HARICOT
paiius periodum peragendasnnt sciagraphimn systematicam. Kiel, 1793, in-8", et quelques articles dans HufeJand's Journal et un article Sur le mal de mer dans le Nord littéraire, 1804. 11 a en outre traduit le traité des maladies des enfanls d'Underwood, 1790, 2 vol. A. D.
IIASI RAJA SARÎVIA. C'est l'auteur d'au Traité de matière médicale en langue hindi (un des dialectes modernes de l'Inde, dérivés du sanscrit), intitulé Eari Dharila Grantha. L'exemplaire signalé par K. N. Kunte, parmi les manuscrits rares du Pendjab, est en vers, et contient "256 distiques ; il est daté de 1854. C'est une compilation des œuvres plus anciennes.
KASHm N\TH KUSTE. Compiler of Mss. in Punjab. Report, n" ol '. Slalement shoving the rare and old Mss. in Gujramvala, p. 8, cod. \\° 18. G. Ld.
HARICOT {Phaaeolus L.). Genre de Légumineuses-Papilionacées, qui a donné son nom à une série des Phaséolées. Les fleurs y sont hermaphrodites, rcsupmées et irrégulières. Leur réceptacle légèrement concave e^t tapissé en dedans d'un disque glanduleux, se relevant vers le centre en étui coniiiue autour du pied du gynécée. Le calice, inséré sur les bords de la coupe réceptaculaire, est gamosépale, à cinq divisions rapprochées en deux lèvres : l'une supérieure, formée de deux lobes, unis dans une grande étendue par leur bord supérieur; l'autre inférieure, formée de trois divisions, d'abord imbriquées dans le bouton. La corolle est papilionacée. Son étendard est à peu près orbiculaire, étalé, puis réfléchi, ou légèrement tordu, presque sessile et prolongé à sa base en deux sortes d'auricules latérales plus ou moins saillantes ; ses ailes sont obovalcs ou de lorme variable ; sa carène est terminée en un rostre qui se contourne en spirale. Les étamines sont au nombre de dix, et superposées, cinq aux sépales et cinq aux pétales. Elles sont diadelphes, et l'étamine vexillaire, seule libre, se dilate un peu au-dessus de son insertion; son filet porte même souvent, à ce niveau, une sorte d'appendice en forme d'écaillé. Les dix anthères sont uniformes, introrses, biloculaires, à déhiscence longitudinale. Le gynécée est formé d'un ovaire sessile ou à peu près, périovulé, atténué supérieurement en un style logé dans la carène et enroulé comme elle en spirale. La surface de ce style est souvent chargée de poils dans une étendue variable, et son sommet se dilate en une tète stigmatifère plus ou moins oblique. Le fruit est une gousse, droite ou arquée, presque cylindrique ou comprimée; le péricarpe légèrement saillant dans l'intervalle des graines finit par s'ouvrir, suivant sa longueur, en deux valves. Les graines, en nombre variable, sont réniformes ou ovoïdes, attachées au fruit par un hile allongé, peu développé. Elles renferment sous leurs téguments un embryon cliarnu, féculent, dont les cotylédons épais s'appliquent l'un contre l'autre par une surface plane, et dont la radicule, voisine du hile, se trouve placée vers le milieu du bord interne de la graine.
Les Haricots sont des plantes herbacées, rarement ligneuses à la base, volubiles ou dressées. Leurs feuilles sont alternes, pennées-trifoliolées, ou rarement uni-foliolées, accompagnées de deux stipules latérales persistantes. Leurs folioles ont un pétiolule articulé à sa base et accompagné d'une ou de deux stipules. Les fleurs sont réunies, sur le côté de l'aisselle des feuilles, en grappes simples ou multiples dont le pédoncule est nu dans sa portion inférieure. Ce genre ren ferme une cinquantaine d'espèces qui appartiennent à toutes les régions chaudes du globe.
HARITA. 471
Nous ne saurions donner, vu la nature de cet ouvrage, une description de tous les Haricots utiles. Il nous suffira de citer le H. commun [Phaseolus vulgarisL.), qu'on croit originaire de l'Inde; le H. comprimé (P. compressus DC), qui fournit les variéte's dites //. de Soissons^ H. nain, H. de Hollande ; le H. gonflé (P. tumidus Sav.), auquel on rapporte les H. princesse, flageolet, noix d'Amérique; le II. spiiérique (P. sphcVricus Savi), d'où proviennent le H. de Prague et le H. d'Orléans. Le II. multiflore ou d'Espagne (P. multifloriis W.) sert à orner les berceaux; on l'appelle encore F aviole à bouquet. Les P. Mungo, timquinensis, aconiti^oliu», sont, comme les précédents, des espèces alimentaires, riches en légumine et surtout en fécule. Les grains de celle-ci sont caractérisés par leur fruit elliptique, avec un liile médian en forme de fente longitudinale. On a dit que leur farine entre souvent dans la composition des poudres dites Ervalenta (Lentilles) et Re\alescières. Dans l'Inde, le P. tritobus Ait. a, suivant Ilamilton, des graines fébrifuges (Ainsl., Mat. med. ind., II, 434).
Le Haricot d'Egypte est le Dolichos Lablab L.
Le Haricot de moine est le Dolichos monachalis Brot. H. Bn.
Bibliographie. — L., Geii., n. 860. — Adans., Fam. des pi., II, 525. — J., Gen., 356. — Uœrtn., Frucl., II, 521, t. 150. — Savi, Diss. Phaseol. [182i]. 8. — DC, Prodr., II, 590. — Mér. et DE L., Dict. Mat. méd., V, 257. — Spach, Suit, à Buff., I, 322. — Guie., Drog. simpl., éd. 7, III, 580. — Endi,., Gen., n. 6674. — B. 11., Gen., 558, n. 221. — Rosenth., Syn. plant, diaphor., 1018. — II. B.s, Hist. des pi., II, 204, 240, 570, lig. 149152. H.Bn.
HARIDRA. Nom, en sanscrit, du Curcuma. Ed. Lef.
HÂRÎTA. Ce nom est celui de l'un des six personnages désignés, dans l'in. troduction du grand traité de médecine indoue de Caraka, comme les disciples favoris du vieux médecin Atreya, dont le nom nous reporte jusqu'aux premiers temps de la science indienne. On s'est demandé si Atreya n'est pas un personnage purement légendaire [voy. Atreva). Néanmoins, on peut admettre que les noms de ces disciples favoris sont bien ceux de personnages réels, car les ouvrages attribués cà trois d'enlre eux, au moins, existent actuellement dans les collections de manuscrits. Celui de Hàrita est donné comme un complément du traité du maître, c'est-à-dire d'Atreya. II appartient à la période brillante de la littérature médicale de l'Inde, et fat composé à une époque inconnue du moyen âge, antérieurement au livre aujourd'hui encore classique de Vagbhatta [voy. Vagbhatta), car il est compris dans la liste de ceux que, dans son introduction, ce dernier auteur dit avoir compilés. Les manuscrits de Hàrîta sont extrêmement rares; jusqu'ici la vaste enquête qui se fait dans l'Inde par les soins de l'administration anglaise n'en a fait découvrir que deux, l'un à Calcutta, appartenant au gouvernement de l'Inde, l'autre dans la collection du Maharaja de Birkàne; ces deux manuscrits, signalés par le savant indigène Ràjendralàla Mitra, ne contiennent que la portion du livre traitant de l'anatomie. M. le professeur Weber vient d'en décrire un autre, appartenant à la bibliothèque de Berlin. L'ouvrage de Hàrîta est en vers; le manuscrit de Calcutta, qui ne contient, avons-nous dit, que l'anatomie, renferme 4563 distiques.
Râjendrvlàla Mitra. Notices of Sanscrit Mss. published under Orders of the Government of Bengal, t. V, p. 88, cod. n" 1770. — Du même. A Catalogue of Sanscrit Mss. in the Library of his Highness the Maharaja of Bikâner ; published und. Ord. of the Gov. of India. Calcutta, 1880, in-8°, cod. n" 1598. — Weber. Die Handschriften-Verzeichnisse der kôniglichen Dibliothek, herausgegeben v. den kônigl. Oberbibliotliecar gebeim Regierungs- Rath, etc. Manuscr. Sanscr., t. II. Berlin, 1886, in-4°. G. Ld.
472 IlARLE.
IIARIT.\K4. Nom, en sanscrit, du Mijrohalans chebulea {voy. Myr03\- LANs). Ed. Lef.
Hi^RLAX (Richard). Médecin de Philadelphie, membre de l'Académie de médecine, professeur d'anatomie comparée et chirurgien à l'hôpilal de celte ville et membre de la Société royale de Londres. On cite de lui :
I. On the Génération of Animal Hcat. In Chapman Pliiladelphia Journ. of Med. Se, vol. II, 1821. — II. Report for the Investigation of the Epidémie Choiera. Philadelphie, 1852, in-8°. — III. Médical and Physical Researches, or Original Memoirs in Medicine, Surgery, Physiology, Geology, Zoology and Comparative Anatomy. Philadelphie, 1856, in-S". A. D
H:tRLi:. Les Ilarles {Mergiis L.) diffèrent des 'Canards propremedt dits (voy. le mot Canard) par leur bec plus étroit et fortement dentelé sur les bords de la mandibule supérieure qui se termine par un crochet très-marqué. Leurs narines s'ouvrent vers le milieu du bec par deux fentes elliptiques abritées chacune sous une membrane; leurs tarses sont nus et réticulés, leurs doigts largement palmés, leurs ailes courtes et pointues et leurs pattes rejetées tout à fait dans la région postérieure du corps. Cette disposition annonce des oiseaux essentiellement conformés pour une existence aquatique. Les Harles en effet ne viennent que rarement à terre et nagent avec beaucoup d'aisance, en tenant souvent leur corps complètement immergé. C'est à cette habitude que fait allusion le nom générique de Mergus (de mer gère). Eu dépit de lu brièveté relative de leurs ailes les Ilarles ont un vol assez soutenu, mais ils ne s'élèvent point Irès-haut. Ils se nourrissent presque exclusivement de poissons, qu'il avalent en commençant par la têle, et leur voracité est telle qu'ils ne reculent point devant les proies les plus volumineuses et qu'ils ont parfois la partie antérieure d'un |)oisson à demi digérée dans l'estomac tandis qu'ils n'ont pas encore avalé la partie antérieure.
Dans la grande famille des Anatidés les Harles constituent une tribu {Merginae Bp.) qui renferme trois genres, savoir le genre Merganetta (Gould) qui habite les Andes du Pérou, du Chili et de la Colombie, le genre Mergus qui se trouve principalement dans le nord de l'Europe et de l'Amérique et dans l'Asie orientale et méridionale, et le genre Mergelhis (Selby) qui a sensiblement la même distribution géographique que le genre Mergus.
La plupart des espèces qui rentrent dans ces différents groupes changent d'ailleurs de résidences suivant les saisons. C'est ainsi que dans notre pays on voit passer assez régulièrement, au printemps et en automne, le Harle bièvre {Mergus merganser L.), le Harle huppé {Mergus serrator L.) et le Harle pielte {Mergellus albelhis L.). qui nichent dans l'Europe septentrionale. Dans ces trois espèces, le mâle et la femelle ne portent pas la même livrée : le mâle, en effet, toujours de taille plus Ibrte que la femelle, offre sur son plumage des teintes nettement tranchées, du noir à reflets métalliques, du gris et du blanc pur, tandis que la femelle est nuancée de brun, de roux et de gris cendré. Chez celle-ci d'ailleurs la huppe de plumes effilées qui orne fréquemment la tète des Harles est toujours beaucoup moins développée que chez les individus de l'autre sexe.
Un ancien proverbe dit : Qui voudrait régaler le diable, lui faudrait Bièvre ou Cormoran. Les Harles, qu'on désignait jadis sous le nom de Bièvres, ont en effet une chair si sèche et d'un goût si désagréable qu'ils ne niéritent pas ♦l'être classés dans la catégorie du gibier à plume. E. Oustalet.
IIARLESS (Les deux). 475
Bibliographie. — Gould (G.]. Birds of Europa, 187)8, pi. 584, 585 et 380. — Degland et QEmz.Ornitk. eitrop., 2' édil., 1867, t. II, p. 567. — Gray (G.-R.). Handlist of Birds, 1871, t. III, p. 'JU, n"' 2788 et suiv. E. 0.
IIARLE.1I (Hlile de). Cette composition, encore connue sous le nom de gouttes de Harlem, et imaginée par Konning Tilly, a joui d'une grande réputiition contre la goutte, le rhumatisme, la gravelle, les spasmes, et comme vulnéraire. Dorvaull suppose que c'est une sorte d'huile de cade, d'autres que c'est de l'huile de gaïac pyrogénée; Yidalogne affirme qu'elle renferme parties égales d'essence de térébenthine, d'huile animale de Dippel, de pétrole et d'aleool camphré. L. Hn.
UVRLESS (Les deux),
Darless (JonA>N-CnRisTiAN-FRiEDmcH). Médecin allemand, né à Erlancen, le 11 juin 1775, fit ses études dans sa ville natale, pritd'aboid en 1791 le diplôme de docteur en philosophie, puis en 1794 celui de docteur en médecine [Diss. historiam physiologiœ sanguinis antiqiiisslmœ evhibens, \n-¥] ; sa thèse fut publiée plus tard sous une l'orme plus large : Vers)œh einer Gei^chichte der Physiologie des Blutes im Allerlhiiiii, dans SpvengeVs Beitràge zuv Geschichte der Medicin, St. 5. Après deux séjours successifs à Vienne, pendant lesquels il fréquenta la clinique de J. Fiank, il se fixa dans sa ville natale et se fit agréer en 11 bc» privât- do cent et immédiatement après comme professeur extraordinaire (Neinvlogiœ priniordia Spec. 1, II, publié plus tard en allemand, Versuch einer vollstdndigen Geschichte der Ilirn- und Nervenlehre im Alterthum. Erlangen, 1801, in-8"j. La réputation de Ilarless devint en peu de temps européenne; les premières universités d'Allemagne lui offrirent des chaires; il refusa tout pour rester fidèle à sa ville natale, qui le récompensa en 1814 par la chaire de clinique médicale et la charge de directeur de la Clinique. Cependant, quatre ans après, il accepta les propositions de l'Université de nouvelle création de Bonn et y organisa l'enseignement médical et les cliniques. Pendant plusieurs années, il occupa la chaire de policlinique médicale, mais il la résigna en faveur de Nasse et se borna alors à l'enseignement théorique de la médecine. Ce n'est qu'à un âge très-avancé qu'il renonça à la pratique; il mourut le 13 mars 1853. Lors de son jubilé doctoral fut fondé un prix {prœmium Ilarlessianum) qui est décerné annuellement et qui éternisera son nom.
Nous mentionnerons de Harless, entre autz-es :
I. Beitràge zur Kritik des gegenwârligen Zustandes der theoret. Arzneiwissenschafl, €tc. 1. St., Âltenburg, 1797, in-8°. — II. Analecla de dysenteria et imprimis ejus therapia in antiquilatibus. Erlangae, 1801, in-8°. — III. Annalen der neuesten englischen und franzôsischen Chirurgie und Geburtsliidfe. Erlangen, 17!i9-1800, in-S» (publié de concert avec Schregerj. — IV. Journal der auslândischen medicinischen lAteratur. Berlin, 1802-1803, in-S" (avec Schreger). — V. Neue (Inlersuchungen ïiber das Fieber ûberliaupt und ûber die Tgp/iusficber insbesondere. Leipzig, 1805, in-8°. — Vt. Ueber die Gefahr der Ausbveilung des gelben Fiebers in Europa, etc. ^ù^nberg u. Sulzbacli, 1804, in-8°. — VII. Neues Journal der auslândischen mcd.-ckir. Literatur. ^urnberg u. Erlangen, 1804-1808, 10-8° (publié successivement avec Hufebnd et avec Uilter). — VIII. Untersuchung ûber die Natur Entsiehung und Ansteckungskraft des gelben Fiebers. ISûrnb. u. Sulzb., 1803, in-8°. — IX. Opéra minora academica medici, physiologici et antiquarii argumenli. Lipsiae, 1815, in-S» (6 dissert.). —X. Lehrbuch der speciellen Beilkunde. Leipzig, 1816, in-8». — XI. Vorschlag und Aufforderung . . . zur Grûndung und Einfiïhrung einer allgemeinen deutschen JSational-pharmacopoeae. Leipzig, 1810, in-8°. — XII. Handbuch der (inlUchen Klinik. Leipzig, 1817, in-8°. — XIII. Vila viri duni viveret amplissimi G.-C. Harless. Erlangae, 1818, in-4°. — XIV. Analecla historico-crilica de Archigene medico et de Apol-
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lo}iiis medlcis eorumque scriplis et frngmenlis. Bambergae, 1816, in-4°. — XV. Ueber die Behandluiig der llundiuulh. Franlif. a. M., 1809, gr. in-4°. — XVI. Ueber die Krankheiten de.i Pankreas, mit besunderer Deriichsichtigwig der P/ilkisis panaealica. Niirnberg, 1812, gr. in-4''. — XVII. Wahrnehinungen an den lleUquellen zu Tôplitz, insbesondere ûber den Slickgas in den.ielben. Hanim, 1824, gr. 111-8°. — XVIII. De medicis veteribus Asclepiades dictis. Bonnae, 1828. — XIX. Die Verdienste der Frauen um Naturwissenschaft, Gesundheits-und Heilkunde, elc. Giittingen, 1830, in-8°. — XX. Die Indische Choiera nach allen ihren Bezieimngen . . . dargestelU. Braunchweig, 1831, in-8°. — XXI. Die vorziiglichsten salinischen und eisenhaltigen Gesuiidbrunnen im Grossherzoglh. IS'iederrhein, etc. Ilamm, 1826, iii-8°. — XXII. Das Bad zu Berlrich, etc. Goblenz, 1827, in-12. — XXIII. Avec G. Biscluiff. Die Stahlquetle zu Lamschcid, etc. Bonn, 1827, in-12. — XXIV. Die t^âmmtl. bis/ier in Gebrauch gekommenen Heilquellen und Kurbàder des siidl. u. millier., etc., Europas, etc. Bd. I, 1. Ablheil. Berlin, 1846, in-8°. — XXV. Guter Ralh fur das zulrâgliche Verhalten der Gesunden zur Zeit der herrsckenden oder nahenden Choiera. Goblenz, 1849, iii-S". — XXVI. 11 M traduit des ouvrages de Brera, de Scarpa, etc., et a fondé \esJatirbûcher der deutschen Medicin, etc., en 1813, journal qui a changé plusieurs fois de titre, ainsi que les Abhandlungen der physik.-med. Socielât in Erlangen eu 1810, sans compter sa collaboration à un grand nombre d'autres journaux. L. Hn.
liariess (Emil). Autre médecin allemand distingué, né à Nuremberg, le Il octobre 1820, reçu docteur à Erlangen en 1846 avec une thèse remarquable sur les métamorphoses des globules blancs et des globules rouges du sang, se senti, surtout attiré vers les études physiologiques et d'histoire naturelle; Joli. Millier et Rud. Wagner rencouragèrent à suivre cette voie. Il visita les universités de Wurtzbourg, de Vienne et de Prague, et devint en 1848 privat-docent à Munich, un an après professeur extraordinaire, et en 1857 professeur ordinaire de physiologie. Il se livra en même temps à des recherches sur la physique des nerfs, le mode d'action et la contractilité des muscles, elc.
La plupart de ses travaux sont insérés dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Munich, dont il devint membre en 1856. llarless fut en outre professeur d'anatomie à l'Académie des Beaux-Arls de Munich. Il mourut le 16 février 1862, laissant :
I. Physiolog. Beobacht. und Expérimente. Bine melhodologische Shizze. Nùrnberg, 1848, gr. in 8°. — Die Muskelirritabil itât. Jlûnchen, 1851, gr. 111-4" (extr. de Abhandl. d. II. CL. d. k. Akad. d. Wiss., Bd. V, Ablh. 2). — III. Populâre Vorlesungen aus dem Geb'iet der Physiologie und Psychologie. Braunschweig, 1851, gr. iii-8°. — IV. Beilr. zur wissenschafll. Begriindiing der Lchre vom Mienenspiel. Mûnchen, 1855, gr. in-8°. — V. Lehrbuch der plastischen Analomie, etc. Stuttgart, 1856, gr. in-8% en 5 parties. — VI. Die stalischen Momente der menschlichen Gliedinassen, 1. u. 2. Abhandl. Miinchen, 1857, gr. in-4° (extr. de Abhandl. der k. bayer. Akad. der Wiss.) — VII. Neurophysiologische Forschungen. Zurich, 1860, gr. in-8° (extr. de Monatsschr. d. wiss. Ver. in Zurich.) — VIII. Molekulâre Vorgânge in der Nervensubsianz, 1.-4. Abhandl. Mùnchen, 1858-1860, gr. in-4° (extr. de Abhandl. d. k. bayer. Akad. der Wissensch.). — IX. Maasbestimmung der Polarisation durch das physiologische Bheoskop. Mûnchen, 1861, gr. in-i° (extr. ibid.) — X. Au Handwnrterburh der Physiologie de Rud. Wagner il a donné les articles Tesipekamem (Bd. III), IlonEN et Stimme (Bd. IV). L. Hn.
DAUMALit, DARMEL. Voy. PeGANUM.
HARMALiMi:. G'''H**Az^O. Alcaloïde contenu, avec un autre alcaloïde, h harmine, dans les graines du Peganum Harmala. Découverte par Gôbel, en 1857, elle fut particulièrement étudiée par Fritsche. On la prépare, en même temps que la harmine, par le procédé suivant : Les graines pulvérisées sont épuisées par l'eau acidulée; la liqueur est additionnée d'une solution de sel marin qui précipite les chlorhydrates des alcaloïdes. On lave le précipité sur un filtre avec une solution de sel marin, puis on le dissout dans l'eau pure et on décolore
HA.RMANT. 475
par le charbon animal. On ajoute à chaud de l'ammoniaque qui précipite successivement la liarmine et la harmaline. O'i^iiîd toute la harmine est se'parée, on filtre à chaud et on précipite lu luu'maline par un excès d'ammoniaque. On obtient ainsi 4 pour 100 d'alcaloïde, dont 1/3 de harmine et 2/3 de harmaline.
La harmaline se purifie par solution dans l'eau et dans l'acide chlorhydrique, traitement au chlorure de sodium et au charbon animal. Elle est blanche, peu soluble dans l'eau et dans l'éther, assez soluble dans l'alcool bouillant, colore la salive en jaune. Cristallisée dans l'alcool, elle se présente sous forme d'octaèdres à base rliombe. Elle fond par la chaleur en se décomposant. L'acide azotique concentré la transforme en nitrohannaline [voy. ce mot), l'acide azotique bouillant en nitroharmine [voy. ce met).
Cliauflee avec de l'alcool, de l'acide chlorhydrique et un peu d'acide azotique, elle donne du cldorhydrate de lurmine. L'action prolongée des oxydants la convertit en une matière colorante rouge, insoluble dans l'eau, soluble dans l'acool. En se combinant avec l'acide cyanliydrique, elle donne naissance à une nouvelle base, à l'hydrocyanharmaline, C'H'^Az'^O.
La harmaline s'unit aux acides pour former des sels jaunes, très-sol ubles, cristallisables, à saveur amèrei L. II>.
DAKMAXD DE moatgar:\y (Jean-Pierre). Nous revenons sur cet auteur qui a déjà fait l'objet d'un article à Moxtgarny, parce que plusieurs erreurs ont été commises à son sujet. 11 a été confondu avec son tils Tite Harmand de Montgarny, et ses prénoms ne paraissent pas être Jean-Baptiste, mais Jean-Pierre.
Il servit dans les armées, fut reçu docteur à Montpellier, exerça à Verdun (Meuse), sa ville natale, y fut médecin de l'hôpital civil, médecin du conseil gratuit de santé et stipendié de la ville, commissaire inspecteor pour les épidémies et objets de salubrité du district de Verdun, membre de plusieurs sociétés savantes. Parmi ses travaux, signalons :
I. Nouveau traitement des maladies dyaentériques. Verdun, 1783, 111-4°. — II. Alchianologie de l'homme. Partie physiologique. Verdun, 1792, in-8°. — III. Histoire médico-pratique du flux dysentérique appelé courrée prussienne. Verdun, 1795, in-8°. — IV. Précis médical et curatif des maladies éruptives, catarrhes simples, putrides-malignes pestilentielles. Verdun, an II (1795), in-4\ — V. Alchisme animale, contenant l'alchianologie et l'alchianosologie de Vhomme, etc., nouv. édit., t. I. Chàlons, 180ti, in-8°. — VI. Arlicles dans le Journal de médecine, les Annales de la Soc de méd. pratiq. de Montpellier, etc. L. Un.
Harmand de Montgarny (Tite). Fils du précédent, né à Verdun vers 1790, reçu docteur à Paris, en 1818, se confond avec l'auteur dont il a été question à l'article Montgarny. VEssai de toxicologie dont il est l'auteur n'est autre chose que sa thèse, qui a été tirée in-8». On lui attribue encore l'ouvrage intitulé :
Physiandronomie, ou constitutions onomasiiques du corps humain en maladie ou en méditation, etc. Paris, 1819, in-12. ^- ^^^
HARMAXT (Domlmque-Benoit). Ce savant médecin, né à Nancy en 1723, fît ses études dans sa ville natale et à Pont-à-Mousson, puis alla se pei fectionner à Montpellier. A son retour, il fut nommé médecin des pauvres de la ville de Nancy et s'acquitta de ces fonctions avec distinction. En 1750, le roi de Pologne, Stanislas, fonda un grand hôpital à Nancy ; Harmant en fut nommé médecin e