis, notamment dans l'enseignement de la médecine, ont été réclamées par lui bien longtemps à l'avance. S'il n'eut pas de chaire pour exposer ses idées et ses doctrines, il eut son journal et la tribune de l'Académie de médecine, qui le reçut dans son sein en 1842. Guérin a créé le Feuilleton médical; il a su s'entourer, comme collaborateurs, des hommes les plus distingués, des maîtres les plus éminents, sans rien perdre de son autorité. Les Amédée Latour, les Dechambre, etc., ont fait leurs premières armes sous sa direction.

En 1833, Jules Guérin obtint à l'Institut un des prix Montyon pour ses travaux surle choléra; en 1837, il eut le grand prix de chirurgie de 10 000 francs pour ses travaux sur les difformités du système osseux ; en 1849, après dix ans

de service comme directeur du traitement orthopédique à l'Iiôpilal des enfants, la Commission des hôpitaux lui de'cerna des éloges mérités ; en i 852. il remporta pour la deuxième fois à l'Institut le prix de chirurgie pour la Généralisation de la ténotomie sous-cutanée et en 1857 il reçut une troisième fois le prix Montyon,

Comme memhre de l'Académie de médecine, Jules Guérin a déployé une activité remarquable. Dans aucune discussion il ne se trouvait à court d'arguments : tel était le fonds inépuisable de notions synthétisées qu'il possédait. Dans cet arsenal, il trouvait les données nécessaires soit pour attaquer, soit pour se défendre ; parmi ces données on peut citer, avec de Hanse : le rôle de la^ rétraction musculaire dans l'étiologie des difformités ; l'action de la fonction sur l'organe; la théorie de l'organisation immédiate, substituée à l'inflammation adhésive de Hunter, et base de la méthode sous-cutanée; les formes ébauchées des maladies dont la diarrhée prémonitoire du choléra est l'exemple le plus frappant; le mécanisme de l'exhalation et de la sécrétion des séreuses, etc. Jusqu'à un âge avancé, son esprit garda la souplesse et la fermeté qui le faisaient admirer bien plus qu'aimer. Sa polémique la plus malheureuse a été celle qu'il soutint avec acharnement contre Pasteur dont il n'admettait pas les théories microbiennes.

Pour vérifier ses idées sur la diarrhée prémonitoire du choléra, Jules Guérin, malgré ses quatre-vingt-cinq ans, eut le courage de se rendre, en 1884, à Marseille et à Toulon, à l'époque où l'épidémie y sévissait le plus cruellement. 11 était officier de la Légion d'honneur depuis le 12 août 1860 et membre d'une foule de Sociétés savantes et d'Académies françaises et étrangères. Jules Guérin mourut à Hyères vers la fin de janvier 1886.

De 18ô8 à 1845, il publia une série de plus de 20 mémoires sur les difformités du système osseux, s'occupant entre autres de l'extension sigmoide et la flexion dans le traitement des déviations latérales de l'épine (1858), des moyens de distinguer les déviations simulées de la colonne vertébrale des déviations pathologiques (1858), d'une nouvelle méthode de traitement du torticolis ancien (1858 et 1841), de Yétiologie générale des pieds-bots congénitaux {IS'5S), des variétés anatomiques du pied-bot congénital (1859), des caractères généraux du rachitisme (1859), trad. en allem. en 1849, de vues générales sur l'étude scientifique et pratique des difformités du système osseux, etc. (1840), de Yétiologie générale des déviations latérales de l'épinepar rétraction musculaire active (1840), d'un cas de luxation traumatique de la seconde vertèbre cervicale {\8A0), de la myotomie oculaire par la méthode sous-conjonctivale ( 1 840) , des luxations et pseudo-luxations congénitales (1 84 1 ). de la cure radicale des hernies réductibles (1841), de la myotomie rachidienne (1845), de recherches sur deux ordres de muscles et sur deux ordres de mouvements dans le mécanisme de l'oeil (1845), de Yétiologie générale et particulière du strabisme (1845), du traitement des coarctations, etc. (1845). 5on essai d'une théorie générale des difformités congénitales chez les monstres, le fœtus et l'enfant {Compt. rend, de l'Acad. des se, t, XI, 1840) fait partie de la même série de mémoires. Il publia sous un titre analogue, en 1880, la plupart de ses travaux sur les difformités; ce sont ses Recherches sur les difformités congénitales chez les monstres, les fœtus et l'enfant (Paris, 1880- 1882, in-S", avec 28 pi., in-fol.); cet ouvrage devait faire partie d'une réimpression de toutes ses œuvres, laquelle n'a pas été achevée.

Dans la même période il publia : Essais sur la méthode sous-cutanée, etc. (Paris, 1841, in-S**), comprenant un Mémoire sur les plaies sous-cutanées, lu à l'Académie des sciences le 8 juillet 1859, un Mémoire sur les plaies souscutanées des articulations, lu à l'Académie des sciences, le 4 mai 1840, son Mémoire sur r intervention de la pression atmosphérique dans le mécanisme des exhalations séreuses {Paris, 1840, in-8"), son Essai de physiologie générale, e[c. (2'' édit. Paris, 1843, in-8"). Mentionnons en outre les recherches et les expériences de Guérin sur le rachitisme {Compt. rend, de l'Académie des sciences, 1837, et Académie de médecine, 1858), l'Examen de la doctrine physiologique appliquée à V étude et au traitement du choléra-morbus (Paris, 1832, in-S"), V Essai d'une généralisation de la ténotomie sous -cutanée [Compt. rend, de l'Acad. des se, 1855-1856, et Paris, 1856, in-8"), la Méthode du pansement des plaies par l'occlusion pneumatique {Acad. des sciences, 1844, 1867 ; Acad. de méd., 1866), le Pansement des plaies par V occlusion pneumatique, etc. Paris, 1878, in-8", le Discours sur la tuberculose, etc. (Paris, 1868, in-8°) le mémoire De la mortalité des nourrissons et des moyens d'y remédier (Paris, 1870, \a-S°), V Étude sur l'intoxication purulente, etc. {?aris, 187!), in-8"), etc., etc. L. Hn.

GUY (WnLiAM-AuGusTus). Médecin légiste anglais, né à Cliichester en 1810, fit ses éludes successivoment'au Christ Uospital, au Guy's Hospital, à Londres, et au Pembroke Collège à Cambridge, et obtint le grade de baclielier en médecine en 1837. La médaille créée par Folliergill lui fut accordée en 1831 pour un mémoire sur l'asthme. Il occupa avec éclat, de 1858 jusque vers 1870, la chaire de médecine légale au Kiny's Collège, et devint en 1842 médecin consultant à l'hôpital annexé à cet établissement. De 1846 à 1858, il remplit les t'ouctions de doyen du département médical. En 1869, il prit la chaire d'hygiène, et obtint la même année le prix Swiney pour ses remarquables recherches sur la médecine légale. Il mourut à Londres le 10 septembre 1885.

Guy fut reçu fellow du Collège des médecins de Londres dès 1844; il remplit diverses charges à cette Société, fut examin;iteur de 1851 à 1865, et fit en 1861, 1868 et 1875, les leçons Crooniennes, Lumléiennes et Ilarvéiennes. Il prit une grande part aux travaux de la Société de statistique qu'il présida en 1875. Guy était poète à ses heures. Nous citerons, parmi ses ouvrages professionnels :

I. Vnhealliiness of Towns, ils Causes and Remédies. London, 1845, in-12. — II. Contributions to Sanitarij Science, 5* Edit. London, 1865, in-8°. — III. Principles of Forensic Mcdicine. 5" Edit. London, 1808, in-8"; 4" Edit., willi David Ferrier, ibid., 1875, in-S". — IV. On the Healtli of Towns as in/luenced by Defective Cleansing and Drainage, etc. 2' Edit. London, 1846, in-S". — V. On Médical Education, etc. London, 1846, in-8°. — VI. Public Health; a Popular Introduction lo Sanilary Science. London, 1870-1874, in-8». — VU. Nombreux articles dans les recueils spéciaux. L. Hs.

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