‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.48Chapitre 28 sur 59 · HARENG · texte numérisé non relu

HARENG

màclioire inférieure légèrement proéminente, au ventre caréné; le maxillaire supérieur qui s'étend jusque sous le niveau du centre de l'œil borde latéralement la mâchoire et porte de très-petites dents qui peuvent cependant manquer; il existe un groupe de dents sur la langue, sur le vomer et parfois sur les palatins. La nageoire dorsale, à laquelle on compte de 17 à 20 rayons, s'attache au milieu de la longueur du corps, caudale non comprise ; les ventrales, insérées sous la dorsale, ont 9 rayons; il existe de IG ù 18 rayons à l'anale. Les écailles sont minces et fort caduques. Chez l'animal vivant, la couleur est d'un vert glauque sur le dos, blanchâtre sur les flancs et sous le ventre, tout le corps étant glacé d'argent aux reflets métalliques; mais dès qu'il est mort le poisson change de couleur et prend une teinte bleuâtre qui devient d'autant plus foncée que l'animal est mort depuis longtemps.

I^a colonne vertébrale, assez grêle, se compose de 55 vertèbres, dont les 55 premières portent des côtes ; de ces vertèbres abdominales, les 22 premières ont leurs apophyses transverses écartées et distantes l'une de l'autre; les dix suivantes ont ces apophyses reliées par une bride osseuse, transversale, qui forme sous la colonne vertébrale le commencement do ce conduit annulaire qui loge l'aorte. Les côtes sont grêles, au nombre de 51 puires; elles sont très-fines et chacune d'elles s'attache par son extrémité inférieure aux apophyses styloïdes des os en chevron qui garnissent le ventre; l'extrémité supérieure de la côte porte une longue apophyse horizontale qui, le long de la queue, devient un os distinct donnant une apophyse s'enfonçant dans l'intervalle des muscles et fournissant des attaches à plusieurs de leurs faisceaux ; on voit à la base des apophyses épineuses de longues arêtes qui s'enfoncent également dans les intersticts nmsculaires ; toutes ces pièces constituent autour de la colonne vertébrale une double série d'arêtes comprenant au moins 25G pièces; à ce nombre il faut ajouter 'H interépineux supérieurs, dont 15 seulement se rapportent à la dorsale, et 18 interépineux inférieurs qui soutiennent les rayons de l'anale.

Les branchies sont remarquables par la longueur des peignes qui forment les râteaux. A l'origine du duodénum, on voit 20 appendices pyloriques disposés suivant deux rangées ; la paroi interne de l'intestin présente de nombreuses rides comparables à des valvules coniiiventes. Le foie est petit, la vésicule biliaire relativement grande. A l'époque de la reproduction, les deux ovaires ou les deux glandes màlcs remplissent presque entièrement la cavité abdominale; les œufs sont au nombre d'environ 70 000. En écartant les organes génitaux et digestifs, on trouve dans le haut de la cavité abdominale une très-longue vessie aûrierne pomtue aux deux extrémités et n'ayant aucune communication avec l'extérieur.

Le Hareng d'Europe est l'un des poissons les plus célèbres à cause de sa prodigieuse fécondité et de l'important mouvement commercial auquel sa pêche donne lieu chaque année, mouvement qui se chiffre par plus de 50 millions de francs. On a cru pendant longtemps que le Hareng, sortant de dessous les glaces du pôle, accomplissait de lointaines migrations périodiques, des bandes de ce poisson se montrant à époques presque fixes dans les parages qu'il fréquente habituellement; on pense aujourd'hui que le Hareng n'accomplit que des voyages relativement courts et qu'il s'enfonce dans les profondeurs de l'océan. On le pêche dans la Baltique, dans la mer du ^'ord, dans le Pas-de Calais, à l'entrée de la Manche, au moyen de grands filets qui n'ont souvent pas moins de 5 kilomètres de longueur.

Le Hareng est le type delà famille des Clupéidées, caractérisée par l'absence

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(l'écaillés sur la tôle, l'absence de nageoire adipeuse, les appendices pyloriques nombreux, les arcs branchiaux très-développés; la mâchoire supérieure est formée, au milieu, par l'interniaxillaire, latéralement par les maxillaires, ces derniers composés ordinairement de trois pièces mobiles. Les espèces sont au nombre de plus de '200 et se trouvent dans toutes les mers.

Parmi ces espèces, nous devons citer l'Alose, la Sardine, l'Ancliois.

Les Aloses se reconnaissent à l'opercule strié, à l'absence de dents sur la langue, à l'échancrure médiane de la mâchoire supérieure. Nous en avons deux espèces dans les mers d'Europe, l'Alose commune, qui a plus de 50 appendices lamelliformes au premier arc branchial, et la Finie, chez laquelle ces appendices sont en moins grand nombre. Ce sont des poissons au corps comprimé, qui, au commencement du printemps, quittent la mer pour aller frayer dans les eaux douces, remontant les fleuves ou leurs affluents parfois à une très-grande distance de leur embouchure.

La Sardine {Alosa sardina Cuv.), est un poisson d'environ 18 centimètres de longueur, au corps assez allongé, épais et arrondi vers le dos, comprimé dans la région ventrale, couvert de grandes écailles minces et très-caduques; le dos est d'un vert olivâtre avec une bande bleue, les flancs étant blanchâtres et brillants. La Sardine se trouve sur toutes nos côtes et donne lieu, du commencement de juin à la fin de septembre, à des pêches considérables ; c'est un excellent poisson, qui est mangé frais et surtout conservé au moyen de l'huile.

Il est facile de reconnaître l'Anchois {Engraulis encrasicholus Lin.) à l'absence de carène au ventre, à son museau long et pointu, la mâchoire supérieure étant beaucoup plus avancée que l'inférieure, à la grandeur de la fente des ouïes se prolongeant jusque sous le milieu de l'oeil; à l'état vivant, ce poisson a le dos verdâtre et le ventre argenté ; peu de temps après avoir été retiré de l'eau, il devient d'un bleu parfois très-foncé, du moins dans la parlie supérieure du corps. La pèche de ce poisson donne lieu, chaque année, à un important mouvement commercial. On mange rarement l'Anchois à l'état frais ; il est exporté en quantité ou salé ou conservé à l'huile. Chez les Anciens, l'Anchois entrait avec la saumure du Maquereau et les entrailles de quelques autres poissons dans la préparation du g arum.

Si la plupart des Clupéidées sont comestibles, il en est d'autres, au contraire, qui passent, et ajuste titre, pour vénéneuses: nous citerons l'Anchois Bœlama {Engraulis bœlama Fi'sk.) et la Melelte vénéneuse {Meletta venenosa Cuv. Yal.) ; la Harengule à épaulettes {Cliipea humeralis Cuv. Val.), des Antilles et du B;ésil, est vénéneuse à certaines époques de l'année. H.-E. Sauvage.

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UAR«EX'S (Christian-Friedrich). Né à Eutin, le 8 février 1775, reçu docteur à Kiel en 4792 et professeur-adjoint de l'Université de cette ville en 1796. Nous ignorons la date de sa mort et ne connaissons de lui que sa thèse : Dissertatio exhibens eorum qiice in parlu difficili et prxter naturali sub ipsam

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