‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.48Chapitre 44 sur 59 · III. De · texte numérisé non relu

III. De

5t38 HEGAK.

officio medici, poema dedicatum cardinali Angelo Mariœ Quirini. Groningue, 1752, m-8'. A. D.

iiEER.nA:MV (G.-H.). Médecin allemand, né en 1807 à Blomberg (Lippe- Detmold), fut assistant à la maison d'aliénés de Siegburg en 1855, prival-docent à Heidelberg et assistant à l'hôpital de cette ville depuis 1855, professeur extraordinaire à Tiibingue depuis 1840. 11 réforma complètement l'enseignement clinique à celte Université, en introduisant les nouvelles méthodes physiques de diagnostic et la thérapeutique rationnelle. Malheureusement une affection grave de la poitrine vint par.ilyser son activité ; il fit deux séjours à Rome et mourut là au printemps de l'année 1844. On a de lui :

1. Ueber die Hilduiig der Gesichtsvorstel/ungen aus den Gesic/itsempfindungen. Hannover, 1855, frr. in-8°, 18 pi. lilliogr. — II. Ueber das Sludium der psychischen Medicin auf Universilâleii als das nâcUsle Er forderniss ilirer Fôrderung. Heidelljerg, 1837, 111-8°. Extr. de Ueidelb. mcd. Annalen, 1857. L. H.n.

HEERS (Henri van) ou Henricus ab Heeus, était d'une famille patricienne de Tongres, où l'on peut supposer qu'il naquit vers l'an 1570. On ne sait pas oiî il fit ses études; il voyagea beaucoup, et apprit la plupart des langues de l'Europe; il savait de plus parfailement le latin, le grec et l'hébreu. Il fut pendant plus de trente ans médecin des princes Ernest et Ferdinand de Bavière, électeurs de Cologne. Il exerça la médecine à Liège, depuis 1605. Tous les ans il allait passer quelques semaines à Spa, dont il a beaucoup vanté les eaux. Il exerça au moins durant huit ans les fonctions de médecin ordinaire dans l'hôpital de Bavière, fondé en 1606. On croit que Henri de Ileers mourut vers l'an 1656. Valère André le qualifie : Vir omnigenae eruditionis, lectionis indefessae, judicii atque ingenii acerrimi. Cependant, il ne reste de lui que quelques opuscules sur les eaux de Spa, tous intitulés Spadacrene, avec des variantes dans le titre (Liège, 1614, in-12; 1622, in-12: Leipzig, 1645, in-12; Liège, 1645, in-16; Leyde, 1647, in-16; 1685, 2 vol. in-16; 1689, 2 vol. in-16, etc. L'un de ces ouvrages parut en français : Spadacrene ou Dissertation phydque sur les eaux de Spa, nouvelle édition par Chrouet, La Haye, 1759, in-12. J.-B. van Helmont ayant attaqué les ouvrages de van Heer, celui-ci lui répondit par un oimscule intitulé : Deplementum supplementi de Spadanis fontibus, etc. Lugd. Bat., 1624, in-12. L. Hn.

HEFFTER (Johan.n-Kari,). Médecin de Zittau et du couvent de Marienthal, naquit le 25 septembre 1722, et mourut le même jour en 1786. Il avait étudié la médecine à Leipzig et à Halle, et pris le grade de docteur à Erford. Ses écrits, peu importants, ont pour titres :

/. Dissertatio de causais incrementi foetuum celerrimi. Erford, 1745, in-4°. — II. Muséum disputationum physico-medicum tripartitum. Zittau, t. I, 1756; t. II, 1765, in-4°. — III. Commentatio epislolica, qua musei dispulatorii pkysico-medici p7-omotoribus susceptorum suorum rationem reddit. Zittau, 17(32, in-4°. — IV. Oekonomisch-medicinischer Vorschlag, luie die Menschen bey jetzigen Mangel und Theurung des Korngetreides sich sâttigen und gesund erhalten kônnen. Zittau, 1771, in-8°. L- Hx.

HEGJLR (.loHàNN-ADGusT). Médeciu allemand, né à Darmstadt, en 1794, commença ses études à Gottïngue en 1812, fit en 1815 la campagne de France, au service de l'Angleterre à Gottingue. Il se fixa à Darmstadt et devint en 1817

HEIBERG (Les). 509

chirurgien de la cour, plus tard conseiller intime. Il mourut à un âge avancé le 5 juin 1882, Nous connaissons de lui:

I. Diss. inaug. de oculi partibus quibusdam. Gotlingae, 1818, g;r. in 8°, pi. — II. Beiliag %ur Geschichte der Anwendung des Calomels oder milden salzsauren Quccksilbers in den Krankheilen des Menschen. Darmstadt, 1830, in-8''. — III. Vadeniecum fur die Dehandlung der morgenlàndigcn Cliolera, etc. Darmstadt, 1831, in-lG. — IV. Zur Klinik der neuesien morgenlândischen Krankheil, etc. Darmstadt, 1832, in-8°. — V. Die orientalischen Dâder, in Bezug auf das su Darmstadt neuerrichtete Ludmgsbad. Darmstadt, 1838, in-12.

Le fils du précédent, Alfked Hegar, né en ISoO, actuellement professeur d'accouchements et de gynécologie à Fribourg en Brisgau, s'est distingué par de remarquables travaux sur la castration des femmes, les injections intra-vcsicales et rectales, la colporrliaphie, l'amputation supra-vaginale de l'utérus, etc. L. Un.

IIEGETSCIIAVEILER (Johan.n-Heinrich). Médecin et botaniste suisse, né en 1789, à Uicherschwil, mort à Zurich, en septembre 1859. [Il fit ses études à Aarau, à Zurich et à l'Université de Tubingue, devint en 1814 médecin en chef d'un hôpital militaire suisse, et pratiqua plus tard la médecine à Piicherschwil et à Staefe. Depuis 1850, il prit une part active aux affaires politiques de sa patrie, et devint représentant de la commune de Staefe et conseiller du gouvernement. Lors des troubles de 1858 et 1859, il fit de grands efforts pour rétablir la paix entre les différents partis de la Suisse. Il prit ainsi part à l'émeute de Zurich du 6 septembre 1859, et ce fut à cette occasion qu'il reçut une blessure dont il mourut peu de jours après [Biogr. Didol). On a de lui :

I. Commentât io botanica, sislens descriptlonem scilamiinun L. nonnullorum necnon glycines helerocarpae. Tiguri, 1814. — II. Samnilung von Schweizerpflamen- Bâle^ 1824- 1835, 80 livraisons. — III. Nouvelle édition de la Flora Helvelica de Suter. Zurich, 1823. — IV. Reisen in den Gebirgsslock zwischen Glarus und Grauhûndlen in den Jahren 1819, 182U und 1822. Zurich, 1825. — V. Beilrâge zu einer kritischeu Aufzâhlung der Schweizerp/lanzen. Zilricli, 1851. — VI. Die Flora der Schweiz, ouvrage continué après la mort de l'auteur par Heer. L. Hx.

HEGEiviSCH (FR.4.i\z-IlERMAi^.N). Né à Kiel le 15 novembre 1783. Il étudia la médecine dans sa ville natale, puisa Bonn, et voyagea ensuite en Autriche, en Franceeten Angleterre, pour y visiter les hôpitaux. Revenu à Kiel pour y exercer la médecine, il fut nommé docteur en médecine honoraire à Gottingue en 1805, professeur extraordinaire de médecine en 1809, médecin de l'hôpital Frederik deCopenhagueen 1810, conseiller de justice de l'État danois en 1824 et conseiller d'État en 1840. Il s'était occupé de politique avec beaucoup d'ardeur et a publié sous le pseudonyme de Franz Baltisch une série d'opuscules empreints d'un libéralisme assez ardent pour l'époque. Il eut l'honneur d'un jubilé après ses cinquante années de doctorat et mourut le 27 mai 1865, à l'âge de quatre-vingtdeux ans. De ses ouvrages et mémoires de médecine, nous citerons seulement:

I. Nutzen des Haarseils in der Epiiepsie. In Horn's Archiv, 1823. — II. Ueber die Behandlung des Croups. Kiel, 1830, in-S". — 111. Vorlàufige Nachricht von des Ilrn. D' Leviseur... gUïcklichen Heilmethod gegen die Choiera. Kiel, 1831, in-8°. — IV. Il a traduit l'ouvrage de Currie Sur Vemploi de Veau froide et de Veau chaude comme traitement de la fièvre (Leipzig, 1807), et celui de Malthus Sur la restriction de la population, kltona, 1807. — V. Nombreux articles dans les recueils périodiques. A. D.

HEIBERC (Les). Famille de médecins de Christiania, parmi lesquels : Heiberg (Christe.n). Né à Bergen, le 28 novembre 1799, fît ses études à

570 IIEIDENUEICH (Les).

Christiania, à Copenhague et à Berlin, exerça son art dans sa ville natale de 1824 à 1826, puis devint médecin à l'hôpital de Christiania et ne prit qu'en 1850 le titre de docteur {Diss. de coremorphosi, part. l-II, 1827-1829). Chargé de cours depuis 1828, il devint en 1850 professenr titulaire de chirurgie et d'ophthalniologie à l'Université et chirurgien en chef de l'hôpital. Il conserva ses fonctions jusqu'à sa mort arrivée le 18 mars 1872. Il fut l'un des éditeurs delà !'« série du î^orsk Magazin for Làgevidenskaben ; il collabora à la 2'= série. On trouve de lui un grand nombre de mémoires et d'articles dans les recueils périodiques norvégiens ; les plus importants sont énumérés dans Callisen et dans Hirsch's Lexic. hervorrag. Aerzte, III, 112.

Heîberg (Johan-Fritznerj. Frère du précédent, né à Bergen, le 11 juin 1805, étudia la médecine à Christiania, devint en 1829 chirurgien d'escadron et prosecteur à l'Université, en 1857 licencié en médecine [Diss. de tesliiim in fœtibus humanis descensn), et alla ensuite se perfectionner à Stockholm, à Berlin et à Paris. Il fut nommé en 1841 médecin de brigade, en 1855 chirurgien général de l'armée norvégienne, et conserva cet emploi jusqu'à sa mort arrivée le 5 avril 1883.

Depuis 1855, il fit des efforts énergiques ponr améliorer le service de santé militaire on Norvège et pour créer un corps spécial de santé. Il a publié, tant dans les journaux politiques que dans les journaux de médecine, des articles à cet égard, sans compter un grand nombre d'articles de médecine et de chirurgie dans les périodiques, entre autres dans VUgeskrift for medicin og pharmacie, qu'il dirigea de 1842 à 1845.

Un fils de Christen, Hjalmar Heiberc, né en 1857, est actuellement l'un des médecins les plus distingués de la Norvège ; il est professeur d'anatomie pathologique et de pathologie générale à l'Université de Christiania.

Un fils de Joh. Fritzner, Jacob-Mckch Heiberg, né en 1843, non moins distingué que le précédent, est professeur de chirurgie à l'Université de Christiania et dirige une clinique ophthalmologique fondée par lui. L. Hn.

HEIDEXREICH (Les).

Heîdenreich(MARIAXi\E-THÉODORA-CHARLOTTE), née HeILAND, dite V0>' SiEBOLD,

accoucheuse célèbre, naquit le 10 décembre 1791 (d'après d'autres le 12 septembre 1788) à Heiligenstadt, dans l'Eichsfeld. Sa mère, née Ilenning (1771- 1849), avait été reçue docteur en accouchements à Giessen en 1815 et était accoucheuse pensionnaire et chargée des vaccinations.

M.-T.-C. Heidenreich perdit de bonne heure son père, mais fut adoptée par son beau-père J.-Tli. Damian von Siebold, alors médecin pensionné à Heiligenstadt. Elle commença à l'âge de dix-sept ans les études d'anatomie, de physiologie et d'obstétrique, étudia à Gottingue en 181.1, à Darmstadt en 1812, puis après examen obtint en 1814 l'autorisation d'exercer les accouchements; elle se fit recevoir docteur à Giessen en 1817 [Ueber die Schwangerschaft ausserhalb der Gebdrmufter und iiber eine Bauchhôhlenschwangevschaft insbesondere. Darmstadt, in-4''). Elle accoucha en 1818 la duchesse de Cobourg, en 1820 la duchesse de Kent, mettant au monde la future reine d'Angleterre, Victoria. En 1829, elle épousa un médecin militaire, A. -A. Heidenreich, et movirut le 8 juillet 1859, laissant une grande réputation. L. Hn.

IIEIDER. 571

Dcidem-eîcli (Friedrich-AVilhelm). Médecin allemand, né à Rostall, en Franconie, le 2 septembre 1798, fit ses études à Wurtzbourg et obtint le grade de docteur en 1821 {Diss. inaug. sistens tubercida in cerebro reperta). Il se fixa à Ansbach en 1824 et y exerça la médecine avec réputation jusqu'à sa fin arrivée le 6 décembre 1857. Ce fut un écrivain très-fécond; il cultiva avec un égal succès la géologie, la pliysique, la chimie et surtout la médecine. Outre une foule de mémoires dans les recueils, il a publié :

I. Die vier Grundp feiler der Volksmedicin, das Blutlassen, Brechen, Abfûhren, etc. Nûrnberg, 1826, in-S". — II. Orthopàdie oder Werlh der Mechani/c zur Heilung der Yerkrûmmungen am menschliclien Leibe, mit 4 Steintaf. Berlin, 1827, in-8°; 2. Abth. sous le titre : Orthopàdie oder die Yerkrûmmungen der Wirbehiiule und des Rumpfes, und deren Heilung, mît 5 Taf. Abbild. Berlin, 1851, in-8°. — III. Die Influenza in den Monaten Juni und Juli 1831. Ausbacli, 1851, in-8°. — IV. Kaspar Hauser's Verwundung, Krankli. und Leichenôffnung. Berlin, 1834, in-8°. — V. Eisenquellen bei Steben. Nûrnberg, 1835, 10-8".

— VI. Die Wirkimgsart der Mineralquellen bei Steben. Eine Entgegn. auf die Schrift des^ D'' Reichel: ûber die Eigenlhïunlichkeilen der Staklquellen Stebens. Niirnberg, 1839, in-S".

— VII. RevTsion der neuern Ansichlen und Dehandlung. von Croup. Erlangen, 1841, in-8''.

— Vin. Elemente einer med. Physik, 1. lleft. Das Leben der unorganischen Natur, eine positive Kritik der bisherigen Naturwissensch. Leipzig, 1843, in-8\ — W. Die subkutane Blepliarotomie gegen subakuten Augenlidkrampf und krampfhaftes Entropium. Ansbach, 1844, in-8°. — X. Die Verkelirthcil in der Erzie/i. u. Bitd. der weibl. Jugend., zweite verb. und mit Kachtragen verm. Aufl. Ansbach, 1844, in-S". — XI. Die Bedeut. der med. Physik in ihrer Beziehung zu Mikroskopie und organischer Chemic. Vortrag \or der drei und zwanzigsten Versammlung deulschcr Naturforscher und ^rzte zu N'ûruberg am 18. Sept. 1845 gehalten. ^Vien, 1845, in-8°. —XII. Der Kropf, chirurgische Monographie, zweite mit Nachtiagen verm. Ausgage. Wien, 1845, 1847, in-8°. — XIII. Die physiolog. biduction aïs Beitrag zur med. u. Nerven-Phijsik, mit 2 Taf. Abbild. Wien, 1846, in-S". — XIV. Das Princip der Medicinal-Reform. Ansbach (Munchen), 1850, in-8". — XV. Die Verkiirzung des Scheiikels ini Uuftgelcnke. Eine Kritik iiber die Ansichten und Behandlung der Coxalgie, veranlasst durck die in der Wildergerschen orthopàd. Anstalt zu Bamberg geniachtsn Beobachtungen. Ansbach, 1852, gr. in-8°, — XVI. Vorkehr und Yerfahren gegen die Choiera, nach eigenen Beobachtungen in Miinchen und Angsburg, erste und zweite verm. und verb. Aufl. Ansbach, 185i, gr. in-8°. — XVII. Elemente der therapeutischcn Physik. Leipzig, 1854, in-S". L. Un.

IIEIOEXSCHREIDER (Jouann-Anton). Médecin et météorologiste, né à IleîTieden, le 14 janvier 1826, fit ses études à Wurtzbourg et à Erlangue, et fut reçu docteur à cette dernière Université en 1854 [Dks. Die medicinische Topographie des Landgerichtshezirks Herrieden). Il s'occupa beaucoup d'observations météorologiques et, à partir de 1869, publia un Almanach renfermant la moyenne journalière de la température d'après les observations d'un grand nombre d'années ; celui de 1870 renferme un mémoire: Ueher den Einfluss der Witterung auf den Menschen. Ce fut son dernier travail. Il mourut jeune, d'une hépatite aigdë, le 6 janvier 1870. L. Hi\.

HEIDER (MoRiTZ-II.). Né le 21 juin 1816, à Vienne. Il fit ses études médicales dans cette ville, où il fut reçu docteur en 1841. Préparateur du professeur de physique Wisgrill et d'un médecin dentiste célèbre Garabelli, il se livra bientôt à l'étude et à la pratique des maladies de la bouche, et devint professeur extraordinaire à la Faculté de Vienne en 1858. Il a publié un certain nombre de mémoires sur l'anatomie et la pathologie dentaires, les kystes, l'hémorrhngie consécutive à l'extraction des dents, la régénération de l'os maxillaire, et il passe pour être le premier qui se soit servi du cautère galvanique pour la destruction des nerfs dentaires. Il avait fait de grands efforts pour faire créer à la faculté de Vienne une chaire magistrale consacrée aux

572 HEILBRUKNEN (Eau minérale de).

affections de la bouche et des dents, et il a fondé dans son pays une société centrale de médecins dentistes ainsi qu'un recueil, le Deutsche Vierteljahrsschrift fiir Zahnheilkunde, qui existent encore. 11 est mort à Vienne le 29 juillet 1866. A. D.

IIEIDLER (KARL-JosEPH),Edler VON Heilborn. Médecin autrichien, néàFalkenau, en Bohême, le 22 janvier 1792, se fit recevoir docteur à Prague en 1818 et en 1820 se fixa à Marienbad, oij il exerça avec réputation pendant trentehuit ans et contribua puissamment à faire la fortune de celle localité. Il fut anobli en 1858 et mourut dans la retraite le 13 mai 1866. Il a publié un grand nombre d'ouvrages et de mémoires relatifs aux eaux de Marienbad, depuis le premier publié à Vienne en 1817 jusqu'au dernier publié à Prague en 1864. Dans ses autres écrits, il se montre partisan de la philosophie de la nature. Nous ne citerons que les principaux de ces derniers :

I. Veber den Croup odcr die hàulige Brâurte. Prag, 1818, in-8°. — II. Ueher die Sckuizmitlel gegeii die Choiera. Prag, 1852, iii-S"; Prag, 1854, in-8°. — III. Krampf und Kràmpfe, etc. Prag, 1858, in-8°. — IV. Sydenliam's Antheil an der Uneinigkeit unserer Lehre ûber die Gicht. Prag, 1858, in-S". — V. Das El ut in seiner hedlhâtigen Beziehung zuin Sdimerz. Prag, 1859, 111-8°. — VI. Die Nervcnkraft im Sinne der Wissenschaften qegenûber dent Blullebcn in der Nalur. Draunscliweig, 1845, in-8°. — VII. Die epidemische Choiera, etc. Leipzig, 1848, 111-8°. — VIII. Die Erschiitlerung ah Diagnostilcum und ah Heilmiltel, etc. Brauiischweig, 1853, in-8°v — IX. Versuch einer neuen empirischen Begrûndung der Cholerawissenschaft. Prag, 1854, in-8°. L. Hn.

HEIDSICK (Franz-Heii\rich). Né le 2 aoiit 1716, à Brockhagen dans le comté de Ravensberg, fit ses études médicales à Halle, où il soutint sa thèse de docteur en médecine en 1745. 11 alla se fixer à Herforden, en Westphalie, pour y exercer la médecine, et mourut dans cette ville, le 22 janvier 1796. La Biographie médicale cite de lui :

I. Disicrlalio de certiludine medicinœ. Halle, 1745, in-4°. — II. Gedanken ûber das Daseijn Goltes, Auferslehung und Unsterb.lichkcil, entworfen an dessen ll'^"" Geburtstage. BucUeburg, 1793, in-8°; ibid., 1793, in-8°. A. D.

nEiLA:\D. Voij. Heidenreich.

UEILBROIV (David-Cz.). Médecin hollandais, né à La Haye le 4 juillet 1762, reçu docteur à Leyde en 1784, exerça son art avec succès dans sa ville natale de 1785 à 1800 et fut chargé de 1795 à 1797 par son gouvernement de plusieurs missions sanitaires. 11 se fixa à Amsterdam en 1800 et y remplit les fondions de médecin sanitaire jusqu'à sa mort, en 1847. Outre des traductions, il a mis au jour 5 mémoires couronnés : le 1" SurVusage des purgatifs dans les affections de la poitrine (1790), le 2*^ Sur les causes de Venduit de la langue (1795, et trad. en allemand, Hildburghausen, 1795), le o^ Sur les signes tirés des yeux dans le diagnostic des maladies aiguës (1798), le ¥ Sur les signes tirés des yeux dans le diagnostic des maladies chroniques (1801), le 5« Sur les moyens de combattre la peste bovine (1824), et plusieurs autres mémoires relatifs à la santé publique (voy. HirscKs Lexic. der hervorrag. Aerzte, III, 119). L. Hn.

HEILBRUTVI\'E:V ou UEILBRUni!\ ou ADELHEIDSQIIELLE (Eau MINÉ- RALE de). Athermale, chlorurée sodique forte, carbonique forte. Dans les Alpes

HEILBRUNNEN (Eau minérale de). 575

bavaroises, dans le cercle de Mayen, à 5 kilomètres du bourg d'Heilbrunn, bâti sur une montagne d'où Ton découvre de beaux points de vue sur les cimes voisines et sur le Kochelsee, près duquel s'élève l'ancien couvent des Béne'dictins nommé le Schledorf, à 800 mètres au-dessus du niveau de la mer, émerge une source connue dès le dixième siècle. Sa réputation s'accrut surtout depuis qu'en 1659 la princesse Adélaïde, qui avait été stérile jusque-là, vint prendre ces eaux après l'administration desquelles elle devint trois fois mère. Elle donna son nom à cette source qui sort d'un terrain tertiaire, composé de grès coquille, près de bancs de lignite, et d'une profondeur de i5 mètres. Son eau est claire, limpide, incolore et traversée par un grand nombre de bulles gazeuses qui viennent éclater à sa superficie et bouillonnent sans cesse. Ces bulles, composées en partie de gaz bydrogène proto-carboné, forment une coucbe plus lourde qui reste en contact avec la surface de l'eau. Comme elles s'enflamment avec une certaine détonation, elles prirent feu, pendant T'un des derniers curages du puits, lorsqu'elles furent en contact avec une lumière artificielle, et on eut beaucoup de peine à éteindre cet incendie qui passa dans le pays pour un vrai miracle. Quoique les sources tbermo-minérales contiennent rarement un gaz bydro-caiburé, il en est pourtant certaines qui en fournissent des exemples remarquables, comme Aix-la-Cbapelle et La Porretla. A cette dernière station italienne, où on ne regarde plus cette propriété comme un fait extraordinaire, on lui a doimé un usage économique en le recevant sous un gazomètre, et en le conduisant à des réverbères qui éclairent pendant la nuit les bâtiments del Bove, del Leone et délie Donzelle, sans qu'il ait été besoin de lui faire subir aucune préparation particulière. L'eau d'Adelbeidsquelle a une odeur qui vient du brome et de l'bydrogène carboné. Son goût d'abord faiblement salé, puis amer, tient à la fois du brome et du soufre. Cette eau a une réaction franchement acide.

Sa température est de 10 degrés centigrade.

Sa densité est de 1005. Pettenkofer en a fait l'analyse en 1849 et a trouvé que 1000 grammes contiennent :

Chlorure de sodium 4,7226

— potassium 0,0014

Bromure de sodium 0,0381

lodure de sodium 0,02'22

Bicarbonate de soude 0,7676

— chaux 0,0677

— magnésie 0,0111

— fer 0,0711

Sulfate de soude 0,0050

Alumine 0,0159

SiUoe 0,0156

Phospliale de chaux traces.

Matière oiganique 0,1983

Total des matières fixes 5,9378

/ acide carbonique libre 13",18

) hydrogène carboné 8", 02

*^^^- -i — sulfuré 6",54

\ oxygène 1",38

Total des gaz 29",12

Un coup d'oeil sur cette analyse montre que certains des principes de cette eau lui assignent une place à part dans le cadre hydrologique. Ses chlorures, qui sont en quantité d'environ 5 grammes par litre, n'ont rien d'extraordinaire, mais la proportion d'iodure et de bromure de sodium, qui est de 0,0603,

574 HEILBRUNNEN (Eau minérale de).

n'est pas fréquente dans les eaux minérales. De plus, riiydrogène carboné y est en quantité notable, puisque 8'^'^,02 sont contenus dans 1000 grammes de l'eau d'Heilbrunn.

Mode d'administration et doses. L'eau d'Adelheidsquelle a un débit très-peu considérable et ne peut servir qu'en boisson. Cependant elle suffit à remplir 15 baignoires par jour. (]ette petite quantité d'eau, insuffisante pour ceux qui veulent en faire usage à la station même, où les buveurs ne trouvent pas à se loger, doit être emportée dans des voitures au bourg d'Heilbrunn, où existe une bôtellerie qui peut contenir 50 personnes. On l'y envoie chaque malin dans des bouteilles liermétiquement bouchées, et elle y arrive dans un état de conservation parfaite. 11 n'en est pas de même de l'eau qu'on voiture dans des tonneaux pour servir aux bains que l'on prend dans l'auberge, car, si elle a conservé les principes fixes qu'elle renferme, elle a perdu la plus grande partie des gaz qui s'en dégagent à la source. La dose de l'eau d'Adelheidsquelle en boisson n'est pas la même pour chaque sexe et pour les enfants auxquels on la conseille. On ne craint plus aujourd'hui les quantités considérables que l'on redoutait autrefois. Ainsi dans le siècle dernier, et au commencement de celui-ci, on débutait par de petites quantités, 2 à o verres chez les hommes adultes, tandis que maintenant on commence d'emblée par 6 et 8 verres et même davantage. L'expérience a prouvé que la lactation n'est pas une contreindication à l'usage de cette eau minérale, plusieurs nourrices ont pu la boire sans voir diminuer la quantité et la qualité de leur lait.

La dose chez les enfants, de cinq à dix ans, est en général de 1 à 3 verres, pris le matin à jeun, à un quart d'heure ou à une demi-heure d'intervalle. Cette quantité a été supportée par eux pendant une année entière. La durée des bains est de 1 quart d'heure à une heure. L'eau minérale qui les compose est rarement pure. On est obligé de la couper d'un tiers ou de la moitié d'eau ordinaire, moins à cause de sa trop grande activité qu'en raison de l'insuffisance du débit. La station d'Adelheidsquelle et le bourg d'Heilbrunn manquent de moyens de chauffage artificiel pour élever la chaleur de l'eau des bains, qui sont administrés à la température native de la source, ou coupés d'eau froide ordinaire. Le docteur Hamburger a constaté sur lui-même qu'on s'habituait aisément à rester un quart d'iieure dans l'eau minérale froide, et que la réaction était facile et prompte après le bain. Les indications principales de l'eau de cotte source qui a une action diurétique prononcée se rapportent au traitement du lymphatisme et de la scrofule, caractérisés par des engorgements ganglionnaires que l'on combat par l'eau d'Adelheidsquelle en boisson et en bains, mais aussi en applications locales de compresses maintenues toujours humides sur les tumeurs à résoudre. Lorsque le lymphatisme cl la scrofule sont accompagnés de maladies des organes sexuels chez la femme, principalement caractérisés par des écoulements leucorrhéiques, les injections vaginales avec l'eau de la source rendent de très-utiles services. Les médecins qui ont pratiqué et qui pratiquent à Adelheidsquelleetà Heilbrunn se louent encore de l'action favorable de leur eau dans le goitre, même depuis longtemps constaté, et dans les catarrhes chroniques de l'estomac qui s'observent chez les grands mangeurs et chez les buveurs. Enfin l'eau de cette source est appliquée, d'une façon qui lui est particulière, chez les personnes affectées de maladies de la peau auxquelles elle convient non-seulement en boisson ou en bains généraux, mais encore en lotions et en frictions avec un composé savonneux, fabriqué à Heilbrunn et

HEINE (Les). 575

employé en frictions douces sur les parties malades qui se recouvrent ainsi d'une mousse épaisse. Les effets diurétiques incontestables de l'eau d'Adelheidsquelle en boisson ont conduit à son application dans les affections des voies urinaires accompagnées de sables, de petits graviers, et surtout de mucosités, même purulentes, venant des reins, des uretères et de la vessie, alors surtout que les malades sont lymphatiques ou scrofuleux et ont besoin d'être remontés par une eau tonique.

La durée de la cure varie de un mois à une année quand on veut obtenir, comme cliez les enfants, parexemple, un résultat qui modifie profondément et lentement un état diathésique existant depuis longtemps.

On exporte peu l'eau chlorurée forte, bromo-iodurée carbonique forte et hydrocarburée d'Adelheidsquelle. On l'a employée sur une grande échelle dans l'hôpital de Munich , où sont reçus les enfants dont la constitution scrofuleuse a déterminé des accidents favorablement combattus par elle. Les résultats heureux obtenus par les médecins bavarois font regretter qu'on n'ait pas généralisé l'usage de l'eau facilement transportable au loin de la source d'Adélaïde. A. Rotureau.

HEIM (Er.nst-Lddwiz). L'un des médecins les plus populaires de l'Allemagne, né le 22 juillet 1747 à Sulz, en Saxe-Moiningen, étudia la médecine à Halle et y fut reçu docteur en 1772 {Diss. inaug. de origine calculi in viis urinariis quatenus estarthritidisaffectus.lhlïe, gr. in-4°). Après un voyage en France et en Angleterre, il vint se fixer en 1775 à Berlin, et l'année suivante à Spandau, oti il fut nommé médecin pensionné. En 1783 il i-evint à Beilin et se créa une clientèle extrêmement étendue. Ses biograplies vantent la sûreté de son diagnostic et son habileté dans les autopsies. Il s'occupa beaucoup de botanique, science qu'il cultivait depuis son jeune âge; il refusa, en 1777, une chaire de botanique que lui offrait l'Université de Francfort ; il fut le premier maître d'Alexandre de llumboldt. C'est à lleim que revient l'honneur d'avoir introduit la vaccine à Berlin, il pratiqua la première vaccination en 1798. Il mourut à Berlin le 15 septembre 1844, regretté de tous et surtout des pauvres dont il avait été le bienfaiteur.

Heim a publié un grand nombre d'articles dans les journaux; A. Paetsch en a réuni les plus intéressants dans un volume intitulé : Vennischte medicinische Schriften. Leipzig, 1856, in-8''. Kessler a publié sa biographie : Der alte Heim. Leben und Wirken, etc. Leipzig, 1855, 2 vol. petit in-8" ; 2 verm. auil., ibid., 1846. ^ L. Hn.

HEl^ttREIcn (Johann). Médecin d'origine danoise, né à Schwambach, sur le Rhôn, le 25 janvier 1676. Il fit ses études a Smalkalden et se rendit ensuite à léna, où il fut reçu maître es arts en 1697, puis licencié en médecme en 1700. Il s'établit à Eisenach et refusa la place de premier médecin que deux électeurs lui offrirent en 1715, il accepta celle de professeur de médecine, de physique et de langues orientales, avec le titre de bibliothécaire au gymnase de Cobourg, et mourut dans cette ville le 28 octobre 1750. Nous citerons de lui :

I. Diss. de sanguificatione. lenae, 1698, in-4°. — II. Diss. de chylificatione. lenae, 1698, in 4o. — nj^ Divers articles dans les Acta erudila et curiosa Franconiae. L. Hn.

nElNE (Les). Famille d'orthopédistes et de médecins célèbres.

576 HEINE (Les).

Heine (Johann-Gkorg). Fabricant d'instruments de chirurgie et orthope'diste, né à Lauterbach (Wurtemberg), le 23 avril 1770. En 4798 il fut appelé de Berlin, où il Uavaillait alors, à occuper le poste de fabricant d'instruments de la Faiiulté de médecine de Wurtzbourg et de riiùpital Julius; en 1802, lors de l'annexion de Wurtzbourg à la Bavière, il devint le fabricant attitré de l'Université. Il se livra avec ardeur à l'élude de l'anatomie et de la chirurgie, dans les livres et à l'hôpital, et publia en 1807 un ouvrage intitulé : Sijstematisches Verzeichniss chirurgischer Instrumente , Bandagen und Maschinen, Wûrzburg, in-8". 11 inventa vers cette époque un tirefond, une couronne de trépan à double cône, un nouvel appareil à extension pour les fractures des membres et un appareil de prothèse pour la cuisse et pour la jambe; ces inventions sont décrites dans: Neues Verzeichniss chirurgischer Instrumente, Bandagen U7îd Maschinen. Wûrzburg, 1811, in-8''. En 1816 il fonda un institut orthopédique, l'institut Carolin, et il fut nommé en 1824 démonstrateur d'orthopédie à l'Université et assesseur de la Faculté de médecine. En 1829, il fonda un nouvel établissement orthopédique en Hollande, entre La Haye et Scheveningen, et laissa l'institut Carolin entre les mains de son neveu et gendre Bernhard Heine. H eut la malheureuse idée de rechercher un nouveau système thérapeutique pour guérir les maladies internes; ce système se résumait en saignées, sinapismes, sudations, lotions et bains ; il traita même le choléra par des bains de moutarde, de sorte que son institution Unit par tomber dans le discrédit. Il mourut à La Haye, le 7 septembre 1858, laissant un grand nombre d'opuscules relatifs à des appareils nouveaux ou à l'orthopédie. On les trouvera énumérés dans la Bibtiotheca medica-chirurgica d'Engelraann et dans Callisen. L. Un.

Heine (JosEPH von). Fils du précédent, né à Wurtzbourg le 28 novembre 1805, étudia la médecine et fut reçu docteur en 1827 [Anatomisch-pathologische Fragmente ùber Phthisis tuberculosa, Wûrtzburg). Il fit un voyage à Paris, dirigea en 1851 un service de cholériques à l'hôpital de Varsovie, pendant l'insurrection polonaise, puis suivit les hôpitaux de Vienne. 11 prit part ensuite aux travaux de son beau-frère Bernhard Heine, et à la direction de l'institut orthopédique. Plus tard il se fixa à Waldmohr, dans le Palatinat, comme médecin pensionné, et enfin à Germersheim, où son activité trouva un aliment au bel hôpital de cette ville. En 1848, il fut élu membre de la chambre prussienne, mais il donna peu après sa démission pour occuper le poste de médecin dirigeant de l'hôpital de Bamberg ; quatre ans après, il revint à Spire comme conseiller et directeur de l'administration médicale. Il remplit avec distinction ces fonctions pendant vingt ans, jusqu'en 1875, et mourut le 4 novembre 1877. On a de lui :

I. Ueber das Verhâltni.is der nervôsen Fieber zu Choiera und Intermittens- Pathol.-therap. Abliandl. Mùnchen, 1853, in-8°. — II. Phtjsio-pathologische Studien aus dent àrztlichen Lebeii von Vater und Sohn. Ein Gedâclitnissschrift fur Joh. Georg Heine, den Oi'lhoj9flde?2.SluUgarlundTubingen, 1842,in-8°. — III. Heine- Drûcke'sche Gefâssstriclur und die melabolischen Entscheidungsacle der ôrllichen Entzilndung, 1859. — IV. Die epidemische Choiera in ihren elementaren Lebenseigenschaflen und in ihrer physiologischen Behandliingsmethode, etc. VVûi-zburg, 1874, in-8°. L. Hs.

Heine (Berîshard). Orthopédiste et physiologiste, le neveu du fondateur de l'orthopédie allemande. Il naquit à Schramberg , dans le Wurtemberg, le 20 août 1800. Il conquit le titre de docteur en médecine, mais s'appliqua sur-

HEINE (Les). 577

tout à la fabrication des instruments et à l'orlhopédie sous la direclion de son oncle. L'une de ses plus belles inventions est celle de l'ostéotome, qu'il présenta en 1850 aux facultés de Wurlzbourg el de Munich. Il obtint en 1855 le prix Monlyon décerné par l'Académie des sciences de Paris pour son invention, et il fut appelé en 1857 àPélersbourg pour y introduire l'usage de cet instrument. Ce qui a plus fait encore pour sa réputation, ce sont ses expériences sur la régénération du tissu osseux aux dépens du périoste intact, expériences dont les résultats ont trouvé leur application non-seulement en physiologie, mais encore dans la chirurgie opératoiie, particulièrement dans la pratique des résections. Ses recherches à cet égard lui valurent un autre prix Montyon en 1858.

Depuis 1829 il dirigea l'institut orthopédique de Wurtzbourg. Il fit beaucoup pour les progrès de l'orlhopédie et en particulier de la pratique de la ténotomie, depuis peu imaginée par Stromeyer. Il mourut prématurément d'une hémoptysie foudroyante le 51 juillet 1846, à Glockentlial, près de Tlioune, eu Suisse (voy. Allgeui. deulsch. Biogr., Bd. XI, p. 55(3).

Ii«ine (Jacob von). Également orthopédiste, neveu de Johann-Georg, né le 16 avril 1800 à Lauterbach, dans la Forèt-Noire, commença ses études à Wurlzbourg en 1825 et, en même temps qu'il s'appliqua à la médecine, se perfectionna dans l'orthopédie à l'inslitut de son oncle. 11 prit ses grades en 1827, puis fut assistent de Schoiilein et de Texior, à l'Iiôpilal Julius. Après avoir écrit sa thèse inaugurale {Ueber die Unterbhuhing der Arteria siibclavia, Vinvzhiirg, 1829, iu-8"), il quitta Wurtzbourg et fonda à Cannstatt un institut orthopédique qui ne tarda pas à devenir florissant. 11 pratiquait là avec une grande habileté la ténotomie et, le premier en Allemagne, institua la gymsnastique oithopédique, y associant en môme temps l'hydrothérapie. Successivement tous les titres honorifiques et les décorations vinrent le trouver. Il renonça en 1865 à la direclion de l'établissement qui cessa alors d'exister. Heine mourut à Cannstatt le 12 novembre 1879, laissant :

I. Beobachtungen ûber Lâlimungszustânde der union Ejctremilâlen und deren Dehandluiig. Sliiilgart, 1840, pr. iii-4% pi.; 2= édit. sous le lilrc : Spinale Kindcriàlimung. Monographie Stuttgart, 1860, gr. in-8°, pi. — II. Utber spon/ane nnd congénitale Luxalionen, sowie ûber einen nenen Sclienlielhalabrucii-Appnrat. Stuttgait, 1842, pr. iii-8°. ^ III. Physio-patliologisclie Sludien aus clein cirztliclien Leben von Vater und Sohn. Eine Gedàclilnissschiift fur Joh.-Georg Heine den Ortliopàden. Stuttgart u. Tubingen, 1842, iii-S". — IV. liurzer Bencld ûber die 2o jà/irige Wir/isamkeil der orlhopâdischen Hcilanslalt zu Cannslalt. Cannslatt, 1854, gr. iu-8». L. Ils.

Heine (K.4.RL-WiLHELM, IJilter von). Fils du précédent, né à Cannstatt, le 26 avril 1858, étudia deux ans à Tubingue, puis trois ans à Wuitzbourg, et fut reçu docteur à la première de ces universités en 1861 {Angeborene Atresie des Osiiuni arleriosum dextrum. Beitrag zur Lehre von den angeborenen Herzanomalien. Tubingen, 1861, gr. in-S», 1 pi.). Il fit ensuite un voyage pour se perfectionner, subit en 1862 le Stauts-Examen à Sluttgard, puis lit un nouveau voyage à Paris et en Angleterre. Lors de la guerre du Danemark en 1864, il servit comme volontaire dans les ambulances prussiennes et publia les résultats de ses observations : Die Schussverletzungen der unteren Extremilàten, dans von Langenbeck's Archiv, Bd. VII, 1866 (tirage à part, Berlin, 1866, gr. in-8"). En 1865, il fut l'assistent d'O. Weber à Heidelberg, se fit DICT. ENC. 4* s. XII. 37

578 HEINEKE (Les).

agréer privai- docent l'année suivante et en 1867, à la mort de Weber, dirigea provisoirement la clinique cliirurgicale. Il fut nommé l'année suivante professeur extraordinaire et en 1869 professeur extraordinaire de clinique chirurgicalfr à la Faculté de médecine nouvellement créée à Innsbrùck. C'est là qu'il écrivit sa remarquable monographie : Der Hospital-Brand, pour \e Handbuch de Pithaet Billroth. 11 servit dans les ambulances lors de la guerre de 1870.

En 1873, il fut chargé de créer une deuxième clinique chirurgicale à Prague. 11 profita de son séjour dans cette ville pour y fonder avec quelquesuns de ses collègues le parti allemaiid de l'Université. Il mourut de la diplithérie à Cannstatt, le 9 septembre 1877. Le gouvernement autrichien l'avait anobli pour les services rendus pendant la guerre danoise. Sa collection de pièces anatomiques devint le noyau du musée anatomique de Prague. Oulre les ouvrages déjà cités, il a publié plusieurs mémoires importants dans Langenbeck's Archiv (voy. Allg. Deutsche Biogr., Bd. XI, p. 557).

Heine (Ernest-Friedp.ich-Wilhelm). Médecin allemand, né en 1770 à Celle, reçu docteur à GoUingue en 1792 (Diss. de vasorum ahsorhenlium ad rachitidem procreandam polentia, in-4''), exerça son art à Celle et y fat médecin pensionné, conseiller anlique, [)rofosscur au collège de chirurgie. En 1820, il passa à Hanovre avec le titre de conseiller médical et enseigna l'anatomie et la chirurgie au collège analomico-chirurgical, enfin fut nommé accoucheur de la cour et plus tard conseiller supérieur. Il mourut à Hanovre le 4 février 1855, laissant divers articles dans le //rt/?«or. Magazin ( 1791), 1805), la traduction d'un ouvrage de Per[ec[, Annalen einer Amlalt fur Wahnsinnige (Hanovre, 1804), enfin un ouvrage qui ne fut publié qu'après sa mort : Leitfaden der Enthindungskunst, Braunschweig, 1855, in-8.

Heine (Maximilian). Frère du célèbre poète Henri Heine, mourut à Berlin le 6 novembre 1879, à l'âge de soixante-quatorze ans. Après avoir terminé ses études en Allemagne, il entra au service de la Russie, prit part à la guerre de Turquie, puis se fixa à Pétersbourg où il exerça la médecine et obtint le titre de conseiller d'État. Il rédigea, avec Thielemann et Krebel, la Medicinische Zeitung Russlands, qui parut de 1844 à 1859, et publia :

I. Medicinisch-topographische Skizze von Sanct-Petersburg. Petersburg, 1844. — II. Beitrâge zur Geschichle der orienlalischen Pest. Petersburg, 1846. L. H.\.

HEI!\'EKE (Les).

Ueineke ou Heiuecke (Christian-Friedrich). Né le 10 décembre 1766, à Abbenrode, près Goslar, fut reçu docteur à Halle en 1790 {Diss. inaug. sist. primas lineas historixmartialium medicse) et s'établit en 1791 à Halberstadt, où il fut l'assistant de Fritze, puis conseiller médical, membre du collège sanitaire, directeur de l'école des sages-femmes, médecin pensionné, etc. Il introduibilla vaccine dans la région, servit dans les ambulances à la suite des batailles de 1806 et en 1810 devint le médecin du duc d'Anhalt-Bernburgà Ballenstedt, avec le titre de conseiller aulique et sanitaire. Il créa en 1815 la Commission sanitaire du duché, introduisit l'inspection des pharmacies et rédigea en 1820 : Médicinal Or dnung fiir das Herzoglhuin Anhalt-Bernburg. En 1824 il se fixa à Bernburg et ne s'occupa plus que de pratique et de recherches scientifiques.

HEINEKEN (Lks). 579

A l'époque du choléra, il publia : Kurze Anweisung fiir Nichtdrzte, die asiatische Choiera zii erkennen, etc. Bcrujjurg, 1851. En 1840 il fêta son jubilé doctoral et les médecins de Halbeistadt, Quediinburg, etc., lui offrirent solennellement l'écrit intitulé : De medich quos Halberstadiensis, Quedlinburgiensis, Wernigerodensis, dilio vel genuil, vel aluit, etc. Ilalberstadt, 1840. 11 mourut la même année, le 7 septembre.

Heineke (Kari.-Friedrich). Fils du précédent, né à Halberstadt le 12 avril 1798, mort à Scliônebeok en 1857. Il étudia à Berlin de 1817 à 1821 et fut l'assistant de de Graefe à l'Institut de clinique chirurgicale. Reçu docteur [De 77iaslodynia nervosa. Berolini, 1821), il voyagea en France, puis se fixa à Galbe et peu après a Schônebeck et fut nommé en 1853 médecin de l'arrondissement de Galbe. On a de lui des articles sur la ligature de la carotide et de l'iliaque externe, — sur l'électrohjse des calculs de la vessie et la section recto-vésicale, la résection du maxillaire ; — des lettres à C.-F. de Graefe, etc., parues dans Graefe s u. Walther s Journal en 1822, 1823 et 1824.

Le fils de Heineke, WALTHER-HEiiMAN.N, nélc 17 mai 1834, est actuellement professeur de chirurgie à Erlangen. Il est l'auteur d'un Traité de médecine opératoire qui est arrivé en 1885 à sa troisième édition et d'articles sur la chirurgie de la tête, etc., pour le Handbuch de Pitha et Billroth et la Deut. Chirurgie de Billroth et Lïicke. L. Hn.

HEI\EKE.\ oa nEI\ECKE\ (Les).

Heineken (Philipp-Isàac) . Médecin allemand, né à Magdebourg, le 1 4 août 1 734, nommé en 1 752 professeur de médecine et de mathématiques à Brème, où il mourut le 26 juin 1790, après avoir été nommé en 1777 médecin pensionné. On a de lui :

I. Diss. de medicorum scandalis, sive de niorbis curalu dif(icilibus et visanabilibvs. Halae, 1748, in-4°. — II. Oratio de incessu hiunano. Bremae, 1754, 111-4". L. Un.

Heineken (JoHArsis). Né à Brème le 26 octobre 1761, reçu docteur à Goltingue en 1788, fit un voyage en Hollande et en Angleterre, et à son retour fut nommé en 1786 professeur d'anutomie et de physique expérimentale au gymnase de Brème, et pensionné par la ville en qualité de médecin. Il fêta en 1833 le cinquantenaire de son doctorat et mourut le 17 janvier 1851, à Brème. II s'est occupé de magnétisme animal et a soumis celui-ci à la critique scientifique. Nous citerons de lui :

I. Diss. de morbis nervorum eorumque frequentissima ex abdomine origine. GoUingae, 1783, 111-4°.— II. Umviss der Gebutrshûlfe, etc. Bremen, 1792, 1798, in-8°.— III. Pharmacopoea in imim officinarum reipublicae Breniensis conscripta. Bremae, 1792, in-S" (avec Meier et ^\ienllolt). — IV. Ideen u. Beobacht. Uber den thierischen Magnetismus. Bremen, 1801), in 8°. — V. Kurze Nachr. iiber die kûnstUchen Btider, luelche dieseii Sommer zu Lilièntlial angelegt werden (avec J.-P. Falguerolles). Bremen, 1800, in-8°. — VI. Eilzens Heilquellen, etc. Hanriover, 180S, in-S". — VII. Ueber die wichtigsten Forlschritle der Physik und Chemie, etc. Bremen, 1808, in-S". — VIII. Ein Wort an Mûtter zur Beruhigung und Belehrung bei der jetzt herrschenden Masernepidemie. Bremen, 1818, in-S". — IX. Ansiclden in einige Gebiete des Lebens und den Kreis von Erscheinungen desselben, die mit denen bei der Anwendung des tliierischen Magnetismus beobachleten in nâherer Verbindung sielien. Bremen u. Leipzig, 1820, 111-8°. — X. Beob. u. Erschein. gesammelt auf dem Felde der prakt. Heilk., nebst Bemerk. ilber die asiat. Choiera. Bremen, 1832, iii-S". — XI. Nombreux articles dans les journaux de médecine. L. Hn.

580 IJEINROTU.

Ileineken ( Phh.ipp-Cop.xeucs) , Fils du précédent, né à Brème le 6 décembre 1789, fit ses études à Gottingue et à Berlin et fut reçu docteur à la première de ces Universités en 1811 \\)hs. de docimasia pulmonum incerlo vitœ et morlis recens natoruvi siguo, Gottingue). Après un voyage en Italie et en France, il se fixa en 1815 dans sa ville natale et y devint membre du conseil sanitaire. H a publié des traductions d'ouvrages français et anglais et quelques ouvrages tels que :

1. Ophthalmobiotih, BegeJn und Anweisung zur Erhaltung der Augen. Brcmen iind L<=ipzi;.^ ISIS. — II. Die frète Hansentadt Bremen und ihr Gebiet in lopographischer, mcdicinisclier uud nalurhislorisclier Ilinsiclil gesckildert. Bremen, 1856. L. Un.

IIEI^'IIN'GIL'S (Fr.). Médecin de Brème, florissant au commencement du dix-seplième siècle. 11 était dans le pays de la Moselle et se qualifiait : Maguter liberarumartium, D' liippocralicœel Ilermeticœ viedicbue, phjisicus et chirurgiis praclicus. Lois de la grande épidémie de peste de 1597-1598, il publia l'ouvrage suivant dédié au conseil de Brème : Chirurgia pestis, dus ist Wiindarznei der PestUent-, Bremen, 1598, in-4°, et dans lequel il s'occupe spécialemont du traitement chirurgical des bubons. Il mourut à un âge très-avancé le 20 janvier lOr.2. L. Hn.

ilEi\iilCli (Les deux).

Hcinrifii (Tueoiior). Médecin allemand, né en 1790, à Wittenberg sur l'Elbe: il fui d'abord pharmacien à Varsovie, puis étudia la médecine à Berlin et prit le (logré de docteur à Vilna en 1824. De 1822 à 1851, il enseigna la chimie à l'Ecole supérieure d'agriculture de Varsovie, devint en 1844 membre du Conseil sanitaire de Pologne et mourut le 14 septembre 18G9. Il a laissé des ouviages sur la pharmacologie et les eaux minérales, parus à Varsovie, de 1855 à 1845 (voy. Ilirsdis Lexic. der hervorrag. Aerzte, 111, 129).

Ueinrick (KARL-BERTHOLDi. Né à Bouu le 1 7 avril 1819, fut reçu en 1839 docteur en philosophie et en 1841 docteur en médecine {Diss. de idiosyncrasia) dans sa ville natale; il devint peu après privat-docent à Bonn et en 184G entra comme premier assistant à l'asile d'aliénés de Siegburg. 11 publia l'année suivante son plus important ouvrage : Die Krankheilen der MHz, Leipzig, I8i7, in-8". Il se distingua dans ses fonctions de médecin aliénisté, mais accepta en 1848 la charge de professeur extraordinaire à Konigsberg et la direction de la policlinique. Il éprouva des mécomptes. Désillusionné, il tomba dans une prolonde mélancolie et se donna la mort, par le poison, le 16 avril 18G9. lia laissé dos articles estimés relatifs à l'aliénation mentale dans Haesers Archiv, Allgem. Zeilschr. f. Psychiatrie, etc. L. Un.

liEiXRorn (Johann-Christian-August). Physiologiste et médecin allemand, né à Leipzig, le 17 janvier 1775, mort dans cette ville, le 16 janvier 1845. Il fit ses études à lUniversilé de Vienne et fut nommé en 1812 professeur à 1 Université de Leipzig, Nous mentionnerons de lui :

1. Grundzûge der Nalu7lehre des menschlichen Organismus. Leipzig, 1807. — II. Beitrâge zur Kraiiliheilslclire. Gjtlia, 1810. — \\\. Lehrbucli des Seelenstôrungen und ilirer Behandtung. Leipzig, 1818,2 vol. — IV. Lehrbuch der Anthropologie. Ibid., 182-2; 2= édit., 1831.— "V. lehrbuch der Seelengesundheilskunde. Ibid., 1824-1825, 2 vol. — YI. System der

HEISTER (Les deux). 581

psychisch-gerichtlichen Med. Ibid., 1825. — VII. Die Psychologie als Selbalerkenntnisslehre. Leipzig, 1827. — VIII. Von den Grundfehier der Erziehung und ikren Folqeii. Ibid., 1828. — IX. Pisteodicee, oder Resultate freier Forschungen ûber Gcschic/ite, Philosophie und Glauben. Ibid., 1829. — X. Geschichte und KriliU des MtjsticismuH aller bekannten Vôlker und Zeilen. Ibid., 185U. — XI. Grundzûge der Criniinalpsychologie, oder die Théorie des Bôsen in ilirer Anivendung auf die Criminalrechtspflege. Derlin, 18ÔÔ. — XIL Ueber die Liige. Leipzig, 1854. — XIII. Ueber Erziehung, etc. Leipzig, 1830, 1857, 2voL

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