‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.48Chapitre 40 sur 59 · HA>VAI · texte numérisé non relu

HA>VAI

cliites, les Hawaïens prennent une infusion de fleur d\imomum zingiher.

Les principales familles de cette flore sont les palmiers, les urtice'cs, les malvacées, les légumineuses, les aroïdées, les convolvulacées, les fougères arborescentes, les pipéracées, les rubiacées, etc.

La faune est représentée d'abord par tous nos animaux domestiques qui presque tous ont été introduits par les Européens. En fait d'animaux indigènes nous citerons, dans la classe des Oiseaux, le psiltasin des figuiers, le nectarius, la chouette, des moucheroiles, le pinson, un gobe-mouche, une oie particulière [Acer hawaiencis) plus petite que l'oie commune, avec un plumage gris coupé de bandes noires sur les ailes, le pluvier, le chevaher, le canard, des foulques, le phaëton aérien, l'albatros brun, les sternes, etc. Dans les Reptiles, il n'y a guère qu'un petit lézartl de couleur cendrée. Les poissons sont nombreux; il faut signaler la présence du tétrodon funèbre qui peut déterminer des accidents d'intoxication. Parmi les Crustacés, on compte des langoustes et des squilles. Les Mollusques sont abondants. Dans la classe des Insectes, on ne voit guère que des hyménoptères et des coléoptères, mais il fimt ajouter malheureusement les moustiques, qui sont souvent fort désagréables.

Démographie. La population hawaïenne est une branche de la race polynésienne. Un naturaliste. M. Emile Botta, en faisait le portrait suivant : « Les habitants sont, en général, grands et bien faits. On rencontre souvent parmi eux des hommes qui, par leurs formes et leurs proportions, rappellent les plus belles statues antiques. Leur couleur varie beaucoup. Elle est quelquefois d'un brun très-foncé et presque noir, quelquefois assez claire et presque jaune. Leur figure est agréable et plaît surtout par l'air de bonté et de gaieté qui y est toujours pareil. Le front est haut, carré, souvent même plus large en haut qu'en bas et bombé, en avant. La bouche est grande et présente, dans la forme des lèvres, un caractère qui me ferait distinguer uu Hawaïen parmi tous les hommes de la terre. La lèvre supérieui'e, au lieu d'être arquée, comme dans la bouche des Européens, semble carrée. La ligne qui la dessine s'élève droit en haut depuis la commissure et devient ensuite horizontale en se courbant à angle droit. Elle est en outre fort rapprochée du nez. qui est ordinairement plat et large. Les cheveux sont noirs, assez longs, ordinairement à grandes boucles, mais jamais plats et très-rarement frisés. La barbe est rare chez les jeunes gens, mais quelques vieillards en ont une longue et bien fournie. Les femmes ont des traits semblables à ceux des hommes, avec les différences qu'apporte le sexe. Leur figure est souvent agréable, quoique rarement on puisse la dire jolie. Mais elles sont remarquables par la perfection de leur formes, elles sont nubiles de très-bonne heure. Le mélange de sang européen produit des mulâtres à teint jaune très-clair et qui même souvent se colore en rose, ce qu'on ne voit jamais, je crois, chez les mulâtres produits de sang nègre. » Le contact des Européens et leur civilisation ont été funestes aux Hawaïens. La population a décru avec une rapidité vertigineuse, et l'on prévoit le jour où, comme en Tasmanie, le dernier représentant de la race autochthone aura vécu.

En 1778, Cook estimait la population de ces îles à 400 000 âmes, mais on pense que ce chiffre est exagéré et que l'illustre voyageur a été trompé peut être par le grand nombre de sauvages qui, saisis d'étonnement à la -vue de ses navires, le suivaient de plage en plage.

Le tableau suivant indique la dépopulation successive à partir d'une date plus récente :

Population Années. eu habiianu.

ISai 6'J,800

Et encore cette dépopulation est plus grande que ne l'indique ce tableau, car chaque année le nombre des individus appartenant à des races étrangères augmente successivement. Voici à ce point de vue la répartition des habitants de l'archipel en 1877 :

Indigènes 44,088

Chinois 5.916

Américains 1,276

Anglais 883

l'ortugais 436

Allemands 272

Français 81

Autres nationalités 066

EnTants étrangers nés dans le pavs 947

Métis ." 3,420

Les Chinois constituent dans la population étrangère l'élément prédominant et ils augmentent chaque jour d'importance. De 1500 en 1870 ils sont près de 6000 en 1878; les deux années suivantes, il en arrive près de 7000, tandis qu'il n'en part qu'un millier. En 1881, il y a 15 000 Chinois, c'est-à-dire à peu près le quart de la population.

Le gouvernement hawaïen, un peu effrayé de cette invasion, a essayé de la contre-balancer par une immigration d'insulaires de l'Océan Pacifique qu'on peut considérer comme un élément congénère. En 1881, on compte 1500 Polynésiens provenant des NouvellesrHébrides, des Gilbert, des Salomon, de l'île de Pâques, etc. ; malheureusement la période d'acclimatement leur est défavorable.

Le tableau suivant, recueilli par le professeur Duplouy de Rochefort, indique le mouvement des naissances et des décès, année par année, de 18o!2 à 1857 inclus, et permet de suivre la marche rapide de cette dépopulation :

Nombre Nombre Estes des dèrès

Années. de naissances. Je décès. sur les naissance.s.

L'année 1853, remarquable par le chiffre élevé des décès, correspond aux ravages de la petite vérole.

Les causes de ce décroissement dans la population sont complexes : ainsi je citerai l'abus de l'alcool et du tabac, la prostitution. Une des causes principales de la grande mortalité, ce sont les maladies vénériennes et spécialement la syphilis, dont une grande partie du peuple est atteinte sous les formes les plus horribles, soit par contagion directe, soit par hérédité. 11 faut ajouter l'absence

de soins hygiéniques, tels que malpropreté, mauvaise alimentation, insouciance ■des naturels quand ils sont malades. Les jeunes filles se livrent à un coït prématuré; l'avortement artificiel est pratiqué sur une vaste échelle, même chez les femmes mariées, par des manœuvres qui cntrahient quelquefois la mort de la mère. Les jeunes mères, folles de plaisir et de libertinage, répugnent aux devoirs de la maternité et prennent peu de soins de leurs enfants. D'après le docteur Duplouy, il paraît même que, malgré les efforts du gouvernement pour abolir cette coutume barbare, l'infanticide est encore au nombre des pratiques superstitieuses de ces populations idolâtres. Joignons à cela les maladies puerpérales qui enlèvent la mère et l'enfant; les fièvres éruptives et surtout la variole qui, lors de son apparition, fit en moins de deux mois, dans le seul district d'Honolulu, plus de 5000 victimes.

Pathologie. Un des faits les plus curieux de la pathologie des îles Sandwich, c'est l'absence des fièvres intermittentes. Et cependant les marais n'y manquent pas, notamment les terrains abandonnés et que l'on a épuisés par la culture du taro. Il y a là des flaques stagnantes, souvent constiluées par un mélange d'eau douce et d'eau salée ; sur certains points encaissés entre de hautes montagnes, il n'y a pas la moindre ventilation. Malgré cela, le paludisme est mconnu, comme du reste dans d'autres îles de l'Océanie, la Nouvelle-Calédonie, par exemple.

On a voulu admettre l'existence d'une maladie spéciale aux îles Ilawaï, la fièvre dite buhu (prononcez bouhou). On a malheureusement souvent une tendance fâcheuse à admettre que certaines maladies sont exclusives à certains climats, ce qui a amené une assez grande confusion dans la pathologie exotique. Pour moi, je me suis efforcé plus d'une fois de démontrer, et c'est aussi l'opinion de J. Rochard et des médecins les plus distingués de la marine, que. à part quelques rares espèces nosologiques, les affections différaient peu dans les divers climats. Enlisant avec soin la description que l'on donne du buhu (malaise, sensation de brisement dans les lombes et les membres, fièvre, langue saburfale, nausées, vomissements; quelquefois teinte ictérique ; d'autre fois, coryza et bronchite), on s'aperçoit que l'on a affaire presque toujours à un embarras ^gastrique saisonnier, bilieux ou non, et dans certains cas à de la grippe. La maladie apparaît en général au commencement de la saison des pluies.

Vhépatite y est inconnue, malgré l'élévation de la température; il en est de même du choléra et de la fièvre jaune; la fièvre typhoïde est très-rare. Les fièvres éruptives sont fréquentes; la variole surtout y est très-meurtrière, comme chez toutes les races qui ne connaissent pas encore les bienfaits de la vaccine.

Les affections utérines sont nombreuses ; les femmes ont souvent des flueurs blanches.

Les ophthalmies sont abondantes ; il n'est pas rare de les voir purulentes; elles sont plus d'une fois d'origine blennorrhagique : aussi voit-on beaucoup de Canaques privés de la vue par opacité complètes de la cornée.

Le rhumatisme est assez commun, mais plutôt sous la forme de douleurs rhumatismales que sous la forme vraiment aiguë; on rencontre la goutte chez les riches et les chefs. Les diarrhées sont fréquentes, ainsi que les dysenteries, qui du reste ne sont jamais graves.

Les bronchites sont fréquentes ; il en est de même de la pleurésie, qui passe volontiers à l'état chronique. Quant à la pneumonie, elle est rare, h'asthme et Vemphysème sont fréquents. La phthisie, trop fréquente chez les indigènes, prend

556 HAWKINS (Les).

souvent une marclie aiguë. Celte marche est attribuée à l'intensité des venls relativement frais. La scrofule est aussi fort commune.

Mais ce sont les maladies vénériennes qui constituent un véritable fléau pour les ('anaques. La syphilis y acquiert une gravité exceptionnelle, non-seulement chez les indigènes, mais encore chez les blancs. Elle produit sur la constitution des ravages extraordinaires et amène souvent la plithisic pulmonaire syphilitique.

Dumas constate la grande promptitude avec laquelle s'opère la cicatrisation des plaies.

La lèpre paraît avoir été importée ; depuis quelques années, elle s'est répandue avec une grande intensité parmi la population indigène. Les lépreux ne sont pas admis à l'hùpital de la Reine àllonolulu. Ils sont d'abord internés dans une maison de détention, puis dirigés dans un asile spécial dansTile dcMolokai; 777 personnes ont été arrêtées pour lèpre du 1"' au 21 mai 1884; Soi personnes reconnues lépreuses ont été dirigées sur l'hôpital annexe de Kekaako, prèsd'llonolulu, et, sur ce nombre, 565 transférées définitivement à la léproserie de Kalowao, sur l'île Molokaï. Le nombre moyen de lépreux a été d'un millier par an, dans les deux établissements. Parmi les 551 lépreux admis aux asiles spéciaux de 1882 à 1884. 495 étaient Hawaïens; 17, Métis; 2, Américains; 1, Irlandais; 1, Allemand; 1, Portugais; lU, Chinois.

Il existe à Ilonolulu un bureau de santé [Board of Health) ; il propose toutes les mesures relatives à la salubrité et à l'hygiène et se préoccupe surtout de deux questions importantes : la lèpre et la décroissance de la population.

Bazile Féris.

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HWVKI^S (Les).

nankins (Fra.ncis). Médecin anglais, né à Bisley, dans le Gloucestershire, en 1795, fut reçu docteur à Oxford en 1825, felloiv du Collège des médecins de Londres en 1824, puis devint médecin de l'hôpital de Middlesex, et en 1851 professeur de pathologie médicale au Kings Collège; il renonça à l'enseignement en 1856, mais resta à l'hôpital de Middlesex jusqu'en 1858.

Hawkins mourut à Londres, le 15 décembre 1877, à un âge très-avancé. Il jouissait d'une grande réputation ; il fut le médecin du roi Guillaume IV, de la reine Victoria cl de la duchesse de Gloucester. Le Collège des médecins le chargea.

HAXIS-CACIIULE. 537

en 1820, des leçons gulstonieiines et plusieurs fois des leçons crooniennes et lumléiennes, enfin, en 1848, des leçons harvéiennes ; il en fut le président en 1858 et remplit encore d'autres l'onctions importantes au Collège. 11 a publié divers articles dans VEdinb. Med. a. Surgical Journal, dans le London Med. a. Physical Journal, etc., et de plus un mémoire estime : Rheumallsm and some Diseases of tJie Heart and other Internai Organs (London, 1820, in-8''), qui avait fait le sujet des leçons gulstoniennes. L. Un.

Uawkins (Caesar). Frère du précédent, vit le jour à Bisley, le 19 septembre 1798. 11 fit ses études à Londres à l'Iiôpilal Saint-Georges et èi l'école de Windmill-Street; après avoir été pendant quatre ans prosectcur de Cli. Bell et de J. Shaw dans celte école, il devint en 1821 house-surçjeon au Lock Hospitalel en 1822 à riiôpital Saint-Georges. Il fit des leçons d'analomie dans un petit ampbi- Ihéàtre créé par Herbert Mayo, jusqu'en 1850, puis fut professeur de chirurgie à l'École annexée îi l'hùpital Saint-Georges jusqu'en 1874; de 1852 à 1854, il enseigna en outre la médecine légale. Enfin, de 1829 à 1801, il fut chirurgien titulaire de l'hôpital, puis chirurgien consultant.

Le Collège des chirurgiens, dont il était felloiv, le choisit en 1846 pour membre du Conseil, le chargea on 1849 de l'oraison huntcrienne, le choisit en 1861 pour président et en 1871 pour curateur du Musée huutérien. La reine en fit eu 1857 un chirurgien extraordinaire, puis en 1862, à la mort de Brodie, le nomma serjeant surgeon, charge qui avait été remplie déjà par trois de ses ancêtres. Il mourut à Londres le 10 juillet 1884.

Hawkins a publié une foule de mémoires dans London Médical Gazette, Med. Times, Medico-Chirurg. Transactions. JNous nous bornerons à citer de lui :

I. The Bislribution of the Nerves conneded with the Organs of General ion of the Feniale. lu Philos. Transacl., p. 70, 18'25. — II. Lectures on Tumours. In London Med. Gazelle, t. XXI — III. Lectures on Tumours of Boues. IbiJ., t. XXIII. — IV. The Uunterian Oratioii, Presidenlial Addresses and Palhological and Surgical Writings. London, 1874, 2 vol. in-S". L. Un.

Hawkins (Francis-Bisset). Filsd'uu chirurgien, naquit à Londres en 1796, éludia ensuite à Oxford et y fut reçu docteur en 1825. Reçu en 1826 fellow du Collège des médecins, il fut chargé en 1828 des leçons gulstoniennes qu'il publia sous le titre : Eléments of Médical Statistics, etc. London, 1829, in-8'', puis fit en 1855 les leçons lumléiennes. Lors de la création du Kings-College, il y fut nommé professeur de matière médicale; il donna sa démission en 1855.

Hawkins remplit diverses fonctions importantes, celles entre autres d'inspecteur des prisons, d'inspecteur des asiles d'aliénés, etc., et rendit de grands services au point de vue de l'hygiène manufacturière, de celle des prisons, de l'hygiène publique, etc. 11 mourut en 1868, croyons-nous, laissant entre autres:

\. History of the Epidémie Spasmodic Ctwlera of fiussia, etc. London, 1831, in-12. — II. Eléments of Médical Police, or Principles and Practice of Legislating for Public Health. Londou, 1854, in-S". — III. Reports on the Faclory Commission. London, 1833. — IV. Germany, Ihe Spiril of the history, elc. Londou, 1838, in-8°. — V. Reports of the Inxpectors uppointed to Visit the Différent Prisons ofGreat-Britain, Southern and Western District, etc. London, 1850, in-t'ol. — VI. Il collabora aux Lives of British Physicians (Murraij's Family Library) et laissa un grand nombre d'articles dans les journaux de médecine L. H.n.

Hitxis-CArnULE. Ce mot, qui signifie Herbe h laver, a été donné par les

558 HAYDEN (Les deux).

Arabes à VAndropogon schœnanlhus L., parce que les feuilles de cette Graminée étaient employées pour parfumer les eaux de toilette {voy. Andropogon). Ed. Lef.

IIAXTIIAI'SEX (Johan?<-Ludwig) . Me'declu allemand, né le H novembre 1 798 à Slargard, en Poméranie, prit part en 1814 à la campagne de France, puis en 1816 étudia la médecine à Berlin; en i817 il remplit les fonctions de chirurgien d'armée à Breslau, puis en 1820 à Dantzig, reprit en 1822 ses études à Berlin et fut reçu docteur en 1824, et en 1825 médecin du cercle de Rothenburg, en Lusace, et des eaux de Muskau. En 1850 il devint médecin pensionné à Neisse, fut nommé en 1857 conseiller aulique, et en 1840 membre du Collège de médecine de Munster. Nous connaissons de lui :

I. Ueber die Ueilkrafl des Mineralwassers, besonders des Moor- oder Badeschlammes bei

Muskau. In llusl's Magazin, 1820. — II. Ueber die im Kreise Rothenburg in den Jahren

182t) und 1827 gelierrschte Schafpockenseuche, etc. Ibid., 1829. — III. Ueber die Cliolera-

Epidcmie ini f\cisser-Kreise. In Schles. Cholera-Zeituiig, 1852. — IV. Die venerische

Krankheit der Pferde. Breslau, 1859, in-8°. L. Hn.

IB.\"1'CK (TiiADDKE de). Né à Hayck, en Bohème, au commencement du seizième siècle. Il étudia la médecine avec Camerarius et alla l'exercer à Prague. Il s'était adonné à l'astrologie et prétendait deviner le caractère des hommes à l'aide de l'inspection des traits du visage. Quelques succès lui firent une réputation de grand savant et l'empereur Maximilien 11 l'appela à sa cour. On ignore la date de sa mort. Ses ouvrages portent les titres ci-après, plusieurs fois imprimés, sous son nom de Hayck, ou Hagecius.

I Aphorismi metopscopici. Francfort, 1564, in-8"; autre édition, 1584. — II. De cerevisiâ, ejusque conficiendi latione, nalurâ, viribus et facuUalibus, opusculum. Francfort, 1585, in-8". — III. Acfio medica adversus P/iilippum Fanchelium Bergamo incolam Dadvicen- ■senio, medicastruin et pseudo-paracclsislam. Amberg, 1596, in-8". k. D.

||.1YDE\ (Les deux).

iiayden (Thomas). Médecin irlandais, né à Tipperary, vers 1825, fut reçu €n 1850 licencié du Collège royal des chirurgiens d'Irlande, puis aussitôt après fut chargé d'un cours d'anatomie à la Ledwich School de Dublin. En 1855 il devint professeur-adjoint d'anatomie et de physiologie à la nouvelle Université catliolique de Dublin. Il fut reçu en 1860 fellow du Collège des cliirurgiens et licencié du Collège des médecins, et attaché comme médecin à l'hôpital Mater Misericordiœ, dont il contribua puissamment à fonder la réputation. Il devint en 1867 fellow du Collège des médecins. Hayden mourut à Dublin le 50 novembre 1881. Les biographes citent de lui :

I. Function of the Yellow Spot of Sœm mer ring in Circular Vision. Dublin, 1858. — 11. The Diseases of the Uearl and Aorta. Dublin, 1875, in-S". — III. A Ready and Simple Melliod of Measuring Microscopic Objects. In Dublin Quart. Journal, 1855. — IV. On the Structure and Pathology of the Hernial Sac. Ibid., 1861. — V. Avec Cruise : Report on the Choiera Epidémie o/'1866, etc., 1867, et un grand nombre d'autres mémoires. L. Hn.

llayden (G. -T.). Chirurgien de VAnglesey Lying-in Hospital, du Saint- P^ers Uo^pital, de 1' Ophtlialmic-Infirmary, professeur d'anatomie et de chirurgie à l'Ecole de Peters-Street à Dublin, membre du Collège royal des chirurgiens d'Irlande, exerçait avec succès à Dublin dans la première moitié de ce siècle. Nous connaissons de lui :

HAY-FEYER. 539

I. The Médical and Surgkal Students Sijnopsis and Guide- Dublin, 1827, in-12. — 'II. A Lecture Inlroduclorij lo a Course on Midwi/'enj and Diseuses of Females and Ckildren. Dublin, 1852. — III. A Leclure Introduclory lo the Business of tlie Original School of Med., Petcr-Street. Dublin, 1838, in-8''. — IV. Traduction de l'inai. cliir. de Velpeau et nombreux articles dans les recueils médicaux. L. Ils.

IIAY-FEVER. Hay-Fever des Anglais, asthme on catarrhe d'été, asthme ■des foins, a été décrit au mot Asthme, et nous n'aurioi'S ([u'à renvoyer à ce mot, si aux développements historiques, à la description et à l.i discussion nosologique qu'y a consacrés Parrot, nous n'avions à ajouter quelques faits qui se sont produits depuis et qui nous ont paru devoir trouver place ici, soit qu'ils contirment à certains égards les opinions formulées dans cet article, soit qu'ils doivent les modifier en quelques points ou les compléter.

On a décrit en Amérique sous le nom d'asthme d'automne ou de catarrhe automnal une dyspnée périodique dont les symptômes seraient identiques à ceux de l'iiay-fever des Anglais. Ils ne différeraient que par cette circonstance ■que, tandis que ce dernier se manifeste dans la période de temps comprise entre le commencement du mois de mai et la fin de juin, le catarrhe américain déhuterait à la fin d'août, pour durer jusqu'au commencement d'octobre. D'après Morrill Wyman, ce catarrhe automnal devrait être considéré comme spécial aux Etats-Unis. Noël Gueneau de Mussy, dans une excellente leçon sur la rhino-bronchite spasmodiqiie, nom qu'il a donné à l'asthme dit du foin, insérée dans le premier volume de sa Clinique médicale, publié en 1874, c'est-à-dire plusieurs années après la publication de Tarticle Asthme de Parrot dans le Dictionnaire ■encyclopédique, rapporte le fait d'une dame née à la Guadeloupe et qui avait habité New-York, à laquelle il a eu l'occasion de donner ses soins pour une -affection de ce genre, dont elle était atteinte depuis tiois ans, tous les ans au mois d'aoùl, et qui durait pendant les deux mois d'août et de septembre. Elle avait pendant toute cette période, toutes les nuits, un accès d'asthme, qui s'annonçait dans la journée par une sensation de picotement dans les yeux et dans ■le nez, du larmoiement et des éternuments répétés une centaine de fois de suite. Pendant le reste de l'année, elle avait quelquefois des accès d'asthme isolés, quand les organes respiratoires avaient été soumis à certaines incitations anormales.

La circonstance de l'origine de cette malade et de son séjour à New-Y'ork pourrait faire ranger ce cas dans la catégorie des catarrhes automnaux américains. Mais voici que M. Hack, dans Dent. Medic. Woclienschrift, 1886, vient de rapporter un fait semblable de catarrhe automnal qu'il a observé en Allemagne sur une personne qui n'avait jamais quitté ce pays.

Il y a donc lieu de revenir sur ce point d'ctiologie, d'après lequel l'hay-fever ■était considéré comme une affection uniquement printanière ou estivale et due principalement à l'action du pollen et des poussières de certains végétaux en suspension dans l'air. M. Hack cite des cas où la maladie a persisté dans une atmosphère certainement dépourvue de pollen, d'autres où la maladie éclatait périodiquement en hiver. D'après quelques auteurs américains, des accès de hayfever éclateraient parfois sous l'influence d'émanations provenant de divers animaux, lapins, chiens, chats, etc. M. Hack a vu lui-même, chez ime dame, la présence d'un chat provoquer immédiatement l'obstruction du nez et tous les symptômes de l'hay-fever.

Si l'on ajoute à ces faits, qui démontrent déjà que l'hay-fever n'est pas une

540 HxVYGARTH.

affection exclusivement estivale, celte autre considération qu'il se manifeste aussi bien dans les villes qu'à la campagne, que, dans la campagne même, ce n'est pas toujours cliez les gens qui vivent au milieu des prairies qu'on l'observe, mais chez des individus vivant loin des chaumes et qui avaient leurs accès à des époques qui ne correspondaient pas à la maturité des plantes fourragères, ainsi que cela ressort de la relation de plusieurs faits communiqués en 18G2 par le docteur Hervier (de Rive-de-Gier) à la Société de médecine de Saint-Étienne, on ne tardera pas à être convaincu tju'il faut renoncer à la théorie étiologique qui attribuait exclusivement la production de la maladie aux émanations des plantes fourragères ou autres analogues; que ses causes occasionnelles sont multiples, que parmi elles les induences cosmiques et météorologiques paraissent avoir surtout sur leur retour périodique uneinlluenoe importante et qu'il faut en chercher la cause prédisposante dans un état diatlu'sique soit nerveux, soit peut-être aussi arthritique, comme inclinait à le croire .Noël Gueueau de Mussy. Comme influence de l'action excitante des rayons solaires sur les muqueuses naso-laryngo-bronchiques, à de certaines époques de l'année, j'en ai vu, pour ma part, un exemple bien frappant à la station thermale du Mont-Dorc, il y a un assez grand nombre d'années déjà. M. G. Sée m'y avait adressé un malade qu'il considérait comme un type de l'hay-fever. Depuis plusieurs années, il était pris régulièrement tous les ans, pendant la première quinzaine de juin, d'un accès d'asthme spasmodique avec coryza des plus intenses, éternuments incessamment réitérés, injection conjonctivale, larmoiement, etc. Arrivé au Mont Dore dans les premiers jours de juin, il s'attendait à être pris d'un moment à l'autre de son accès. Cinq jours, dix jours, quinze jours se passèrent sans ([u'il en éprouvât rien. Je commençais déjà à me demander s'il fallait attribuer ce retard à la médication thermale, ce qui eût été un effet bien prompt. 11 n'en était rien. Le mois de juin, cette année-là, était sombre, nuageux, pluvieux et même assez froid; pas un rayon de soleil n'avait encore percé, lorsque diins les derniers jours, le ciel venant tout à coup à se dégager, un brillant et chaud soleil auquel le malade se trouva brusijuement exposé à sa première sortie, eut pour effet immédiat l'explosion d'un violent accès de rhino-bronchite spasmodique des mieux caractérisés, tel que M. G. Sée me l'avait indiqué dans sa lettre et que me l'avait dépeint d'avance avec les plus vives couleurs le malade lui-même. La périodicité ici n'était pas en défaut, elle n'avait été qu'en retard, faute de la cause déterminante, la stimulation par les rayons solaires. Brochik.

IIATGARTU (JoH.\). Docteur en médecine, membre de la Société royale de Londres, de la Société des sciences et de la Société royale de médecine d'Edimbourg, de l'Académie américaine des arts et des sciences, praticien à Chester et ensuite à Bath, fut un médecin de réputation dans le dernier tiers du siècle passé et au commencement de celui-ci. Il écrivait encore en 1815; nous ignorons l'époque de sa mort. Haygarth avait tenu note de la plupart des observations qu'il avait eu occasion de recueillir dans sa longue pratique, et leur nombre s'élevait à 10 549. C'est d'après ces matériaux précieux qu'il voulait publier l'histoire clinique d'un certain nombre de maladies ; il l'a fait pour la goutte et le rhumatisme, et de manière à faire regretter que ce travail d'un habile praticien n'ait pas été poussé plus loin (Dezeim.).

I. An Inquiry how to Prevent the Small Po.r; and Proceedings of a Society for Promoting General bioculalion, al Slated Periods, and Preventlng the yatural Small Pox in

IIAYNE. 541

Chesler. Cliester, 1785, in-8°. — II. A Sketch ofa Plan lo Exlcrminate Ihe Casual Small Pox froiii Great Brilain and Inlroduce General Inoculation. To w/iich is added a Correspondence on the Nature of Variolous Contagion, and on Ihe Best Menns of Prevenlini/

the Small Pox, and Promoting Inoculation at Geneva. Loiidon, 179Ô, 2 vol. in-S". III. On

tite Imagination, as a Cause and as Cure of Disorders in the Hunian Body, Ezeniplified by Fictitiom Tractors and Epidemical Convulsion. Loudon, 1799-1800, iii-8". — IV. Letter to D' Percival, on the Prévention of Infections Fevers, and an Add?ei,s to the Collège of the Physicians of Philadelplda, on the Prévention oftlie American Pestilence. Dath. l.SOl, iii-S». — V. ^ Clinicol Ilistory ofDiseases; Part \" Being a Climcal llislory of Ihe liheumalisrn ;

V- A Clinical Ilistory of the Nodo-iily of the Joints. Londoii, 1805-1813, in-8°, 2 part.

VI. Letter, addressed to the Bight Ilev. D. Gorlcns, on the Education of the Poor, [S\2 in-8°. — VII. Nombreux articles dans les recueils périodiques. L. IIx.

IIAY-HOA^'G. Nom chinois de la lilmbai-be. En. Lef.

IIAYX (Albert). Médecin allemand, né à Breslau, le 17 septembre 1801, fit ses éludes dans sa \ille natale et à Wurtzbourg, et prit le diplôme de docteur dans cette dernière université, en 1824. Quatre années après, il se fit agréer privat-doceiit à Bonn, puis en 1850 fut appelé à Kônigshei-g comme directeur de l'École des sages-femmes, et obtint en même temps le titre de professeur extraordinaire; il ne devint professeur ordinaire qu'en 1844. En 1847, il fut nonmié conseiller médical et membre du Collège médical de la province. Il mourut d'une hémoptysie le 30 octobre 1X65, laissant entre autres :

I. Ueber die Selbstwendnng ; eine physiohgisch-gelnirtshiil/lirhe Ahhandlung. AVûrzburg,

182i, in-8°. — II. Alihandlungen ans dem Geliiete der Gcburtslnilfe. Bonn, 1828, ia-8°.

III. Beitrâge zur Lehre vom schrâg- ovalen Becken. Eine Abhancllung. Kônigsberg, 1852, gr. in-4°, 1 pi. — IV. Il collabora à la physiologie de Durdach et publia des articles dans Schmidt's Jahrbûcher, Deutsche Zcilschr. f.Geburtskunde, Preuss. med. Vcreinszeitung,elc.

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