‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 90 sur 126 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GUTFELD (FRiEDRiCH-AuGDSTm-pHiLiPp). Médecin allemand, né dans le Holstein, en 1777, reçu docteur à Alloua, en 1801, exerça son art dans cette ville et y mourut prématurément le 12 septembre 1808. « Il s'était distingué de très-bonne heure par des ouvrages, qui furent couronnés dans divers concours, sur la fièvre jaune, les maladies contagieuses et pestilentielles, etc. S'il n'eût donné dans les travers de la philosophie de la nature, il eût pu devenir un médecin remarquable » (Dezeimeris). On cite de lui :

I. Abhandlung iiber den Typhus der Tropischen Regionen oder das Gelbe-Fieber, welcher von der medicin. Fakultât zu Gôttingen am Uen Jun. 1800 das Accessit zuerkannt wurde aus dem Lateinischen (original non imprimé) ûberselzt von dem Yerfasser. Gôttingen, 1801, in-S". — II. Untersuchungen iiber verscliiedene Sàtze der herrschen und medicinischen Lehrgebâude, Bd. I. Uamburg, 1802, in-S". — III. Ueber das Verhâltniss der Wechsel-

GUTHRIE (Les). 655

erregung, Nervenwirkung und Bewegung im thierischen Organismus. Gôttingen, 1803, in-8°. — IV. Einleiluvg in die Lehre von den anstcckenden Krankheiten undSeuchen. Posen, 1804, in-4*. — V. Ucber verânderte Modalitât der Actioneii tliierischer Organismen. In Pfaffs und Schcel's Nordisches Archiv f. Natur- u. Arznetjiuiss., Dd. I u. III. — VI. Vermischte Bemerkungen aus der Praktik. In Horn's Archiv fiir prakt. Med., Bd. III, 1808. — VII. Autres mémoires dans \eJourn. médico-chirurgical de Pfaff, le Magasin de Eggert, etc. L. Hn.

GUTHRIE (Les).

Guthrie (George-James), Célèbre chirurgien anglais, né h Londres le 1^'' mai 1785 d'une famille d'origine écossaise. Il eut pour précepteur un émigré français, puis commença l'étude de la médecine sous la direction de Hooper. En 1800, il fut assistant de Rush au York-Hospital et obtint, en 1801, âgé seulement de seize ans, le diplôme décerné par le Collège des chirurgiens. En 1802, il prit du service dans l'armée et passa cinq ans dans l'Amérique du Nord, au Canada, puis vint prendre part à la campagne d'Espagne et de Portugal contre les Français et resta au service jusqu'après la bataille de Toulouse, en 1814. 11 avait rempli pendant les dernières années les fonctions de depuhj-inspector des hôpitaux anglais de la péninsule. De retour à Londres, il suivit pendant quelque temps les leçons de ses plus célèbres confrères et se mit rapidement au courant des progrès que la science avait faits depuis son départ. Il assista ensuite à la campagne de Waterloo en amateur et eut l'occasion de faire une amputa! ion heureuse de la hanche sur un soldat français. Cette opération fit beaucoup de bruit et le baron Larrey vint voir lui-même l'opéré. C'est à son retour qu'il publia son traité de chirurgie de guerre qui fit époque.

En 1816, Guthrie fut nommé professeur d'anatomie et de chirurgie au Collège royal des chirurgiens; la même année il fonda un hôpital pour les maladies des yeux qui est devenu depuis le Westminster Ophthalmic Hospital de Charing-Cross. En 1820, il tut nommé chirurgien assistant à l'hôpital de Westminster, en 1827 chirurgien titulaire; il conserva ces fonctions jusqu'en 1845 et y renonça alors pour faire accepter son tils Charles Gardine Guthrie comme chirurgien assistant. Enfin, en 1848, à la mort de White, il devint chirurgien consultant au même hôpital.

Dès 1824, Guthrie avait été élu membre du Conseil du Collège des chirurgiens ; aucun autre avant lui n'avait obtenu si jeune cet honneur. Il fut président du collège à trois reprises différentes, en 1855, en 1842 et en 1854.

Guthrie mourut le l"mai 1856, d'une maladie du cœur, laissant la réputation d'un opérateur habile et brillant et celle d'un écrivain remarquable. Il était fellow de la Société royale de Londres et membre d'un grand nombre de sociétés savantes. Outre une foule d'articles et de mémoires insérés dans les recueils médicaux, il a publié plusieurs ouvrages importants, entre autres :

I. On Gunshot Wounds of the Eztremiiies, requiring the Différent Opérations of Amputation andtheir After Tieatment. . . London, 1815, in-8°. Edit. 5, sous le titre : A Treatise on Gunshot-Wounds, on Inflammation, Erysipelas and Mortification, 07i Injuries ofNerves and on Wounds of the Extremities, requiring the Différent Opérations of Amputation, etc. London, 1827, gr. in-8", fig. — II. A Treatise on the Opération for the Formation of an Artificial Pupil, etc. London, 1820, in-8°, fig. — III. Lectures on the Operative Surgery of the Eye, or an IHstorical and Critical Inquiry into the Methods Recommended for the Cure of Catai-act, for the Formation of Artificial Pupil, etc. London, 1823, in-8°, fig. Edit. 2, with Additions andColoured Plates, ibid., 1827, in-8°. — IV. A Letter to the Bight Honourable the Secretary of State for the Department, containing Bemarks on the Beport ofthe Select Commiitee ofthe House of Gommons on Anatomy, and Poinling oui the Means

056 GUTTIERREZ (Les).

by tvhich the Science maij be cultivated with Advantage and Safety to the Public. London, 1829, in-S». New Edit., ibid., 1857, in-8">. — V. On the Diseases and Injuries of Arteries, with the Opérations required for the Cure, etc. London, 1850, in-S". — VI. Remarks on the Anatomy Bill noiv before the Parliament. London, 1852, in-8". — Vl[. On some Points connected leith the Anatomy and Surgery of Inguinal and Fémoral Hcrnia, etc. London, 1855, in-4°, fis- — VIII. On the CerlainUj and Safety with wlùch the Opération of the Extraction of a Cataracl from the Human Eye may be Performed, and on the Means by which it is to be accomplished. London, 1854, in-8°. — IX. On the Anatomy and Diseases of the Neck of the Dladder and of the Uretfua, being the Substance of the Lectures, etc. London, 1834, in-8°. — X. On the Anatomy and Diseases ofthe Urinary and Sexual Organs. london, 1854, in-8°, fig. — XI. Clinical Lectures : on the Compound Fractures of the Extremities, on Excision of the Ilead of the Thigh-Bone, the Arm-Bone and the Elbow- Joint. On the Diseases of the Peninsula, etc. London, 1858, in-8'', — XII. Some Account of the Brigade of Iluspital Convcyancc Carts, attached to the Army in the East. London, 1854, in-S". — XIII. Commentaries on the Surgenj of the War, 6"" Edition. London, 1855, in-8». L. IIk.

Gutlirie (Gfiarles-Gardiner). Fils du précédent, né à Londres en 1817, suivit les traces de son père. En 1845, il devint assistant-surgeon à l'hôpital de Westminster, plus tard chirurgien titulaire, et y fit des leçons sur la chirurgie. A l'époque de sa mort, il était chirurgien au Royal Westminster Ophthalmic Ilospital. Guthrie s'était déjà fait connaître par une série de publications sur le strabisme, sur la cataracte et les divers modes opératoires à employer, et par ses Lectures on Ophtlialmic Surgery, lorsqu'il mourut, en août 1859.

D'une habileté opératoire peu commune, il faisait avec une égale adresse toutes les opérations, depuis l'amputation de la hanche jusqu'à l'opération de la cataracte; il était fellow du Collège royal des chirurgiens de Londres.

Guthrie (Samuel). Médeciu et chimiste américain, né en 1782, exerça son art à Sacketts-Harbour, sur le lac Ontario (État de New-York), et mourut dans celte ville, le 19 octobre 1848. Il avait une fabrique d'argent fulminajit {percussion-powder) et il fut l'un des premiers qui employa le chloroforme eu médecine. On cite de lui :

I. New Method of Preparing a Spirituous Solution of Chloric Ether. In Silliman's Journ., t. XXI et XXII, 1832. — II. Remarks on Yarious Chemical (Fulminating) Préparations. Ibid., id. — III. On the Vaporization of Mercury in Mtric Ether. Ibid., id. — IV. On Sugar from Potatoe Slarck. Ibid , id. — V. On OU of Turpetine. Ibid., id. L. Un.

GUTDRIE (Muscle). Voy.

GUTTIERREZ (Les deox).

Guticrrez (JcLiANo). Médecin espagnol du quinzième siècle, né à Tolède, fit ses études dans cette ville et y prit le degré de docteur. Il pratiqua son art avec un tel succès que le roi Ferdinand et la reine Isabelle le prirent pour leur médecin. Il fut l'un des premiers médecins espagnols qui firent partie du prolomédicat créé à cette époque et il accompagna le roi et la reine dans tous leurs voyages. Gutierrez mourut à Valladolid, le 29 avril 1497. On a de lui :

I. De potu in lapidis prœservalione. Tolède, 1494. — II. Sobre la verdadera manera de contar los dias criticos. Toledo, 1495. — III. Cura de la piedra y dolar de la hijada y colica rénal. Totedo, 1498, in-f'ol. L. Hn.

Gutierrez (Juan-Lâzaro). Autre médecin espagnol, né à Sepulveda, reçu docteur à l'Université de Valladolid, y enseigna la philosophie et la médecine

GUTTA-PERCIIA (botanique). 057

au Jix-septième siècle. 11 était en même temps médecin de l'Inquisition. Plus lard, il passa en Sicile, coiume médecin du duc d'Osuna, qui était vice-roi de cette île. iNous connaissons de lui :

I. De fasclnio opuscuhiin. Léon, IGiô, in- 4°. — II. Febvilofjiae lectiones piiicianae, theoripraclicitm opiis acronmalicum ad Ilippocralis menicni ac Galeni sensum, ad Avicrnnae judicmm. Léon, 1(308, in-fol. On y trouve joints deux appendices intitulés l'un : Ajipendix ad febvilogiam, doloris diatjnuslm, pvocjiiosiiii, et curalioiiem in coinmuiii; luni arlem splnjgmicavi continens; l'autre ayant pour titre : Disputalio unica de piilsus naluj-a, catisis et diffcrentiis. — IH. Paraphrnsis apologelica ad liaec '/uac mcdicoriim Pintianum Cotlegium, Sacrae Cardinalium (loiigregalioni reipondit , super cciiorum spadonum uxores ducenlium polenlia. Palerme, 1U5G, in-4°. L. Us.

GUTTA-PERCUA. § l. Botanique. La ^^vtn\\QVt Gutta-percha qui ait été connue dans l'industrie était le suc concrète du Palaquium Giilta II. Bn {Dichopsis Gntta Cunth. — Isonandra Gutta IIook.), le Taban des Malais. C'est un très-bel arbre, haut de 20 à oO mètres, à écorce rude et d'un gris jaunâtre ou rougeâtre, dont les feuilles, allernes, oblongues ou obovales-oblongiies, sont atténuées à la base, couitement acuminées au somiuet, entières, à bords parfois légèrement recourbés en dessous, un peu ondulés; coriaces, glabres et d'un vert plus ou moins jaunâtre en dessus, entière.Tient recouvertes en dessous d'un fin duvet velouté de couleur dorée, qui proémine en dessous, de même que les nervures secondaires, bien plus minces, légèrementobliques. Les llcurs sont disposées à l'aisselle des feuilles ou de leurs cicatrices en petites cymes, souvent 7-llores, et sont elles-mêmes de petite taille, avec un réceptacle convexe; ordinairement 6-mèrcs. Les sépales forment un double calice, imbriqué; les 5 extérieurs plus épais et plus coriaces. La corolle gamopétale a G lobes profonds, tordus ou imbriqués; ou la dit d'un blanc verdàtre. Les étamines sont au nombre de 12, disposées sur 2 verticilles, insérées sur la gorge de la corolle, dont G, d'abord plus pelitcs, finalement presque égales et formées d'un lilct libre et d'une anthère ovale-aiguë, biloculaire, qu'on dit extrorse. L'ovaire supère est 6-loculaire, surmonté d'un style d'abord creux, à extrémité sligmatifère non renflée; chacune des loges renferme un ovule ascendant, à micropyle extérieur. Le fruit est une baie ovoïde-conique, apiculée, couverte de duvet. Les graines sont ascendantes, atténuées en haut, jaunâtres, dépourvues, dit-on, d'albumen (dimensions : diamètre du tronc, 20-40 centimètres ; feuille, 15-25 centimètres sur 7-8 centimètres de large; pétiole, 1-5 centimètres; inflorescence, 1 1/2-2 centimètres; fleur, 2-5 centimètres ; fruit, 2 -5 centimètres.)

Ce bel arbre a été observé en 1842 à Singapour, où il était abondant; on l'y a complètement détruit, sauf quelques pieds auxquels il est aujourd'hui interdit de toucher.

Il en a été de même à Penang. Mais l'arbre existe, dit-on, aussi dans diverses portions de la Malaisie, à Bornéo, à Sumatra et probablement dans beaucoup d'autres îles. 11 est très-rare dans nos serres, où il n'a pas encore fleuri. La Gutla-percha est le latex de cet arbre, latex abondant, blanc ou d'un jaune pâle, que la dessiccation rend d'un brun plus ou moins foncé et qui s'obtient par incision des troncs qu'on a longtemps eu le tort de couper à leiu' base pour l'en extraire.

La destruction rapide des arbres (on en a abattu près de 300 000 en quelques années) a fait tourner les yeux vers d'autres Sapotacées, et cela dans la plupart des pays tropicaux. C'est ainsi qu'on est arrivé à indiquer comme pouvant fournir DICT. ENC. 4« s. }J. 42

658 GUTTA-PERCHA (botanique).

un latex de qualité très-variable, mais plus ou moins analogue au suc du Palaquinm Gidta, les espèces suivantes, dont nous accompagnons les noms de l'indication du pays de production :

Paloqiiiimi puheriilwn [Dicliopsis piiberula Miq.). — Sumatra.

P. (las^yphylhan [Dicliopsis dasyphyllaUiQ.) . — Id.

P. pohjanthtim [Dichopsis polyantha Benth.). — Inde.

P. ellipticum [Dichopsis elliptica Benth.). — Id.

p. hexandrnm [Dichopf.i^ hexandra Clke). — Id.

P. Lamponga [Dichopsis Laviponga Pierre. — Isonandra LampongaMiQ.). — Sumatra.

P. Krantziamtm [Dichopsis Krantziana IIance. — D. obovata Clke). — Cochinchine.

Isonandra dasyphylla Miq. — Java.

/. macrophylla De Vr. — Bornéo.

/. Modeyana De Vr. — Id.

/. ? Benjamina De Vr. — Id.

/. quercifolia De Vr. — Id.

/. xanlhochyma De Vr. — Bornéo.

/. micropliylla De Vr. — Id.

/. pubernlaUiQ. — Id.

Page 1