‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.48Chapitre 14 sur 59 · HAMEAU · texte numérisé non relu

HAMEAU

boianico. lena, 1748, in-4". — IV. Physiolocjlca medica, de actionibus corporh humani sani dortrina, mathemalicis alquc anntomicis principiis supcrstructn. lena, 1751, in-4°. — Y. Elemcnla physiologiœ viedicœ (oinrage postliiime). lena, 1757, in-8°, etc. — Vi. Metlwdus medendi morbos, edidit... E. G. Baldinpcr. lena, 1761, in-8\ — VII. Semiotische Yoi'lesungen ilber Jodok Lommens medicinische WaJvnehmungcn. Lemgo, 1707-1770, 4 vol. in-8°. Publié par Jean-David Grau. A. C.

Bamherger (AnoLPHE-FrjEDRicn). Fils aîné du précédenl, né à léna le, 14 mars 1727, mort à vingl-trois ans, le 5 février 1750, revèlu d'un titre de professeur extraordinaire qui ne lui servit guère, puisque ce titre lui fut conféré au lit de la mort. Cet honneur rendu à un agonisant ne prouve pas moins le grand espoir que l'on avait dans ses jeunes talents. Ilamberger avait en effet déjà publié deux Dissertations, qui avaient été fort remarquées : Dissertalio de calore in génère (lenœ, 1748, in-i"); Dissertatio de calore hnmano naturaU (lenae, 1748, in-4"). L. Hn.

Haniberger (Adolph-âlbrecht). Frère cadet du précédent et, par conséquent, l'un des fils de Georg-Erliard Hamberger. Il naquit à lena, le 7 février 1757, y fit ses études et fut reçu docteur en 1767 ; il obtint treize ans a}irès la place de médecin de la ville. Eu 1782 il quitta l'Allemagne pour aller se fixer en Esthonie, à Arrolvûll, puis à Baltiscbport, où il mourut en 1785. Ses ouvra^^es ont pour titres :

I. Dissertatio de secretionibus. lenœ, 1767, in-4''. — II, Dissertatio qua caussœ motus planetarian expUcantur. lenro, 1769, in-4°. — III. Die Ursachen der Bewegung dev Planelen der Schwere, und des Zusammeuhàugens dcr Kôrper. lena, 1792, in-8''. — IV. Allgemeine Experimenlal-Xalurlehre auf eigene Erfaliruiigea und Vernunftsddiissc gegrûndet. lenaj, 1774, in-8°. — V. Kurzer Entwurf einer Naturlehre, worinnen ailes aits dem timigcn Begriffe, dass Kraft nicht anders als Druck sey, erwiesen ist. lena, 1780, in-S". L. Un.

HAMCnAVELLA. Nom arabe du Sium latifoliiun L., d'après Daléchamps {voij. Berle). Ed. Lef.

BATEAU (Jean). Médecin'français, né à La Teste en 1779, commença ses études à Bordeaux, à l'hôpital Saint-André, sous Moulinié l'oncle, puis les continua à Paris, oià il fut reçu au concours élève de l'Ecole pratique. Il fut obligé, par des circonstances indépendantes de sa volonté, d'interrompre ses études, et vint exercer à Ares en qualité d'officier de santé. Cependant, en 1807, il vint prendre à Montpellier le diplôme de docteur [Sur la topographie médicale du bassin d'Arcaçhon, in-4''). En 1811, il envoya à la Société de médecine de Bordeaux la Relation d'un cas de morve aiguë communiquée à l'homme; c'était peut-être le premier exemple alors connu d'une semblable contagion. Suivirent d'autres communications qui lui valurent le titre de membre correspondant de la Société, et plus tard celui de membre associé non résident ; trois fois elle lui décerna la médaille destinée au meilleur mémoire manuscrit reçu dans l'année.

Le plus grand mérite de Hameau, c'est d'avoir le premier constaté en France la présence de la pellagre, dont il n'avait jamais lu la description nulle part, mais qu'il dépeignit si bien que la Société de Bordeaux ne put y méconnaître cette affection pénible qu'on croyait alors encore confinée dans le Milanais et les Asluries; il lut son mémoire à la Société en 1827.

Hameau fit en outre une étude Sur les virus, qui lui valut le titre de DICT. ENC. 4*= s. XII. 0

lôO HAMELIA.

membre correspondant de l'Académie de médecine de Paris, quoique les idées qu'il y défend n'aient pas été acceptées.

Ce savant modeste mourut dans sa ville natale en 1851. L. Hx.

IIAMEFITEOS. Nom arabe de VAjucja Iva Schreb., selon Daléchamps {voy. Ivette). Ed. Lef.

HA.71EL. (Les deux).

Ilaniel (.Mari.n). Chirurgien français du dix-septième siècle, se fit reniar- ([uer par son dévouement durant les épidémies qui ravagèrent la Normandie en 1635, 1637, 1650, 1651 et 1650. On cite de lui :

1. Discours sommaire et méthodique de la cure et préservation de la j)este. Rouen, 1638, iji-1'2. — II. Traité de la morsure du chien enragé. Lisieux, 1700. L. H.v.

Uamel (JeavPhilippe). Médecin français, né à Yillers-Bocage (Calvados), en 1777. Il servit d'abord comme officier de santé à l'armée des Côtes-du-Nord, puis se rendit à Rouen pour suivre le service du célèbre chirurgien Laumonier à THôtel-Dieu, enfin vint à Paris en lan VI. Là il gagna les bonnes grâces de Chaussier, qui le chargea de ses dissections les plus délicates. Il fut reçu interne des hôpitaux, puis prosecteur, et soutint sa dissertation inaugurale en 1803 [De la névralyie faciale, communément tic âouloiiretuc delà face, in-4°). En 1805, il fut adjoint à la commission chargée d'aller étudier la fièvre jaune en Espagne, et peu d'années après fut créé chevaHer de la Légion d'honneur. Lors de la fondation de l'Académie de médecine, Ilamel y entra avec le titre de membre adjoint; il fut nommé titulaire en 1820. Ilamel mourut en décembre 1848. Il a peu écrit ; on a cependant de lui plusieurs bons rapports lus à l'Académie, en particulier Sur les remèdes secrets, et un excellent mémoire publié en 1838 Sur les enfants trouvés et sur le danger de la suppression des tours dans la ville de Paris. Ilamel était un praticien très-estimé. L. H.n.

HAIIELIA {Hamelia Jacq.). Genre de plantes de la famille des Rubiacées, dont on a fait le type d'une tribu spéciale, celle des Haméliées, mais que M. II. Bâillon place dans sa série des Gonipées. Il se compose d'arbustes, glabres ou pubescents, à feuilles opposées ou verticillées, accompagnées de stipules interpétiolaires caduques. Les fleurs, disposées en corymbcs terminaux de cymes unipares, sont très-élégantes, le i)lus ordinairement rouges ou d'un jaune orangé vif. Elles ont un calice gamosépale persistant, à cinq dents, une corolle infundibuliforme, à tube très allongé et anguleux, à limbe très-court divisé en cinq ou six lobes imbriqués dans le bouton. Avec ces lobes alternes un nombre égal d'étamines, insérées vers le bas du tube de la corolle et pourvues d'anthères très-longues, biloculaires, introrses, terminées par un court prolongement du connectif. L'ovaire, surmonté d'un style très-long, fusiforme, devient à la matuturité une baie ovalaire, couronnée par les dents du calice, et dont la pulpe molle renferme un grand nombre de petites graines albuminées.

On connaît seulement une dizaine d'espèces d'Hamelia, propres aux régions tropicales ou sous-tropicales du Continent Américain. La plus importante au point de vue médical est VH. païens Jacq. {Duhamelia patens Pers.), qui croît aux Antilles et dans l'Amérique du Sud, où il est appelé vulgairement iVorf aux rats.

IIAMILTON (Les). 151

C'est un avbuslc dont les rameaux anguleux sont garnis de feuilles verlicillées par trois, pétiolées, entières, cotonneuses en dessous. Ses baies noires, qui contiennent un suc d'un noir pourpre, servent à préparer un sirop prescrit contre les flux de ventre, les affections scorbutiques et la gale. Ses tiges et ses feuilles sont employées dans la tannerie. Ed. Lef.

Bibliographie. — De Candolle. Prodr., t. IV, p. 441. — Enducuer. Gen.,n°5228. — Bentham et HooRER. Gen., t. II, p. 75, n° 134. — Bâillon (H.). Adansonia, t. I, p. 374, et Hlst. des pi., t. YII, pp. 317, 380, 443. Ed. Lef.

HAIUEY (Baldwin). Médecin anglais, né à Londres, le 24 avril 1600, fît •ses études à Leyde et à Oxford, fut reçu docteur à Leyde en 1626, se perfectionna à Paris, à Montpellier et à Padoue, puis de retour à Londres devint membre du Collège des médecins et fil, en 1647, un cours d'anatomie à ce collège. 11 mourut le 14 mai 1076. On n'a de lui qu'un opuscule publié après sa mort par Adam Littleton, On the Oath of Uippocrates. London, 1688. L. Un.

HAMILTOX (Les). Parmi les nombreux médecins anglais de ce nom, on peut citer :

liamiiton (David). Écuver, médecin de la reine d'Angleterre, membre de la Société royale de Londres, naquit en 1683 et mourut en 1721. 11 a bien observé la fièvre miliaire, et a publié à ce sujet l'opuscule suivant :

Tradatiis duplex, prior de praxeos rerjulis, aller de febre milim-i. Accessit fehris niiUaris hisloriaruni fasciculus. Londini, 1710, in-8°; L'imae, 1712, in-8°. L. H».

liamiiton (Alexander). Docteur en médecine, membre de la Société royale d'Edimbourg, professeur d'accoucliements à l'Université de la même ville et membre du Collège royal des médecins, mourut à Blandfield, près d'Edimbourg, au mois de juin 1802. Reçu docteur en médecine en 1737, il exerçait son art avec distinction depuis plus de trente-cinq ans, quand il commença à écrire. Hamilton fut un des meilleurs auteurs anglais sur l'obstétrique ; non que ses ouvrages se fassent remarquer par rien de neuf ou de propre à l'auteur, mais parce qu'ils sont écrits dans un bon esprit et que les paradoxes n'y abondent pas, comme dans quelques autres ouvrages anglais de la même époque. Hamilton était partisan du forceps, mais il n'admettait point l'usage de cet instrument quand la tête était au détroit supérieur (Dezeim.).

I. D/ss. de morbis ossium ipsam substantiam afficicnlibus, ex cousis infernis oriundis. Edinburgi, 1757. — H. Eléments of the Practice of Midwifery. London, 1775, in-S''. — 111. A Trealise of Midwifery, comprehending the Management of Fonale Complainis and Treatment of Children in Earhj Infancy. Edinburgh, 1780, in-8°; ibid., 1781, in-8°. — lY. Outlinea nf the Theory and Practice of Midwifery. Edinburg-h, 1784, in-8°. — V. A Set of Anatomical Tables; with Explorations and Abridgment of Ihe Practice of Midwifery, by W. Smellie; a New Edition, correcled and revised, with Notes and Illustrations. Edinburgh, 1780, in-8°. — VI. Treatise on the Management of Female Compilainls, and of (Children ?«£«;■/(/ /«/a?icj/. Edinburgh, 1792-1797, in-S"; o°cdit. par son fils James Hamilton, ibid., 1805, in-S"; 6'^ édit. ; ibid., 1809, in-S°; trad. del'angl. Paris, 1798, in-S". — VII. Lelter to D' William Osborne on Certain Doctrines conlained in his Essaya on the Practice of Midwifery. Erlinburgh, 1792, in-S". — VIU. Case of an Inverted Utérus, ivilh Praclical Picmarks on ils Pieduction. In Médical Commcnlaries, t. XVI, 1791. L. Un.

Hamilton (Robert). Médecin écossais, né à Edimbourg, le 6 décembre 1 721 , mort à Lynn, le 9 novembre 1793. Il lit ses études médicales à l'Universilé

132 IIAMILTON (Les).

d'Edimbourg et en 1741 il s'embarqua comme chirurgien sur un vaisseau de guerre. En cette qualité il dirigea pendant quelque temps l'hôpital militaire de Port-Mahon. En 1744, il fut nommé chirurgien du sloop de guerre Wolf. Il abandonna ces fonctions pour aller exercer la médecine à Lynn (comté de Norfolk). Ses principaux ouvrages sont :

I. Thoughts on Establishiiig a Fund for Sick Soldiers and their W'ives. London, 1783, in-S". — II. A description of the Influenza, with its Distinction and Method of Cure. London, 1782, in-S". — lit. Remarks on ihe Means of Obviating ihe Fatal Effects of the Bite of a Mad Dog, or oliier liabid Animais, ivilh Observations on the Method of Cure when Hijdrophobia Occurs, and the Opinions relative to the Worming of Dogs refuted ; illuslrated by Exemples. Ipswich, 1785, in-8°. An enlarged Edition. London, 1798,2 vol. in-8°. — lY. Tlie Duties of a Regimental Surgeon considercd; ivith Observations on his General Qualifications, and Hints Relative to a more Respectable Practice, and Better Régulations in that Department. Whercin are intersperscd niany Médical Anecdotes and Subjects discussed, equally interesting to cvery Practitioner. London, 1788, 2 vol. in-S": deuxième édition, 1794, 2 vol. in-8°. — V. Praclical Hints on Opium, considercd as a Poison. Ipswicli, 1791, in-S". — VI. Observations on Scrofulous Affections, with llemarkson Scirrhus, Cancer and Rachitis. London, 1791, in-8°. — VII. Rules for recovering Persans recently Drowned. London, 1795, in-S". — YIII. Observations on the Marsh Rémittent Fever; more particularly in Regard la its Appearance and Return every Autumn, afler the Inundation from the Sea on lest January 1795, and the five succeding Years, at Lynn and ils Environs; atso on the Watcrcanker, or Cancer aquaticus of van Swielen witk Remarks on the Leprosy. London, 1801, in-S". Ouvraf^e posthume. With Memoirs of the Authors Life. — IX. Letters on the Cause and Treatment of the Goût, in which some Digressive Remarks on olker Médical Subjects are inlerspersed. Lynn, 1806, in-S". — X. Articles dans Philos. Transactions, Med. Commentaries, London Med. Journal, etc.

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