‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 81 sur 126 · GULLY · texte numérisé non relu

GULLY

le préparateur de William Lawrence, à l'Iiôpital Saint-Barthélémy. Plus tard, il devint conservateur du musée anatomique et prosecleur d'Abernelhy; il conserva ces fonctions pendant plusieurs aimées. 11 lut reçu membre du Collège royal des chirurgiens en 1826, et l'année suivante prit du service dans l'armée, ne se retira qu'en 1853, après avoir élé attaché pendant un grand nombre d'années aux Boyal UorseGtiards.

Gulliver fut élu fellow de la Société royale en 18")8, du Collège des chiruroiens en 1843, enfin en 1852 membre ilu conseil du même Collège. En 18G1, il fut choisi pour faire les leçons huntériennes d'anatomie et de pliysiologie comparée. 11 passa les dernières années de sa vie à C;mlorbéry, souffrant de goutte invétérée, et il succomba à des complications de celle-ci le 17 novembre 1882, âgé de soixanle-dix-neuf ans.

Ce savant analomisle et physiologiste a publié un grand nombre de recherches et d'observations, mais son œuvre est éparse dans les recueils périodiques. Ses recherches sur le sang, la lymphe et le chyle des vertébrés, ajoutées à l'édition qu'il a publiée de Ilewson, sont particulièrement lemarquables; ses leçons huntériennes portaient sur le même sujet ; elles ont été publiées dans le Médical Times and Gazelle, 1862-1863; il y est revenu dans les Proceedings of ihe Zoological Society et ailleurs.

Gulliver a fait des expériences sur la formation du cal dans les fractures et d'autres pour infirmer l'hypothèse de l'absorption du tissu osseux nécrosé; on trouve ces expériences et d'autres sur des sujets semblables et sur les modifications pathologiques des surfaces articulaires, publiées dans Edinburgh Médical and Surgical Journal. 11 a fait ressortir l'importance des éludes histologiques pour la classification des animaux et des végétaux.

Gulliver a un fils, George Gulliver, médecin à l'hôpital Saint-Thomas.

GULLY (James-Manby). Médecin anglais, né en 1808, à Kingston (Jamaïque), commença ses études à Livcrpool, les continua à Paris et en 1825 à Edimbourg, oîi il fut reçu docteur en 1829. Il alla, en 1831, s'établir à Londres et publia divers articles sur la pathologie et la physiologie dans le London Médical Journal et le Liverpool Médical Gazette, qu'il rédigea tous deux de 1832 à 1836. 11 se fixa en 18i2 à Malvern, dans le comté de Worcester, et s'occupa spécialement d'hydrothérapie; il y dirigea un établissement hydrolhérapique très-fiorissant et rédigea en 1847-18i8 The Water-Cure Journal and Hygienic Magazine, London. Gully vivait depuis de longues années dans la retraite lorsqu'il mourut en 1881. Il était licencié du Collège des chirurgiens d'Edimbourg, fellow de la Société médico-chirurgicale de Londres et de la Société médicale d'Edimbourg.

Outre des traductions, faites en commun avec Lane, du Tr. de physiol. camp, de Tiedemann (1834), du Formulaire de Magendie (1855) et des Leç. de palhol. genér. de Broussais,

On a de Gully :

I. An Exposition of Ihe Symploms, Essential Nature and Treat tuent of Neuropat/iy or Nervoiisness. London, 1857, 1841, in-S". — II. Treatise on Neuropat/iia. London, '1839,in-8°.

m. Simple Trcatment of Diseascs bij Expcctanls and Révulsions. London, 1842, in-S".

— IV. Tlie Water-Cure in Chronic Diseuses. London, 184G, in-8°; 12«édil., New-York, 1849^ jn-S". — V. ^ Guide, etc.: The Water-Cure in Acute Disease. London, 1863, in-S», — Vi. Avec James Wilson : The Practice of Water-Cure, etc. New-York, 1849, in-8°. L. H.\,

GUMPRECUT (Les). ^'*'^

GUUnii. ÎNom l;itin de la gomme. On désigne souvent sous le nom de Giimmi nostrash Gomme du paysy particulièrement celle des Piunicrs et des Cerisiers. Vi.

GViraiMlQiiE (Acide). Nom donné par Frcmy à un corps acide qui se trouve dans la somme arabique à l'état de sel de calcium et de potassium. Ou désigne aujourd'hui ce corps sous le nom d'acide arabique ou A'arahine {voij. Gommes, p. 645). L. Ih.

GUMPERT (Les).

Gumpcrt (Chiustian-Gottlieb). Né vers 1770, mort à Mescritz en 1825. Il fut reçu docteur en médecine à léna en 1794. Sa thèse se rapporte à Asclépiade de Bithyiiie, dont il a recueilli tous les fragments des ouvrages que le temps a respectés. Cette dissertation est pleine d'intérêt et d'érudition; Gumpert, pour mettre Asclépiade et ses oeuvres dans tout leur jour, a dû tracer le tableau complet de l'élat de la médecine à Rome, à l'époque où le savant médecin grec vint s'établir dans cette capitale.

Dissert, inaiig. medica de Asclépiade Bilhyno. lenac, 1794, in-8°. Cet opuscule renferme les 5 premiers chapitres de l'ouvrag'e suivant qui n'en diffère pas : Aschpiadis liilhyns fragmenta. Digessit et curavit Christianus Gotllieb Gumpert med. et chir. doclor, jjraefatui D. Christ. Gottfr. Grimer. Weimar, 1794, iii-8°,

Dczeimeris a confondu cet auteur avec un autre :

Gumpert (Von). Frère ou parent du précédent, mort d'apoplexie le 50 juillet 1852, à l'âge de cinquante-huit ans. Celui-ci fut d'aboid médecin pensionné à Hawicz, puis exerça son art à Posen. 11 était conseiller aulii|ue, conseiller sanitaire du royaume de Prusse, chevalier, etc. Il a publié divers articles de médecine dans Hnfeland's Journal der lleilkunde, Rus^t's Mogazin der Heilkunde, Preussische medicinische Vereinszeilung, etc. On les trouve énumérés dans le Medicin. SchrifHeller-Lexicoii de Callison. L. ILn.

GUWPîîECaiT (Joseph-Jacor). Médecin allemand démérite, né à Gottingue le 7 juillet 1772, commença ses études dans sa ville natale, où il obtint le degré de docteur en 1795, puis les compléta à partir de 1794 à Copenhague. Là il s'occupa particulièrement d'accouchements, puis en 1795 devint professeur d'histoire naturelle et directeur des exercices de gymnastique à la maison d'éducation de Christiani, à Copenhague. Mais il ne conserva cette place que pendant un an. En 1799, nous le relrouyons privat-docent d'accouchements à Gottingue, qu'il quitta en 1806 pour exercer la médecine et les accouchements à Hambourg. En 1819, il passa à Hanovre où il mourut le 1" janvier 1858. H était impotent par suite de paralysie partielle depuis plusieurs années. Nous citerons de lui :

I. Diss. inaug. chir.-med. de pulmonum abscessu ope chiriirgica aperiendo. Gottingae, 1795, gr. in-8*. — II. Ueber einige Ursachen der UnvoUkommenlieit in der Geburtshidfe. Gôltingen, 1800, in-8°. — III. Ein Beitrag fur die gerichtliche Geburlsliûlfe, nebst Aiikiindigung eines Enlbindunds-Clinicums. Leipzig. 1801, in-8°. — IV. Ist es erlaubt einem Kinée im Mutlerleibe den Kopfanzubohren? Gôttingen, 1805, in-8°. — V. Un grand nombre d'articles dans les recueils périodiques. 11 publia du reste avec J.-H. Wigand le Hamburgisches Magazin fUr die Geburlsliûlfe. Hamburg, 1808-1810, 3 vol. in-8°, et avec 11. -G. Gerson, le llamburg. Magazin fur die auslâiulisclie Litteratur der Heilkunde. Berlin, 1817» 1819, 5 vol. in-8°.

Cet auteur avait un frère plus jeune que lui :

550 GUNNERA.

Guinpreclit (Igxatz). Médecin à Hambourg, chevalier de l'ordre russe de Saiiil-Vbdiniir, membre coirespondant de l.i Société de médecine de Montpellier. 11 avait été reçu docteur à Gotlingue en 1801 (Disxert. inavg. de riUunn religionis juttaicae in sanitatem influxu. Gottingae, 1801, in-S"), et il a publié un grand nombre d'articles dans les recueils médicaux, particulièrement ceux de Londres {voy. Callisen). L. Hk.

GUIVÂKARA. On lui doit, d'après un manuscrit de la Bibliothèque bodléienne, à Oxford, un commentaire sur le petit livre qui a pour auteur Nàgârjuna, et pour titre Yogaratnamâlâ ou Açcaryaralnâmâlâ^ la guirlande des perles merveilleuses. Sous celte dénomination gracieuse s'abrite un manuel de pratiques magiques et de sortilèges, par l'usage des plantes et de toutes sortes d'ingrédients. L'opuscule commente semble lui-même être l'abrégé d'un plus grand ouvrage, dû au même auteur. Celui-ci d'ailleurs, au commencement et à la fin de son livre, reconnaît pour son maître Bbàskara, aux œuvres duquel il a beaucoup emprunté. Jusqu'ici, nous ne connaissons pas d'ouvrage attribué à Bhâskara.

BiBLioGHAPHiE. — AuFpErHT (Th.). Calttlogi codicum manusalptorum Bibliolhecœ Bodleianœ, VIII" pan., nianuscr. sanscr., p. 322, cod. 7G4. G. Lo.

GUIVDA BIROZA. Ce nom s'applique dans l'Inde au produit de l'exsudation du Pinus longifolia, mais il désigne plus spécialement l'oliban. D.

GU^'DELSDEiniER (ANDREAS von). Cité par la biographie médicale, était fils d'un ministre luthérien. Il naquit en 1668 à Feuchlwang, près d'Ânspach, fut reçu docteur en médecine à Altdorf, passa ensuite cinq ans à Venise, puis exerça son art à Paris, accompagna Tournel'ort dans son voyage au Levant, servit dans les armées en Piémont et en Brabant, puis en 1703 fut nommé médecin du roi de Prusse, qui lui accorda des lettres de noblesse.

Gund. Isheimer mourut à Stlelin, le 17 janvier 1715, pendant la guerre de Poméranie. L'un de ses plus beaux titres de gloire.c'est d'avoir par son intluence décidé l'élablissement du théâtre anatomique de Berlin. Nous ne connaissons aucun ouvrage de lui. L. Un.

GUivjnA. GAIVJA. GANJIHA. On donne ce nom au chanvre indien mis sous lorme spéciale, qui ne vient que rarement en Europe. Ce sont des tiges de la plante, de 1 mètre de long, rangées le plus souvent par paquets de 24. On en a enlevé les grosses feuilles et on a laissé seulement les inflorescences femelles dont toutes les parties sont comme engluées et attachées les unes aux autres par une exsudation résineuse très-abondante : aussi le Gunjha a-t-il une odeur narcotique extrêmement prononcée et est-il beaucoup plus estimé dans les Indes que les autres formes sous lesquelles on vend le Chanvre indien {voy. Chorrus et Sidhee). Pl.

Bibliographie. — Gutbourt. Drogues simples, 7« édit,, II 332. — Planchok, Traité prat. de la déterm. des drogues simpl., I, 424. Pt-.

GUN\ERA. Voy. GUNNÈRE.

GtNSBURG. r>M

GUIX'NÈBE {Gunnera). Genre de plantes de la famille des Ilaloragées et de la série ou tiibu des Gunnérées, qui ne comprend que ce genre. Les Ileurs y sont polygames ou monoïques. Dans celles qui sont hermaphrodites (et généralement dimères), il y a un réceptacle en forme de sac ovoïde ou comprimé, dont la cavité renferme l'ovaire adné et infère, et dont les bords portent le périanlhe et l'androcée. On observe d'abord sur l'ouverture deux petites saillies, antérieure et postérieure, ordinairement considérées comme les sépales, et sur les côtés deux folioles, alternes avec ces saillie*, bien plus développées, quand elles existent, et qu'on regarde comme deux pétales latéraux. A ces deux folioles sont superposées deux étamines épigynes, dont les filets sont libres, et les anthères basifixes, dressées, biloculaires, déhiscentes par deux fentes longitu(h"nales à peu près marginales. Elles avortent plus ou moins complètement dans les Heurs femelles. Le gynécée, qui disparaît en totalité ou en partie dans la fleur mâle, est formé d'un ovaire infère, uniloculaire, surmonté de deux branches st^laires, subulées et chargées de papilles stigmatiques. Vers le haut de la loge ovarienne s'insère un seul ovule, descendant, avec le micropyle supérieur et tourné du côté du placenta. Les fruits sont des petites drupes dont la pulpe est molle, et dont le noyau, crustace et fragile, renferme une graine descendante. Ses te'guments recouvrent un abondant albumen charnu, dont le sommet loge un petit embryon à cotylédons courts et à radicule supère. Les Gunnera sont des plantes herbacées, vivaces, parfois très-développées, qui habitent, au nombre d'une dizaine d'espèces, l'Afrique australe et oiicnlale, l'Océanie tropicale et froide, et les régions andines et antarctiques de l'Amérique méridionale. Toutes leurs parties sont souvent scabres ou hispides. Leur rhizome est épais et court, ou grêle et rampant; il supporte des feuilles alternes, dites à tort radicales, rapprochées, pétiolées, parfois accompagnées de corps slipuliformes d'apparence variable, et dont le limbe est entier, ou crénelé, ou lobé. Leurs fleurs sont •réunies en épis ou en grappes composées, dont l'axe est grêle ou épais, simple ■ou portant de nombreuses ramifications rapprochées et pressées les unes contre les autres. Pans les espèces monoïques, les fleurs femelles sont le plus souvent à la portion inférieure des inflorescences, et les mâles au-dessus; chacune d'elles peut d'ailleurs être accompagnée de deux biactéoles latérales.

Au Chili, le Gunnera scalva R. et Pav. joue, d'après le P. Feuillcc '(ChiL, 11, 741, t. 50), un certain rôle comme aliment et comme médicament. On emploie ses feuilles comme rafraîchissantes. Leur pétiole, dépouillé de sa couclie superficielle, se mange comme légume. C'est d'ailleurs une plante astringente et riche en substance tannique, car on s'en sert pour tanner les cuirs et pour teindre en noir; c'est le rhizome qui est principalement recherché pour ces usages. Cette plante se cultive dans nos jardins ; elle esl même assez •ornementale. C'est le G. chilensis de Lamarck, et ses noms vernaculaires sont Panke et Nalca. Au cap de Bonne-Espérance, le G. pespensa L. [Pespensum hilispermiim Burm.) est usité comme stomachique, antidyspeptique, tonique, astringent. On dit qu'à Java on mange les fruits de G. macrocephala Bl. H. Bn.

Bibliographie. — Rosenth., Syn. plant, diaphor.^ 909. — Mér. et de L., Dict. Mat. méd., m. — H. Bn, Hist. des pi., 479, 488, 498, fig. 472-475. Bn.

GÛIVSBURG (Friedrich). Célèbre médecin allemand, né à Breslau, le 15 juillet 1820, fit ses études à l'Université de sa ville natale depuis 1857, et obtint en

Page 1