HALLE
tout à l'extérieur, consiste dans leur action curative énergique contre les accidents du lymphatisme, si légers qu'ils soient, et contre ceux de la scrofule avancée. Dans ce dernier cas, il faut additionner les bains d'une plus ou grande quantité de l'eau mère des salines. A. Rotureatj.
Bibliographie. — Consulter principalement : Reil. Ueber die NuHbarkeit und Gebrauchsart der Soolbâder. Halle, 1809. — Meissner (W.). In Schweigger's Journ. fur Chem., Bd. XXXVI, XLIII et XLVIIl. — VEtTHEiM. Mineralog. Beschreibiing der Gegend von Halle. Halle, 1820. — Hdfeland u. Osann. Journal der prakt. Ilcilk., 1827. Supplcmentheft, S. 150. — Osann (E.). Physikalisch-medicinische Darstellung der bekannten Heilquellen. Berlin, 1852, S. 479-480.
HALLF (Jean-Noef.). Noblesse oblige. Appartenant à une famille de peintres justement célèbres, allié à d'autres artistes de non moins de renom, ce médecin devait occuper une place distinguée dans le monde. Il était en effet arrièrepetit-fîls du peintre .\drien Halle, mort le 14 juillet 1675, petit-fils de Claude- Guy Hallé, auquel on doit V Annonciation de la Vierge qui est à Notre-Dame de Paris, et fils de Noël Hallé, chevalier de Saint-Michel, recteur de l'Académie de peinture, superinspecteur dos tapisseries de la couronne, dont on peut admirer, à Saint-Sulpice, le plafond de la chapelle des fonts baptismaux; Jean-Noël Hallé était aussi neveu, par alliance, du fameux Jean Restout, qui avait épousé (14 nov. 1729) Marie-Anne Ilallé, une tante de notre médecin. Ce dernier naquit à Paris, le 5 janvier 1751. Encore jeune, il suivit son père à Rome, où il eut le bonheur de rencontrer le P. Jacquier, un savant homme, qui l'initia à l'étude des belles choses de l'antiquité. De retour à Paris, Hallé résolut de se livrer à l'étude de la médecine, et se mit naturellement sous la direction du savant Lorry, son oncle, sans abandonner les arts aimables, le dessin, l'étude des belleslettres et celle de plusieurs langues modernes. Il se présenta ensuite (1776) devant la faculté de médecine de Paris, y subit la série d'examens, et fut reçu docteur le 24 août 1778. C'était rcpo({ue où l'on venait de créer la Société' royale de médecine, académie nouvelle destinée aux progrès de l'art de guérir, et qui devait donner le coup de mort à l'antique faculté de médecine. Parmi les membres de cette dernière compagnie, les uns restèrent fidèles à leur aima mater; d'autres, tels que Yicq-d'Azyr, Bucquet, Thouret, Tessier, Doublet, Chambon, Mahon, Fourcroy, etc., qu'éclairait le génie du progrès, se jetèrent corps et âme dans le sein de la Société de médecine, où ils devaient rendre tant d'éclatants services. Hallé ne pouvait manquer de suivre leur exemple, et s'y fit accueillir avant même qu'il eût obtenu les palmes du doctorat. Nommé, en 1794, professeur de physique médicale et d'hygiène publique, il se distingua par son zèle, et son enseignement lui attira un grand concours d'auditeurs. Malheureusement, la prononciation de l'orateur était embarrassée au point d'être pénible pour l'oreille des auditeurs; il se jetait, en outre, dans des prolixités telles qu'aucun de ses cours ne fut achevé dans sa carrière scolaire. Depuis cette époque, Hallé n'a pas cessé d'enrichir les recueils périodiques d'un grand nomijre de mémoires qui ont porté haut sa réputation, et il a écrit, ainsi qu'on va le voir par sa bibliographie, des ouvrages importants. Nommé médecin de l'empereur Napoléon, puis attaché, avec la même qualité, à la personne de Louis XVHI, enfin membre de l'Institut, il fut atteint de la pierre, subit la cystotomie, et mourut quelque temps après, probablement des suites de l'opération, rue Pierre-Sarrazin, le 11 février 1822, à l'âge de soixante-huit ans. La Faculté de médecine de Paris conserve pieusement le souvenir de Hallé, qui a