GilNTUER (Les
1841 le diplôme de docteur surnom cum laude. Après avoir subi l'examen d'Etat, il eiiUeprit un voyage scientifique et séjourna environ dix-huit mois à Vienne, à Paris et à Londres. De retour en 1843, il devint médecin assistent à l'hôpital « de tous les Saints » de Breslau. C'est lui qui introduisit dans la pratique de cet hospice l'auscultation, la percussion et les méthodes physiques d'exploration, de même que les recherches microscopiques et histologico-pathologiques. En 1845-1848, il publia son Traité d'histologie pathologique; en 1850, il fonda le Zeilschrijt filrklinische Medicin, qui parut pendant dix ans, jusqu'à la mort de Gùnsburg. Il ne conserva son service hospitalier que pendant sept ans et se livra ensuite à la pratique privée qui en peu de temps devint extrêmement étendue.
Les matériaux qu'il avait accumulés à l'hôpital lui permirent de publier en 1856 un Traité clinique des organes de la circulation et de la respiration.
Ses compatriotes le nommèrent délégué municipal et il remplit pendant trois ans ses fonctions ainsi que celles de membre du comité de direction de l'hôpilal. Une petite université d'Allemagne lui avait offert une chaire, mais il refusa et aima mieux commencer sa carrière dans l'enseignement à Breslau; en 1859, il fit sa première leçon en qualité de privât- docent; malheureusement, il mourut le 28 juillet delà même année d'une pleurésie compliquée de pyopneumothorax. Nous connaissons de Gùnsburg:
1. Tentawen physiognomices pathologicae specialis. Diss. inaug. "Vratislaviae, 1841. —
II. die pathologi.sche Gewebelehre. Leipzig, 1845-1848, 1 vol. in-S", pi. in-4°. — 111. Miftheilungen iiher die gcgetiwàrlige Epidémie der a&ialischen Choiera. Dreslau, 1848, gr. in-8°. — IV. Uel)er Epiphylen aitf Weic/ise/zôp/e. In Milliers Archiv, 1845. — V. Zur Kenntniss des Milzgewebes. Ibid., 1850. — VI. Ueber die Behandlung der Lungen-Juberculose. In Casper's Wocitenschrifl filr die gesammte Heilkunde, 1851. — Vil. Ueber die Behandlung des Scharlach. In Jahresber. der schles. Gesellsch. fiïr 1852. — Vlll. Ziir Krilik des Magengeschwiirs, insbesondere des pevforirenden. In Archiv fur physiologische Heilkunde, 1852. — IX. lAjmphangilis infantum nach Scheiden-Kalarrh. In Deut. Ktinik, ]|' 16, 1853. — X. Das Epilhelialgcwebe des menschliclien Kôrpers. In Verhandl. d liaiserl. Eeopold. Carol. Akad., Bd. XVI, 1854. Tiraffe à part. Bonn, 1854, gr. in-4°, 1 pi. — XI. Vntersuchungen iiber die erste Entwickeliing verschiedener Gewebe des menschlichen Korjiers. Bi'eslau, 1854, gr. in-8°, pi. — Xll. Ueber den Tod dttrch Yerbrenuung. In Zeitschrif't f. klin. Medicin, Bd. 1, p. 401, 1850. — XIll. blasenwii7-mer des Geliirns. Ibid., Bd. 11, p. 274, 1851. — XIV. ISeue Noiizen zur Ilislologie und Genesis der Krebsgebilde. Ibid., Bd. IV, p. 58, 1853. — XV. Bemerkungen iiber die Corpora avnjlacea. Ibid., Bd. V, p. 295, 1854. — XVI. Vergiflung mit Seinen Daturae Slramonium. Ibid., Bd. VII, p. 458, 1850. — XVII. Zur Pathologie der Uirnnerven. Ibid., Bd. X, p. 1, 1859. — XVIil. Klinik der Rreislaufs- und Alhmungs-Organe. Breslau, 1856, in-S". L. Un.
GÎJIVTHER on GUKTHER (Les).
Gunther (Friedrich-Chp.istian), Médecin allemand, né le 22 avril 1726, à Kahla, près d'Altenburg. 11 se rendit à léna en 1744 et travailla avec tant d'ardeur qu'on lui accorda le bonnet de docteur au bout de trois ans. Il vint alors exercer son art dans sa ville natale avec le plus grand succès ; il devint bourgmestre de Kahla, membre dejla Société d'histoire naturelle de Berlin, en 1770, conseiller du prince de Cobourg-Saalfeld. 11 mourut le 27 avril 1774, laissant :
I. Diss. de scorbuto ejusque medela. lenae, 1747, in^". — II. Sammlung von Nestern und Eyern verschiedener Vôgel : gestochen und herausgegeben von Adnm-Ludwig Wirsing, hinlânglich beschrieben und abgehandelt von F.-C. Gùnther. Kûrnberg, 1772, in-fol. —
III. 11 a traduit en allemand les œuvres d'histoire naturelle de J.-A. Scopoli (Leipzig, 1770, in-S"). L. Un.
GONTIIEK (Les). Î)55
Cunther (Damel-Eiihard). Né à Solingeii le 11 juin J75'2, fit ses études à Duisbourg et à Gottingue, les continua à Duisbourg où il fut reçu docteur en médecine en 1772, enfin visita pour se perfectionner les Universités de Strasbourg, Vienne, Berlin et Londres. De retour à Duisbourg, il se fit agréer privat-docent, puis exerça la médecine pendant quelques années à Francfort-siir-le-Mein, et revint en 1778 à Duisbourg avec le litre de professeur ordinaire de médecine. Il remplit ses fonctions pendant plus de quarante ans, jusqu'à la suppression de l'Université le 48 octobre 1818; dans cet intervalle de temps, il fut cbargé sept fois des fonctions de recteur. Il continua ensuite la prati(|ue de la médecine, fêta son jubilé doctoral en 1822, puis derechef en 1852. Eu 1822, l'Université lui accorda le titre honorifique de docteur; la môme année, il fut nommé chevalier de l'Aigle rouge de 3* classe.
Gûnther mourut à Duisbourg le 11 août 1834. Il était membre de plusieurs sociétés savantes. Sa collection de pièces anatomiques et physiologiques a été donnée par ses héritiers à l'Institut médico-chirurgical de Munster. Nous connaissons de lui :
I. Dissert, inaug. sislens signa ex lingiia. Duisburgi, 1772. Réimpr. dans Sclilegel : Thésaurus semiot. pathol., t. III, 1802, art. 7. — II. Cerebri et nervorum dislributionis expositio. Duisburgi, 1780, in-8°. Trad. allein. : Kurzer Entwurf der anatomischen Nervenlehre. Ûuisburg u. Dûsseldorl', 1789, in-8°. — Ili. Divers opuscules académiques. L. Un.
Gunther (Johann-Chuistiak). Botaniste allemand, né à Jauer (Silésie) le 10 octobre 1769, mort à Breslau le 18 juin 1853. Il était fils d'un pharmacien et avait fuit ses études à Berlin sous Willdenow. En 1796, il s'établit pharmacien à Breslau et y devint assesseur au Collège médical. Il s'est fait connaître par la publication de la flore de Silésie [herbarium iiù'wm), dont il donne la liste dans :
Enumevatio stirpium p/iaiierogamarum quae in Silcsia spoute proveniuiit. Vralislaviae. 1824. L. Ils.
Gttnther (Johann-Jacob). Médecin distingué, né à Nevigcs, près d'Elbcrfeld, le 19 février 1771, étudia d'abord la théologie àMarbourg en 1788, fut en 1794 prédicateur adjoint à Obercasse! (Berg), puis en 1797 s'adonna à la médecine qu'il étudia successivement à Bonn et à Marbourg, où il fut reçu docteur en 1801. 11 vint tout d'abord se fixer à Obercnsscl; c'est à ce moment qu'il écrivit son Histoire de la vaccine... (1802), qui contribua beaucoup à vulgariser la pratique de la vacemation dans la région. En 1805, il vint se fixer à Deutz, mais, comme dans sa première résidence, s'occupa plus de travaux de plume que de pratique; ses articles, publiés dans les.recneils scientifiques, le mirent en rapport avec Goethe, qui vint le visiter à Deutz. En 1808, il s'établit à Cologne, revint en 1814 à Deutz et y fut médecin pensionné jusqu'en 1817. Il se fixa alors définitivement à Cologne et y devint en 1821 conseiller sanitaire et membre du Collège médical des duchés de Juliers,Clèves et Berg; il devait passer en 1825 à Trêves, en qualité de conseiller sanitaire du gouvernement; mais il aima mieux rester à Cologne, où il continua à exercer son art jusqu'à sa mort arrivée le 15 juillet 1852.
Gûnther a été un écrivain d'une fécondité remarquable. Les recueils périodiques renferment de lui une foule d'articles sur les points les plus variés de la médecine, de la thérapeutique, de la chimie médicale. Parmi ses ouvrages, nous ne mentionnerons que les plus importants :
I. Diss. inaiig. med. nonnullos apliorismos de aeris in corpus humanum effeclu continens.
ib54 r.ONTHER (Les).
necnon de melhodo exvide orla, species gassium varias hi^ morbis applicandi. Marburgi, 1801, iii-S°. — II. Dorslelhmg einùjer [iesuUale die aus der Anwendung der piieuniatischen Chemie aiif die praklisc/ie Àizncikunst hn-vorgehen. Mai biirg, 1801, in-8*. — Mil. Ueber die Amvcndung der Gasarten aiifden hranken wenschlichen Kôrper. Cùllii, 1807, gr. in-8°. — IV. Geschiclile der Vaccine uiid ilm r Ivipfmig, etc. CôUn, 1802, pet. ii)-8°. —V. Etwas iiber deii Weit/i des warmen Badens. l'iynkliirt am Mein, 1804, pet. in-8'>. — VI Ueber sogeiiavule VorbaiiungsmilleL Colin, 1805, in-b". — VII. Kurîc Uebersieht und Wùrdigung der voi-iijglichslen, bislier in der Lvstseuche versuchten Beilmillel. Fianklurt a. M., 1807, gr. 111-8". — Vlll. Einige Bevierkungen iiber die jetzt herrschende Fieberform. Côllii, 1814, in- 8'. — IX. Arcliileclonisclicr Grundriss der mcdic. Disciplinen. Colin, 1819, m-8°. —
IX. Eevision der Krilerieii. .... ziir E)iUc/ieiduiu/ der Frage : ob todigefundene Neugebornc eines no liir lichen oder gcwaltsanien Todes gestorben seyn? Cô'ln, 1820, gr. iii-8°.
X. Einige vorlâufige Bemerkvngen iiber Colin und seine Bewohner. . . Colin, 1824, in-8°. —
XI. Ueber Lu fheinigwig in Zinniiern vnd Krankensàlen. Aaclien, 1826, in-S". — XII. Yersuch einev mrd. Topogra^dtie von Koln ain Hhcin. Berlin, 1855, gr. in-8°. — XIII. Ueber die diâteli.scUe und nicdicinische Anwendung des Zuckers. 2. Aufl. Kôin, 1836, in-8°. — XIV. liuizge/'asste Daralellung einer allgemeinen statislischen Uebersieht iiber das Verhàllniss der Geburten und Sterbe/âlle zu den Lcbenden. Koln, 1S47, in-8°. L. Hn.
Ganthor (GuésTav-Biedermann). Célèbre chirurgien allemand, né à Schandau, près de Dresde, le 22 février 1801, commença ses études à Leipzig en 1818, fit en 1819-1820 un voyage en Islande et à son retour termina ses études à Leipzig et y prit le bonnet de docteur en 1824. En 1825, il devint chirurgien assistent à Ihôpilal général de Hambourg, sous Fricke, puis depuis 1829 se livra à la prali(|ue dans la même ville et y créa en 1831 un institut orthopédique.
En 18')7, Gïmllier fut nommé professeur ordinaire de chirurgie à l'Université de Kiel et directeur de l'iiopital Frédéric. En 1841, ij passa à Leipzig avec le même titre de professeur ordinaire et celui de directeur de la clinique chirurgicale, et fut nommé par la suite conseiller intime. 11 mourut à Leipzig, du choléra, le 8 septembre 1866.
Giinlher a laissé la réputation d'un professeur remarquable et d'un excellent clinicien (t celle d'un h.ibile opérateur. Ennemi de la routine et du charlatanisme, il réussit à limiter le nombre des chirurgiens d'ordre inférieur en déterminant la faculté de médecine à rendre l'accès des cours plus difficile à celle calégorie d'auditeurs. Comme caractère, c'était l'intégrité personnifiée.
Gimlher, en sa qualité d'élève de Fricke, était partisan du traitement de la syphilis sans mercure. Ses remarquables travaux de chirurgie sont toujours basés sur la connaissance exacte de l'aniitomie.
II a publié du reste un grand nombre d'ouvrages dont quelques-uns de premier ordre, qu'on devrait trouver dans toutes les bibliothèques médicales. On peut cependant leur reprocher que, pour ce qui concerne la littérature étrangère, Gûnlher s'est trop souvent contenté d'indications de seconde main et qu'ils pèchent un peu parle défttut de critique. Nous citerons :
I. Dissert, inaug. sistens analecta ad anatomiam fungi medullaris oculi. Lipsiae, 1824, gr. in-8°. — II. Uemerkungen iiber die Verkrummungen des Riickgraies und besonders iiber die Miltel denselben vorzubiugen. Kiel, 1859, gr. in-8''. — 111. Das Handgelenk in mechanischer , analomischer und c/iiru7-gischer Beziehung dargestellt. llamburg, 1841, gr. in-8°; neue Ausg., ibid., 1850. gr. in-8». — IV. Operationslehre am Leichname Leipzig, 1845-184i, gr. in-4°. — V. De luxadone melacarpo-phalangali poUicis ad ])osteriora et de structura hujus arliculaliotns. Diss. Lipsiae, 1844, in-8°. — VI. Nonnulli de externo aquae in morbis chirurgicis usu aphorismi. Lip&iae, 184i, in-4". — VII. Die Verrenkung des ersten Uaumengliedes nach der Biickeii/lâche, etc. Leipzig, 1844, gr in -4°, lig., pL — MU. Die chirurgische Anatomie in Abbildungen. .. Atlas zur chirurg. Knochenlehre. .. gezeichnet von J. Milde. llambnrg, 1844, gr. in-4"': neue Ausg., ibid., 1850, gr. in-4'', et Atlas zur chirurgischen Muskellelire... v. J. Milde. llamburg. 1844, gr. in-4° (la 1" édition était de 1838-1840); neue Ausg., ibid., 1850, gr. in-4°. — IX. Der hohe Sleinschnilt seit
GUNTIIER (Les). 555
setnem Ursprunge. . . Leipzig-, 1851, gr. iii-8°. — X. Uebei- den Bau des menschlichen Fusses und dessen zweckinâssigsle Bekleidung. Leipzig, 1805. gr. in-8% fig. — XL Lelire von den bluligen Operntioiien am menschliclien Kôr/jer. In Abbililungen mit erlâulerndem Texte... unter Mitwirkung der ficrrn Pdtlerich, Slreubel, B. Schmidt, Berger, Coccius u. Hennig. Abtli. 1-7 Leipzig, 185r>-1806, gr. in-i" (ouvrage cypilail. — XIL Leitfaden zu den Operationen am menschlichen Kôrper nebst Anweisung zur Uebung derselben am Leichnam.. . 3 Theile. Leipzig, 1859-1865, gr. in-8°. L. Un.
Giinther (âugust-Friedrfch). Médecin militaire allemand, né à Dresde en 1806, commença en 1823 ses éludes à l'Académie médico-chirurgicale de sa ville natale et y eut pour maîtres Seiler, von Ammon, Clioulant, etc. En 1826, il prit du service dans l'armée en qualité de chirurgien de compagnie, devint en 1832 prosecteur de l'Académie méJico-cliirurgicale, passa en 1856 médecin de bataillon de 2'' classe, prit le diplôme de docteur à Leipzig en 1840, devint en 1840 chirurgien de bataillon de 1" classe, en 1844 chirurgien de régiment, et fut nommé cette même année professeur d'anatomie et de physiologie à l'Académie, en remplacement de Seiler; enfin, en 1850, il devint médecin général d'état-major et se trouva placé ainsi à la tctc du corps de santé militaire de la Saxe. 11 dut renoncer à son enseignement en 1864, lors de la suppression de l'Académie médico-chirurgicale. En 1866, il prit part à la campagne de Bohême. 11 prit sa retraite en 1870 et niour\it de calcul vésical en 1871.
Giinther a laissé la réputation d'un médecin et d'un savant distingué. Il réforma entièrement l'organisation du service de santé militaire en Saxe. Ses remarquables travaux anatomiques et physiologiques lui assignent un rang très-honorable parmi les auteurs modernes. Nous connaissons de lui :
I. De cavitatis tynipani et parlium adhaerentium genesi in hominibua. Diss. innuq. Dresdae, 1838, gr. in-4°. — 11. Beobachiungen ïiber die Entmickelung des Gehô^organs bel Mensclien und kôheren Sâuqethieren. Leipz g, 1X42, gr. iii-8°, 1 pL — III. Conimcmalio de hermaphroditisnio, oui adjectae sunt nonnullae singulares obsprvaliones. Cum iconibus lapidi iiicisis. Lipsiae, 1846, gr. in 8". — IV. Leh>buch der Physiologie des Menchen fur Aerzle und S'wlirende, 1"" Baud, encore sous le titre : Lehrbuch der allgemeinen Physio~ logie. Eatkaltnnd die allgem. physiol. Chemie, die allgem. Histologie und die allgem. Gesetze der Lebensersclieinungen. Leipzig, 18.35, gr. in-S», 3 pL, fig. — V. Lehrb. der Physiol...., fortgesetzt von Otto Funke, 1" Bd., 4 Ahlheilungen. Encore sous le titre: Lehrbuch der speciellen Physiologie. Leipzig, ^1848-1 853, gr. in-8°, 4 pi. et fig. L. Hn.
Guntiii>r (.Ioh.vnn-IIeinrich-Friedrich). Médecin vétérinaire distingué, né le '6 décembre 1794 à Kelbra, près de Nordhausen, s'appliqua tout d'abord à l'étude de la médecine, en 1813, à léna et à Berlin, puis étudia la médecine vétérinaire, prit part à la campagne de France, en 1815, enfin termina ses études à Hanovre de 1816 à 1818. Il alla ensuite exercer son art dans sa ville natale, mais en 1820 fut nommé professeur à l'Ecole de médecine vétérinaire de Hanovre et eu devint le directeur en 1847. 11 mourut dans cette ville le 19 novembre 1 858.
Dès 1821, Giinthers'occupade laguérison des contractures et, en I835,eutridée d'employer dans ce but la mélhole de sections sous-cutanées. On lui doit en outre des recherches importantes sur les fistules salivaires. l'inoculation variolique, rinfluence des nerfs sur la température du corps, la méthode o|)éiatoire de la molette, la pousse, le temps que les vomiques mettent à se développer dans le poumon; ce dernier travail modifia complètement les idées qu'on avait sur les affections pulmonaires du cheval et piésente une grande importance au point de vue médico-légal. Depuis 1846 il s'occupa, conjointement avec son fils,
556 GiJiNTNER.
Karl-Willielm-Adelbert, anafojniste vétérinaire distingué, de certaines affections du sabot et des maladies dentaires du clicval.
Gùnther s'occupait beaucoup en outre d'économie rurale et possédait deux fermes modèles ; c'est lui qui introduisit la culture des lapins dans la bruyère de Lunebourg.
Parmi les ouvrages de Gûnther, nous citerons :
I. Lehrbuch der Gehurtshilïfe bei Thieren. llannover, 1830. in-8°. — II. Lehrbuch der praklischen Veterinairgcburlskunde. JSebst Anhang iiber die Wahl der Zucht. llannover, 1850, in-8°. — III. Wie lange Zeit bedûrfeu Eilerknolen und Eiterkeerde in den Lungen, sogenannie Luiigeiiknoten, zii ihrer Erzeuguiig? Berlin, 1834, in-S" (extr. de Rust'n Magaz. der Ueilkuitdc). — IV. Untrrsuchungrn und Erfnlirungen im Gebiele der Anatomie, Phi/siologie und Thierorzneikunde. 1. Lief. Die Erection des Pénis, nach Bcobachtungen und Versucken an Thieren, besonders an Pferden. llannover, 18.")7, gr. in-8°. — V. Beurtheilungslehre des Pfcrdes. llannover, 1859, in-8° (avec son lils). —VI. Ueber den Lupinenbnu. llannover, 1857, in-8°. — XII. Articles dans Schmidl's Jahrb., Rust s Magazin der licUkunde et Zi-Hschrift fur Thierlieilkunde , etc. — VIll. La pUipart des détails qui précèdent ont été empruntés au Mcyer'n Conversatiotis-Lexicon, Ergànzungsband. L. H.v.
CJUIVTI PARiViGniA. Nom tamoul donné à une racine amère, qui est employée aux Indes contre les lièvres et le catarrbe. Pl.
DiBuocnAPHiE. — AiNSLiE, Mot. Indien, II, 112. — Méhat et de Lens. Bict. Mat. méd., lU, 441. Pl.
GtiMTXER (FnANz-XAVER, RiTTER von). Médecin autricbien de mérite, né ' le 25 septembre 1790, à Trautmannsdorf, reçu docteur à Vienne, en 1820, se fixa datis cette capitale et l'ut nommé en 1822 professeur adjoint de médecine pratique; il remplit en même temps les fonctions de second médecin à l'asile des aliénés de Vienne, fut suppléant pour la cliaire d'éducation générale, et trois années de suite lit gratuitement des leçons sur les maladies des femmes et des enfants; en 1827, il devint médecin en premier de l'asile d'aliénés et obtint en même temps un service de médecine à l'hôpital général; enfin, en 1850, il fut nommé professeur titulaire de médecine pratique. L'année suivante, il prit la direction de riiùj)ital général et celle de l'asile d'aliénés, de la maternité et de l'orphelinat qui en dépendait, et fut promu à la dignité de conseiller d'Etat. Il conserva la direclion de l'hôpital et de ses annexes jusqu'en 1857, époque à laquelle il devint le second médecin de l'empereur Ferdinand; en 1847, il fut nommé son premier médecin avec le titre déconseiller aulique. Il conserva ses fonctions jusqu'en 1848, époque où ce prince fut forcé d'abdiquer, et le suivit à Prague. Peu après, il fut appelé au Ministère de l'intérieur en qualité de membre du Conseil médical suprême, et lors de l'abolition de celui-ci obtint le titre de rapporteur sanitaire au même ministère. Il prit sa retraite en 1856. Gûntner mourut à un âge avancé à Iscld, le 25 août 1882.
Giintner s'est beaucoup occupé des maladies des enfants, de médecine légale et d'hygiène publique. Il était membre d'un grand nombre de Sociétés savantes, entre autres de la Société des médecins d'Autriche, dans les Jahrbûcher de laquelle il a publié un grand nombre de mémoires. Nous connaissons en outre de lui :
I. Kindesmord und Fruchlabtreibung in gerichtsântUchcr Beziehung fur Gerichtsârzte und Jurislen. l'iag, 1845, gr. in-8°. — II. Gericklsârztliche Wïirdigung der Kôrperverletzungen und Narben. Prag, 1848, gr. in-8°. — III. Uandbuch der gerichllichen Medicin fiir Mediziner, RechtsgeleUrte, etc. Regensburg, 1851, in-8°. — IV. Handbuch der gerichllichen
GOAZ (Les). 5i>7
Psychologie. Das Seelenleben des Mcnscheii im gesunden und kranken Zustande, etc. Hamburg, 1801, gr.in-S'; 2. Auflape, ibid., 1868, pr. in-8°. — V. Handbuck der ôffeiillichen Sanitâtsp/lcge fur Acrzle, Juristeii, etc. Prag, 18G3, gr. in-8°. L. Un.
«ijivz ou- GfjAiTZ (Les).
Giinz OU (<untz (.lusTUs-GoTTFniEo), OU encoie GuNz, d'après la Allgem. (leutsche Biographie (t. X, 1879). Anatomisle allemand distingué, né à Rônigslein le 1" mars 1714, mort à Dresde le !2ôjiiin 1754. Sun père, qui était ministre protestant, lui donna sa première instruction. 11 était encore étudiant à Leipzig lorsqu'il l'ut désigné pour examiner les eaux minérales thermales de son pays. 11 fut reçu docteur en philosopliie en 1737, docteur en médecine en 1758. L'électeur de Saxo le prit sous sa protection et créa pour lui une chaire de professeur extraordinaire d'anatomie et de chirurgie à l'Université de Leipzig. Mais Gûnz ne lit son premier cours qu'après avoir visité les universités allemandes, Paris et Leyde. De retour à Leipzig en 1759, il annonça l'ouverture de ses leçons par un programme renfermant une nouvelle théorie de la res|)iration. Ln 1747, il fut nommé professeur ordinaire. Ses leçons remai-quahlcs et ses travaux lui acquii'ent rapidement une grande réputation, et l'Académie des sciences de Paris le choisit pour associé.
Cependant Giinz ne professa guère que pendant une dizaine d'années. 11 fut ap[)eléen 1751 à Dresde, en qualité déconseiller et de médecin du roi de Pologne et du duc de Saxe, tout en conservant son titre de professeur. 11 jouissait d'une grande renommée comme praticien, en particulier comme oculiste, quand la mort l'enleva. Il s'était occupé d'anatomie avec un zèle extraordinaire; son cabinet renfermait plus de 2000 pièces anatomiques dont la description a été donnée dans un livre qui a pour titre : Prœparala anatomica in liqiiore, sicca etossa Gunziana. Dresdœ, 1756, in-12. Gùnz avait réuni en outre une fort Lelle et importante bibliothèque dont le catalogue a été imprimé à Dresde en 1755, in-8°, avec son portrait. On a de lui :
I. Diss. de mammorum fabrica et secretione laclis. Lipsiae, 1754, iii-4°. — U. De auclore operis de Re mvdicn, vulgo Plinio Yaleriano ailscripli, libellua. Lipsiae, 175(5, 111-4°. — III. Epislota gralulatoria de vola puerorum coma et juvenuni barba apud veteres. Lipsiae, 1737, in-i". — IV. Diss. sisl. AxSoux^li in sacris Aesculapii. Lipsiae, 1757, in-4°. — V. Diss. inaug. de oscitalione. Lip.-iae, 1758, in-4'>. — VI. l'rogr. de libcllo Hippocralis qui agit de dissectione. Lipsiae, 1758, in-4°. — VII. Diss. qua derivationem puris ex peclore
in bronchia exponil. Lipsiae, 1758, 111-4°. — VIII. Progr. sislens novam sententiam de
Tcspiratione. Lipsiae, 175'J, 111-4". — IX. Obserualionum chirurgicarum de calculum curandi viis, quas Fonbert, Garengeol, l^echet, Ledraii et Lecal, chirurgi galli reperunt, liber unus. Lipsiae, 1740, iii-8°. — X. Coinnientatio vwd.-chiv. de commodo parturienlium silu. Lipsiae, 1742, 111-4". — XI. Comment, de arteria maxillari interna. Lipsiae, 1745, iii-4°. — Xil. Diss. sisl. observationes medico-chirurgicas de kerniis. Lipsiae, 174i, in-4°. —
XIII. Observalionum anatoniico-cliirurgicarum' de kerniis libellus. Lipsiae, 1744, in-4°.' —
XIV. Hippocralis Coi de huinoribus purgandis liber, et de diaela acutoriini, libri III, cutn comnientai-iis inlegris Ludovici Uureli, Segusani, accessit, etc. Lipsiae, 1745, in-8''. —
XV. Progr. de sanguinis motu per durioris cerebri membranae sinus. Lipsiae, 174G. — \\l. Progr. de maxillae articulo et motu. Lipsiae, 1747, in-4\ — XVII. Diss. de staphylornale. Lipsiae, 1747, iii-4°. — XVIU. Diss. sist. observationes anatomico-physiologicas circa hepar fadas. Lipsiae, 1749, in-4°. — XIX. Diss. de entero-epiplocele, qua ad anatomen cadaveris fœminini invitât. Lipsiae, 1749, in-4°, — XX. Progr. I et II : de cerebro observationes anatoinicae. Lipsiae, 1750, 111-4". — XXI. Diss. sist. aniniadversiones de subfusionis nalura et curatione. Lipsiae, 1751. — XXII. Progr. de utero et naturalibus fœminarum. Lipsine, 1755, iii-4". — XXIII. Progr. de lapillis glandulae pinealis, in quinque mente alienalis invenlis. Lipsiae. 1753, iii-4°, — XXIV. Progr. de Oiaena tnaxillarum ac denlium ulcère. Lipsiae, 1853, iii-4s L. Un.
558 GURJUN.
Giinz (Justus-Wilhelm). Médcciii allemand, né à Leipzig en 1747, reçu dans cette Université en 1772, succéda en 1775 à Greding comme médecin de rhos|iice de Waldheim. Il retourna par la suite dans sa ville natale, où il termina sa canière le IG mai 1815. 11 s'est beaucoup occupé del'écorcede saule comme succédané du quinquina. On a de lui :
I. De corlice salicis corlici peruviano suhstitueiido comment arius. Diss. iiiaug. Lipsiae, 1772, iii-H°-, ibicl., 1787, in-S". — 11. De elasdcitale. Lipsiae, 1771 (dans une lettre adressée à Beriiai'di). On en trouve un extrait dans Ikddiuger's Auszûge ans den neueslen Dissertationen , lld. I, St. b. Cerlia u. Stralsund, 177^2, in-8% p. 511. L. Ih.
Giintz (Eduard-Wii.hei.m). Médecin distingué, né à Wurzen lel" avril 1800, fit SCS éludes à l'Académie médico-cliirurgicale de Dresde et à Leipzig, entra en 18i22 comme aide à la clinique obstétricale de Jœrg, et prit le degré de docteur le 10 avril 1827. U lit un \oyage de deux ans en Italie, durant lequel son attention se porta surtout sur rorganisalion des asiles d'aliénés. En 1829, il se fixa à Leipzig, où il àe\inl privat-docent a l'Université et fut nommé en 1850 médecin pensionné et accouclieur de la ville, il conserva ces fonctions jusqu'en 1850. Dezeimeris le lait mourir en 1852. 11 y a eu évidemment confusion avec Carl- Ludwig GiJNTz, de Dresde, né le 7 mai 1774, mort le 15 mars '1855, el qui lut chirurgien de l'armée et chirurgien du roi (1815). Notre Gùntz mourut au contraire à un âge avancé le 2 mars 1880, après avoir dirigé pendant de longues années l'asile d'aliénés de Tlionberg, près de Leipzig, et rendu des services éminenls conune médecin aliéniste. C'est en 1856 qu'il fonda l'asile d'aliénés en question d'abord à Mockeren, petit village situé près de Leipzig; en 1859, il le transféra, pour l'agrandir, sur un terrain appelé Thonberg. Il renonça à la direction de cet établissement en 1865, pour le laisser entre les mams de son gendre, et se retira à Meissen. 11 célébra en 1877 le cinquantenaire de son doctorat. Gùniz était conseiller intime et médecin du roi de Saxe. Nous citerons de lui :
I. Diss. inaug. de via ac rnlione qua in insliluto Trieiiano artis obslctriciae usus et docelur et earf/te/wr. Lipsiae, 1S27. Celte dissertation, pense Dezeimeris, appartient peutêtre à lî;clu,ll•J-^Villlelln Gôlz, conformi^nient à une annonce du Journ. des accouchemenh de Siebold, t. VU, p. 1019. D'après Callisen, l'indication du Journal de Siehold serait erronée. — U Dcr Leichnam des Menschen in seinen jdnjsischen Yerwandlungen, nach Beobaclitungen iind Versuclien dargesteliC. Tii. I : a aussi pour litre : Der Leichnam des Neugebornen in seinen jihysisciten Yerivandluiujen. Leipzig, 1827, iu-8% 2 pi. col. On trouve un extrait f-tendu de cetouvrap;e dans le Journ. des progr. des sciences et des inslUut. médicales, I. XVII, p. Itô, et t. XIX, p. 91. — m. Die Irren-llcll. und Pflege-AnsLalt Thonberg im erstcn Vivrleljaluliundert ihrer Wirksamkeit. Leipzig, 1801,in-4°, pi. — IV. Traduction eu allemand de divers ouvrages français et italiens et coltuboratiou très-active aux Schmidl's Ja/trbUcher. L- Un.
GURGITELLO (Eau MiNiÎRALE de). Voij. Casamicciola d'Ischia.
■ GUR&UI\IQI.T£ (Acide). C--I1''*0\ Acide résineux, obtenu en traitant le baume de gurjuuou wood-oil par la potasse. 11 cristallise dans l'alcool en masses granuleuses, incolores et opaques, fusibles à 220 degrés; une fois fondu, il ne se concrète qu'à 180 degrés ; chauffé à 260 degrés, il distille et devient incristallisable. L'acide gurgunique n'est pas soluble dans l'eau, mais se dissout assez facilement dans l'étber et l'alcool concentré. Son sel d'argent forme un précipité Iloconneux, ses sels de baryum et de potassium sont amorphes. L. Hn.
CiL'RJUlV. Pharmacologie. Le baume de gurjun ou huile de gurjun est
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une oléorésine qui est tirée de différents arbres appartenant à la famille des Diplérocarpées {voy. ce mot). Elle provient surtout du Dlplerocarpm turhinaliis, mais aussi probablement des D. costatuSy alalus, incanus, trispidus, zeijlanicus, trinervis, etc., qui croissent au Bengale, à Siam, à Ceylan, à Java.
En Cochincliine, elle est connue sous le nom de Dâu; dans les Indes anglaises, ou l'appelle Gurjun-Balsam ou Wood-oU (huile de bois). Mais ce dernier nom doit être abandonné, puisqu'il désigne aussi plusieurs autres substances, telles que le wood-oil chinois provenant d'une eujdiorbiacée, un autre baume retiré d'une légumineuse et enfin l'essence de santal. Le gurjun a été introduit en Europe sous l'appellation de copahu de l'Inde.
C'est dans les mois de novembre, décembre, janvier et février, que se fait la récolte. Les Indiens, les Annamites et les Mois, armés de la hache, font au tronc de l'arbre à peu de distance du sol une ou plusieurs entailles larges et profondes qui ont h forme d'une niche ou d'un bénitier et où l'huile doit se recueillir. Pour faciliter l'écoulement, on allimie dans l'excavation un petit brasier soit avec du charbon, soit le plus souvent avec des feuilles sèches ou de vieux chifions imbibés d'huile. Sous l'inlluencede la chaleur, la surface du bois se carbonise, le liquide se fluidifie et commence à se sécréter ; on éteint le foyer et trois ou quatre jours après les bûcherons viennent ramasser le fluide oléagineux. La même cavité artificielle de l'arbre peut servir plusieurs fois à la récolte, il suffit de la soumettre de nouveau à l'action du feu.
Au Cambodge, on fait dans la profondeur du bénitier et jusque près du bord opposé de l'arbre un Irou de tarière oblique en haut et ayant 5 centimètres environ de diamètre. L'oléorésine qui découle de ces diverses opérations est reçue dans des vases en bambou. le produit des meilleurs arbres pendant la saison est en moyenne de 100 à 200 litres.
Dans quel(]ues espèces, à la suite de la blessure de l'arbre, l'huile s'écoule d'abord spontanément sans qu'on ait besoin de l'intervention de la chaleur; c'est la plus estimée des Annamites; on l'exporte en Chine où elle servirait à préparer la la^ue ou à faire de la fausse laque.
Le baume de guijun est exporté de Singapore, de Moulmein, d'Akyab et de la péninsule malaise; c'est nn article commun du commerce de Siam. Il est récolté aussi au sud de l'Inde, dans le dishict de Canara. Il pourrait, vu ses emplois nmlliples, constituer une source de richesse pour nos colonies de rindo-Chine.
Sa saveur est aromatique, amère et piquante, rappelant un peu celle du copahu mélangé à une petite portion de naphte; son odeur a aussi du rapport avec celle du baume du Copaifera.
Il se dissout dans la benzine, le chloroforme, le sulfure de carbone; la solution n'est pas complète dans les alcools étiiylique, mélhylique, amylique, les éthers simple et acétique; il est insoluble dans l'eau.
Une propriété remarquable du baume de gurjun signalée par Ch. Lowe est la suivante. Si on le chauffe en vase clos jusqu'à 150 degrés, il se trouble d'abord légèrement et prend une consistance gélatineuse qui devient de plus en plus dense, à ce point que le vase peut être renversé sans que rien s'en écoule. En refroidissant, la substance se solidifie encore |)lus complètement, mais une douce chaleur et une agitation légère lui rendent en partie sa fluidité primitive. Ce caractère le différencie facilement du copahu.
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Le gurjun se présente sous trois aspects : l'iuiile noire, l'imile blonde et l'huile fine; cette dernière est décantée de la blonde et est remarquable par sa lim[)idité et par sa coloration, qui rappellent celle de l'buile d'olive.
L'huile noire est mal liée, d'une saveur très-amère, d'une odeur balsamique très-Cor te ; elle laisse déposer très-rapidement une résine gluante, molle, d'un noir verdàtre foncé. Le liquide supérieur épais, visqueux, est surtout remarquable par sa fluorescence; vue par transparence, la liqueur est d'uu rouge brun foncé; à la lumière rélléchie, elle donne une coloration gris verdàtre. Ce produit paraît dû plus spécialement au genre Dipterocarpus alatus.
L'huile blonde est d'un gris blanc opaque, d'une consistance épaisse et visqueuse, d'une saveur moins anière que la précédente, d'une odeur balsamique rappelant celle du copahu, mais moins forte. A la longue, il se forme par le repos deux couches distinctes. La partie supérieure est claire, limpide, d'une couleur jaune ambrée ; décantée, elle constitue l'huile fine. La partie inférieure très-aboiidanle, résineuse, d'un gris blanc verdàtre, coule difficilement. L'huile blonde est retirée en partie du D. turbinatus ; c'est à cette espèce que Walpers et Ilooker attribuent le wood-oil ou gurjun-balsam des Anglais.
La densité de ces Imiles n'est pas fixe : d'après les essais de A. Rigal, elle varierait à 0 degré entre 0,9G0 et 0,96G ; l'huile blonde a toujours paru moins lourde que la noire.
Le baume de gurjun contient :
Matière volatile éliminée par évaporation 45,56 pour 100.
Uésiiie sèche, iranjparente . . 51,41 —
La distillation permet de dégager l'huile essentielle dont la formule est C'°1P^ d'après Werner. Celte essence est de couleur jaune paille, d'une odeur peu prononcée, d'un goût acre et douceâtre désagréable. Elle est plus légère que l'eau; elle se dissout dans l'alcool, l'éthcr et les huiles. L'action de l'acide nitrique fumant est tellement aciive qu'elle détennme une explosion avec dégagement de vapeurs abondantes. L'acide nitrique pur la colore en violet, l'acide sullurique en pourpre, l'acide chlorliydrique en rouge violacé. Cette essence purifiée a une densité de 0,915. Pour la raffiner, on la sépare de l'eau par le chlorure de calcium et on la soumet à une seconde distillation.
La résine qui reste dans l'alambic est molle, blanchâtre, et est formée, d'après Werner, en plus grande partie d'une matière amorphe et d'un acide cristallisable, acide gurjunique, dont la formule serait C"11"0*-|- oH^O.
Lorsque le gurjun est mêlé au copahu, il est assez difficile de le reconnaître. Voici cependant un moyen que donne Flûckiger pour dévoiler cette falsilication du copahu. On dissout dans la benzine le baume qu'on veut essayer, on traite la liqueur filtrée par l'alcool amyli(|ue ou éthylique : si le copahu est pur, il losle limpide; s'il est impur, il se produit un trouble caractéri^tique.
Thérapeutique. Le baume de gurjun a été employé pour la première fois en 1858, par W. O'Shaughnessy, comme succédané du copahu dans le traitement de la blennorrhagie et de la goutte militaire; ses observations furent confirmées par plusieurs médecins de Cllindoustau et plus tard de l'Angleterre, entre autres par Ilenderson : aussi cette drogue est-elle inscrite dans la pharmacopée de 1 Inde dès 1868.
En 1856, Ilanbury signala l'apparition sur le marché de Londres d'ime
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drogue nouvelle vendue sous le nom de halsam capari, qui n'était autre que le wood-oil.
En 1873, Dougall, à Madras, en obtient des résultats remarquables dans le traitement de la lèpre. En France, M. Vidal est le premier à l'avoir employé et publie son travail en 1877; ses reclierches sont consignées dans la thèse de Luc-Deval.
Ce médicament a des propriétés diurétiques, laxatives et altérantes; on peut lui accorder aussi une action spéciale sur les glandes sudoriparcs et sur l'enveloppe cutanée en général.
L'huile essentielle cause ordinairement une sensation de chaleur à l'épigastre, des éructations et quelquefois une légère purgation; elle communique une forte odeur de térébenthine à l'urine, qui augmente en quantité.
Le baume do gurjun se vend couramment dans les bazars de l'Inde, comme succédané du copahu. Nous venons de voir que O'Shaughnessy, puis Ilenderson, l'ont utilisé avec succès dans la blennorrhagie. Ce dernier a réussi dans les cas d'uréthrites anciennes traitées inutilement par le copahu ; il donnait trois cuillerées à café de l'huile et, au bout d'une semaine, la cure était complète.
Vidal l'a employé avec succès, d;ins de nombreux cas de blennorrhagie ai^uë et chronique; au bout de quarante-huit heures le soulagement étiit trèsmarqué et la guérison absolue avait lieu du cinquième au vingtième jour au plus lard.
Les succès rapides furent fournis par les écoulements anciens, les blennorrhées et par les blennorrhagies à la période de maturation, alors que, la période aiguë étant terminée, la douleur pendant la miction avait diminué. C'est la période que l'expérience indique d'attendre avant de commencer l'usage des balsamiques, celle dans laquelle leur action est vraiment efficace; leur administration prématurée fait courir le risque de ne plus obtenir les mêmes effets favorables, de retarder et même de compromettre la guérison.
Bien que Vidal partage à cet égard la conviction à laquelle arrivent tous les médecins expérimentés, il a enfreint la règle et, à cinq malades, il a ordonné le baume de gurjun pendant la période la plus aiguë de la blennorrhagie. Ilfy eut rapidement une amélioration remarquable dès les premières doses, cessation de la douleur après quarante-huit ou soixante-douze heures et guérison du quinzième au vingtième jour du traitement.
Ce remède offrirait de nombreux avantages sur le copahu. Sa tolérance par le tube digestif est plus grande, il n'y a pas de renvois désagréables, les vomissements sont exceptionnels ; la diarrhée et les coliques sont rares. Il ne se produit pas d'éruption cutanée; l'haleine n'a pas l'odeur que possède celle des malades qui prennent le suc de la légumineuse du Brésil ; les urines sont claiies et rappellent à l'odorat celles qui surviennent après l'ingestion de la térébenthine cuite, elles n'ont pas le parfum désagréable et révélateur des urines copahiques. Avec ce traitement, il n'est nul besoin de modifier le régime alimentaire- le café, le vin et l'eau-de-vie ne sont pas contre-indiqués, et Vidal a mènîe remarqué que le quart d'un verre de vin absorbé après le baume supprimait les nausées observées sur quelques sujets. C. Paul a eu à se louer de ce médicament dans les mêmes circonstances.
Dès les premiers jours, les malades accusent en général une au"-mentation dans la miction et des picotements dans le canal. Les urines traitées par l'acide azotique donnent au bout de peu de temps un précipité floconneux très-Ié-^er DICT. ENC. 4" s. XI. 35
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formé par la partie résineuse, semblable du reste à celui que donne le copahu ; ce précipité se dissout dans l'alcool et dans l'éllier, ce qui le distingue de l'albumine.
O'Shaughnessy se servait de l'essence de gurjun à la dose de 10 à 30 gouttes dans du mucilage, du lait, de l'eau de riz ou du gruau délié; ou répétait la dose trois fois par jour et même plus souvent. Mais, d'après les expériences de A. Rigal, l'essence est peu active; il en est de même de l'huile décantée; l'huile blonde et l'iuiile noire sont bien supérieures. J'explique ce fait en ce que l'essence, en raison de sa volatilité, s'élimine en grande partie par le poumon, et pourrait être utilisée dans les maladies des voies respiratoires, tandis que la résine, s'éliminant par le rein, produit topiquement ses effets curalifs sur tout l'appareil urinaire. Aussi il y aurait, je pense, utilité à se servir de la résine seule quand on veut agir sur ce système organique.
Vidal a employé le baume de gurjun comme moyen topique dans d'autres affections blennorrhagiques. Sous forme de liniment oléo-calcaire dont nous donnons plus loin la formule, il a rapidement l'ait cesser l'inflammation et tari l'écoulement dans la balano-posthite et la vaginite ; dans ce dernier cas, on applique ch;i(pie jour au fond du vagin un tampon de ouate imbibé du liniment.
Le médicament est très-utile dans les affections cutanées. Son aclion s'explique par son élimination par la peau; on a même vu une éruption analogue à celle qui suit l'administration du copahu. Le docteur Erasmus Wilson , en An^'leleire, a employé le liniment à la chaux dans le traitement des eczémas douloureux et du lupus. Dans un cas de maladie de la peau où le malade éprouvait d'atroces démangeaisons, celui-ci s'étant appliqué le remède a pu, pour la première fois, dormir sans opium. Le même auteur l'a employé dans le cancer, même ulcéré, où il a calmé les souffrances. 11 le regarde comme un agent remarquable dans les affections cutanées s'accompagnant de douleurs.
Mais c'est surtout dans la lèpre que le gurjun a de la réputation. Dougall l'essaya dès 1873. Il emploie en applications externes le liniment oléo-cakaire de f^urjun ; en même temps il prescrit cette émulsion à l'intérieur à la dose de 15 grammes; elle est laxative et diurétique. Tous les malades furent très-notablement améliorés par le nouveau traitement, les ulcères guérirent, l'unesthésie disparut à peu près, les tubercules s'efJ'acèrent et les malheureux purent reprendre leur travail. De môme Vidal, dans un cas, obtint une guérison presque complète par l'administiation de4 à 7 grammes du baume en émulsion à l'intérieur et par des onctions en liniment sur les tubercules lépreux. Leclerc, à la Réunion, associe le gurjun (extra) à l'huile de Chaulmoogra (inias) [voy. art. Gynocaudu).
L'huile de gurjun sert plus à des usages industriels qu'à la thérapeutique. La récolte des huiles de Dâù est une des industries les plus importantes de la Cochinchine. D'après le rapport de la Commission chargée d'étudier l'exploitation des forêts dans la colonie, un Diptérocarpus peut être exploité pendant près d'un siècle et donner chaque année pour plus de 20 francs d'huile en moyenne. En Cochinchine, on estime à 24 000 tonneaux la consommation annuelle faite pour le c;dfatage et l'ornement des jonques et des sampans.
Ces huiles pures, ou mélangées à des résines, servent aux Indiens et aux Annamites non-seulement à préserver le bois des ravages des insectes, mais encore à faire des mastics, des vernis, des peintures.
C'est avec des vernis faits avec l'huile fine que les Chinois fabriquent leurs
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papiers imperméables. Ces papiers ont été souvent employés dans les pansements humides par le docteur Philip, à Hué, pour remplacer la toile cirée.
On s'en est heaucotip servi pour falsifier le copahu, à cause de son bas prix, •et c'est de cette façon indirecte qu'il a commencé à être connu en Europe.
Les résidus et les huiles de qualité inférieure servent à faire les torches qui briàlent siu- les autels de Bouddha.
Dans l'emploi médical, l'huile essentielle s'administre à très petites doses,
10 à "2.0 gouttes. L'oléorésine peut se donner à la dose de 10, 12 et même 16 grammes, mais, dans ces derniers cas, on signale des troubles intestinaux •chez quelques malades; la dose suffisante, d'après Vidal, est de 4 à 6 grammes.
11 faut la faire prendre imméiliatement avant les aliments pour en faciliter la tolérance.
On pourrait sans doute soumettre le baume de gurjun aux mêmes préparations que le copahu.
A. Rigal a enfermé le médicament dans des capsules de gélatine contenant chacune 50 centigrammes de substance.
On peut faire des bols d'oléorésine solidifiée par la magnésie calcinée ou par le carbonate de magnésie. Ce mode d'administration est préférable au précédent par son efficacité dans la blennon hagie. Avec l'huile blonde, 6 cà 8 grammes de magnésie suffisent pour obtenir dans quelques heures la solidification complète de 100 grammes de baume ; il faut avoir soin d'ajouter au mélange quelques gouttes d'eau qui, comme pour l'oléorésine de copahu, activent la solidification. Avec l'huile brune, la quantité de magnésie nécessaire est trois, quatre fois plus forte.
Dans la blennorrhagie, Vidal préconise la formule suivante :
Baume de purjun 4 grammes.
Gomme arabique 4 —
Infusion de badiane 40 —
Sirop de cachou ou sirop diacode 30 —
On fait prendre cette potion en deux fois au moment des repas et l'on conseille d'avaler aussitôt après un verre de vin.
On fait un Uniment oléo-calcaire composé de ])arties égales de baume de gurjun et d'eau de chaux. On agite vivement et il se forme une espèce d'onguent de la consi>tance du beurre.
O'Shauiihnessy a donné une formule pour une solution des essences de gurjun et de cubèbe dans l'éther. Bazile Féris.
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tiURLT (Ernst-Friedricii). Célèbre médecin et physiologiste allemand, né le 15 octobre 1794 à Drentkau, près de Griinberg, en Silésie, commença en 1809 l'étude de la pharmacie et servit en 1813 et 1814 en qualité de pharmacien militaire dans les ambulances de Breslau. En même temps il se livra, dans cette ville, à l'étude de la médecine, puis prit part comme chirurgien militaire à la campagne de 1815. A son retoiu- à Breslau, il remplit pendant plusieurs années les fonctions de prosecteur du professeur d'anatomie A.-W. Otto, puis fut reçu docteur en 1819 et encore la même année subit l'examen d'état à Berlin. Il obtint là le poste de répétiteur d'anatomie à TÉcolc royale de médecine vétérinaire et il resta attaché à cet établissement à différents titres jusqu'en 1870; en 1825, il y devint chargé de cours, en 1827 professeur, en 1849 directeur de l'École, avec le titre de conseiller intime.
Eu 1819, lorsque Gurlt i;onmiença sou enseignement, il se trouva fort embarrassé ; il n'existait pas alors de bon manuel de zootomie ; le jeune professeur se mit à l'œuvre et en rédigea un lui-même : c'est ainsi que parut en 1822 son Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques ; en. 1857, il en fit autant pour la physiologie comparée. Mais dès 1852 il avait mis au jour son Traité d'anatomie pathologique, dans lequel il donnait la description et la classification des monstres d'après un système original et traitait en même temps de l'histoire naturelle des entozoaires. Il s'occupa beaucoup en outre de zoologie et de botanique, introduisit l'usage du microscope dans les études vétérinaires, publia de 1855 à 1874, avec Ilertwig, le Magazin fur die gesammte Thierheillatnde, qui renferme entre autres ses belles recherches sur la peau de l'homme et des mammifères domestiques et sur la gale, etc. L'une des preuves les plus remarquables de l'extrême activité de Gurlt, c'est la richesse des collections de l'École vétérinaire de Berlin, tant au point de vue des pièces anatomiques et analonio-pathologiques qu'au point de vue des monstruosités et des parasites internes et externes; ce même musée, qui ne renfermait presque rien en 1819, est actuellement l'un des plus riches, le plus riche peut-être du monde.
Gurlt ne pratiqua ni la médecine humaine, ni la vétérinaire, mais, comme membre de nombreuses sociétés, il fut attentif et contribua lui-même beaucoup aux progrès de l'une et de l'autre. Les élèves des écoles militaires de médecine étaient tenus de suivre ses cours d'anatomie. Lorsqu'en 1842 le gouvernement prussien se décida à publier une nouvelle édition de la pharmacopée, il fut chargée de centialiser, de classer, de traduire tous les documents, tous les rapports relatifs à ce travail, fouruis par les médecins, pharmaciens et vétérinaires du royaume ; ce travail lui demanda cinq ans ; il fit ensuite naturellement partie du Comité de rédaction de la pharmacopée. A partir de 1844, Gurlt fut pendant quinze ans membre de la Conmiission supérieure des examens de médecine, pour l'anatomie ; il partageait ces fonctions avec J. Mûller.
N'oublions pas de signaler, comme l'un de ses ouvrages les plus remarquables, son Traité d'anatomie chirurgicale et de médecine vétérinaire opératoire; cet ouvrage a été rédigé en collaboration avec Hertwig.
Gurltmourut àBerlin, le 15 août 1882, âgé de près de quatre-vingt-huit ans Son fils, Ernst-Julius Gurlt, est aujourd'hui l'un des chirurgiens les plus distingués de l'Allemagne. Nous mentionnerons de Ernst-Friedrich Gurlt :
GURNIGEL (Ea-ux minérales de). 565
I. Dissert, inaug. de venarum deformilalibus; adnexa venue cavae inferioris aberrationis rarioris descriplioite. Vratisluvine, 1819, gi\ in-4°, 1 pi. — II. llaiidbuc/i der vergleichenden Anatomie der Uaussâufjclhiere. Derllii, 1822, '2 vol. in-S" ; 4° Aufl., ibid., 1860, 2 vol. iii-8°. — III. Anatomiscke Abbildungen der Uaussàugelhierc. Berlin, 1824- 1833, pr. in-lol.; 2. Aufl., ibid , 1843-1844; Supplément, 1848, iu-iol. — IV. Die Anatomie des Pferdes. Berlin, 1851-1852, in fol., pi. Trad. en ansl. par J. ^Villimol. London, 1852, in-(ol. — V. Lehrbuch der pathologiscken Anatomie der Ilaussâugetliicre . Berlin, 1851- 1832, 2 vol. gr. in-8'', fig., avec un supplément. — VI. Lekrbuck der vergleichenden Physiologie der Uaussàugelliiere. Berlin, 18'>7, gr. in-8°; 2, Aud., ibid., 1847, pr. in-8°. — VII. Avec llertwi;; : Chirurgischc Anatomie und Operationslekre fiir Thierdrzte. Berlin, 1847, gv. in-lol., lig. — VIII. Avec Hertvvitj : Anatomie der IJatisvôgel. Berlin, 1841), g;v. in-8°.