VARIATIONS
Juillet
Août
On peut voir par elles, quoiqu'elles soient peu nombreuses, combien peu elles s'écartent des précédentes, soit comme hauteur, soit comme oscillations diurnes.
D'autre part, les variations barométriques de la Guyane liollandaise ont été, d'après les observations fournies par le docteur Dumontier, résumées de la manière suivante par le docteur Yan Leent, à qui l'on doit un article de géographie médicale des plus complets sur cette colonie.
« Le plus haut chiffre est de 77 1 millimètres, le plus bas de 756 ; la plus grande variation est de 15 millimètres. Le maximum et le minimum de pression s'observent deux fois dans les vingt-quatre heures. Les maxima ont lieu entre 9'',d0 et 10'', 50 de la matinée et 9 et 10 heures du soir; les minima entre 4 et 5 heures du matin et 4'', 50 et 5*^,50 du soir. »
Enfin, les observations barométriques que j'ai pu réunir sur la Guyane française sont beaucoup plus nombreuses. Elles portent sur cinq stations : la ville de Cayenne, sa rade, en mer, le long des côtes, les îles du Salut et Saint-Laurent-du-Maroni, situé à 25 kilomètres de l'embouchure de ce fleuve.
Ville de Cayenne. Ce sont les plus complètes : elles comprennent d'une part les années 1846, 1847, 1848, 1849, 1850 et 1851, recueillies par Leprieur, ensuite les années 1860, 1861, 1862, 1865, et enfin celle de 1872, 1875, 1874, 1875, trouvées dans les archives du Conseil de santé de Cayenne. C'est donc un total de 15 années complètes divisées en trois périodes également espacées dans une période de trente ans environ.
Les moyennes sont les suivantes :
RÉSUMÉ DES OBSERVATIONS BAROMÉTRIQUES FAITES A l'hÔPITAL DE CAÏENNE PENDANT 13 ANS
(De 1846 à 1851. — 1860, 1861, 1862 et 1863. — De 1872 à 1873.)
Janvier . ...
Février . . .
Moyennes
Jlars
Avril
Mai
Juin
Moyennes.
Juillet
Août
Septembre 760,443
Octobre 739,730
Novembre 738,835
Décembre 759,026
Gomme on peut le voir, la comparaisoa de ces moyennes frappe par l'iiniformilé des résultats. D'une manière constante, c'est dans les mois de juillet, août et septembre, que les hauteurs sont les plus élevées, et dans les mois qui les suivent pendant lesquels elles le sont le moins.
De plus, j'ai pu, pour les années 1872, 1875, 1874 et 1875, recueillir les moyennes de cinq observations par jour. Or la comparaison de ces moyennes conduit à des résultats aussi uniformes. D'une manière constante, c'est à l'observation de dix heures du matin que l'on trouve la pression diurne maximum et à celle de quatre heures du soir que se trouve la pression minimum. Cette marche de la pression barométrique n'a pas varié une fois pendant les douze mois de l'année.