GUERBOIS
qui lui décerna plusieurs premiers prix, enfin obtint le titre de docteur en 4827. Il fut nommé en 1828 médecin des hôpitaux et concourut avec succès pour l'agrégation en 1829 ; il concourut ensuite, à quatre reprises différentes, ù des chaires de professorat. L'un de ses concours les plus remarquables fut, en 1857, celui pour la chaire d'hygiène. Sa thèse, Des inhumations et des exhumations sous le rapport de l'hygiène, était un véritîible traité tant historique que pratique sur la matière.
Membre du Conseil de salubrité de la Seine (1857), membre de l'Académie de médecine (1855), officier de la Légion d'honneur, il fut successivement médecin de l'hôpital Saint-Antoine (1851) et de l'Ilôtel-Dieu (1845). Il lit des cours sur la physi(|ue et la chimie n)édicales, la toxicologie, l'hygiène, et suppléa Desgencttcs. De 1855 à 18G0, il rédigea les rapports de l'Académie sur le Service des eaux minérales (1856-1858, o part, in-4'^). En 1868, il fonda la Société de médecine légale de Paris, qu'il présida jusqu'à sa mort, arrivée le 19 juillet 1874. Nous citerons de Guérard :
I. IVm?h a pathologicis observationihus confirniata vel infirmala sunt de neroosi systemalis fuuclionibiis plnjsiologoriim expérimenta? Th. d'agrég. Paris, 1829, in-i". — II. Plan et généralités d'un cours de physique médicale. Th. de concours pour la chaire de physique
méd. Paris, 187)1, in-i°. — 111. Des inhumations Th. conc. hyg. Paris, 1858, in-4°. —
IV. Des inductions que ta thérapeutique pcid tirer de l'action physiologique des viédicaments. Th. conc. chaire de mat. méd. Paris, 1859, in-i°. — V. Lois générales de la chaleur; analyse et discussion des phénomènes physiologiques et pathologiques qui s'y rapportent. Tii. conc. physiq. méd. Paris, 1845, in-i". — VI. Du choix et de la distribution des eaux dans une ville. Th. conc. chaire d'hyg. Paris, 1854, in-4°. — VII. Mémoire sur les accidents qui peuvent succéder à l'ingestion des boissons froides lorsque le corps est échauffé. Paris, Î84'2, Jn-8". — VIII. Rapport sur la prison cellulaire de .^,'azas. Paris, 1850, in-8'. — IX. Arlicles dans \' Encyclopédie des sciences médicales, les Annal, d'hygiène publique et le Dictionnaire de médecine. L, Ii.\.
GUERBOIS (Denis-François-Noël). Chirurgien finançais distingué, né à Paris le 17 juillet 1775, mort dans la même ville le 25 octobre 1858. Élevé au collège de Montaigu, il y fit de rapides progrès, et à douze ans il obtint au concours une bourse entière. Destiné à l'instruction, il joignait à la connaissance des langues anciennes celle de l'anglais, de l'allemand et de l'italien. Mais la Révolution éclata, et Guerbois quitta ses paisibles études; c'est sur le champ de bataille qu'il commença sa carrière; chirurgien de seconde et de première classe aux armées du Rhin, de Naples et d'Italie, il fut nommé chirurgien principal à Marengo, et fut mis ensuite à la tête d'un hôpital de blessés. Au retour des armées nous le voyons chirurgien des établissements fondés à Liancourt par le duc delà Rochefoucauld, dont il resta toujours l'ami. Et depuis, il occupa successivement les emplois suivants : professeur de pathologie ù l'Ecole secondaire de Reims (4 mars 1808), chirurgien du Lycée impérial (1810), chirurgien consultant des collèges Saint-Louis, Charlemagne et Rollin; adjoint ou chirurgien en chef de la Maison royale de santé (1811), membre du Comité central de vaccine (15 avril 1814), chirurgien de l'hôpital Cochin (1817), membre de l'Académie de médecine (1825), chirurgien de l'hôpital de la Charité (2 février 1854). Il avait été reçu docteur à Paris en 1805. Guerbois à laissé les ouvrages suivants :
I. La chirurgie d'Hippocrate extraite de ses Aphorismes. Paris, 1836, in-8°. — II. Anatomie pathologique des organes les plus importants du corps humain. Trad. de l'anglais, de Baillie. Paris, 1815, in-8°. — III. Des complications des plaies après les opérations, contenant le tétanos, la commotion, la douleur, la phlébite, l'érysipèle et le phlegmon, les
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hémorrhagies, la carie et la nécrose, la gangrène et l'inflammation, la suppuration, la résorption, la pourriture d'hôpital, l'aris, 185(3, in-8°. — IV. Essai sur la nostalgie, appelée vulgairement maladie du pays. Th. de Paris, 29 prairial an XI (18 juin 1803), in-S". — V. Des fistules recto-vaginales et vésico-vaginales. Th. de Paris, pour la chaire de clinique chirurgicale. Paris, 1854, in-4''. — VI. Quelles sont les affections gui compliquent le plus fréquemment les plaies, particulièrement à la suite des opérations. Des moyens de les prévenir et de les combattre. Th. de Paris, pour la chaire de clinique chirurgicale. Paris, 1830, in-4''. A. C.
GUEKICKE (Les deux).
Gnericke (Otto yon). Célèbre physicien allemfind, né à Magdebourg, le 20 novembre 1602, mort à Hambourg le 11 mai 1680. L'inventeur de la machine pneumatique, de l'anémoscope, etc., ne sauvait être omis dans ce Dictionnaire.
Guericke fit ses études à Leipzig, léna, Helmstadt et Lcyde, visita ensuite la France et l'Angleterre, et devint, après son retour en Allemagne, membre du Sénat et plus tard, en 1646, bourgmestre de la ville de Magdebourg. Il garda cette place pendant trente-cinq ans, ot se rendit en 1681 auprès de son fils, à Hambourg, où il mourut.
Les travaux de Guericke font époque dans l'histoire do la physique, et ont icndu son nom à jamais célèbre. Les expériences de Galilée et de Pascal sur la pesanteur de l'air le portèrent à imaginer d'abord un moyen propre à faire le vide. A cet effet, il prit un baril assez solidement fermé pour que l'air du dehors n'y piàt entrer, puis il le remplit d'eau, et adapta à la partie inférieure une pompe, pensant qu'à mesure qu'il en retirerait ainsi l'eau par en bas, il se produirait en haut un espace vide. Trois hommes robustes travaillaient à cette pompe ; mais pendant l'opération on entendait sur tous les points du baril un fort sifflement, dû à l'air qui y pénétrait pour remplir le vide qui s'était produit. Le but était donc manqué. Guericke en refit l'expérience, en mettant un vase rempli d'eau dans un autre vase plus grand et également plein d'eau, et il opéra sur le premier vase comme dans l'expérience précédente. Mais celte fois encore il fut trompé dans son attente : le petit vase se remplit d'eau. Enfin, il se fit construire un globe de cuivre, susceptible d'être ouvert ou fermé en haut à l'aide d'un robinet; à la partie inférieure, il adapta une pompe pour faire sortir l'air du globe comme il avait fait pour l'eau, c'est donc une pompe à air : au lieu de pomper l'eau, le même instrument servait à pomper l'air. Dès que les coups de piston ne donnaient plus de courant appréciable, il supposait tout l'air sorti du globe : en effet, dès qu'il ouvrait le robinet l'air s'y précipitait avec sifflement, et son courant était facile à constater. Cependant Guericke ne tarda pas à voir que le globe vide se remplissait peu à peu lui-même d'air. H songea donc à le perfectionner, et parvint ainsi, vers 16n0, à inventer une machine qu'il appelait antlia pneumatica : c'était la machine pneumatique. Cette machine de nouvelle invention fit beaucoup de bruit, et l'auteur la fit fonctionner, en 1654, en présence de l'empereur Ferdinand 111 et des princes allemands réunis à la diète de Ratisbonne.
Jusque-là Guericke n'avait, avec tous les physiciens d'alors, regardé l'air que comme un corps pesant. Avec la machine pneumatique, il constata le premier l'élasticité de l'air; il démontra comment une bulle d'air peut, par sa seule élasticité, faire équilibre à toute la colonne atmosphérique. H varia à ce sujet fort ingénieusement ses expériences. Ainsi, deux hémisphères en cuivre,
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d'environ un tiers d'aune de diamètre, parfïiitenient ailaptés l'un ù l'autre et dans lesquels il avait fiiit le vide, ne furent disjoints que par la force de seize chevaux, et avec un bruit semblable à celui d'un fort pistolet. Celte expérience, connue sous le nom des hémisphères de Magdeboiirg, fut pendant longtemps répe'tée dans les laboratoires de phjsique.
Ses expériences avec des tubes très-longs remplis d'eau ou d'autres liquides et renversés dans un bain l'avaient conduit à l'invention d'un instrument qu'il appelait alors semper vivuni : c'était le baromètre, qui reçut aussi le nom à'ané- 7noscope, à cause d'un petit homme en bois qui nageait à la surface du liquide et en marquait avec le doigt le niveau.
Gucricke a fait aussi de curieuses observations astronomiques, et paraît avoir eu le premier l'idée de la périodicité des comètes. Les résultats les plus importants de ses recherches se trouvent réunis dans l'écrit : Expérimenta nova^ ut vacant, Magdeburgica de vacuo apatio; Amsterdam, 1672. Il laissa en manuscrit une Hixforia civitatis Magdeburgensis occiipatae et combmtae (Biogr. Didot). • L. H-\.
Giiei-ickc ou Gucrike (Johann-Ernst-Ditlew). Parent du précédent, né à Salzlicbcnhalle ou Salzgitler (pays de llildeshcim), le 1" septembre 1755, étudia la médecine à llallc (1772), à Gottingue (1775) et depuis 1776 à Erford, où il fut reçu docteur la même année. Plus tard il alla se fixer dans sa ville natale, où il obtint une charge de médecin pensionné ; nous le retrouvons par la suite à Ilildesheim comme physicien et premier professeur des sages-femmes. L'époque de sa mort ne nous est pas connue. On cite de lui :
I. Diss. inaufj. de sulplnire antimonii auralo liquido. Erfordiae, 1776, in-4°. Itéimpr. dans Baldinper, Sijtloge opiisculDium, t. III, p. IGi, 177S. Trad. en allem. : Vom flûssigen Spief/elf/lanz-Goldxc/nvefel. Braunscliwei?, 1784, in-S". — 11. Kurze vnd simple Anrede an den Lnndniniui , die neue Medicinaleinriclilung im Ilochsliflc Hildesheim und die nôthigen Krankenberickle betrejfend. Braunschweig, 1785, in-8°. — III. Einige Abhandlungeii ûber erhebliche Gegeiistânde der Geburtslehre. Hannover, 1817 (1816), in-S". — IV. Articles dans les journaux de médecine. L. Ih.
GUÉRIE (Les).
tiiiérîn (Pierre). Membre du Collège royal de chirurgie de Lyon, chirurgien-major du grand Hôtel-Dieu de la même ville, démonstrateur de chirurgie, correspondant de l'Académie des sciences de Montpellier, elc, naquit àCouzon, près de Lyon, le 26 mai 17-iO, et mourut à Bordeaux le 15 février 1827. Il a laissé la réputation d'un oculiste distingué. On a de lui : un Essai sur les maladies des yeux; Lyon, 1771, in-12°, un Traité des maladies des yeux, Lyon, 1769, in-12", et des Observations de chirurgie sur quelques accidents consécutifs des opérations, et sur les moyens quil convient d' employer pour les prévenir et les combattre, publiées dans le Journal de niéd. chir. et pharm., 1777, t. XLVUI, p. 427-443.
Guériii. Celui-là s'est occupé spécialement du traitement des affections svphilitiques. Fixé en dernier lieu à Paris, il avait été maître en chirurgie de Iiouen, membre du Collège de Sainte-Anne de cette ville, et chirurgien-major de la marine. 11 a publié :
I. Dissertation sur les maladies de l'urHlirc. Paris, 1782, in-8°. — II. Traité sur les gonorrhces. Paris, 1785, in-8°. — III. Extrait des Traites des maladies de l'urèthre et gonorrhées, 4= édit. Paris, 1805, in-8°.
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On ne peut s'empêcher de relever ce détail pris sur le titre même d'uu de ces ouvrages; l'auteur a eu le soin d'y mettre : (( Cliez l'auteur, rue Sainte-Anne, au coin de celle des Orties, maison de l'épicier, au premier. » Il dédie son œuvre au prince de llohenlohe de ■\Valdenbourg, général des Galères, Grand- Croix et commandeur de l'Ordre de Malle, colonel au service de la France.
Guérin (Joseph-Xavier-Bemezet). Tout à la fois médecin, littérateur, historien et naturaliste. 11 naquit à Avignon le 21 août 1775, fut reçu docteur en médecine à Montpellier, devint médc(;in en chef de l'Hùpital général et de la maison de santé royale d'Avignon. Il professa la physique au collège de la même ville, et la pliy>iqi;e et la botanique à l'École centrale de Vaucluse. Secrétaire, puis viceprésident de la Société de médecine d'Avignon et de l'Alliénée de Vaucluse, membre de nombreuses sociétés et académies, il était en /i854 bibliotliécaiie conservateur du musée Calvet. C'est à ses soins qu'est due la création du Jardin botanique d'Avignon. Il a entrepris une longue série d'observations météorologiques à Avignon et rendu de grands services à la science sous ce rapport. Il est mort vers 1859, laissant de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons :
I. Description de la fontaine de Vaucluse, suirie d'un essai sui- l'histoire naturelle de celte source, auquel on a joint une notice sur la vie et le.t écrits de Pétrarque. Avig^non, 18Û4, iii-18, 2 pi. — II. Discours sur l'cludc de la médecine. Mont(jcllier (s. d.), in-S". — III. Fragments d'une topographie physique et médicale du département de Vaucluse. Montpellier, in-4°. — IV. Observations sur la vaccine, 180:i, iii-8°. — V. Vie d'Esprit Calvet, suivie d'une notice sur ses ouvrages, et sur les objets les jilus curieux que renferme le muséum dont il est le fondateur. .\vii,nion, 1825, iii-8°. — YI. Voyage à la grande Chartreuse et à la trappe d'Aiguë- Bell, suivi d'une notice sur les pclri/icalions des environs de Sainl- Paul-Trois-Chûteaux. Avignon, 1826, iii-18. — VII. Mesures barométriques, suivies de quelques observations d'histoire naturelle et de physique faites dans les Alpes françaises, et d'un précis de la météorologie d'Avignon. Avi-iioii, 182i>, iii-18. — \\\{. Preuves de la vérité et de l'excellence du christianisme, d'après les auteurs sacrés et profanes. Avignon, 1859, in-18. — IX. Panorama d'Avignon, de Vaucluse, du mont Ventoux et du col Longet, suivi de quelques vues des Alpes françaises. Avignon, 1859, in-18. — X. Abrégé de l'histoire d'Avignon. Avignon, 1841, in-13. — XI. Essais de médecine et d'histoire naturelle. Carpentras, 1798 et suiv., ô vol. in-12 [eu collahoratiou avec ^^'alon;. A. C.
Guérin de ^Uamers (Honop.é-Louis-François). Ce médecin laborieux est né, comme l'uiûique le nom qu'il avait adopté, à Mamers, dans le déparlement de la Sarthe, le 10 mai 1792, et vint faire ses études à Paris. Reçu interne des hôpitaux, successivement élève de Pelletan, de Dupuytren et de CuUerier, il obtint le diplôme de docteur eu 1821, fut ensuite professeur particulier d'anatomie physiologique et de chirurgie médicale, membre de la Société d'émulation. Il est mort à Paris, en 1854, après avoir été un des soutiens les plus fervents de la doctrine broussaisienne. Voici la liste de ses ouvrages :
I. Histoire et description de la taille latérale, traduite de Cheselden. Paris, 1818, iii-S". —
II. Essai sur quelques points de pathologie médicale. Th. de Paris, 28 juillet 1821, in-4°. —
III. Résumé des travaux de la médecine pathologique dans le cours de l'année 1824. Paris, 1825, in-8°. — IV. Des irritations encéphaliques et rachidiennes sous le rapport de la thérapeutique, spécialement de l'emploi dans ces maladies de l'acide hydrocyanique et des bains par af fusion. Paris, 1825, in-8°. — V. Analyses d'ouvrages et articles divers. Paris, 1825, in-8^ — VI. Observations sur une apoplexie survenue pendant l'administration des frictions mercurielles. In Annal, de la méd. physioL, t. VI, p. 24, 1824. — VII. Observations sur les irritations encéphaliques et rachidiennes. In Annal, de la méd. physiot., t. VII, p. 522-584, 1825. — VJII. Quelques cas de chirurgie traités conformément aux
principes de la nouvelle médecine In Annal, de la méd. physiol., t. YIII, p. 105-211,
1825, et broch. Paris, 1825, in-S". — IX. Des irritations nerveuses sous le rapport de la thérapeutique. In Annal, de la méd. physiol., t. VIII, p. 475-556, 1825, et broch. in-S".