DE VE.MS
VVilUBLES.
Janvier .
Février . . ....
Avril
Mai ........
Juin • •••..••
Juillet
Moyenne gésérale de
Les mois les plus froids sont donc janvier et février, le plus chaud est celui d'août. La température la plus basse constatée à Honolulu est de i5 degrés; la plus élevée à l'ombre est de 31 degrés ; il est très-rare que le thermomètre dépasse ces deux points extrêmes. Il ne faut pas oublier en effet que cette ville est exposée au midi, qu'elle est située sous le vent et protégée des brises du nord par une chaîne de montagnes. L'observation démontre que les parties des îles placées au sud et à l'ouest ont une température de 2 à 5 degrés plus considérable que celles qui regardent le nord et l'est.
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11 y a deux saisons bien tranchées. L'iiivei- ou saison des pluies commence en décembre et finit en mars; l'été ou saison sèche commence eu mai et finit en octobre; novembre et avril sont des mois de transition. Les vents alizés du nord e.a régnent pendant environ neuf mois de l'année ; ils sont plus faibles en hiver, où ils font place à des calmes interrompus par du mauvais temps et des vents variables surtout du sud-est au sud-ouest. Le tonnerre et les éclaiis sont excessivement rares. En général, les temps clairs sont les plus nombreux; il n'y a guère en moyenne que quatre-vingt-dix jours à ciel couvert et nuageux, dont trente-cinq avec pluie.
La pluie est plus abondante et plus fréquente sur les côtes orientales : en 1880, il est tomlié 1105 millimètres d'eau à llonokilnet 5957 à Uilo. Les oscillations du baromètre sont pour ainsi dire nulles ; il va de 700 à 765, sa hauteur moyenne est de 761.
Fi.oRE ET FAOE. Ou trouvc dans l'archipel des représentants des espèces végétales appartenant soit aux pays tropicaux, soit aux régions tempérées. Cela lient à la différence de latitude des diverses îles et aux climats variés qu'offrent leurs monla^ues.
Le sol conviendrait très-bien à la grande culture, mais l'exploitation agricole est encore en enfance. On cultive la canne à sucre, qui donne des chaumes de dix pieds de haut et de deux à trois pouces de diamètre. Le café vient très-bien ; lualheurcusenicnt les plantations ont à souffrir des ravages d'un insecte appartenant au genre Cijnips. Le coton n'a été cultivé qu'à titre d'essai, mais il semble produire de bons l'ésultals. Le labac vient parfaitement. La vigne réussit très-bien. La culture du blé a pris une certaine extension, mais la farine est assez pauvre en gluten pour qu'il soit nécessaire de la mélanger à des farines étrangères pour obtenir une panification suffisante.
La culture de la pomme de terre est très-importante ; les baleiniers venaient aux Hawaï en faire des pi'ovisions avant leur cam|iagne dans les mers boréales. Le tare {Arum escidentnm) possède une racine féculente qui constitue la base de la nourriture des Kanaques ; il en est de même de la patate douce (Convoll'uliis balatas). Ils mangent en outre l'igname [Dioscorea alata), le fruit de l'arbre à pain {Arlocarpus incisa), la racine du ti [Dracena tenninalis), les tubercules féculents du pia [Tacca pinnalifida), le fraisier indigène {Fragaria vesca), les bananiers [Musa, variété Feï et Sinensis), enfin presque tous les fruits et légumes d'Europe et d'Amérique. On mange les sommités encore tendres du Pteris excelsa.
Le commerce et l'industrie recherchent le bois de sandal [Santahwi ellipticutn et aS. Freycinelii), le koa {Mimosa hetewphijlla), l'oliea [iletrosideros pobjmorpha), le mûrier à papier {Broussonetia papyrifera) ; comme substances liuctoriales, on utilise encore VAmomum curcuma, le Morimla cilrifolia et le Cordia sebestena; une urticée fournit de la matière textile. Il faut citer en outre le janibosier {Eugenia malaccensis), le gingembre et le kukui {Aleiiriles trilûha), qui fournit des graines oléagineuses. Le pulu [Pteris alata) fournit un coton grossier, soyeux, jaunâtre, dont on fait des matelas, des oreillers, etc.
Les plantes médicinales indigènes sont en petit nombre et peu connues. Le kava {Piper methysticum) est employé par les naturels dans lablcnnorrhagie; depuis fort longtemps les médecins de la marine ont constaté la réalité de cette vertu. Contre la syphilis, on se sert du Lepidium piscidium. Dans les bron-