Martin (A.) (Centr. fin- Gijn., 1866. 1° 1, p
70. Marsciiner (Cenir.fûr. Gî/??.,26avril 1886, n" 17, p. 266)
1 mois et demi environ.
o .semaines.
quelques semaines.
13 ans environ.
TERMINAISON
3 mois.
Guérison.
Mort -4 heures jprès l'opération
Guérison.
Guérison.
Guérison.
Guérison.
Guérison.
Guérison.
Mort.
REMARQUES
Le jilaccnla est abandonné et la plaie refermée complètement.
On enlève le placenta; liémorrli:igic foudroyante.
Expulsion du placenla quarantequatre jours après.
Issue du placenta en entier 3 semaines après.
Lo placenta est extrait 6 semaines après.
Le placenta n'est jamais sorti.
Le placenta est retiré 17 jours après l'opération.
On n'a pas trouvé trace de placenta.
Rupture du sac pendant l'opération, périton. septique.
Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit des résultats fournis par la gastrotomie pratiquée dans la première moitié de la grossesse soit avant, soit au moment de la rupture du kyste [voy. p. 218).
Nous apprécierons seulement les résultats de la gastrotomie pratiquée : a pendant la seconde moitié de la grossesse; h pendant la rétention.
a. Pendant la vie de C enfant. Sur 17 cas, la mère a succombé 15 fois, et sur ces 15 cas de mort 10 fois la mort est survenue par hémorrhagie.
Soit une mortalité de 88,5 pour 100.
Sur les 17 enfants, 9 n'ont vécu que de une à cinquante-neuf heures, et le sort des autres n'a pas toujours été indiqué.
h. Pendant la rétention. Sur 70 femmes, 45 ont survécu, 25 sont mortes.
Soit une mortalité de 55,7 pour 100.
Ici encore bon nombre d'opérées ont succombé à l'hémorrhagic, parce que l'intervention avait eu lieu à une époque rapprochée de la mort du fœtus.
Manuel opératoire. Nous ne parlerons que des points spéciaux que présente la gastrotomie pratiquée dans les- cas de grossesse extra-utérine.
On pratique généralement l'incision sur la ligne médiane, mais on peut la
'230 GROSSESSE EXÎRA-UTÉRINE.
faire porter sur le point proéminent de la tumeur. C'est ainsi que le professeur Tarnier fit dans un cas une incision parallèle à l'arcade crurale. La longueur de l'incision variera avec les cas. Si l'enfant est à terme, elle devra mesurer de 16 à 17 centimètres. Les recherches de Budin et Ribemont {Archives de tocologie, 1879) ont démontré qu'une ouverture de 55 centimètres est nécessaire pour laisser passer la circonférence sous-occipito-frontale. EUf" sera moindre, si l'enfant n'est pas à terme ou s'il est mort depuis un certain temps.
La paroi abdominale incisée, deux alternatives peuvent se rencontrer : ou il y a des adhérences du kyste à cette paroi ou au contraire le kyste n'offre aucune connexion avec elle. Dans le premier cas, on pénétrera franchement dans l'intérieur du kyste. Dans le second, on pourra employer le procédé de Laridan, c'està-dire suturer les parois du kyste à celles de l'abdomen. On a conseillé, lorsque le kyste est très-tondu par le liquide, de le ponctionner, afin d'éviter l'écoulement du liquide dans la cavité péritonéale, puis on incisera la paroi du kyste. Autrefois on cherchait à provoquer des adhérences en appliquant 'des caustiques sur la peau de la région où devait porter l'incision (Rousseau, Boinet, Depaul) ; aujourd'hui on préfère, s'il n'y a pas d'adhérences, suturer la paroi kystique à la paroi abdominale. Si l'incision porte sur le placenta, on a conseillé plusieurs moyens pour prévenir l'hémorrhagie ou la rendre aussi minime que possible. On a conseillé de le détacher rapidement, de jeter sur lui une ligature en masse ou encore de comprimer les vaisseaux au moyen de sutures périphériques. Nous pensons qu'il vaut mieux, lorsqu'on rencontre le placenta et qu'il saigne abondamment, faire une incision rapide, extraire non moins rapidement le fœtus et tamponner le kyste avec de l'ouate antiseptique après l'avoir irriguée soit avec de l'eau glacée, soit avec de l'eau chaude.
Extraction du fœtus. S'il est vivant, il faut l'extraire comme dans l'opération césarienne; s'il est mort, on ne pourra souvent l'extraire que par lambeaux. S'il existe des adhérences entre les parties fœtales et la paroi du kyste, comme cela se produit souvent dans les cas de longue rétention du fœtus, il faudra se garder de faire des efforts pour extraire ses parties, mais faire ce que nous avons vu faire au professeur Tarnier, c'est-à-dire placer un fil solide dont les chefs seront ramenés au dehors sur la partie adhérente qu'on séparera du reste du fœtus. De cette façon, il sera toujours facile d'en faire l'extraction lorsqu'elle aura été détachée par la suppuration.
Conduite à tenir à l'égard du placenta. Lorsque l'enfant est vivant, il faut bien se garder de chercher à le décoller. Du reste, on peut formuler ce précepte : Que l'enfant soit vivant ou mort, si le placenta est adhérent, il ne faut pas y toucher, mais attendre son élimination spontanée en se contentant d'irriguer le kyste avec un liquide antiseptique. Les irrigations continues sont appelées, croyons-nous, à rendre de grands services dans ces cas. L'élimination du placenta peut se faire dans les premiers jours, mais elle peut se faire attendre quinze ou vingt jours, quelquefois plus longtemps. Le drainage peut être fait par la paroi abdominale ou par le cul-de-sac de Douglas et le vagin.
Martin donne le conseil de réséquer la plus grande partie possible des parois du kyste, puis de suturer entre elles les parties restantes, de façon à isoler l'intérieur du sac de la cavité péritonéale et d'assurer le drainage du kyste par le vagin. Avec Frânkel, nous doutons que cette manière de faire soit applicable souvent. Nous ne dirons rien de la suture de la paroi abdominale ni de l'application du pansement antiseptique.
GROSSESSE EXTRA-UTERINE.
Litzmann a donné le conseil d'extirper complètement le sac avec son contenu.
Il pratiqua cette opération avec succès, et sa conduite fut imitée par quelques opérateurs. Maygrier a réuni 7 cas d'extirpation du sac dont il donne le résumé dans le tableau suivant. Dans tous les cas il y eut guérison.
TABLEAU DE 7 ABLATIONS COMPLÈTES DU KYSTE (MAYGRIEr) Dans des cas de rétention du fœtus mort
AUTEURS
DURÉE