‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.48Chapitre 30 sur 59 · II AH NIER · texte numérisé non relu

II AH NIER

cliel ; il fut le sous-direcleur de l'Académie de Stanislas et devint en outre, en 1780, le président du Collège royal de médecine de Nancy, créé par le roi Stanislas. Enfin, Harmaiit était directeur du jardin des plantes de Nancv, professeur de chimie, médecin de l'infirmerie royale, conseiller ordinaire et médecin du roi Stanislas, correspondant de la Société royale de médecine de Paris, etc. 11 mourut le 27 septembre 1782, âgé de cinquante-neuf ans. On a de lui :

I. Eloge de Dagard, premier médecin du roi de Pologne, etc. Nancy, 1775, in-S". — II. Mémoire sur les funestes effets du charbon allume, avec le détail des cvres et des observations faites à Nancy sur le même sujet. Nancy, 1775, in-8°. Réimpr. par Pia dans la 4° partie de l'ouvrage intitulé : Etablissement en faveur des noyés. — III. Il a encore laissé manuscrits : 1° Un Traité sur les maladies' des- enfants, en latin, d'après Fizes ; 2° Un mémoire sur la fièvre miliaire des femmes en couche; 5' Des fragments pour servir à VlJistoire des épidémies de la Lorraine. L. Ils.

IIARMAOU. Nom donné, en Provence, à YAtriplex horlensis L. {voy. Atri- PLEx). Ed. Lef.

nAR.MATT.i^'. Vent qui souflle dans la partie occidentale du Sahara et jusqu'a\ix côtes de Guinée, pendant la saison sèche. 11 ne règne jamais plus de qucl(|ues jours de suite. Comme il prend naissance dans les grands déserts brûlés |)ar le soleil, sa température est très-élevée (environ 50 degrés à l'ombre, 40 degrés ou soleil). 11 irrite les muqueuses, mais à son approche les fièvres endémiques et les affections contagieuses cessent de sévir {voy. Vems). L. Un.

II.\r:iiel. Nom arabe du Peganum harmala L. [voy. Pegandm). L. Hiv.

nARiVlES (Helnrich). Né à Brème le ô février 1656. Il commença ses études médicales à Maibourg, et fit ensuite un assez long voyage en Allemagne et en Italie. 11 suivit quelque temps les cours de l'université de Padoue, puis se rendit en Suisse et fut reçu docteur à Bàle en 1661. Revenu dans sou pays, il fut nommé professeur de médecine et mourut le 2 août 1670. On cite de lui :

1. Dissertatio de maris aestu. Brème, 1G64, in-4''. — II. Diss. de peste. Brème, 1668, in-4°.

— III. La deuxième édition de la cosmologie de Gerhard de \eufville. Brème, 1668, in-8°.

— lY. Diss. de fulmine. Brème, 16G9, in-4°. A. D.

U.ARnixE. C'''H'-Az-0. Alcaloïde contenu dans les graines du Peganum Harmnla, d'où on l'extrait en même temps que la harmaline {voy. ce mot), dont il ne diffère que par H* en moins. On peut l'obtenir par oxydation ménagée de la harmaline. La harmine est en prismes rhomboïdaux, presque insolubles dans l'eau, très-peu solubles à froid dans l'alcool etl'éther. A l'ébullition, elle chasse l'ammoniaque des sels ammoniacaux. Eiifin, elle forme avec les acides des sels incolores, solubles, cristallisables; les solutions étendues de ces sels sont bleuâtres, les solutions concentrées jaunâtres.

La harmine fournit directement des dérivés chlorés ; la nitroharmine s'obtient indirectement avec la harmaline {voy. ce mot et Nitroharmine). L. Hx.

nAR:MO\. Nom hébreux du châtaicrnier. Ed. Lef.

UAR1\'IER (Richard-Mari.\), Médecin allemand, né à Cassel, le 5 septembre 1775, étudia à Gottingue et à Marbourg et fut reçu docteur à cette dernière Uni-

UARPE. 477

versité en 1794 [Diss. sist. indicationes et methodum rumpendavum aquarum in partit, in-4", et in J. C. T. Schlegel, Sijllage oper. minor. ad art. obstetr., l. II, 1796). Il servit ensuite dans les ambulances prussiennes, à Francfort, puis fit un court séjour dans sa ville natale, et après un long voyage s'élablit à Ilanau, enfin passa en 1808 à Gassel. Vers la fin de sa vie il exerçait àPyrniont dans la saison d'été. 11 publia en 1828 : Résume cl analyse et d'expérience sur la nature et l'usage des eaux minérales de Pyrmont (Hanovre, in-8") et en 1845 : A Médical Sketch of Pyrmont, etc. (Francfort, in-S"). Harnier mourut le do juillet 1856, laissant une grande réputation de bienfaisance, qui se traduisit entre autres par d'importants legs faits aux villes qu'il avait babitées. Il était conseiller aulique intime du gouvernement de Hanovre. L. Un.

nARPACAXTUA. La plante désignée sous ce nom dans Dioscoride est YAcanlhus mollis L. [voy. Acamhe). Ed. Lef.

HARPE [Uarpa Lamk). Genre de Mollusques-Gastcropodes-Prosobranclies, du sous-ordre des Pectinibrancbes et du groupe des Pdiacbiglosses.

La coquille des Harpes est ovale-oblongue, plus ou moins bombée, émaillée en dedans et en dehors, ornée à l'extérieur de côtes longitudinales parallèles, un peu obliques, terminées eu pointe en arrière et prolongées sur les sutures; spire courte, à dernier tour beaucoup plus grand que tous les autres réunis; ouverture grande, oblongue, écbancrée en avant, à bord droit toujours muni extérieurement d'un bourrelet formé par la dernière côte longitudinale.

L'animal est pourvu d'un pied très-grand, étranglé vers sa partie antérieure. Tète assez petite, aplatie, avec deux tentacules coniques, présentant, un peu audessus de leur partie moyenne et externe, une soi te de renilemenl sur lequel sont insérés les yeux. Piadula unisériée, à dent triangulaire et tricuspidée; siphon grêle, cylindrique, très-allongé.

Les espè£es de ce genre, au nombre d'une douzaine, sont répandues dans les mers chaudes, surtout dans l'océan Indien. Leurs coquilles, vivement colorées et ornées de faisceaux de lignes noires, interrompues sur les côtés, sont trèsrecherchées des conchyliologistes. Telles sont notamment celles des Uarpa ventricosa Lamk et H. nobilis Lamk. D'après Goy et Gaimard, l'animal de VH. ventricosa sécrète une grande quantité de mucus. Lorsqu'il est inquiété, il ampute spontanément le quart postérieur de son pied, mais cette séparation semble plutôt un décollement qu'un déchirement {voy. Fischer, Manuel de Conchyliologie, p. 601). Ed. Lef.

HARPE (Philippe de la). Médecin suisse, né à Lausanne, le 1" avril 1830, commença ses études à Berne et les termina par une dissertation remarquée. Sur le mérycisme. 11 visita alors Berlin, Paris, PAngleterre, et revint exercer son art à Lausanne où l'attendait une clientèle considérable. Il devint en même temps l'un des membres les plus actifs de ia Société vaudoise de médecine et de la Société helvétique des sciences naturelles, et s'occupa avec un zèle égal de médecine, de pathologie et de géologie.

A la Société vaudoise, il communiqua, en 1867, une étude générale Sur les fièvres typhoïdes du canton de Vaud; en 1869, des observations sur deux affections rares de la peau, Vurticaire vésicidée et la varicelle escharotique ; en 1870, un mémoire sur le ralentissement des battements du cœur par la corn-

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pression de la carotide; en 1871, une note sur les abcès du poumon, etc. Comme membre de la Commission sanitaire fédérale, il contribua à beaucoup de réformes utiles. Pbilippe de la Harpe mourut subitement le 27 février 1882. L. Hn.

HARPER (Andrew). Médecin anglais, cbargé de la direction du service chirurgical des garnisons anglaises des îles Baliama, avec résidence au fort Nassau, à la Providence, a fait probablement ses études médicales en Europe et était sans doute à Londres à l'époque où furent publiés dans cette ville les deux opuscules qui sont sortis de sa plume. 11 vivait encore vers 1850. C'est tout ce qu'on sait de sa carrière.

I. A Trealise of Ihe fleal Cause and Cure of llte Insanily, etc. London, 1789, 1798, in-8', Trad. enallem. par Consbruch de Marburgr, 1792, 1798, in-8°.— II. TheEconomy of Health, or a Médical E^say containing Neiv and Famitiar Instructions for the Attainment of Health, llappincss and Longnvily. London, 1789, in- 8°. Trad. en allem. Leipzig:, 1792, in-8''; en danois. Copenliague, 1795, in-S". L. Hn.

ilARPEi^iTRËXG (Henrik). Le plus célèbre médecin danois du moyen âge, mort en 1244. Il était chanoine de Uoeskilde. Les ouvrages, écrits en langue danoise, intitulés l'un Làgebog (livre de la médecine), l'autre Yrlehog (livre des plantes), le troisième Stenbok (livre des minéraux, c'est-à-dire s'occupant des vertus mystérieuses des pierres précieuses), sont, du moins en partie, des traductions d'ouvrages latins étrangers, mais ont été pendant plusieurs siècles le guide et le conseiller le plus usuel dans le traitement des maladies, dans les pays de langue danoise. En 1826, le Làgebog a été imprimé sous le titre de Danske Làgebog fra det tretlende Aarkundrede forste Gang udgivet efter et pergamentshaandskrift i det store Kongelike Bibliothek, med inledning, an markningav og gloisarium af Chr. Molbech. Kjôbnhavn, in-8''. Les circonstances de la vie de Harpestreng sont peu coimues du reste. L. Hs.

II«RRACII (KarlBorromaus, comte de). Né à Vienne le 11 mai 1761, fut reçu docteur en médecine à l'âge de quarante-deux ans, en 1805, et donna presque exclusivement ses soins aux pauvres, auxquels il fournissait gratuitement les médicaments et d'autres secours. 11 s'efforçait également de soulager les détenus, et pendant les années néfastes de 1805 à 1809, où les blessés, les malades et les prisonniers, affluaient à Vienne, se multipliait pour adoucir leur sort. De 1814 jusqu'à sa mort arrivée le 19 octobre 1829, il remplit gratuitement les fonctions de premier médecin de l'institut Sainte-Elisabeth. Enfin, il laissa toute sa fortune aux établissements pauvres de Vienne.

Harraeh n'a publié que des traductions du persan et la traduction de l'ouvrage de John Mason Good : Uebe?- die Krankheiten der Gefàngnisse und Armenhàuser, Wien, 1798, in-8° {voy. sur Harraeh HirscKs Lexic. hervorrag. Aerzte, Bd. m, p. 59). L. Hn.

BARRER (HoRERT von). Né à Bonn en 1726, fit ses études littéraires à Cologne et alla ensuite à Louvain pour y étudier la médecine. Obligé de quitter cette ville, il se rendit à Heidelberg, où il accepta les fonctions de répétiteur de philosophie et de médecine ; mais il s'engagea dans des controverses philosophiques avec les jésuites et il fut, dit-on, desservi par eux près du chef de

IIARRIS (Les deux),] 479

l'Etat. 11 put surmonter les difficullés suscitées contre lui, se fit recevoir docteur, devint professeur extraordinaire, puis ordinaire, de l'Université', et fut appelé à donner des soins à l'électeur ; il le guérit et celui-ci le nomma son premier médecin. Il profita de la position élevée qu'il occupa depuis lors pour améliorer les cours de médecine, créer des écoles d'anatnniie et d'accouchements dans diverses villes, et fut appelé à Munich, en 1778, comme directeur du Collé"^e des médecins. Il y mourut en 1 793. Ozanam ne cite de lui que deux dissertations : l'une sur VOrigine des vers intestinaux, l'autre sur l'Ophthalmie.

HARRIES (Gwyn.ne). Médecin anglais, né à Londres en 1840, fît ses études au King's Collège et prit ses grades académiques en 1865. Il exerça pendant huit ans à Pembroke Dock, puis fut apppelé à remplir à Londres les fonctions d'inspecteur de la santé publique dépendant du Local government Board. Il fut chargé d'un grand nombre de missions dans les localités où sévissaient des épidénùes et rédigea un grand nombre de rapports remarquables. Malheureusement il périt victime de son dévouement, le 8 novembre 1875, à l'âge de trente-trois ans, d'une scarlatine contractée dans l'exercice de ses fonctions. V Index-Catalogne [et le HirscJis Lexic. hervorrag. Aerzte énumèrent les principaux rapports qu'il a publiés de 1871 à 1873; nous renvoyons à ces ouvrages. L. Hn.

UARRIS (Les delx).

]iarri<« (\\'alter). Auteur d'un ouvrage longtemps célèbre sur les maladies des enfants, naquit à Glocester, vers l'an 1651. Il fut reçu bachelier en médecine le 10 octobre 1670. Ayant embrassé la religion catholique en 1075, il fut obligé de quilter l'Université. Il passa en France, vint à Douay, puis à Paris, Avant de rentrer dans sa patrie, il prit le bonnet doctoral dans une faculté de France. 11 se fixa à Londres, en 1676, où il eut bientôt une clientèle considérable. Plus tard, il repassa au protestantisme, et fut alors plus recherché que jamais. Il fut nommé médecin du roi Guillaume III, qui monta sur le trône en 1688, et fut reçu dans le collège royal de médecine, dont on le nomma censeur en 1689. Il mourut en 1725. Les ouvrages ne répondent pas par leur mérite à la vogue de leur auteur et à la réputation dont ils ont longtemps joui (Dezeim.),

I. A Farewell to Papery. London, 1679, in-4°. — II. Rational Discourse of Remédies. Loudon, 1085, in-4°. — 111. Pkarmacopoea anli-empirica, or a Treatise on CInjmical and Galenical Remédies. London, 1(383, in-4°; ibid., 1683, in-8°; 1684, in-8°. —IV. l)e morbis acutis infantum. London, 1689, in-8°; De inorbis acutis infantum ; editio secunda, priori auctior, cui accessit liber, observationes de morbis aliquot gravioribus medica^ complectens, annexis eliam quibusdam de luis venercae origine, natura etcuratione. Londres, 1705, in-8°; Genève, 1096, 1699, in-4''; .Amsterdam, 1715, in-8°; Rotterdam, 1720, in-8°; Amsterdam, 1756, in-S". Eu français par J. Devaux. Paris, 1720, 1750, in-8»; 1738, 1754, in-12. — V. Dissertalio de peste; cui accessit descriptio inoculationis variolarum. Londini, 1721, in-8°. — VI. Remarks on the Affairs and Trade of England and Ireland. London, 1698, in-i°. — VII. Observationes medicae. Londini, 1720, in-8''. — VIII. Dissertationes medicae et chirurgicae, habitae in amphitkeatro coltegii medicorum Londiuensium a Gualthero Barris. London, 1725, in-8°. —IX. TheGreatand Wonderful Work of God. London, 1727, in-4». — X. Harris avait traduit du français le Traité des maladies vénériennes, de Blégny, et le Cours de chimie, de N. Lemery. L. Hn.

Harris (Elisha). Médecin américain, né en 1824, à Westminster, dans le

480 IIARRISON (Les).

Vermont, fit ses études au collège des médecins de New- York et y prit ses grades. En 1855, il fut nommé médecin en chef des hôpitaux quarantenaires de Stat&- Island. Lors de la guerre de la rébellion, il devint membre de la Commission nationale de sonlé ; c'est à lui qu'est due l'idée d'organiser les %vagons-ambulanccs qui rendirent tant de services pendant la guerre de la sécession et plus tard à l'armée allemande pendant la guerre contre la France. Comme membre du Conseil de santé de New-York, il a beaucoup fait pour l'assainissement de cette ville, pour l'organisation régulière de la vaccination, l'amélioration des hôpitaux, etc. En 1875, il fut attaché au service de la statistique et remplit ces nouvelles fonctions jusqu'à sa mort arrivée à Albany, le 1'^'' février 1884.

Uarris a publié une foule de mémoires sur des sujets variés d'hygiène publique, de police médicale, de démographie, etc. Toutes ces publications sont énumérées dans VIndex Catalogue de Washington, t. V, p. 854. En 1860 et 1861, il dirigea VAynerican Médical Times de New- York. L. Hk.

II4RRI80\' (Les).

UaiTison (Edward). Médecin anglais, né en 1766 dans le Lancashire, appartenait à une ancienne famille du pays. Il fit ses études à Edimbourg et à Londres sous les deux liunter, et se fit recevoir docteur à l'Université d'Edimbourg en 1 784 {Diss. de opio). 11 fit ensuite un voyage, par Londres, à Paris, et à son retour se fixa à Iforncastle, dans le Lancashire, où il exerça avec réputation la médecine pendant trente ans et fonda une infirmerie destinée spécialement aux malades atteints de déviations de la colonne vertébrale. En 1817, il se rendit à Londres et continua à s'occuper spécialement diaffections de la colonne vertébrale. Il mourut dans un voyage à Marlborough, le 6 mai 1858. llarrison était fellow de la Société royale de Londres. Tout en reconnaissant qu'il a fait progresser la thérapeutique des affections spinales, on peut lui reprocher d'avoir attaché une valeur exagérée au traitement local des déviations et de ne pas avoir tenu compte suffisamment de la faiblesse primitive de la constitution, cause première de ces affections. Nous citerons de lui :

I. An Inquiry into tfie Eol in Sheep, etc. London, tSOi, iii-8°. — II. Remarks on the Ineffective Slalc of the Praclice of Medicine in Greal-Britain. London, 1806, in-8°. — III. An Address... containing an Account of the Proceedings Lately adopted to impvove Médical Science, etc. London, 1810, in-8°. — IV. Pathological and Practical Observations on' Spinal Discases, lllustrated with Cases and Engravings, etc. London, 1827, gr. in-8*. — V. An Essay vu the Powerful. Influence of tlie Spinal Xerves on the Sexual Organs, and Ihrough them upon the General Slate of the Body. London, 1831, in-8\ — Yl. Articles dans les Recueils périodiques de médecine, L. Hx.

Harrison (Uichard). Médecin anglais, mort à Londres d'hémoptysie foudroyante, en 1825. Il fit ses premières études sous la direction de son oncle, Edward Ilairison, au Dispensaire de Ilorncastle, puis les acheva à Oxford, où il prit ses degrés. 11 alla ensuite se perfectionner à Edimbourg et dans le même but fit un voyage sur le continent. Quoique malade de la poitrine, il aimait sa profession et l'exerçait avec dévouement, ne reculant devant aucune fatigue. Il a laissé un grand nombre d'intéressants manuscrits et préparait un ouvrage Sur V hydrocéphalie lorsqu'il mourut. Harrison était fellow de la Société linnéenne et de la Société royale de Londres.

Harrison

(.loHx-P.). Médecin américain, né en 1796, résida d'abord à

UARROGATE (Eaux minérales de). 481

Louisville, dans le Kentucky. Il devint en 1850 professeur de matière médicale à ÏOhio Médical Collège, à Cincinnati, et mourut du choléra dans cette ville en 1849. On a de lui un grand nombre à'Introductory Lectures et à'Addresses qui ont été publiées ; il publia en 1 855 un petit ouvrage intitule : Essays and Lectures on Médical Subjects. Philadelphia, in-8°. Mais son œuvre capitale, c'est les Elonents of Materia medica and Therapentic, Pliiladelpliia, 1845, 2 vol. in-S". Il lut à VAmerical Médical Association, réunie à Boston au printemps de l'année 1849, un excellent Report, qui devait être l'une de ses dernières productions littéraires. Enfui il fut, de 1846 à 1849, l'un des directeurs du Western Lancet.

llarrison (Rodert). Médecin d'origine irlandaise, né au commencement de ce siècle, fut en 1827 prosecteur au Collège de chirurgie de Dublin, puis en 1857 devint professeur d'anatomie et de chirurgie à l'Université de cette ville, en remplacement de Macartney ; il obtint ensuite la chaire d'anatomie au Trinity Collège et les fonctions de chirurgien au Steevens Hospital. Harrison mourut d'apoplexie en 1858, laissant :

1. The Surgical Anatomy of Ihe Arleries of the Human Bodtj, Dublin, 1824-1825, 2 vol. in-S"; 4° édit. Dublin a. London, 1839, in-l2. — H. The Dublin Dissector, or Manual of Anatomy, comprisinq a Description of the Doues, Muscles, l'essels, Nerres and Viscera, etc., togethcr with the Eléments of Pathology, 4° édit., Dublin a. l.oiidon, 1856, in-12; 5" édit., ibid., 1837, in-8°. Une édition américaine parut à New-York, en ■1840, in-8"' ; d'autres éditions plus tard à New-York, 1848, 1800, ia-8°. — lit. Articles dans the Lancet. L. Un.

Harrison (Joui\-IloFFMA.\.\). Médecin américain, fds d'un chirurgien de la marine, naquit à Washington, le 30 août 1808. Il fit ses études médicales à Fredericktown, obtint ses grades en 1851 et se fixa à la Nouvelle-Orléans où il devint membre de la Physico-Médical Society. Pendant les épidémies de choléra et de fièvre jaune en 1852-1853, il déploya une activité extraordinaire, mais faillit tomber lui-même victime de l'épidémie. En octobre 1855, il fut nommé médecin et chirurgien résident à l'hôpital de la Charité de la Nouvelle-Orléans, et devint en même temps démonstrateur et professeur adjoint d'anatomie au Collège médical de la Louisiane. En 1855, il prit la chaire d'anatomie et de physiolof^ieet en 1845 fonda, avec Carpenter, le JSew-Orleans Médical and Surgical Journal, dans lequel il publia des articles importants sur la lièvre jaune et autres matières. En 1847, il fut élu vice-président de l'Association médicale américaine, à Philadelphie, mais tomba malade à son retour à la Nouvelle-Orléans et y mourut de phthisie pulmonaire le 19 mars 1849. Outre les articles auxquels il a été fait allusion, Harrison a laissé manuscrit un grand ouvrage intitulé Vital Dynamics. Nous citerons encore de lui :

Eisay towards a Correct Theory of the Nérvous Syatem. Philadelphia, 1844, ia-8°. L. H

UARROGATE 00 MARRO"»VftATE (Eaux MINÉRALES de). Athermales, chlorurées sodiques fortes ou moyennes ou sulfurées sadiques faibles, azotées fortes ou sulfureuses faibles. En Angleterre, dans le Yorkshire, à trois quarts d'heure d'York en chemin de fer, et à 55 mètres au-dessus du niveau de la mer, est une ville de 6900 habitants qui se compose de deux villages appelés High et Low Harrowgate (haut et bas Harrowgate) , réunis par une ligne de ma'ïsons entourées de jardins. L'air est très-pur et très-vif, mais souvent pluvieux et humide. On visite avec intérêt les quatre églises ou chapelles construites dans

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