‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 37 sur 126 · MouRATOFF {Centr. fur Gyn., 1866, n» 7, p · texte numérisé non relu

MouRATOFF {Centr. fur Gyn., 1866, n» 7, p

26 mois environ.

Guérison.

Pédicule rentré dans l'abdomen.

Élytrotomie. Historique. L'élytrotomie ou vaginotomie fut préconisée par Baudelocque. A propos du traitement des grossesses extra-utérines, il s'exprime ainsi : « Si la nature, par ses efforts, tantôt en qielque sorte comme prématurés et tantôt plus ou moins tardifs, indique constamment le moment oii il faut opérer, elle montre aussi en beaucoup de cas le lieu où il convient de le faire. C'est sans contredit sur l'endroit où le fœtus se découvre le plus aisément au toucher, celui où il y a le moins de parties à couper pour lui donner issue, pourvu qu'il n'y ait pas plus de danger à faire l'incision en cet endroit que partout ailleurs » {Vart des accouchements, t. Il, p. 485).

Et il regrette de n'avoir pas pratiqué la vaginotomie dans un cas de grossesse extra-utérine qu'il rapporte et où le kyste fœtal plongeait dans l'excavation.

Maygrier, Gardien, Burns, Velpeau, se déclarent partisans de l'élytrotomie. Jacquemier est non moins explicite que Baudelocque. « Le lieu d'élection, pour pratiquer l'incision du kyste fœtal, est déterminé par le point où la tumeur est le plus rapprochée de l'extérieur. Si le vagin se trouve dans ce cas, on doit

préférer cette voie à toute autre, à moins de contre-indications particulières : la matière, les tumeurs, y trouvent un écoulement plus facile » {Manuel des accouchements, t. I, p. 593).

Cazeaux [Traité théorique et pratique de Vart des accouchements, p. 605), en rappelant la vaginotomic pratiquée par P. Dubois, montre que cette opération n'était pas acceptée sans conteste à cette époque, car, dit-il, le professeur p. Dubois se décida, malgré une assez vive opposition de plusieurs consultants, à inciser largement la ])aroi vaginale. Quant à lui, il conseille sans hésitation de pratiquer l'incision vaginale quand le kyste fœtal peut être facilement attaqué par le vagin. Le même conseil est donné dans l'ouvrage de Nsegelé et Grenser.

Si, dès le siècle dernier, on avait conseillé de pratiquer cette opération, elle ne tut pratiquée seulement, de propos délibéré, que dans le siècle actuel.

La vaginotomie a été pratiquée, soit dans la première moitié de la grossesse, soit à la fin, dans la seconde moitié, alors que l'enfant était vivant, soit dans les cas de rétention du fœtus mort.

Récapitulant les résultats fournis par l'élytrotomie pratiquée dans ces différentes conditions, nous trouvons :

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