DES
HAAFF (Gerhard tein). Chirurgien hollandais, naquit à llollerdam en il'2i), et servit avec distinction dans la marine de son pays. U exerça ensuite avec succès sou art à Uotteidaui, y fut nommé protcsseur de chirurgie au coUt-ge chirurgical et mourut le 20 mai 1791, d'après Callisen, après avoir publié plusieurs bons ouvrages et surtout un grand nombre de mémoires et d'articles importants dans les recueils scientifiques, particulièrement dans les Transactions de la Société de Harlem, les Mémoires de la Société de Rotterdam, etc. Nous citerons seulement :
I. Siphra en Pua naar den derden druck verlaalt met aiimerkiiigcn. Amsterdam, 1753, in-8°. — II. Korte Verhandeling door voorbeeden gesterkt nopeus de nieuwe tryze otn le Calaracta te genezen door middel van liet krystalline vocht vit het oog te nemen. Rotterdam, 1761, in-8°. — III. Bilis cystica. Lugduni Batav., 1772, in-8\ — IV. Verhandeling over de vornaamste kwetzuuren dvedon scheeps- heelmeesteren op's lands schepen van ■orlog konnen voorhommen. Rotterdam, 1781, iti-8"'. L. IIx.
Haaff (Gerhardt-Gvsbert ten). Fils du précédent, vint au monde à Rotterdam en 1749, et exerça la médecine dans sa ville natale. Il fut secrétaire de la Bataafsche Genootschap der proefondervindehjke wysbegeerte et s'occupa particulièrement de chimie ; il publia plusieurs mémoires relatifs à cette science et à la médecine et fut nommé, en 1799, membre de la commission chargée de rédiger la Pharmacopée hatave. Il mourut eu septembre 1800. L. Hx.
IIAA.K (P£hr-Rei>'hold). Médecin suédois né le 16 juillet 1783 à Strômsholm, dans la province de Westmanland, fit ses études médicales à Upsal, où
DICT. ENC. i" s. XII. 1
2 HAARTMANN (Les).
il fut reçu candidat en médecine en 1810, licencié en 1811, et docteur en 1815. Nommé maître en chirurgie le 3 mars 1815, il servit dans l'armée et dans les hôpitaux militaires et devint médecin d'État et chirurgien à Christinehamm. Il est mort le l"^' février 1864. Nous citerons de lui :
Analomiœ pathologicœ œsophagi brevis delinealio. Upsal, 1811, in-8°. A. D.
HA.4R (Jacob van der). Chirurgien en chef des hôpitaux militaires de Hollande, né à La Haye en 1717, mort à Amsterdam le 19 septembre 1799. Après avoir quitté le service militaire, il exerça la chirurgie à Ilertogenbosch. Haar était membre de plusieurs académies et publia dans les actes de ces savantes compagnies {Mém. de la Soc. de Harlem, Mém. de la Soc. de Rotterdam, etc.) un grand nombre de mémoires qu'il réunit, dans sa vieillesse,^ en une seule collection, en y ajoutant de nouvelles remarques. Ainsi on y trouve des mémoires importants sur l'inflammation, la suppuration, l'induration et la gangrène des os, des observations sur le traitement des tumeurs chroniques des articulations par des applications, des affusions et des bains d'eau froide; sur la trépanation des os longs, pour des collections purulentes dans la cavité médullaire et pour des fractures non réunies; sur le temps et le lieu des amputations dans les cas de gangrène; sur les luxations spontanées; sur les piedsbots ; sur les ruptures et les plaies des tendons, particulièrement du tendon d'Achille; sur le gonflement de la langue et sa sortie hors de la bouche; sur l'utilité et les effets du bandage dans l'opération du bec-de-lièvre; sur diverses maladies de l'ovaire; sur l'extirpation de quatre polypes des fosses nasales pesant 1 livre; sur la non-contagion de la dysenterie qui régna épidémiquement à Hertogenbosch en 1781 et 1 783 ; sur la couenne inflammatoire. On peut en outre citer de lui les ouvrages suivants :
I. Korte Yerhandeling van de grgsc/ioo^eH î)OKc?ew. t'Hertogenbosch, 1747, in-8°. Nevens eenige bedenkingen over het behaiulelen van lyderen, wier ledemaien ofgezel ^yn, etc. Amsterdam, 1786, in-8°. — II. Yerhandelingen over de natuur en aart von de klier-knoest en kankergezwellen : waaria tegelijk de verhandeling van het Stoerk over de cicutater toetse gebrackt word. Amsterdam, 1761, in-8''. — III. Uitgezochle genees- en heelkundige mengelschriflen, or verhandelingen over gewigtige oiiderwerpen dier weetenschappen en handkunst, etc., 1797, 2 part. in-8°, pi. C'est le recueil de mémoires dont il a été question plus haut. Il a été traduit en alleaiand avec remarques et additions par J.-A. Sohmidt. Leipzig, 1800-1802, 2 part. in-8°. — IV. Aanmerkingen over het zoo schiehjk als gevaarlyk afhaalen der nagebonrte, aanstonds na de geboorte van een kind, etc. Amsterdam, 1797, in-S". — V. Proeve over de herzenen en zenuven en eenige der zelver zickten, waar agter londerd vyflig ivaarneemingen, etc., 2= édit. Amsterdam, 1790, in-8°. Trad. allemande. Stendul, 1794, in-8°. L. Hn.
HAART1IIA1\[ (Les).
Haartman (Gabriel-Eric). Né le 9 mars 1757 à Aabo, commença ses études dans sa ville natale dès l'âge de quatorze ans et fut reçu licencié en médecine en 1773. En 1779, il se rendit à Stockholm, où il demeura un an attaché comme chirurgien à l'hôpital des Séraphins. Il passa ensuite à Aabo, en 1781, comme médecin adjoint et prosecteur d'anatomie, et fut reçu docteur la même année. Médecin d'Etat à Aabo, il remplit successivement diverses fonctions administratives et fut nommé recteur de l'Université. En 1811, il reçut des lettres de noblesse et devint président du Collège de médecine de Finlande, membre du Sénat finnois et chef des finances. Par son influence le budget de
HAAS. ô-
l'Université d'Âabo fut très-notablement augmenté. Il est mort dans cette ville le 2 août 1815. Nous citerons seulement de lui :
I. Forsôk amtallte 1784 mecl. dct af K. Collegium Medicum, for vœqon tid serlan iippkôpte kraflniedlet. In lâkare och Naturf-, t. 5, p. 561. — II. Anmârkningar ôfver det af Herr Plouquct fôreslagne lungprofvet. In K- Svenska Vet. Akad. I]andlingar, \19{}.
— III. Beskrifning ôfver fôrbeningar i refbens braaskerne och Kjertats valuler anmârk'e hos Afl. Professor LindquUl. Ibid., 1891. — lY. Om ^ gitan och Verkan af extractum Chamomillœ. Ibid., 1793. — V. Melelemata quœdam de ulcevibus et boracis in iisdem usu. Aabo, 1781-1783, 2 vol. A. D.
Haartmann (Johas-Johansson). Médecin suédois, né le 19 septembre 1725 près d'Aabo; était destiné d'abord à exercer la pbarmacie. 11 passa quelques années de sa jeunesse dans une officine, puis il se rendit à l'Université d'Upsal, afin d'étudier en même temps la médecine et les sciences naturelles. C'est ainsi qu'il fut élève de Linné et de Wallerius. Candidat en médecine en 175o, licencié en 1754, docteur la même année, devenu médecin de province en Finlande, il publia un livre de médecine populaire qui le fit connaître avantageusement. Aussi fut-il nommé, en 1759, médecin de riiôpital d'Aabo, puis en 1764 professeur de médecine à l'Université. 11 remplit encore diverses fonctions administratives importantes et mourut à Aabo, le 29 décembre 1787. Outre divers mémoires ayant la botanique ou la pharmacie pour objet, on cite de lui :
I. Bref i Aiiledning afUerr Kerurg Odcnahts anmârkningar angaaende Itœmorrhagiers allmànna Slillande i Finlaiid. lu Svenska Merctirius, juin 175H. — H. Emhetaberâtlelse fraan Aabo. In K- Collegii Medici Rikdags-Relalionner, 1701, 1765. — 111. Disscrlatio de apoplexia. Aabo, 1771, in-8°. — IV. Oni Pesten. kaho, 1772. — V. Dissertatio de noxio phosphori uri7uc inmedicina 7/sm. Aabo, 1773, in-8'. — VI. Dissertatio fundnmenia diaetetica. Ibid., 1777, in-8°. — VII. Sciagraphia morboruni. Ibid , 1779. — VIII. Program til medicinska Promolionen. Ibid., 1781. — IX. Om Skârgaads-Febern Omknng. Ibid., 1781.
— \.0m Boskaps-Pesten. kdbo, 1785. — Obscrvationes praclicœ och Afhandling om Dieten. Ibid. A. D.
Haartman (Carl-Daniel von). Autre médecin suédois, né le 5 mai 1792, fit ses études à Aabo, à Upsal, à Londres et à Edimbourg, fut reçu docteur à Aabo en 1717 et immédiatement après médecin de la ville et de l'hôpital d'Aabo. Il y fut professeur à l'École des sages-femmes de 1825 à 1854. En 1827 un incendie ayant détruit Aabo, une nouvelle Université fut créée à Ilelsingfors et Haartman y fut nommé, en 1855, professeur de chirurgie et d'accouchements, puis en 1836 directeur général de l'administration médicale de la Finlande. Il profita de cette haute situation pour amener la création de plusieurs hôpitaux et d'un vaste asile d'aliénés près de Ilelsingfors; c'est lui qui fonda, en 1855, la Société des médecins finlandais. Il prit sa retraite en 1855 et mourut le 15 août 1877. Nous citerons de lui :
I. Casus clururgici, Aboae, 1815-1823, 2 vol. — II. De indicationibus perficiendi vel instrumentorum aitt sola manuum ope periculosas difficilcsque partus. Itelsingl'., 1855. — III. handbok for barnsmorskor, Aboae, 1821. — IV. Anviming till igenkânnande af de allmànnasle sjukdomar hos mennisken. Helsingfors, 1844-43, 2 vol. L. Hn.
HAAS (Friedrich-Joseph], encore connu sous le nom de Sutamilli, naquit à Cologne vers 1758. Il fit ses études médicales à Strasbourg et y fut reçu docteur en 1783. Il fit ensuite un cours d'accouchements dans sa ville natale, mais peu après il se rendit en Russie et se fixa à Moscou, où il fut nommé médecin en chef de l'hôpital impérial Paul et conseiller aulique. Il vivait encore là vers 1830. On a de lui :
i IIAÂSE (Les).
I. Diss. inaiig. de ischuria, cum enormi vesicae exlensione. Argentorati, 178Ô, in-4">. — II. Ma visite aux eaux d'Alexandre en 1809 et 1810. Moscou, 1811. in-4°. Kouv. édit. sous Je titre : Mon voyage aux eaux., . Moscou, 1815. La première éililion est une rareté littéraire, car il n'en échappa que 3 exemplaires à l'incendie de Moscou de 1812. — III. Découverte sur le croup ou l'astiima synanchicum aculum. Moscou, 1817, gr. in-4°. Ibid., 1820, gr. in-4°. — IV. Beitrâge zu den Zeichen des Croups. Moskwa, 1818, in-4°; Coin, 1820, in-4''. V. Articles dans les recueils médicaux. L. H».
HAASE (Les).
Iiaase (Johann-Gottlob). Anatomiste distingué, né à Leipzig en 1739, fit ses études dan> l'Université de cette ville et y fut reçu docteur en médecine en 1765. Peu après il devint assesseur de la Faculté de médecine, puis en 1774 professeur extraordinaire d'anatomie, en 1784 professeur ordinaire d'anatomie et de chirurgie. Haase termina sa carrière le 10 novembre 1801 (en 1811, d'après YAllg. Deutsche Biographie). Il faisait partie depuis 1787 de la Société des sciences de Gottingue. On a de lui un grand nombre d'opuscules académiques, parmi lesquels :
I. Diss. Zootomiae specicum. Lipsiae, 1707, in-4"'. — II. Biss. de fabrica cartilaginum. Lipsiae, 1767, in-4°. — III- Progr. expérimenta anatomica ad nuiritioncm unguium declarandam capta. Lipsiae, 1774, in-4'>. — IV. Diss. de unguine articulari ejusque vitiis, Lipsiae, 1774, in-4°. — V. Diss. de abscessibus hepatis. Lipsiae, 1776, in-4''. — VI. Cerebri nervorumque corporis humani auatome repetita cum duabus tabiilis. Lipsiae, 1781, in-S".
— VII. Progr. : myoiomiae spécimen, quo musculi pharyngis velique palatini continentur. Lipsiae, 1784, in-4''. — VIII. Progr. de adminiculis motus muscularis. Lipsiae, 1785, in-4"'.
— IX, De vasis cutis et intestinorum absorbenfibus plexibus lymphaticis pelvis humanae annotationes anatomicae. Lipsiae, 1786, in-fol. — X. Progr. de ventriculis cerebri tricornibus lucubraliones anatomicae. Lipsiae, 1789, 111-4°. — XI. Progr. de nervo phrenico dextri laleris duplici parisque vagi per collum decursu. Lipsiae, 1790, in-4°. Rèimpr. dans la collect. de Ludwig. Script, nevrol. minor., t. III. — XII. Animadv. de plexibus oesophageis nervosis parisque vagi per pectus decursu. Lipsiae. 1791, in-4"'. — XIII. Progr. I-II de hernia a diverticulo intestini ilei nata. Lipsiae, 1791-1792, in-4''. — XIV. Progr. de nervis narium internis. Lipsiae, 1791, in-4''. — XV. Progr. de fine arteriarum earumque cum venis anastomosi. Lipsiae, 1792, in-4°. — XXI. Progr. de nervo maxillari superinre, etc. Lipsiae, 1793, in-4°. — XVII. Progr. de fractura colli assis femoris cum luxatione capitis cjiisdem assis conjuncta. Lipsiae, 1798, in-4"'. — XVIII. Amputationis ossium praecipva quaedam tnomenta, etc. Lipsiae, 1801, in-4°. — XIX. Progr. de diathesi sanguinis phlogistica m synocho inflammatorio. Lipsiae, 1801, in-4"'. L. Hn.
llaase (Wilhelm-Andreas). Fils du précédent, né à Leipzig le 50 janvier 1784, étudia la médecine dans sa ville natale, fut reçu privat-docent en 1804, docteur en 1807, puis en 1812 devint professeur extraordinaire de médecine à l'Université de Leipzig, en 1819 professeur ordinaire de la 4» classe, passa en 1824 à la 2'^ classe et enseigna avec succès la thérapeutique et la matière médicale. Il fut élu à plusieurs reprises recteur et doyen de la Faculté de médecine; il était assesseur de la Faculté, membre du Sénat académique depuis 1850, ainsi que du Conseil d'administration et d'un grand nombre de sociétés savantes. Ce médecin distingué mourut d'apoplexie à Tôplitz le 19 août 1857.
Haase était l'un des rédacteurs de la Dresduer Zeitschrift fur Natur- tind Eeilkunde depuis 1819; il y a publié divers articles ainsi que dans SchmidVs Jahrbûcher der Medicin, etc. Nous citerons encore de lui :
I. De glandulis Cowperi mucosis commentarius. Lipsiae, 1803, in-4°, 1 pi. II. Diss.
de glandularum definilione. Lipsiae, 1804, in-4». — III. Diss. inaug. de tussi convulsiva. Lipsiae, 1807, in-4''. — IV. Progr. de digiiali 2}urpicrea in universum ejusque usu in morbis potissimum aculis commentatio. Lipsiae, 1812, 111-4°. — V. Ueber die Erkennlniss und Cur der chronisch.en Krankheiten. Leipzig, 1817, 2 vol. gr. in-8°; neue Aufl., ibid.,
UÂBERL (Les deux). o
1820-1821, 3 vol., gr. in-8°. — VI. De exanthematibus clironicis in universum. Lipsiae, 1820, gr. in-4°. — VII. De faba Sancti Ignatii. Lipsiae, 1823, in-4''. — VIH. De recto rubefacienlium usu. Progr. 1, 2. Lipsiae, 1826. — IX. Progr. de usu hijdrargyri in tnorbis non syphililicis. Trol. I-II. Lipsiae, 1826-1828, in-4°. L. Hn-.
Haase (Carl-Friedrich) . Frère du précédent, vint au monde à Leipzig le 15 février 1788. Il fit ses études à l'Université de cette ville et obtint le diplôme de docteur en philosophie en 1812 et celui de docteur en médecine en 1813. En qualité de privat-docent, il fit d( s leçons sur les mnladies des enfants et sur les opérations obstétricale?, puis en 1828 passa à Dresde avec le titre de professeur d'accouchements à l'Académie médico-chirurgicale et de directeur de la Maternité. Ce savant accoucheur mourut à Ober-Lôssnitz, près de Dresde, le 10 novembre 1865. On a de lui :
I. Diss. de parallélisme inter corpus et animam. Lipsiae, 1812, in-4°. — II. Dm. inaug, de morbo caeruleo. Lipsiae, 1813, 10-4°, fig. — III. De syphilidis recens nalorum patliogenia commentalio. Lipsiae, 1828, gr. in-8°. — IV. Avec Choulant, Kiislner et Meissiier : Bereichcrangen fur die Geburl'ihulfe uud fïir die Physiologie und Pathologie des Weibes und Kiiides. Leipzig, BJ. I, 1821, gr. in-8''. — V. Rapports annuels sur la Maternité de Dresde dans Deutsche Zeitschr. f. Geburtsk., et articles dans Schmidt's Jahrbiicher, etc. L. Hn.
aABA.sco>\ Nom donné à une racine alimentaire qui, d'après Gaspard Bauhin, se trouve dans la Caroline. Pl.
BrBLiOGRAPHiE. — Lesieuy. Dict. des drogues, p. 1004. Pl.
DABB-BAL OC BABBESCUI. D'après Ainslie, c'est le nom d'un fruit apporté d'Abyssinie dans le nord de l'Egypte, où on l'emploie en guise de poivre. Pl.
Bibliographie. — Ai.nslie. Mat. Indica, II, 114. Pl.
HABBAIVIL. Nom donné, d'après Rouillère, dans son Catalogue des médicaments égyptiens, à une graine triangulaire, dure, presijue cornée, noirâtre à la surface, grisâtre intérieurement, qui arrive d'Ethiopie et dont les nègres se servent comme d'un purgatif hydragogue. Pl.
HiBLioGRAPHiE. — RoniLLÈBE. Bulletin de pharmacie, II, 404. — Méuat et de Lens. Dict. Mat. méd., III, 448. Pl.
0ABBE.\. Nom arabe donné au Ben, du genre Moringa, de la famille des Légumineuses. Pl.
HABBI. Un des noms abyssins du Cousso {voy. Cousso). D.
HiBEBL'(LES deux).
Hâberi (Frakz-Xaver von). Médecin allemand, né le 25 mat^s 1759 à Erlkam, près de llolzkirchen, dans le llaul-Palatinat, fît ses études à Munich et surtout à Ingolstadt à partir de 1781, les continua à Vienne, sous la direction de Stoll en 1785, puis en 1784 revint prendre le degré de docteur à Ingolstadt. Il se fixa à Munich, où il eut du succès dans la pratique, devint le médecin de plusieurs établissements religieux, fut nommé en 1797 conseiller sanitaire et obtint, en 1815, la fondation de l'hôpital général dont il devint le directeur et
€ HABERLE.
le médecin en chef. Il conserva ces dernières fonctions jusqu'en 1824, époque ■où, l'Université d'Ingolstadt ayant été transférée à Munich, fiingseis fut chargé de la clinique médicale; mais il conserva la direction effective de l'hôpital jusqu'en 1830. Il enseigna en outre la médecine pratique à l'école de médecine provinciale jusque vers la même époque. Ilâberl était en outre médecin conseiller en chef, membre de l'Académie royale et de plusieurs autres sociétés savantes, chevalier de l'ordre du mérite civil, etc.; en 1834, il devint conseiller intime et fêta le cinquantième anniversaire de son doctorat. Une médaille commémorative fut frappée à cette époque et l'érection de sa statue dans le vestibule de l'hôpital fut décidée à la même occasion. Il ne pouvait donc être mort en 1832, comme le veut Dezeimeris. En effet, depuis 1830 jusqu'à l'époque de sa mort qui arriva le 25 avril 1846, il vécut retiré dans sa proj)riété de Bayerdiessen, sur l'Ammersee. Nous conn;iissous de Iliibei 1 :
I. De fcbribus aniiuis et in spec/'e de fcbre aesliva anno 1783 in Sosocomia S. S. Triniiatis Vindobonensi observala descriptaque. Monachii, 1784, in-S". — II. Ueber (Kaiser) Leopold's (des 2"°) Krankheit und Tud. Germanien, 1792, in-8°. — III. Enlwurf von Verbesserungsanstallen in dem Krankensaale zum heil. Mazimilian bei den barmherzigen Brûdern in Miinchen. Mùnchen, 1794, in-8". — IV. Wùnsc/ie und Vorschlâge zur Errichiung eines allgemeiuen Kranke^ihauses in Miinchen, etc. Mûnclien, 1799, gr. in-8°. —
V. Unlersiuchung der Miltel die llospitalschâdlichkeit in i/irem ganzen Umfange, selbst in den grôsslen allgcmeinen Kvankenliâuscrn zu vermeidcn. îlûnchen (?), 179. (?', in-S". —
VI. Abhandlung ûher ôffentliche Annen- und Kratikenp/lege, mit einer umstândlichen {jeschichte der in dem chemaligen Krankcnhause zu Miinchen gemachten Anwendungen- Munchen, 1815, gr. in-4°, lig. L. Hn.
Hâberl (SiMON von). Ce savant médecin, qui naquit à Munich le 25 octobre 1772, et mourut dans celte ville comblé d'honneurs, lel" avril 1831, a été souvent •confondu avec le précédent. 11 commença ses études à Ingolstadl, puis les termina à Munich, où il fut l'assistent de Bader et de Franz X'aver von Ilâberle, son parent éloigné. Il fut nommé en 1802 conseiller médical, puis exerça la médecine à Munich jusqu'en 1806, servit en 1806 et 1807 comme directeur du service ■militaire pendant la campagne de Silcsie et de Pologne, et devint en 1808 médecin conseiller en chef et directeur du service de santé civile. Il rendit la vaccination obligatoire, fonda dès 18U3 le comité médical destiné à connaître ■en dernier ressort de tout ce qui concerne l'organisation sanitaire du royaume, institua une école centrale de médecine vétérinaire, sans compter un grand •nombre d'autres créations utiles qu'il obtint par sa haute influence. Védit organùjue libellé par lui en 1808 est un chef-d'œuvre du genre; ses idées ne furent appliquées définitivement qu'en 1817, mais imparfaitement. La retraite du ministre de l'intérieur, comte de Montgelas, son protecteur et ami, fit disparaître une grande partie de son crédit. Aussi se retira-t-il peu à peu de la vie active, et en 1828 renonça à toutes ses fonctions pour se livrer exclusivement à la pratique médicale, où il excellait. Il était réservé à la nouvelle -génération de ratifier toutes les conceptions de cet éminent esprit. Il publia en outre, avec Jacobi, les Jahrbiicher des Sanitàtsivesens ini Kônigreich Baiem, 1810. Les médecins de la Bavière ont honoré sa mémoire par l'érection de deux monuments, l'un dans le vestibule de l'hôpital général, l'autre sur sa tombe.
HABERLE (Karl-Coi\staktin). Naturaliste distingué, né à Erford le 1 1 février 1764, mort assassiné à Pesth le 51 mai 1852. Il se livra d'abord à l'enseignement privé, puis fit quelques voyages, enfin en 1817 fut nommé professeur de
IIABICOT. 7
botanique à l'Université,^ de Pesth, et obtint en 1821 le titre de docteur eu médecine honoris causa. Il rendit en effet de grands services à l'art de guérir par ses observations méte'orologiques consign(>es dans ses Meteorologische Hefte, 3 livr. in-8°, Weimar, 1810-1812. — MeteoroL Lehrbuch, V^^eimar, 1811, in-8». — Ueber Wittenmgsbeurtheilung, etc., Ibid., 1811, in-8°. — Meleorol. Jahrbuch, Ibid., 1811-1812. — MeteoroL Âphorhmen, etc., Ibid., 1812, in-8°, etc. On trouve encore de lui un grand nombre d'articles sur le même sujet, sur la botanique et la minéralogie, dans les recueils scientifiques, sans parler de plusieurs ouvrages sur les cbampignons et sur la flore de la Hongrie €t de la Transylvanie. L. Hn.
HABHA.H. Nom donné, en Egypte, au Baobab {Adansonia digitata L.), de la famille des Bombacées. Pl.
HABICOT (Nicolas) . Habile anatomiste et cliirurgien du dix-septième siècle, né vers 1550, à Bonny-sur-Loire, dans le Gâtinais, mort à Paris, le 17 janvier 1624. Après avoir obtenu la maîtrise en cbirurgie, il exerça cet art tant à l'Hôlel-Dieu qu'aux armées. Le succès de ses opérations et l'affluencc d'élèves que ses cours attiraient lui méritèrent l'estime publique et une ré[)iilation fort étendue. Peu érudit, comme la plupart des cbirurgiens de son temps, mais fort expérimenté par les nombreuses dissections qu'il fit, il vit mieux que ses prédécesseurs et, sans avoir fait de découvertes importantes relativement à l'organisation humaine, il contribua néanmoins à l'avancement de l'anatomie. Habicot est auteur de plusieurs ouvrages, sur lesquels il faut dire quelques mots :
I. Problèmes sur la nature, préservation et cure de la maladie pestilentielle. Paris, 1607, in-8° de 200 pp. Habicot avait vu trois fois la pesle à Paris, en -1580, 159G et 1606, non pas la peste telle que nous la comprenons aujourd'hui, c'est-à-dire la peste orientale, la peste à bubons, mais bien des épidémies telles que celles qui frappent de temps en temps la capitale : cholérine, grippe, etc. Son livre est bien fait et vulgarise plusieurs moyens prophylactiques, que l'on croyait tout-puissants autrefois, tels que fumigations, aérations, incinérations des objets de toilette ou d'ameublements, lavages fréquents, arrosages, fumées de térébenthine, de genièvre, de benjoin, etc., etc. — II. Semaine . ou pratique anatomique, par laquelle est enseigné par leçons le moyen d'assembler les parties du corps humain, les unes avec les autres, sans les intéresser. Paris, 1610, in-8°. Ce petit ouvrage a eu de nombreuses éditions; il a même été traduit en hoilandais par G. Nollens. Il méritait ces succès. Sa division en seize leçons (huit par semaine) répondait à un besoin urgent, à une époque de pénurie de cadavres, où il fallait démontrer toute l'anatomie sur un seul sujet. On y trouvera la première bonne description des attaches inférieures des muscles intercostaux. — III. Paradoxe myologique par lequel il est démontré, contre l'opinion vulgaire, que le diaphragme n'est pas un seul muscle. Paris, lUlO, in-S". Habicot prétend que le diaphragme est formé de deux muscles, l'un à droite, l'autre à gauche, réunis entre eux comme ceux du bas-ventre. — IV. Recueil de problèmes médicinaux et chirurgicaux. Paris, 1617, in-S". Voici les titres des problèmes qui sont résolus dans ce curieux recueil: Le lait est-il bon à boire? L'usage du baing est-il nécessaire? L'eau est-elle nécessaire à boire? Fait-il bon boire du vin? Saigne-on trop copieusement à Paris? L'aliment est-il le remède en la curation des maladies? Doit-on tailler ceux es quels par la sonde ne se trouve la pierre? La castration convient-elle en hautes hernies? Doit-on faire la paracentèse en hydropisie? La vérolle a-t-eile quelque alexitère pour sa curation? Le bandage peut-il guarir de soy? Peut-on guarir par charmes les maladies subjettes à chirurgie ? — V. Question chirurgicale, par laquelle il est démonstré que le chirurgien doit ai-.surément pracliquer l'opération de la bronchotomie, vulgairement dicte laryngotomie, ou perforation delà fluste ou tuyau du polmon. Paris, 1620, in-S". Ouvrage fort curieux, fort important, le premier qui ait été écrit en faveur de la laryngotomie, à une époque où celte opération était tombée en désuétude. — VI. Gigantostéologie, ou Discours des os d'un géant. Paris, 1613, in-S".
Ce petit Ihre ne fait pas honneur à la perspicacité ordinaire de Nicolas Habicot, qui, trompé par des relations erronées, se fit le défenseur malheureux. du roi Teuthobocus dont les os gigantesques auraient été trouvés dans une carrière de sable, lesquels os n'étaient que ceux d'un saurien antédiluvien. Cette affaire du roi Teuthobocus est célèbre dans l'histoire des discussions scientifiques du dix-septième siècle, et a, pendant plus de deux ans, passionné singulièrement les esprits. Riolan, qui saisissait toutes les occasions de déconsidérer le corps des chirurgiens de Paris, prit à partie le pauvre Habicot; on avait commencé par les sarcasmes, on en vint aux injures, et, en fin de compte, le beau rôle resta à la Faculté de médecine. Je cite quelques publications sur ce sujet : Histoire véritable du géant Theutobocus (1615) ; — Discours véritable de la vie, mort, et des os du géant Theiitobochus (1615);
— Gigantomachie, par Riolan (1613). — L'imposture découverte des os humains supposés et faussement attribués au roi Teuthobocus^ par Riolan (1614); — Gigantologie. Discours sur la grandeur des géants, où il est démontré que de toute ancienneté les plus grands hommes et géants n'ont pas été plus hauts que ceux de ce temps, par Riolan (1618); — Réponse à un discours apologétique touchant lavérité des géants, par Habicot{l6l8),elc., etc.
— VII. Récit de la chute du Pont aux Meuniers à Paris. Ce récit, qui fait partie, sous forme de lettre originale, des richesses des manuscrits de la Bibliothèque nationale, a été publié, avec notes et renseignements, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de France, t. XXVll, par M. Anatole de Montaiglon. Il s'agit de la chute de l'ancien Pont-au- Cliange, arrivée le 15 décembre J596, et qui coûta la vie à un grand nombre de personnes. A. C.
HABIT. Voy. Vêtement.
^' IIABITATIOIV. L'habitation, considérée au point de vue des matières spécialement traitées dans ce Dictionnaire, implique une série d'études particulières trop développées pour qu'il y ait lieu d'en faire, dans un cadre tel que celui-ci, l'objet d'un article complet. L'hygiène et la salubrité des habitations, qui importent surtout ici, comportent l'examen de l'emplacement qui leur est affecté [voy. Sol), du choix des matériaux [voy. Casernes, Cité ouvrière, Ecoles, Rurale [//î/(//è«e]), du chaulfage(i;oz/. Chaleur, Chauffage), de l'aération et de la ventilation [voy. Ve.atilation), de l'éclairage [voy. Éclairage), de l'approvisionnement et de la distribution d'eau {voy. Eau), de l'évacuation des immondices et de toutes les matières usées [voy. Égouts, Fosses d'aisances, FuJiiER, Méphitisme). Quant à la réglementation sanitaire à laquelle sont astreintes les habitations, réglementation à propos de laquelle toutes les questions qui viennent d'être énumérées reçoivent des solutions, elle dépend de l'ensemble des mesures générales d'hygiène et de salubrité prises dans les Villes [voy. ce mot et assainissement). A.-J. M,
HABITUDE. On donne, en médecine, le nom à" assuétude à la disposition de l'organisme en verlu de laquelle il devient plus ou moins insensible à l'action des causes modificatrices qui l'entourent, telles que les conditions climatologiques, les médicaments ou les poisons : c'est l'accoutumance. Nous ne pouvons sur ce point que renvoyer aux articles Acclimatement et Assuétude.
Le mot habitude a un sens beaucoup plus étendu ; il exprime la disposition générale, s'il s'agit de sensations, à les percevoir de plus en plus faiblement à mesure qu'elles se réitèrent ou se rapprochent, pour arriver à ne plus percevoir du tout; s'il s'agit d'actes, à les répéter avec une diminution croissante de la participation volontaire jusqu'à ce que la simule disposition soit devenue l'équivalent du penchant qui porte l'individu à l'action, ou plutôt l'équivalent de l'instinct, qui est une sollicitation aveugle à l'accomplissement inconscient de certains actes, avec des aptitudes corrélatives plus niîtfquées encore que dans le penchant.
Nous venons de rapprocher l'habitude de l'instinct, mais c'est en tant seulement que l'un et l'autre sont principes d'action. Nous ne sommes pas de ceux qui les identifient absolument. Si l'on conçoit l'instinct comme une sollicitation à l'acte servie par une aptitude que notre intelligence n'a pas créée et dont notre volonté ne règle pas les moyens d'exécution, on peut dire que l'habitude est d'ordre instinctif. Nous allons devant nous, plongés dans la réile.xion, sans penser ni aux mouvements que nous exécutons, ni' à la pensée qui nous a présidé au départ, ni au but auquel nous tendons. En cela, nous ressemblons fort à l'abeille composant son miel, à l'araignée tissant sa toile. Mais, si l'on considère les instincts en particulier, on découvre entre eux et les habitudes des différences essentielles. Les instincts bien définis comme ceux que nous venons de rappeler, et auxquels on peut ajouter, pour coni[)rcndre l'homme dans nos exemples, l'instinct génital, sont innés. Ils sont très-probablement représentés dans le centre nerveux par des organes ad hoc dont ils sont la fonction ; ils ont à leur disposition des appareils extérieurs appropriés au but. Les habitudes ne sont jamais une fonction, mais seulement une plus grande aptitude et une grande facilité à exécuter un acte fonctionnel préexistant. Encore celte définition à peu près classifique n'est-elle applicable qu'à une certaine catégorie d'habitudes, car il y en a de négatives, consistant à réduire, à annihiler l'exercice de la fonction. Certains instincts de l'homme ou des animaux peuvent s'aiguiser, se fortifier, mais il en est d'invariables et qui ne connaissent pas l'éducation. L'enfant n'a pas appris à chercher le sein de sa mère et à en opérer la succion; le canard à courir à la mare dès la sortie de l'œuf; la première toile de l'araignée est aussi artislement travaillée que la dernière. C'est au contraire l'essence des habitudes, positives ou négatives, d'ètie perfectibles, de se développer graduellement et continûment. Dans le conllit des systèmes sur la vraie nature de la volonté {voij. Volonté), il reste toujours ce fait d'observation qu'elle exerce un grand empire sur les habitudes jusqu'à être capable de les supprimer brusquement. Enfin, les instincts sont spéciaux, limités à certains actes de l'organisme, tandis que tout en nous peut devenir habitude, depuis la manière de marcher ou de se nourrir jusqu'aux plus hautes manifestations de l'esprit ou du sentiment.
En résumé, l'habitude et l'instinct sont comparables en ce que tous deux s'exercent sans l'intervention de la réflexion, mois, si l'habitude est, comme on l'a dit, une seconde nature, l'instinct est une nature primordiale.
Cette question de la nature de la volonté, nous devons l'écarter ici. Elle sera le sujet d'un article spécial [voy. Volonté). Mais, comme le mot volonté a, dans le langage de la psychologie, un sens détini, et que nous aurons à désigner des faits qui rentrent dans cette définition, nous nous en servirons ici sans rien préjuger de la doctrine qui sera exposée ailleurs touchant sa nature et ses rapports avec l'instinct.
Les habitudes, par cela même qu'elles dérivent d'un principe d'action comme adventice dans l'économie, ne sont pas, dit-on, héréditaires. Cependant il faut prendre garde que, l'acte dont' la répétition fait naître le phénomène de l'habitude pouvant résulter lui-même de dispositions organiques héréditairement transmissibles, certaines habitudes peuvent passer des ascendants aux descendants. L'enfant commence à marcher, à écrire un peu au hasard, sans caractéristique notable; plus tard, il se dandine ou se tient raide; ses lettres s'arrondissent ou s'allongent; il marche et il écrit comme son père. C'est que les
iO HABITUDE.
mouvements nécessaires à l'accomplissement de ces actes, s'ils se sont peu à peu réglés, perfectionnés par leur répétition habituelle, avaient subi, dès le principe, dans leur direction, l'influence d'une disposition anatornique héréditaire.
On cite d'ailleurs, au moins chez les animaux, des exemples d'iiabitudes héréditaires. Celui du flair des chiens de chasse, si souvent rappelé, n'est peut-être pas le plus probant, car, si ce flair est une aptitude àerace, il a été transmis de génération en génération au même titre que tous les organes et toutes les fonctions de l'économie; ce n'est pas de l'hérédité acquise. 11 en est autrement de cette observation, faite par Mackensie et par Roulin, de portées de chiens sauvages, non aboyants, qui, amenés en Europe, y apprennent à aboyer et transmettent cette faculté à leur progéniture. Suivant ces observateurs, le miaulement du chat pourrait se perdre dans l'espèce ou se récupérer conformément auv habitudes des ascendants; dans les Icrmes des Cordillières, des chevaux dressés à l'amble, en opposition avec leur allure naturelle, et lâchés ensuite dans les pâturages, donneraient naissance à une race marchant naturellement à l'amble. Des habitudes toutes psychiques pourraient aussi s'implanter par hérédité dans les mœurs des animaux.
C'est sur les exemples de ce genre que s'appuie l'opinion de ceux qui, sans contester les différences actuellement manifestes entre tel ou tel instinct et une habitude prise sous nos yeux, ne voient néanmoins dans l'instinct qu'une habitude incorporée dans l'espèce par une longue suite de transmission héréditaire, liant ainsi cette question limitée de l'origine des habitudes à la grande question du transformisme. A notre sens, la solution ne peut être que présumée, faute •de moyens de démonstration, car l'hypothèse n'est pas en rapport avec la spécialité des instincts et des aptitudes dans les diverses espèces animales, telle qu'on la retrouve aussi loin que peut remonter la connaissance humaine. Le miaulement avec l'aboiement, par exemple, ont pu s'établir ou disparaître dans l'espèce, mais on n'a pas vu un chien miauler, ou un chat aboyer. Or, s'il y a des habitudes non transmissibles par hérédité d'espèce à espèce, si l'habitude de miauler vient du premier chat et l'habitude d'aboyer du premier chien, on demande ce qui les a déterminés à miauler ou à aboyer; et, si cela a dépendu de leur organisation physique, on demande pourquoi les animaux ultérieurs ont eu besoin du secours de l'habitude pour faire comme eux.
Ceci nous conduit à dire quelques mots de l'imitation.
L'imitation est une source et une source fréquente d'habitudes. Il y a une imitation volontaire dont il est longtemps facile de se dégager, mais qui finit par une véritable appropriation. On prend par calcul la manière de parler, le geste, la démarche de tel ou tel, et un jour vient oii l'on ne peut plus s'en défaire. Ou dit que Caligula penchait la tête de côté pour ressembler à Alexandre; cela aurait suffi pour rendre permanente l'attitude dans laquelle la statuaire l'a constamment représenté. Il y a une autre imitation, commune à tous les hommes, inconsciente et par cela même inévitable, qui procède par une sorte d'infiltration lente et dont les résultats s'incorporent dans l'économie jusqu'à y devenir une manière d'être définitive et personnelle. Le caractère de l'écriture, par exemple, ne se prend pas seulement des parents, mais aussi de ceux avec qui l'on vit; on leur emprunte surtout leurs abréviations, la forme de certaines lettres, les négligences favorables à la rapidité. Rien de plus commun que de voir les enfants contracter les intonations, les gestes, les traits de caractère, des personnes préposées à leur éducation, pour en prendre
d'autres après qu'ils ont été rendus à eux-mêmes. « Elle a pris cela de sa CTouvernanle » est un mol qu'on entend souvent dans les familles.
Une autre condition générale de direction des habitudes est l'association des idées, et voilà pourquoi le pouvoir de l'habitude s'exerce, comme nous le disions tout à l'heure, sur toutes les facultés intellectuelles et morales de l'homme. Les psychologues disputent même sur la question de savoir si l'association des idées ne serait pas le principe unique de l'habiLude. Ce n'est pas l'affaire du Dictionnaire encyclopédique de résoudre un problème où le problème même de l'intellio^ence est implique tout entier, et il suffira de faire remarquer que ce principe de l'association des idées, dont on conçoit l'application aux faits d'habitude propres à l'intellect, ne peut aucunement rendre com[)te de ceux qui ne dépassent pas le domaine de la sensation physique. Mais c'est un fait des plus évidents que le rôle de ce travail de l'esprit en vertu duquel les idées s'associent dans la formation et le progrès de nos habitudes, et non-seulement de nos habitudes intellectuelles proprement dites, mais aussi de celles qui portent sur le mouvement ou sur le sentiment.
De même que l'imitation, l'association des idées peut ou se faire d'elle-même, sans participation de la volonté, ou être un produit de la réilexion. Chez l'enfant qui commence à se servir des signes par lesquels on lui apprend à exprimer sa pensée, le commencement d'un mot lui rappelle la lin; un mot lui en rappelle d'autres; les idées se succèdent en quelque sorte automatiquement, eiv haînées les unes aux autres par des corrélations diverses avec l'objet qui occuiifi l'esprit; souvent l'enfant se trompe sur la nature de ces relations, et ce sont ces erreurs de l'inexpérience qui l'induisent en ces charmantes incohérences de langage dont s'amusent les parents. L'éducation des sourds-muets par la seule méthode de la mimique développe en eux le pouvoir d'association des idées avec une force proportionnée à la pauvreté relative des signes d'expression. Peu à peu l'habitude d'adapter le mot ou le geste à l'idée vient en aide au progrès naturel des facultés cérébrales, pour accroître chez l'enfant l'aplitude à reconnaître les vrais rapports des idées entre elles et à les transporter dans le langage. Plus tard, il deviendra capable de fixer dans sa mémoire une longue série d'idées, associées, rangées méthodiquement, correctement exprimées par des phrases. 11 apprendra par cœur des discours, des pièces de théâtre. 11 pourra retenir plus facilement les vers que la prose, mais dans le cas seulement où il aura acquis préalablement Vhabitiide du rhythme. Plus tard encore, devenu homme fait, il pourra lui-même exécuter cet extraordinaire tour de force de l'improvisation dans lequel se succèdent dans leur ordre régulier des milliers d'idées, d'images, d'expressions, sans que l'orateur ait le sentiment d'autre chose que de la force interne qui met en mouvement tout le mécanisme intellectuel. Dans cet épanouissement graduel de nos facultés, la réflexion est intervenue. D'abord averti et comme surpris par les idées qui naissent et s'associent en lui, l'enfant s'en empare, il y porte son attention et peu à peu il y réfléchit. Un temps arrive où il fait effort pour les associer lui-même, et c'est le jour où il y réussit qu'il devient capable de réaliser par la parole ou par l'écriture une composition, c'est-à-dire un arrangement d'idées et de mots, disposé de manière à exprimer une idée complexe, à exposer une thèse, à déduire des arguments. C'est ce travail de réflexion passé en habitude, et devenu prodigieusement rapide, qui produit cette coordination du discours, ce groupement des idées que nous rappelions à l'instant.
Entrons maintenant dans quelques détails relativement aux effets particuliers de l'habitude sur les principales manifestations de l'activité humaine.
1° Et d'abord le principe même de celte activité qui préside à tons nos actes et qui les rend habituels peut prendre lui-même le caraclère dune habitude, soit par exaltation, soit par défaillance. On devient laborieux, vigilant, de paresseux ou d'indifférent qu'on était. « Chassez le naturel, il revient au galop », est une maxime vraie en ce sens seulement que le naturel revient, si l'elfort fait pour l'écarter n'est pas très-soutenu ou est suspendu pendant longtemps; mais il ne prend pas toujours le galop, et l'on connaît des gens en qui l'aiguillon de l'intérêt, la pression de la nécessité, ont changé la nonchalance primitive en assiduité continue au travail et réciproquement. C'est que l'activité toujours exercée crée une habitude, un besoin qui, semblable aux besoins physiques, se change en souffrance, s'il manque d'aliment, de même que par l'effet de l'oisiveté l'activité s'énerve, s'amoin(hnt comme un muscle condamné au repos.
2° Les fonctions mmcnlaires sont de celles qui se plient le mieux à l'action de l'habitude. Quand l'enfant s'essaie à marcher, il commence, au moyen d'appareils dont il n'a pas la moindre notion et par application de lois physiques qu'il connaît encore moins, la plus étonnante œuvre de mécanique qui se puisse concevoir. Ses moindres gestes pour élever le bras, pour saisir un objet, sont des actes merveilleux. Et le prodige du prodige s'accomplira chez le danseur, chez le funambule, chez le joueur de harpe ou de violon. On se sent confondu à la pensée de ce travail de leviers, de poulies, de charnières, de cordages, concerté de manière à produire, avec une incroyable rigueur de précision, les mouvements les plus délicats, et dans ces mouvements les rapides et innombrables changements de direction et de force qu'on remarque, par exemple, chez celui qui touche du piano. Quel moteur assigner à ce mécanisme? Simplement l'idée d'où naît le désir, lequel à son tour provoque l'action. C'est la seule explication expérimentale qu'on puisse trouver. On invoquera la volonté. Oui, l'artiste est attentif à ces mouvements ; il s'applique à les diriger, à les précipiter ou à les ralentir, à les rendre plus énergiques ou plus faibles, selon l'idée musicale qui est en lui, et il se rend compte de ce qu'il fait même quand ses doigts courent avec une rapidité vertigineuse sur le clavier. Mais ces savantes variations de mouvements, il ignore absolument, comment ils s'exécutent. Entre le moment où il les a voulus et celui oiï il les a produits, il s'est passé dans son organisme une série d'actes dont il n'a pas eu la moindre notion.
Il y donc ici deux ordres de faits et tous deux rentrent dans le domaine de l'habitude. D'une part, ces lois de la station, de la marche, de l'équilibre, auxquelles nous obéissons à notre insu, c'est par un exercice répété que nous apprenons à mieux nous y conformer, à en tirer meilleur parti, à en faire des applications plus rigoureuses, à nous tenir plus droits, à mieux assurer nos pas. D'autre part, nous devenons de plus en plus maîtres de ces mouvements d'adaptation par lesquels l'acte extérieur voulu est exécuté. Mais, par une conséquence naturelle de la différence signalée, le perfectionnement réalisé par l'habitude dans le premier ordre d'actions musculaires persistera malgré nous; ce que nous aurons gagné ne sera perdu que par l'aftàiblissement ou la maladie des organes; nous ne cesserons de bien marcher que si les instruments de la marche viennent à s'altérer. Au contraire, nous pouvons rompre par l'effort soutenu de la volonté, un mouvement volontaire ; nous pouvons redresser une
IIAIJITLUL". 13
mauvaise attitude ou faire disparaître un tic qui n'aura pas le caractère pathologique.
3° Passons aux sensations. Tout le monde sait que la sensation d'un attouchement sur une partie s'aflaihlit ù mesure qu'elle se re'pète. On oublie une douleur qui dure sans être violente; on poursuit sans peine pendant des heures, avec un pied écorché, une marche dont les premiers pas avaient causé de la souffrance. Le retour de la sensibilité est d'autant plus prononcé que les excitations sont plus éloignées. On s'habitue à une position gênante; on couche dans un lit trop étroit; qu'on le quitte pour un jour ou deux, on le reprendra sans en être incommodé ; mais, si c'est pour un mois ou deux, il faudra en faire de nouveau l'apprentissage. Il en est de même des autres sens. On cesse d'entendre le tic-tac continu d'un moulin, de sentir l'odeur des Heurs en permanence dans un appartement ; un mets perd peu à peu de sa saveur à mesure qu'en le consomme; vous n'èles plus frappé d'un paysage que vous avez souvent devant les yeux; et, comme pour le toucher, la sensation se ravive d'autant plus aisément que les provocations se succèdent à de plus longs intervalles. Ce n'est pas, il faut bien le remarquer, que la sensibilité des organes s'épuise peu à peu par une excitation répétée. Au moment même où ils ne répondent pas à une excitation dont ils viennent de contracter riiabilude, ils ré|>ondraient à une autre, de nature différente, comme fait 1 homme endormi (jui n'entend pas sonner la pendule et se réveille pourtant à l'appel de son nom prononcé à voix basse. Le phénomène est tout psychique. L'attention, dans le premier cas, fait défaut à une sensation trop accoutumée; elle s'accorde à une sensation neuve. Les différences qu'on a voulu établir entre les divers sens, sous le rapport de l'influence de l'habitude, ne nous paraissent pas fondées. On a appelé passives les sensations du goût et de l'odorat, et actives celles du tact, de la vue et de l'ouïe, par ce motif, dit l'auteur de l'article Habitude dans le Dictionnaire philosophique d'Adolphe Franck, que les premières « n'apportent aucune jouissance à l'àme, ni aucune lumière à l'esprit », tandis que les secondes « demandent le concours de la volonté et de l'intelligence. » Aussi serait-ce le privilège de celles-ci d'être rendues par l'habitude « plus vives, plus délicates et plus distinctes » . À notre avis, toutes les sensations sont égales devant la simple impression. Les appareils de la vision, de l'audition, du tact, reçoivent les sensations qui leur sont propres par le même procédé physiologique et psychologique que les autres. Et l'anatomie prole>te tout particulièrement contre l'opposition établie entre la sensation du goût et celle du toucher, qui se produisent au moyen d'organes spéciaux, les corpuscules terminaux, organes de tact aussi bien pour l'une que pour l'autre. Si l'on considère comme passive l'impression simplement perfwe qui, au sens psychologique, constitue la sensation, on la retrouve aussi bien dans la vue ou l'ouïe que dans le goût ou l'odorat. Et, si l'on appelle active la sensation voulue, cherchée, analysée, le goût et l'odorat en sont cipables comme la vue et l'ouïe. Dans l'exercice de tous les sens, l'homme va de l'impression à la perception involontaire et de celle-ci à la perception attentive ; il regarde après avoir vu, écoute après avoir entendu, déguste après avoir goûté, et llaire après avoir odoré. Ce qu'il y a de vrai, c'est que tous les sens, dans leur plein exercice, ne sont pas susceptibles du même degré d'éducation, de s'aiguiser également par l'habitude, et l'on peut accorder que le tact, la vue et l'ouïe, tiennent sous ce rapport le premier rang. Encore convient-il de faire observer que le sens de la vue y occupe une position très-particulière, en ce sens que le perfectionne-
ment de la vision par l'exercice doit être rapporté beaucoup moins aux fonctions de son organe propre, qui est la rétine, qu'à celles des milieux oculaires et plus spécialement de l'appareil d'accommodation.
On rattache souvent aux habitudes sensorielles la passion du vin et celle du tabac. C'est un rapprochement qui demande explication, car il contredit au fond la thèse de l'éducation progressive des sens par l'exercice volontaire. L'usage effréné des alcooliques ou du tabac n'aiguise pas le sens du goût, mais plutôt il le pervertit et l'éteint. Un ivrogne, un fumeur ou un chiqueur fieffés, ne distinguent plus la qualité de ce qu'ils consomment, si même ils ne préfèrent pas les qualités inférieures, qui faussent le goût, aux qualités fines, qui en flattent la délicatesse. Mais, en réalité, la passion ne réside pas dans le sens du goût; elle n'est que le besoin excessif et maladif de la sensation, quelque chose d'intermédiaire entre la faim, besoin purement physiologique, auquel suffit la satisfaction matérielle, et la luxure, qui implique la satisfaction d'une volupté. La passion du vin ou du tabac est une habitude d'ordre moral; l'affaiblissement du goût chez les buveurs et les fumeurs est le résultat d'une habitude d'ordre physique, que confirme d'ailleurs une altération lente des actes préposés à la fonction.
4" Si nous transportons aux sentiments ou affections ce qui vient d'être dit des sensations, la question reste sensiblement la même. Le sentiment de la beauté d'un objet n'est d'abord qu'une impression dont la perception est plus ou moins vive, suivant la nature de l'objet ou la sensibilité de la personne; si c'est un objet physique, les sens et particulièrement la vue, le toucher, l'ouïe, par un exercice volontaire et intelligent de leur activité, se mettent au service du sentiment pour lui mieux découvrir les attraits propres à l'exciter. Le sentiment va ainsi croissant, s' exaltant, jusqu'à ce qu'il devienne une passion. On a souvent répété que l'amour était tué par la satiété, mais en quel sens cela est-il vrai? L'amour se lasse, il est vrai, des objets qui l'ont le plus charmé, mais lui ne périt pas pour cela; bien au contraire, il devient par la pratique plus exigeant, plus expérimenté, plus ingénieux ; il fait son éducation comme l'ouïe ou la vue.
Si, de tout ce qui précède, on voulait dégager quelques vues générales sur l'habitude, ce pourraient être les suivantes :
L'habitude est une. Elle se forme et se constitue toujours comme résultat de la répétition d'un acte, avec aptitude croissante à l'accomplir. Elle peut se perdre par la diminution de fréquence de l'acte; on prend l'habitude de ne plus exécuter si souvent ou de ne plus exécuter du tout un acte qui était devenu habituel; et comme l'organisme n'est pas plus passif dans le second cas que dans le premier, il y a même raison de les mpporter l'un et l'autre au phénomène de l'habitude. On appelera, si l'on veut, positive la première sorte d'habitude, et négative la seconde.
Considérée au point de vue des conditions principales de sa formation, l'habitude présente trois aspects différents : elle est automatique quand elle porte sur des actes qui échappent absolument à notre volonté comme à notre intelligence, comme les mouvements musculaires ; elle est passive ou indifférente quand les impressions sensorielles, les actes d'imitation, les affections éprouvées, ne provoquent pas ou ne provoquent plus en nous la réaction d'où naissent la réflexion, le désir, la volonté; enfin, elle est active quand elle résulte d'efforts intentionnels.
riAliZELIA. 15
t-es deux états sout-ils au fond différents? Les phénomènes qui s'y passent ne procèdent-ils pas tous d'une même origine interne? Ne sont-ils pas Je résultat d'un même travail physiologique, l'effet d'un même mécanisme offert par le système nerveux? Ne sont-ils pas tous enfin le produit d'une action réflexe? C'est la question à laquelle nous faisions allusion plus haut, la question de la volonté, dont l'examen est renvoyé à un article spécial.
Nous pourrions poursuivre l'étude de l'influence de l'habitude jusque dans les actes inférieurs de l'économie. Dans un animisme conséquent, l'àme, (jui forme l'organisme, qui en règle toutes les opérations, depuis les plus hautes de la vie intellectuelle et morale, jusqu'aux plus infimes de la vie végétative, ne peut se comporter autrement à l'égard de la nutrition, de la digestion ou de la circulatiou, qu'à l'égard delà pensée ou du sentiment. Elle imprime à tous les éléments organiques chargés de ces fonctions des mouvements intelligents, volontaires même, qui se changent en des habitudes; seulement ici la source de l'habitude est continue et non intermittente, cl voilà pourquoi celle-ci s'invétère d'emblée. Elle joue un grand rôle dans les maladies. Les symptômes sont intentionnels, comme on l'u très-bien dit à l'article Animisme, mais leur intention curative ne se réalise pas toujours et alors ils persistent. Mais nous ne croyons pas devoir entrer dans un ordre de considérations qui nous mèneraient loin sans grande utilité et qui se déduisent aisément de celles que Littré a présentées au sujet de l'animisme dans l'article cité plus haut.
Nous n'avons rien à dire non plus de l'inlluence des milieux sur les habitudes, ce point de vue étant, comme nous l'avons dit plus haut, du domaine de l'assuétude. Deohambre.
HABITUS ou HABITUDE DU cORP§. Ce mot doit être compris dans un sens très-étendu. Il s'applique en effet à toutes les manifestations extérieures de la constitution, dans l'élat de santé ou dans l'état de maladie. Mais il n'est guère d'usage qu'en pathologie, et alors on range dans l'habilus les attitudes, le volume du corps, la coloration de la peau, sa tension ou sa flaccidité, la température du corps, nombre de signes tirés de l'état des yeux, des oreilles, de la bouche (notamment l'odeur de l'haleine), de l'état extérieur de la poitrine, de l'abdomen, etc. On comprend que, si l'on entreprenait de rassembler dans un article tous les traits qui concourent à former et à différencier les^ habitudes, il faudrait les empruntera une grande partie de la nosologie et, de plus, reproduire une foule d'indications disséminées dans nombre d'articles de ce Dictionnaire. Le plus significatif de ces traits, le faciès, a été le sujet d'un article spécial. Il en a été de même du décuhilus. Dans toutes les descriptions de maladies susceptibles de modifier la forme, le volume, la direction des parties, d'altérer l'expression de la face, d'infliger au malade une position ou une attitude particuUère, comme les affections cardiaques, Yhijdrothrax, la pleurésie, \di pneumonie, \di péritonite, l'habitus n'a pas été ou ne sera pas oublié. Aussi nous bornons-nous à cette définition de Vhabitus, en renvoyant le lecteur au nom des maladies à l'égard desquelles il voudra l'étudier. D.
HABSELI. Nom donné par Sérapion au Poivre d'Ethiopie [Xylopia selhiopica A. Bich.), de la faujille des Anonacées. Pl.
HABZELIA. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des
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Anonacées et dont l'espèce principale était VHabzelia setkiopica A. Ricli. Cette plante rentre actuellement dans le genre Xylopia [voy. ce mot). Pl.
HACnic. Nom donné à l'arbie dont on retire le cachou et qui est l'Acacia catechu Wild., de la famille des Légumineuses. Pl.
HACHISCH. Voy. Haschisch.
HACHURE. Le mot hachure a, en pratique médicale, deux significations distinctes. Il s'applique d'une part à la division de parties molles ou dures à l'aide d'instruments tranchants ou contondants {voy. Broiemext) ; d'autre part, à un mode de manipulation ou de massage qui consiste à percuter une partie du corps soit avec le bord ulnaire de la main, soit avec les doigts qui, après s'être entre-choqués, retombent brusquement sur la surface cutanée {voy. Manipulation, p. 575). D.
HACKEI> (Johann-Christoph). Médecin allemand, né à Klein-Pocken, en Bohême, le 10 janvier 1758, passa son enfance à Laibach, puis étudia à Vienne et s'y lit recevoir docteur. II devint par la suite médecin de Tlnstitution des sourds-muets et du séminaire de Vienne. Une amblyopie progressive, qui se termina par une cécité complète, le força à renoncer à la pratique plusieurs années avant sa mort, arrivée le 26 mai 1814. Nous citerons de lui :
I. Volistândige praktiscke AbhancH. von deii Arzneinmitteln, etc. Wien, 1793-1794, 3 vol. irr. in-8°. — II. Anle'U. zum %weckmâssigen Gebrauch der zur Erhaltung der Gesundheit, der Lebens und Wachsthums der menschlichen Kôrpers notliwendigcn Dinge. Wieu, 1797, 2 part. in-8°. — IV. Tlteoret.-prakt. Abhandl. ûber die yatu7\ Verwandlschafl, Vorbauung und Heilung der hartnàckigsten, langwierigsten Krankeiten. Wien, 1807, 2 part. in-8°. L. Hn.
HACKER (HEiNRicH-AuGnsr). Médecin allemand, né à Dresde le 25 avril 1801, reçu docteur à Leipzig en 1824, se fixa dans cette ville, fut reçu privat-docent à l'Université et acquit une grande réputation comme syphiligraplie. Girtanner avait donné la bibliographie des maladies vénériennes jusqu'en 1794; Hacker continua ce travail jusqu'en 1858. Il rédigea les revues annuelles des publications sur la syphilis dans le Schmidfs Jahrbilcher depuis la création de cet important recueil. Enfin, il mourut à Leipzig en octobre 1865 d'une affection chronique de la moelle. C'est tout ce que nous avons pu savoir de sa carrière. On a de lui :
I. Literatur der syphilitischen Krankheiten vom Jahre 1794 bis mit 1829, etc. Leipzip:, 1830, gr. in 8". — II. Neueste Literatur der syphilitischen Krankheiten [von 18Ô0-18Ô8), iiebst Nachlrâgen zu frûheren Jahren. Leipzig, 1840, gr. in-8°. — III. Praktisches Handbiich der syphilitischen Krankheiten, 1. Th. Blennorrhôen. Leipzig, 1847, gr. in-8°; 2. Ausg Eiiangen, 1850, gr. in-8, 1 pl. — IV. Die sichersten Mitlel sich vor venerischen Krankheiten zuschiitzen, etc. Leipzig, 1850, in-8°. Trad. en franc. Ibid., 1850, in-8°. L. Un.
HACQUET (Balthasar). Naturaliste et médecin, né au Conquet (Bretagne), en 1759, mort à Vienne (Autriche) le 10 janvier 1815. 11 quitta la France fort jeune, étudia la médecine en Autriche et assista à la guerre de Sept Ans en qualité de chirurgien. Plus tard, il professa l'anatomie et les sciences naturelles au lycée de Laibach (1780) et à l'Liniversité de Lemberg (1788), et en 1810 se fixa définitivement à Vienne. Ilacquet était protégé par Marie-Thérèse et par
HAE-KIiN-SHA. 17
l'empereur Joseph II, qui lui fournirent à différentes reprises les fonds ne'cessaires pour l'exécution de voyages d'exploration scientifique. Il parcourut la plus grande partie de l'Empire autrichien à pied et publia au sujet de ses observations des ouvrages dont la plupart sont encore aujourd'hui consultés avec fruit: Orijclog raphia CamioUca, etc., Leipzig, 1776-1789, 4 vol. in-i" avec cartes et pi. — Plantae Alpùtae Carniolicae, Vienne, 1782, in-4° ; — divers voyages en Cannthie et au Tyrol, dans les Alpes autrichiennes, etc., publiés à Vienne (1784, in-8°), à Leipzig (1785-1787, 4 vol. in-S"), à iNuremberg (1790, 2 vol. in-8°);
— un ouvrage sur les pétrifications des volcans éteints (Nuremberg, 1790, in- 8"); — un voyage dans les Carpathes (Nuremberg, 1796, 4 vol, gr. in-8", grav.);
— un voyage très-intéressant au point de vue de l'ethnographie, de la religion, des mœurs, etc., dans le pays des Vendes, lllyriens, Slavons, etc. (Leipzig, 1801- 1808, 4 vol. in-4"); — enfin une foule d'articles insérés dans les recueils scientifiques. L. Hn.
HACUB. On donne ce nom à une plante épineuse du Levant, qui pousse au printemps des rejetons que les Orientaux mangent comme chez nous les asperges. Tournefort, qui parle de la plante dans son voyage en Orient, la rapporte au genre Gundelia, dédié à son compagnon de voyage dans ces contrées. La racine est vomitive et son infusion agit comme purgative. Pl.
Bibliographie. — Lemeuï. Dictionn. des drogues, p, 1101. — Touilnefort. Inslit. et voyage en Orient. Pl
HADAB. Nom donné en hébreu aux beaux fruits de toute espèce et \Ans, particulièrement aux citrons. Pl.
HADHAS. Nom donn c'en hébreu au myrte {Mijrius communis L.). Pl.
H.flDES. Nom arabe donné, à Alep, à la lentille ordinaire [Ervum Lens L.).
Pl.
H^DHAD, HADATH. Nom arabe du L//ciMm des Anciens. Pl.
HiEceSTRO^ (Olof). Né le 21 septembre 1789, à Umeaa, province de Westerbotten, en Suède. Il commença ses premières études dans son pays, puis il se rendit en 1808 à Upsal ; après y avoir fait ses "humanités, il passa quelque temps à l'Institut médico-chirurgical de Stockholm, puis il retourna à Upsal, oiî il prit successivement les grades de candidat en 1820, de licencié en 1821, et de docteur en 1822. 11 s'établit ensuite à Stockholm, pour y pratiquer la médecine. Il est mort dans cette ville le 18 novembre 1855. Nous citerons de lui :
I. Initia Eistoriœ vaccinationis in Svecia. Upsal, 18t9, in-4°. — II. ûbservationes physiologicœ circa systema absorbens- Upsal, 182'2, ia-4°. — III. Undtrâttelse oni liânnetecken af, Forwaringsmedlen emot, samt Behandlingen, tilldess Lakâre hinner ankomma. af den nu befarade farsoten Cholera-Morbus. Stockholm, 1831, in-4°; autre édition, 1854. — lY. Régime vid Behandlingen af farsoten Choiera. NorrkÔping, 1854, in-8°. A. D.
HAE-HI^'-SHA. Nom chinois donné à une poudre légère, de couleur brune, DICT. EMC. i° s. XII. 2
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s'enflanimant comme le lycopode, auquel on peut la substituer. Ce sont les spores d'une fougère. Pl.
Bibliographie. — Pentsaou. Fig. 325. — Cleïer. Med. simp., n. 173. — Hanbury. Scie?icc fapers, 238. Pi-
HiŒ;ilAC¥Aî¥lî«E. Voy. Hémactanijne.
H/EIAGOGUIU. Nom donné autrefois à la pivoine. [Pseonia offtcinalis L.). Pi..
B^MAl^TOUS. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Âmaryllidées, contenant les espèces du Cap, munies de bulbes et ayant un périgone supère, coroUoide, à limbe sexpartit, régulier, caduque; six étamines; un ovaire triloculaire, donnant après la fécondation un fruit bacciforme, ovoïde ou oblong, uni- ou biloculaire par avortement. Les graines sont solitaires dans chaque loge à aile membraneuse, à embryon tout petit dans un gros albumen charnu.
h'Hœmanthus coccineus L., ou Tulipe du Cap, est une belle espèce, à grandes feuilles, rougeâtres, munies de fleurs en ombelle, colorées en rouge sur le limbe, en blanc à l'extrémité des lobes. C'est une espèce souvent cultivée dans les jardins.
Au Cap de Bonne-Espérance, on emploie le bulbe, gros, blanc et comme glutineux quand on le coupe, comme celui de la Scille d'Europe; on en fait un oxymol que l'on emploie contre l'asthme et l'hydropisie. Aussi appelle-t-on la plante Scille de montagne.
\j'Hcemanthus /o.rzcarn<.sThunb., plante vénéneuse, est un Brunsivigia [voy. ce mot) et le E. denudatus est une espèce voisine, également à bulbe vénéneux. Pl.
BiBLioGRArHiE. — TiinNBERG. Pfodr., 59, et Voyage, II, 38.' — Li\né. Species, 412. — Lamarck. Encyclopédie, III, 102. — Exdlicher. Gênera. — JIérat et de Lens. Bict. Mat. méd., m, 449. Pl.
n^iiiAPH£i]\E. Voy. Hémaphéln'e.
H.li;]?iATÉlTVE. Voy. Hématéine.
H^MATIIVE. Voy. Hématine.
H^MATOXYLOIM. Voy. Campêche (sér. \, t. XII, p. 80).
H^1IIOGLOBI\E. Voy. Hémoglobine.
H^noPHlLlE. Voy. Hémophilie.
B^nopis». Voy. Hémopis.
HAËIV (Antoine de). Médecin hollandais, regardé à juste titre comme l'un des plus grands praticiens du siècle dernier. Né à La Haye en 1704, il fit ses
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études à Leyde, sous Boerhaave, et sut se faire remarquer par ce grand maître parmi les élèves les plus distingués que sa célébrité, un goût prononcé et des dispositions heureuses pour la science, appelaient dans cette école. Reçu docteur en médecine, de Haën se fixa à La Haye, oii il pratiqua pendant vingt années avec beaucoup de réputation. « Lorsque van Swieten, écrit Dezeimeris, auquel nous empruntons ces détails, profitant de la confiance et des vues libérales de l'impératrice Marie-Thérèse, eut formé le plan et jeté les bases d'une réforme complète dans les études médicales et l'exercice de l'art de guérir en Autriche, il ne vit personne plus propre que de Haën à seconder ses grandes vues et à faire entrer la médecine dans la voie du perfectionnement. Il appela ■en 1774, à Vienne, le médecin de La Haye, et l'y fixa par les conditions les plus avantageuses et les pins honorables. Ce lut avec de Haën que commença cette clinique célèbre où brillèrent successivement Stoll, J. Pierre Frank, Mildebrand, etc. De Haen enseigna dans la chaire et au lit du malade, déployant autant de science et d'habileté pratique dans la première qu'il montrait de sagacité et d'habileté pratique dans sa clinique. A la mort de van Swieten, de Haen lui succéda comme premier médecin de l'impéiatrice ; il lui succéda aussi dans la mission de continuer et d'accroître l'impulsion si avantageusement imprimée dans les États de la maison d'Autriche à l'enseignement, à la pratique et aux progrès de l'art de guérir; double tâche dont il s'acquitta avec autant de zèle que de talent. De Haën mourut le 5 septembre 1776, après avoir publié un grand nombre d'ouvrages, dont plusieurs, fruit de l'observation sincère de la nature, conserveront longtemps le prix qu'y attachèrent les contemporains de l'auteur. » Ajoutons que de Haën, par les places qu'il occupa, soit à la cour, soit dans l'enseignement, ne put s'affranchir de ce désir impérieux de commander à l'opinion publique, de cette impatience de contradiction, qu'on ne remarque que trop chez les personnes parvenues au sommet des dignités. Accoutumé à voir tous les médecins qui l'entouraient écouter ses décisions comme les sentences d'un oracle, il s'indignait de trouver des opposants parmi les médecins étrangers. On regrette de le voir trouver sous sa plume des phrases d'une étrange rudesse à l'égard de Haller, qui a tenu une place prépondérante, non-seulement dans l'histoire de la médecine, mais, et surtout, dans la physiologie. Voici les titres des principaux ouvrages de Antoine de Haën :
I. Dissertaiio medica sistens examen tristissimi proverbii : Medicina turpis disciplina.
Lugd.-Batav., 1763, in 8°. — II. Thèses palliologicœ de Iiœmorrhoidibu-i. Vieniife, 1759, in-S".
III. Ratio medendi in nosocomio praclico, quod in gratiam medicinœ studiosorum condidit Maria Thevesia. Viennae, Part. I, II, III, 1758; IV, 1759; V, 1760; YI, 1761; VII, 1762- VIII, 1764; IX, X, 1/63; XI, 1767; XII, 1768; XIII, 1769; XIV, 1770; XV, 1773, in-8»i continuatio, 1. 1, cum Parle altéra de ressuscitanda vita suffocatorum, 1771; II, 1774; III, 1779, in-8% trad. en allemand. Leipzick, 17'9-1785, in-8°. — IV. Prœlecliones in Herm. Boerhaave Institiitionet pat/iologicœ. Viennse, 1780-1782,5 vol. in-8°. — V. Opuscula quœdam inedita... Vindoboiise, 1795, in-8°. — VI. Réfutation de l'inoculation. Vienne, 1759, in-8°. — VII. Qiiœstiones super melliodo inoculandi variolas. Vindobonfe, 1757, in-8°. — YIII. De inoculalione variolarum; de sanguinis rnissione et opio in stadio variolarum suppuratoria. Vienne, 1764, )n-8°. — IX. Ad Traites epislolam apologelicam responsio. Viennae, 1764, in-8°. — X. Epistola de cicuta, cum Aletlwpliilorum Viennemium elucidatione necessariâ. Amstelodami, 1766, in-8°. — XI. Thèses intentes febrium divisiones : de miliaribui ac pelechiis cœterisque febrilibus exanthematibus. Vindobonse, 1760, in-8°. — XII. Hisloria anatomico-medica niorbi miri incwabilis, jiixta probatas artis régulas exacte ratiocinantes, passim fallentis. La Haye, 17 U, in-8°. — XIIl. De colica pictorum. LaHaye, 1745, in-8''; Paris, 1761, in-8">. — XIV. De deglutitione vel dégluti tomm in cavum ventriculi descensu impedito. La Haye, 1730, in-8°. — XV, Difficicltafes circa modernorum
20 IIAGELSTEIN.
systema de sensibilitate et irritahilitate humant corporis, contra Alberti de Haller apologiani. ViennEe, 1761, in-8°. — XYI. Von den Fiebern. Copenhague, 1763, in-8°. — XVII. De mari'ia liber. Viennœ, 1774, in-8°, etc. — XVIII. De miraculis liber. Francof. et Lipsiae, 1776, in-8% etc. A. C.
HAESER. Voy. Baser.
nAFEMREFFEU OU HAFFENREFFER (Samuel). Médecin allemand, né k Herrenberg (Wurtemberg), en 1587, exerça son art à Kirchheim (Souabe) et dans plusieurs autres localités. Il devint ensuite professeur de médecine à Tubinguc et mourut là le 26 septembre 1660. C'est le premier médecin moderne qui décrivit les affections de la peau d'après des observations originales. On a de lui :
I. Raphaël artem medicam féliciter tum inchoandi, tum absolvendi tractandique informans, etc. Tubingac, 1622, in-l2; Francof., 1629, in-12; lllmae, 1642, in-8°. — II. Unda Bethsedae repullulans. Tubin^ae, 1629, in-S". — III. IlavJoxsTov ccioUSipfjiOv, sive nosodochiuni cutis, in quo cutis eique adhaerentium partium affectus omnes, singulari melhodo et cog noscendi et curandi fidelissime tradunlur, etc. Tubingae, 1650, in-8°; Ulmae, 1660, in-S". — IV. Vexillum Raphaelilicum per medicam et vitam communem voîans. Tubingae, 1631, in-S". — V. Monochordon symbolico-biomanticum abslrusissimam pulsuum doclrinam ex harmoniis musicis . . . demonstrans, etc. Ulmae, 1640, in-8°. — VI. Raphaël ô5co5, de arte medica vélo temporis,citationibus. Ulmae, 1641, in-8°. — VII. Officinaialrica, continens pharmaca selecta, etc. Ulmae, 1653, in-8°. — VIII. De corde ejusque affectu gravissimo syncope. Tubingae, 1658, in-4°. — IX. Bysenteria maligna epidemica. Tubingae, 1660, in-4°. L. H».
HAFS, IIAFUS. Noms arabes donnés à la noix de Galle du Quercus infectoria L. Pl.
HAGEDORIV (Mahius). Chirurgien allemand, né à Dessau le 5 mars 1771, fit ses études dans sa ville natale, puis sous Eckoldt à Leipzig, en 1800 à Berlin et plus tard à Vienne. Il revint en 1804 à Dessau et devint le médecin particulier de la duchesse Louise-Henriette-Wilhelmine, enfin fut nommé médecinvaccinateiu% chirurgien juré et assesseur médical. Il est surtout connu par l'invention d'un appareil, perfectionné depuis par Dzondi, et applicable aux fractures du col du fémur; cet appareil a longtemps été en vogue; il est décrit dans Abhandlung ûher den Bnich des Schenkelbeinhalses, nebst einer neuen Méthode denselben leicht und sicher zu heilen. Leipzig, 1808, gr. in-8", 2 pl. Hagedorn mourut à Dessau, le 50 mai 1813, laissant encore : Beischreib. u. bildliche Darstellung der von Gall im Gehirn entdeckten Organe, etc. Leipzig. 1808, gr. in-So. L. Hn.
HAGELSTEIK (Franz- Daniel). Né à Lubeck le 5 mai 1771. Il fit ses premières études à Berlin, et en 1 792 fut attaché, comme chirurgien, à l'hôpital de la Charité. Il accompagna la même année l'armée prussienne dans sa campagne sur le Rhin, fut occupé au lazaret de Goblentz et passa chirurgien major dans les hôpitaux d'Huningue et de Francfort-sur-le-Mein. Il revint à Berlin en 1795, et se rendit ensuite à Copenhague, oià il aurait passé un examen devant l'Académie de chirurgie de celte ville, en 1796. L'année suivante, il reçut son diplôme de docteur à Rostock. Il se serait plus tard établi à Oldesloe, dans le duché de Holstein, pour y pratiquer la médecine. Il devint alors conseiller de justice, sorte de médecin légal, puis médecin intérimaire
HAGEN, (Les). 21
des villes de Reinbeck, Trittau et Tremsbûttel, et enfin médecin des bains de Sool. Il est mort le 24 janvier 1852.
On connaît de lui :
I, Be structura uteri ejusque partus laboriosi frequentissima caussa. Rostock, 1798, in-S». — II. Entwur f eines allg. Badereglements beim Gebrauche der Otdesloer Salz- iind Schwefelhalligen Sahblâlter. Kiel, 1815, in-S", — 111. Veber die bei Oldesloe angelegte Sahbadeanstall. In Schleswig-llolstein Provinzbericht, 1813, n" 3, p. 345. — IV. Bemerkunyen ûber das Baden, in Beziehung auf die Salz- und Schwefelsalzbâder zu Oldesloe. Leipzig, 1816, in-8°. A. D.
HAGEIV (Les).
Hagen (Carl-Gottfried). Médecin allemand, frère du pharmacien Johann- Heinrich, né à Konigsberg, le 24 décembre 1749, fit ses études dans sa ville natale et y prit le bonnet de docteur. Il fut nommé en 1775 privat-docent, en 1779 professeur extraordinaire, enfin en 1788 professeur ordinaire de médecine et pharmacien de la cour, créé maître es arts en 1804, enfin chargé de la chaire de physique et d'histoire naturelle en 1807. 11 mourut à Konigsberg, le 2 mars
Hagen a publié divers articles dans les Chemische Annalen de Crell, les Actes de l'Académie des Curieux de la Nature, ceux de la Société d'histoire naturelle de Berlin, et de plus un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels :
I. Lehrbuch der Apothekerkunst. Konigsberg: u. Leipzig, 1778, in-8°, et plusieurs autres éditions, la dernière, Ibid., 1S06, in-S". — II. Tentanien historiae lichenum, etc. Regiom., 1782, in-8°. — \II. Grwtdriss der Experimenlalchemie, etc. Konigsberg u. Leipzig, 1786, in-S»; 4. Auflage, Ibid., 1815, in-S". — IV. Disq. cliemica dijsodis Prussici. Regiom., 1787, in-4''. — V. Progr. sist. disq. chemicam aquae foiitanae Olllavicnsis. Regiom., 1788, in-S°. VI. Diss. chem. inqiiir. in acidulam Turensem. Regiom., 1788, in-S". — VII. Isagoge in chemiam forensem. Regiom., 1 789, iii-8°. — VIII. Chemische Zergliederung des Thurenschen Wassers, etc. Konigsberg, 1789, in-4°. — IX. Grundriss der Experimentalpharmacie. Kôiiigsberg, 1790, in-8°. — X. Analecla ad historiam furiae infernalis. Regiom., 1791, in-4''. — XI. Progr. IV. de plantis in Prussia cultis. Regiom., 1791-1794, in-4°. — XII- Grundsâtze der Chemie, etc. Konigsberg, 1796, in-8°. — XIII. De pla}dariim nutrimento ab aqua proficiscente. Regiom, 1798. — XIV. Ueber Selbstentzimdung,elc. Konigsberg, 1810. — XV. Ueber den rolhen Theil des Btuts. In Schr. d. Gesellsch. nalurf. Freunde in Berlin, M. III, 1782, L. Hn.
Hagen (Christian-Thedel-Heinrich von). Encore connu sous le nom A'Ab Indagine, ce savant médecin naquit à Salzliebenhalle, près de Hildesheim, en 1714, fréquenta les cours de l'Université de Helmstâdt et y obtint le grade de docteur. Il fut nommé par la suite professeur de botanique à Brunswick et médecin pensionné de la ville et termina sa carrière en juillet 1776. Outre quelques mémoires parus dans les Gelehrte Beytràge zu den Braunsclnoeiger Anzeigen, Hagen a mis au jour :
I. diss. de medico vulneratum curante a sectione cadaveris non excludendo. Helmstadtii, 1749, in-4°. — II. Grûndliche Beschrelbung des Helmstâdtischen Gesundbrunnens, nebst einem Unterricht wie derselbige zu gebrauchen. Helmstâdt, 1756, in-S». L. Hn.
Hagen (JohaNxN-Heiînrich). Pharmacien, né à Schippenheil (Prusse orientale), le 20 décembre 1758, fit ses études à Konigsberg et à Berlin, et se fixa en 1868 à Konigsberg. Il se consacra surtout à l'histoire naturelle et à la chimie et fit des cours sur ces sciences à l'Université. II était en outre assesseur du Collège