HÉBRIDES (NOUVELLES
31 December 1841 an der Abtheilung fur chronische Hautausschlcigc beliandeltcn Kranken. \n Mcd. Jahrb. des k. k. ôxterr. Staates, INeue Folge, I)d. XXIX, 1S42, p. 510; Dd. XXXI, p. 177. 525; Bd. XXXII. p. 203, 545. — YI. Vebrr Krcilze. \nMed. Jahrb., etc.. Bd. XXXVII, 1844. III. Heft. p. 280; IV. lleft, p. 44 und V. llelï, p. 09. — VII. JahresbericUt der Ausscldagsablheilung, 1845. Ibid., VIII. Ileit, p. 258; IX. Heft, p. 555 u. X. Heft. p. 165. — Vlil. i'eber die behaarte Kopf haut selbstslàndig ergreifendeii Hautkrankheiten. InZcilschr. der k. k. Geselhch. der .Ente, 1. Jahrg., 1844, 2. Heft, p. 24. — IX. Versuch einer aiif palhol. Anatomie gegrïtndelen Eintheilung der Ilautkrankh. In Zeitschr. des k. k. Gesellsch. der /Ente, 2. Jahrg , 1845, Bd. I, p. 34, 145, 211. — X. Dermalologische Skizzen. Ibid., 5. Jahrg., 1840, Bd. I, p. 524. — XI. Ltber eiiie in Norwegen beobachtete neue Forni der Krtitie, etc. Ibid., 8. Jahrg.. Dd. I, p. 390, 1852. — XII. Skizzen einer Beise in Norwegen. Ibid., 9. Jahrg., Bd. I, p. 00, 1855. — XIII. Beitrag zur Gesckichte der sogenannten norwegiscken Krâlze, 1. Artikel, 9. Jahrg., Bd. Il, p. 35, 1853. — XIV". Sieben Monographie» iiber Kràtze. Ibid., 9. Jahrg., Bd. I, p. 80, 1854. — XV. Bericht ûber die wiihrend des Jahres 1855 slallgehable Bewegiingen und Ereignisse an der Klinik und Abtheilung fur Ihiutkrankc im k. k. allgem. h'rnnkenhauxezu Wien. Ibid., Kl. Jahrg., 1854, Bd. II, p. 97. — XVI. I'eber Herpès lonsurans (Cazeiiave). Ibid., 10. J:ihrg., J854, Bd. II, p. 475. — XVII. Gutachten iiber die Vaccinaliomfrage. Beferat. an die k. k. Gesellsch. der /Erzte. Ibid., 15. Jahrg. 1857, p. 270. — XVIIl. Ueber die Verhâllniss einzelncr Hautkrankheiten zu Vorgângen in den inncrn Sexularorganen des Weibes. Iii Wochenblalt der Zeitschr. der k. k. Gesellsch. der .Ente, \. Jahrg., 1855, p. 655. — XIX. Beitriige zur Syphilisation. Ibid.. U. Jahrg., 1850, p. 215. — XX. Bericht iiber die Syphilisation. In Zeitschr. der k.k. Gesellsch. der /Erzle, 1860. p. 129. — XXI. Veber die .inwendung des Schwefels bel Hautkrankheiten. Iii Wiener allg. mcd. Ztg., .'î. Jahrg., 1800, p. 385. — XXII. Ueber das Mchfbestehen cttarakieristichcr Sarben. Ibid., 0. Jahrg., 1861, p. 10. — XXIII. Ueber die innerliche und âusserliche Anwendung von Jodprâparalen bei Hautkrankheiten. Ibid,, 7. Jahrg., 18G2, p. 21. — XXIV. Ueber die Wirkungen der Haulreize. Ibid., p. 425. — XXV. Ueber Fussschweisse. In Wiener allg. med. Ztg., 8. Jahrg., 1865, p. 114. — XXVI. Apparat zuni Gebrauclie warnier continuirlicher Bâder, etc. YVien, 1862. — XXVII. jErztlicher Bericht iiber die Blalternepidemie, welche voni 1. October 1801 bis Ende Juni 1805 andauerte. Extr. de Jahresberichle des k. k. allg. Kraiikenhauses vom Jahre 1865. — XXVIII. Ueber die sogen. Phlhiriasis [Làusesuchtj. In Wiener med. Presse, 1865. — XXIX. Ein Fall eines geheillen, aus Lupus enlwickelten faustgrossen Epilhelioms an der Wange. In Wiener med. Wociienschr., 1867. — XXX. Ueber die Verwendung des Kautschuks bei der Behandiung von Hautkrankheiten. In Archiv fiir Dermatologie und Syphilis, 1869. — XXXI. Ueber die ambulatorische Behandiung der Syphilis. In Wiener med. Wochenschr., 1869. — XXXIl. Ueber dcn Befund von Pihen bei Eczéma maryinatum. In Archiv fiir Dermatologie und Syphilis, 1869. — XXXIII. Ueber ein eigenthiiniliclies Neugebilde an der }\ase [Uhinosklerum). In Wien. med. Wochenschr., 1870. — XXXIV. Ueber cinzelne udhrend der Scliwangerscliaft, des Woc/ienbettes und bei Ulterinalkrankheiten der Frauen zu heobachtende Hautkrankheiten. In Wiener med. Wochenschr., n°148, 1872. — XXXV. Uebadie Wirkung des Wassers auf die gesunde und kranke Haut. !n Wiener med. Wochenschr., n° 1, 1877. — XXXI. Zur Thérapie der Acné rosacea. In Wiener med. Wochenschr,, n" 1, 1878. L. Hs.
HEBRADEniDROX. Graliam (in Hook. Kew. Journ., VI, 70, tab. 2 C) a décrit sous ce nom un genre de plantes de la famille des Clusiacées, que l'on considère aujourd'hui comme une simple action du genre Garcinia L. U avait pour type YHebradendon cambogioides Grah., qui est la même plante que le Garcinia Morella Desrouss. [voy. G.\rcii>ia). Ed. Lef.
liÉBRÉ.tRi» (François). Médecin français du premier tiers du dis-neuvième siècle, a fait ses études à Paris, oii il a été reçu docteur en 1803. Il devint chirurgien de l'hospice de Bicètre et médecin des prisons de la Seine et mourut à Paris vers 18Ô0. U a publié entre autres :
I. Essai sur les tumeurs scrophuleuses. Thèse de Paris, an XI (1803), in-4''; 1810, in-8°. — II. Mémoire sur les terminaisons de l'hépatitis. In Mém. de la Soc. dé med. d' émulation de Paris, t. I, p. 354. — III. In grand nombre d'articles dans les recueils de l'époque. .\. D.
IIÉBRIDES (Nouvelles-). Voy. MÉLA^ÉSIE, p. oG2.
IIECK. 549
HECHELL (Frédéric-Bogumir). Mcdcciii polonais, né à Vilna en 1795, reçu docteur dans cette ville en 1818, lit un long voyage scientirique dans l'Europe, s'arrêta quelque temps en Laponie, et après son retour devint en 1835 professeur d'histoire de la médecine, de police médicale et de médecine légale, à l'Université de Cracovie; il mourut à Griifenberg le 7 mai 1851. Il est l'auteur de mémoires sur l'histoire de la médecine et la médecine légale parus principalement dans les journaux de médecine polonaise de 1821 à 1845. La bibliothèque universitaire de Cracovie possède de lui dix manuscrits, parmi lesquels un Eistoria medicinx et chirurgiœ necnon morborum pojmlarium, rédigé en 1845 et 1846, et une traduction polonaise de VHistoire de la médecine de Hseser (voy. HirscKs Le.ric. hervorrng. Aifzte, III, 09). L. Un.
DECIITEL (Joaxn-Leonhard). Ce médecin, dont parle Fikenscher dans Gelehrtes Beijreuth, Bd. IV, p. 509, naquit à Culmbach, le 23 août 1666, fît ses éludes à léna et à Bàle, fut reçu docteur à léna en 1690, devint médecin des épidémies (de peste) au lazaret de lîatisbonne, puis médecin pensionné adjoint à Hof, où il acquit de la notoriété par ses analyses des eaux acidulées de Schônbrunn et de Steben. Nous citerons de lui :
I. Wahrhafter Bericht vonverschiedenen Horizontal- wnd Principal-Pillen wic snlche... den Ilo/ien und f\iederen zu Dicnsten stehen. Hof, 1708, in-4°. — II. Vom Sclionivalder Sauerbrunnen, 1715. — III. Acidulae Slcbeiises..., oder Bcsclireibung des Sauerbrunneïi zu Slebcn, etc. Ilof, 1722. — IV. Hisloria pestis saecidaris Curiana, oder historische Pestbeschreibung, ivie die Pest in dreien Saeciilis oder Jahrhundcrt in der Stadt Hof yewûtet, etc. Hof, 1725, in-4». L. Hx.
HECK (JoHANNEs). Médecin hollandais, ne à Deveuter en 1577, fit ses études dans sa ville natale et encore étudiant écrivit eu 1596 un Liber de regimine sanitatis eorum qui studio literarum incumbunt, qui se trouve en manuscrit à la bibliothèque Boncompagni. Il passa ensuite à Pérousè, et y obtint le diplôme de docteur le 6 août 1601. L'année suivante, sur l'invitation du duc Orsini, il se fixa à Scandriglia, mais, après un duel qui eut une issue fatale pour son adversaire, passa à Rome, où il lit la connaissance du marquis Cesi, du comte de Filiis et de Fr. Stelluti, avec le concours desquels il tonda le 17 août 1603 une Société scientifique, bien connue depuis sous le nom à'Accademia dei Lincei. Accusé d'hérésie, il dut fuir en 1604 et se rendit par la France et l'Angleterre à Deventer. Banni de son propre pays, il se réfugia à Prague, où il prit part aux travaux de Tycho Brahé et de Kepler. Plus tard, il vint à Parme et retourna à Rome en 1606. Deux ans après, nouvelles persécutions; il se réfugia à Madrid où il exerça la médecine et s'occupa d'histoire naturelle et de botanique. Enfin, en 1614, il revint à Rome pour la troisième fois et entra en relation avec Galilée et Colonna, jeunes membres de V Accademia dei Lincei, mais fut exclu de cette Société le 24 mars, comme atteint d'aliénation mentale. L'époque de sa mort est inconnue. Il a beaucoup écrit ; parmi ses ouvrages restés manuscrits, on cite Geste Linceorum, 1606, et un Mémoire De fungis, remarquable d'après Lancisi. Les ouvrages imprimés ont pour titre :
I. De neglecta siderali scientia, 1602. — II. Disp. unica de peste et quare praecipue grassetur tôt abhinc annis in Belgio, cum descriptione electuarii Lincei. Deventer, 1605; le seul exemplaire connu de cet ouvrage se trouve à Amstei'dam dans la bibliothèque de la Société norlandaise de médecine. — III. De nova stella disputatio Jo. Heckii Lyncaei Beventriensis philosophiae et medicinae doctoris. Romae, 1605; le seul exemplaire connu de cet ouvrag-e existe à Rome (voy. Hirsch's Lexic. hervorrag. JErzte, Bd. lll, p. 100). L. Hn.
550 HECKER (Les).
DECKER (Les). Famille de médecins et de professeurs, parmi lesquels :
llecker (ÂiGUST-FiîiEDiiicii). L'un des écrivains les plus féconds de l'Allemagne, né à Kilten, en Saxe, le 1" juillet 1765, étudia la médecine à Halle et fut reçu docteur en 1787. Trois ans après, il fut nommé professeur ordinaire de médecine à l'Université d'Erfurt. En 1799 le prince de Hohenzollern Sigmaringen l'honora du titre de conseiller. En 1805, il fut appelé à Berlin pour y occuper une chaire au Collège médico-chirurgical ; il fut en même temps nommé conseiller du roi de Prusse. 11 mourut le 1 1 octobre 1821.
Les nombreux ouvrages de Hecker se partagent en trois classes : ouvrages sur l'histoire de la médecine ; on n'y trouve pas une érudition bien profonde, mais ils offrent de l'intérêt et sont écrits avec jugement; ouvrages périodiques, on y remarque des vues mieux arrêtées et un plan mieux suivi que dans la plupart des journaux; enfin, ouvrages sur la médecine pratique; ils ne sont pas d'un homme supérieur qui fait avancer la science, mais d'un écrivain laborieux et instruit qui l'expose telle qu'il la trouve, avec netteté et précision (Dezeim.). Voici les titres de ces ouvrages :
I. Diss. qua morbum syphiliticum et scrofulosiim unum eumdevique morbum esse evincere conatur. Ilalae, "1787, in-8°. — II. T/ieorctisch-jnaktisc/ie Abliandlung ûber den Tripper, ein Versuch zitr Yereinigiuig der Meyiiungen der /Erzle i'iber dièse Krankheil. Leipzig^, 1787, in-tS». — III. Aunwald der nudicinischen AufsàLze uiid Beobac/ttuiigen au& deii I^ûrnbergischcn gclchrlcn Vnterhaiidhaigcii; aus dem lat. ùbers. und mit Zusatzeii vei'mehrt. Erster Band, welcher die Jalire 1751-1754 enthiilt. Halle, 1787, in-S"; zweiter Band, 1788, in-8". — IV. Therapia gcneralis oder Uandbuch der allgemeinen Heilkiinde. Berlin, 1789, in-8°, Golha u. Eiiurt,' 1805, 1812, ISIG, in-8°. — V. Arc/iiv fur die allgetneiiie IJei/kunde, ersler Band. Berlin, 1790, in-8°, mit 1 Kupf.; zweiter Band, 1792, in-S°.
— VI. Dcnlliclie Aniceisung, die vencrischen Krankheilen genau zu erkennen und richtiç zu behandeln. Ziir Empfehlung einer ziveckinàssigen Kurart, und zur Verbannung einer groben Kmpirie, fur ange]iendc /Erztc, Wundànle und unerfahrnc in der Avneywisseuschaft. Erturi, 1791; ibid., 1802, in-S"; ibid., 1815, in-8°, trad. en français par Jourdan,. avec des notes par Alyon. Paris, 1811, in-12. — VII. Ueber die Verrichlung der kleinsten Sckfagadern und einiger aus einem Gewebe der feinsten Gefâsse bestehenden Eiugeweide, der Schild- und Brusfdriise, des Milzes, der Neben-Meren und der JS'ac/igeburt. Erfurt, 1790, in-S». — VIII. Progr. medicinae omnis aevi fala tabuUs exposita. Erl'urt, 1790, in-4''.
— IX. Therapia generalis chirurgica, oder Uandbuch der allgemeinen chirurgischen Heilkunde, fur angehendc ^Erzte und Wundârzte. Erfurt, 1791, in-8°, trad. en français par Rochô. Paris, 1804, in-8°. — X. Beylrag zur Kennlniss der Krankheilen der Gelehrten. Erfurt, 1791, in-8°. — XI. Grundriss der l'hysiologia palhologica, oder Le)ire von dem Bau, der Mischung und den Yerrichlungen des menschlichen Kôrpers und seiner Theile in widernatàrlichem Zuslande, erster Tlieil. halle, 1791, in-S"; zweiter Theil, ibid., 1799, in-S". — XII. Journal der Erfindungen, Theorien und Widersprïiche in der Natur- und Arzneywissenschaft, n°' 1-44. Gotha, 1792-1809, U vol. in-8°. l^euestes Journal. Gotha, 1810-1812, 2 vol. in-S". — XIII. JSachtrag zu der Erfurter gel. Zeitung, VII St. 1791, zu dem Archiv fur die allgemeine Heilkunde zweiter Band, und zuallen Zeitungen, Journalen, Bibliothcken und sa weiler, die Ilerrn Weickards medicinische Fragmente und Erinnerungen (Frankfurt, 1791,) und der Nachlrag zu den Fragmenten nach Yerdiensten recensiret haben, und noch recensiren werden. Ein Beylrag zur Kennlniss der Krankheiten der Gelehrten, durch einen merkwiirdlgen Fall erldutert. Erfurt, 1791, in-8°. — XlV. Tabellen ûber die Geschichte der Medicin. Erfurt, 1791, in-8°. — XV. Diss. de exanthemate miliari et pemphigo. Erfordii, 1791, in-4°. — XVI. Allgemeine Geschichte der Nalur und Arztieykunde, erster Theil. Leipzig, 1793, in-8°. — XVII. Magazin fiir die pathologische Anatomie und Physiologie. Altona, 1796, in-8°. — XVIII. ^eues Archiv fiir die allgemeine Heilkunde. Erfurt, 1795, in-S". — XIX. Etwas ûber die Behandlung der Blut/liisse; nach der Brownischen Lehre. In Hufeland's Journal der prakt. Heilkunde, Bd. IX, St. l,n°2, 1800. — XX. Yon der Schwierigkeit, die Dosen einiger wirhsamen Arzneymittel genau zu bestimmen. Ibid., St. 2, n" 3, 1880. — XXI. Ueber Angina polyposa und Aslhma acutum periodicum Miliari; in Beziehung auf die Wichmann- und Lentinischen Aufsàlze ûber diesen Gegenstand. Ibid., St. 5, n" \, 1800. — XXII. Die Pocken sind ausgerottet, zwei Abtheilungen. Erfurt, 1802, in-S". — XXIII. Kunst die Krankheiten des Menschen zu heilen, nach den
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neuesten Verbesserungen in der Arzneywi&senschaft, erster und zweiler Tlieil. Erfurt, 1804, in-S"; 7.weite \erbesserte Aiisgabe. Evlurt, 1805, iii-8°; ibid., 1809, in-S"; ibid., 1815-1814[ 4 \ol. in-8. — XXIV. Ueber die gegeniràrligc Verhallnisse der ausûbenden Ileilkunde zu ihrer Théorie. Erfurt, 1805, in-8°. — XXV. Therajna generalis, oder Handbuch der allgenieinen Ileilkunde. Erfurt, 1805-1810, in-8°. — XXVI. Die Kunsl, iinsere Kinder zu gesunden Staatsbûrgern zu erziehen und ihre gcivôhnlichen KranlUieiten zu lieilcn. Erfurt, ISUS.in-S".
— XXVII. Kurzer Abriss der Pathologie und Semiotik; zur Grundlage seiner Vorlesungen beyni collegio medico-chirurgico lu Berlin enlwurfen. Berlin, 1806, in-8°. — XXVIII. Medicinisch-praklisches Taschenbuch fiir Feldârzte und Wundârzle deulscher Armeen. Erfurt, 1806, in-8°; ibid., 1814, in-8°; trad. en français par B. Brossier et M. -F. Rompont. Paris et Strasbourg, 1808, in-8". — XXIX. Anleilung zum zweckmâssigen Gebrauche der einfachen und zusammengeselzten Arzneimiltel , welche in der Pharmacopea caslrensi Borussica enthalten sind ; eine Beyiage zu dem medicinisch-praktisc/ien Taschenbuchc fur Feldârzte und Wundârzte deulscher Armeen. Erfurt, 1806, in-8°. — XXX. Wodurch reift die Chirurgie dem Grade ihrer gegenwârligen Vollkoimnenheil entgegen ? Berlin, 1800, in-8°.
— XXXI. (Avec G. Knappe) Krilische Jatirbiicher der Staaisarzneykunde fiir dus neunzehnte Jahrhundert, erster JBand-, zweiter Theil. Erfurt, 1806; zweiter Band, erster Tlieil. Erfurt, 1808, in-8°. — XXXII. Welches ist der ivahre Zweckmedicinisch-chirurgischer Leliranstalten? Welche Art des Unterrichls kann ihn befôrderni' Eine Bede, am 10"° Stiflungslage des kônigl. medicinisch-chirurgischen Pépinière zu Berlin avi 2. August 1807 gehalten, 1807, in-8°. — XXXIII. Kurzer Abriss der Thérapie; zur Grundlage seiner Vorlesungen bey dem kônigl. Collegio medico-chirurgico zu Berlin enlworfen. Erfurt, 1807, in-S". — XXXIV. Ueber die JServenfieber, welche in Berlin im Jahre 1807 herrschten, nebst Bemerkungen ûber die reitzende siarkende und schiriichcnde Kurmcthode: eine Einladungsschrifl zu seinen Vorlesungen im Winler 1807-1808. Erfurt, 1807, in-S". — XXXV. Kurzer Abriss der Chirurgia medica; zum Gebrauch seiner Vorlesungen bey dem kônigl. Collegio medicochirurgico in Berlin. Erfurt, 1808, in-8°. — XXXYI. Die lleilkunst auf ihren Wegcn zur Gewissheit, oder die Théorie, Système und Ileilmethode von Uippocrates bis auf unsere Zeiten. Ber\m, 1808, in-S"; Erfurt, 1815, in-8°. Herausgegeben von Bernhardi. Erfurt et Gotha, 1819, in-8°. C'est l'introduction de son Traité de médecine pratique. — XXXVII. Abriss der Pathologie und Semiotik, der Thérapie und der Chirurgia medica, zum Gebrauch seiner Vorlesungen, 5 Abtheilungen. Erfurt, 1808, in-8°. — XXXVIII. Ueber die Natur und Heilarl der Faulficber, nebst Bemerkungen ûber einige verschiedenheiten, Eintheilungen und Kurmelhoden der Fieber ûberhaupt. Zweile Einladungsschrifl . Voran ein Beytrag zur Beanln-ortung der Frage : soll in Berlin eine Univers it àt seyn? Erfurt, 1809, in-8°. — XXXIX. Die Gcschichte des Sauerstoffes, als Heilmittel gegen das venerische Uebel. In Journal der Erfindungen, St. 54, n°l, 1804. — XL. Ueber die grosse Verschiedcnheit der venerischen Kranhheits-Formen durch einen inerkwiirdigen Fall, der eine ganz neue Form darslellt, erlâutert, nebst Bemerkungen liber die Natur und Behandluiig der venerischen Uebel ûberhaupt. In llufeland's Journal der pract. Arzneikunde, Ed. XXVI, St. 4, 1807. — XLI. Program von den Enlzûndungen im Halze besonders von der Angiiia polyposa und dem Asthma acutum. Berlin, 1809, in-8". — XLII. Gedanken ûber die Natur und Ursachen des Weichselzopfs, zur Berichtigung der Théorie von dem Zusammenhange zwischen den ôrtlichen und allgemeinen Krankheiten, ihren Melaslasen und Krisen. Einladungschrift. Erfurt, 1810, in-8°. — XLIII. Manuel de médecine pratique militaire. Breslau, 1808, in-8°. — XLIV. Von den Krankheiten mit dem Scharlachauscklag. Leipzig, 1818, in-8''. — XLV. Wirkungen und Erfolge der Heilmittel. Leipzig, 1810, in-S". — XLVl. Annalen der gesammten Medicin als Wissenschaft und Kunst, zur Beurtheilung ihrer neuesten Erfindungen, Theorien, Système und Heilmethoden. Berlin, 1810, in-8°. — XLYII. Praktische Arzneymittellehre. Erfurt, 1814, in-8''. — XLVIII. Lexicon medicum tkeoricopracticuin reale, oder allgemeines Wôrtei-buch der gesammten theoretischen und praktischen Ileilkunde. Wien, 1817; Gotha, 1822, 5 tom. en 6 vol., in-S». La continuation de ce dictionnaire, entreprise par H.-A.Erhard en 1824, a été interrompue en 1850, après la publication de la première partie du t. V. — XLIX. Vollstândiges Handbuch der Kriegsarzneykunde. Gotha, 1810, in-8°. L. Ih.
Ilecker (Jdstus-Friedrich-Karl). Fils du précédent, né à Erfurt le 5 janvier 1795, commença ses éludes médicales à Berlin en 1812, mais les interrompit en 1815 pour prendre du service contre la France. Il fut reçu docteur en 1817 (Diss. Antiquitates hydrocephali, addita hydrocephali interni chronici féliciter sanati historia, Berlin) et la même année soutint sa thèse d'habilitation et devint privat-docent à l'Université de Berlin {Sphijgmologiœ Gale-
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nicx spécimen); c'était là son premier ouvrage historique. En 1822 il publia le premier volume de son histoire de la médecine : Geschichte der He'dkunde. Nacli den Quellen bearheitel (Berlin, 1822-1829, 2 vol. in-S"), et fut nommé professeur extraordinaire d'histoire de la médecine. En 1827, il devint membre de la commission supérieure d'examen, en 1854 professeur ordinaire. Il mourut à Berlin le 11 mai 1850.
llecker, par ses travaux sur l'épidémiologie, peut être considéré comme le fondateur de la pathologie historique; Hirsch en parle avec les plus grands éloges dans Allgem. Deutsche Biogr., Bd. XI, [i. 211, Nous mentionnerons de lui :
I. Der schirnrze Tod im 14. Jahrhundert. Kin historischer Versitclt. Berlin, 1832, in-8*,
trad. en ang-1. Londres, 1855. — II. Die Tamwntlu einc Volhskrankheit im MUtelaller.
Nacfi den Quellen, etc. Derlin, 1852, in-8', trad. en français irt Annal, d'hyg. publique,
oct. 1834; Irad. en an^jl. Londres, 1835; en italien. Florence, 1838. — III. Der englische
Schireiss. Ei/i ârztlicher Bcilrag zur Geschichte des 15. uiiil 16. Jahrhunderls. Berlin, 1854,
in-8", trad. en angl. Londres, 185C; en ilal., Venise, 1853. Ouvrage récompensé d'une
médaille d'or. — IV. De peste Antomana commentalio. Berolini, 1855, in-8°; trad. en allem.
Ibid., 1855, in-8°. — V. Die Pesl in Moskau in den Jahren 1770-1771. Berlin, 1858, in-8».
— VI. Die Kinderfahrlen, eine historisck-palhotogische Skizze. Berlin, 1845, in-S". —
VII. Ueber Sympathie. Eine Vnrlesunrj, etc. Berlin, 1846, in-8°. — VIII. Ueber Visionen, eine
psychologischc Studie zur Geschichte der Jeanne d'Arc. Berlin, 1848,in-8''. — IX. Geschichte
der neuern Ueilkunde, 1. u. 2. Buch. Die Volkskrankheiten von 1770. Die Wiener Schule.
Berlin, 1859, in-8°. — X. Tous les ouvrages cités ci-dessus, et relatifs à des épidémies
du moyen âge, ont été réunis par Hirsch sous le titre : Die grossen Volkskrankheiten des
Miltelnllers. Berlin, 1X65, in-8°, avec des compléments. — XI. Hippooalis aphorismi ad
optimorum librorum fidem accurale editi. Berolini, 1822. — XII. Proxagoras und Aristo-
leles physiol. und anat. Ansichten. In Hufeland's Journ. der Heilk., Bd. LIV, 1822. —
XIII. Ueber die rômische Medicinalverfassung. Ibid., Nov. 1822. — XIV. Ueber das friihcste
Vorkonunen der Hydrophohie beim Menschen. In Graefe's u. Walther's Journ. d. Chir.. Bd. II,
1821. — XV. Oribasiiis, der Leibarzt Jutian's. In Uecker's literar. Annal, der Heilk., Bd. I,
1825. — XVI. Die Pest im 6. Jahrhiuidert. Ibid., Bd. X, 1828. — XVII. Die Lehre vom
Kreislauf vor Harvey. Ibid., Bd. XIX, 1851. — XVIII. Wih-de der Heilk. und Werth der
Gelehrsamkeit fur den Ant- Redc am 27. Stiftungsloge des kgl. med.-chir. Friedr.-Wilh.-
Dislituts, 1821. — XIX. Grundsàzle fin- das walire Fort-sckreiten der Heilkunde. Rede, etc.,
1828. — XX. Wasserkopf behandelt und geheilt. In Hufeland's Journ. der Heilk., ]jà.\l\S,
1817. — XXI. Beitrdge zur semiotischen Pulslelire. Ibid., Bd. LIX, 1824. — XXII. Die
Graefe'sche Beinhruchschirebe. In Graefe's u. Walther's Journ. der Chir., Bd.IV, 1822. —
XXIII. Mittheilungen verniischlen Inhalts. Ibid., 1822. — XXIV. Allgemeine Lehrsâtze iiber
die inneren Wirkungen der Arzneimiltel. Ibid., Bd. V, 1825. — XXV. Versuch einer neuen
Ansicht der semiotischen Pulslelire. In Horn's Archiv fur med. Erfahr., Bd. I, 1821. —
XXVI. Ueber die Einsavgung aïs pathologisckes Prinzip. Ibid., Bd. II, 1825. — XXYII.
Nombreu.x articles dans les recueils périodiques, dans le Berliner encyclop. Wôrlerbueh, le
Bust's Hundbuch der Chirurgie et le Literar. Annalen der gesammten Heilkunde, dirigé
par lui de 1825-1856, 35 vol. in-S". L. Hn.
llecker (Karl vou). Célèbre accoucheur, fils unique du précédent, vit le jour à Berlin le 8 mai 1827. U fit ses études dans sa ville natale et à Heidelberg, fut reçu docteur à Berlin en 1848, puis passa les années 1849 à 1850 à Paris et à Vienne. L'année suivante, il devint Vassistent de Biisch à Berlin, et il se fit aSjVéer privat-docent en 1853 [Diss. de retroversio7ie nteri gravidi). En 1858 il fut appelé à occuper à Marbourg la chaire d'accouchements, et l'année suivante à Munich; il devint là en même temps directeur de la maison d'accouchements et de l'école des sages-femmes. Il fut nommé en 1865 membre du comité médical supérieur, et en 1874-1875 remplit les fonctions de recteur de l'Université. 11 mourut le 14 décembre 1882.
llecker s'est distingué non-seulement comme accoucheur, mais comme gyné-
HECQUET (Les deux). 555
eologiste et comme médecin légiste; il est Tauteur d'un nombre considérable de rapports. Mais c'est surtout comme professeur qu'il brilla et qu'il déploya la plus grande somme d'activité ; il enseignait encore la veille de sa mort. Parmi ses publications, nous citerons ;
I. Beitrâge zur Lehre von der Schwanqerschaft ausser]talh der Gebârmutlerhôhle. Marburg^, 1858. — II. Avec L. Buhl. KHnik der Geburlskunde, Beobachlunç/en uiid Untersuchungen aus der Gebâranstalt zu Mïmclien. Leipzig, 1861-1864, 2 vol. gr. in-8°. — m. Beobnclilungen und Unlersuchungen aus der Gebciranstalt Mûnclien umfasscnd den Zeitraum von 1859-1879. Miinchen, 1881, in-8°. Ce travail repose sur robservatioii de 17000 accouchements. — IV. Statistisches aus der Gebâranstalt Miinchen. In Archiv fur Gynâkol., M. XX, Heft 1. C'est une statistique relative à la fréquence des diverses présentations et des accouchements anormaux, fruit d'une observation soutenue de 1859 à 1882. — V. Hecker faisait partie de la rédaclion de VArcliiv f. Gynâkol.; il y a publié un grand nombre d'articles ainsi que dans d'autres périodiques. L. Hn.
Heeker (KAnL-FRiEDRiCH). Né le 5 novembre 181^2 à Eichtersheim, dans le grand-duché de Bade, étudia la médecine à Heidelberg, passa le Staatsexamen en 1855, et fit un voyage à Munich et un autre à Paris, pour se perfectionner. En 1856 il fut reçu privat-docent de chirurgie et d'ophthalmologie à l'Université de Fribourg [die Indicationen der Sleinzerlri'nnmenungsmelhode, 1856, gr. in-8"), puis devint en 1859 professeur extraordinaire et assistent à la clinique chirurgicale, que Slromeyer dirigoa depuis 1842. Lors du départ de celui-ci pour Kiel, en 1848, Ilecker obtint la direction provisoire de la clinique, mais ce provisoire dura^ pour raison politique, jusqu'en 1855. A celte époque, il obtint la direction définitive de la clinique et fut nommé professeur ordinaire. Il dut prendre sa retraite en 1871, pour raison de santé. Il mourut de tuberculose miliaire aiguë le 28 octobre 1878.
Hecker était le frère de Friedr. -Karl-Franz Hecker, qui a joué un rôle important dans la révolution badoise en 1848. Comme lui, il était profondément attaché aux idées républicaines. 11 fut l'un des rédacteurs du Canstatt's Jahresberichte, du Prager Vierteijahrschrift, etc., et a publié en outre :
I. Handbuch der Materia ckirurglca, etc. Freiburg, 1858, in-8°. — II. Ueber die Bedeutung der chirur^ischen Anatomie. Eine Aniritls-Rede. Freiburg, 1840, in-8°. — III. Nosologisch-therapeutische Untersuchungen iiber die brandige Zerslorung durch Behinderung der Circulation des Blutes. Stuttgart, 1841, in-S". — lY. Erfahrungen und Abhandlungen im Gebiete der Chirurgie und Augenheilkunde. Erlangen, 1845, gr. in-8°, pi. — V. Die Elephantiasis oder Lepra arabica. Lahr, 1858, gr. in-fol., pi. — "VI. Veber eingesackte Steine und fremde Kôrper in der Blase. Proreciorats-Programm. Freiburg, 1861, 10-4° ^oy. une notice par Gurlt, dans Allg. deutsche Biogr., Ed. XI, p.. 215). L. Un.
nECQL'f7l' (Les dedx).
Hecquet (PHiLirpE). Célèbre 'médecin, né à Âbbeville le 11 février 1661, était issu d'une famille de médecins. Il vint à Paris à l'âge de di.x-se])t ans, et fit son cours de philosophie au collège des Grassins. Un goût prononcé pour l'état ecclésiastique le fît pencher d'abord pour la théologie, dont il prit des leçons en Sorbonne et à Navarre; mais les conseils d'un oncle, médecin distingué, le décidèrent enfin pour la médecine. Il en commença l'étude à Paris en 1682; il alla prendre ses degrés à Reims au mois de juillet 1684, et le 6 août suivant il se fît agréger au collège des médecins d'Abbeville. Il ne resta pas longtemps dans sa ville natale, où il ne trouvait pas les ressources que réclamait son goût prononcé pour l'étude. Il revint à Paris. Dès qu'il voulut se livrer à la pra-
554 IIECUUET (Les deux).
tique, la Faculté, qui veillait avec une attention jalouse à ne laisser personne empiéter sur les droits et privilèges de ses membres, le lui fit interdire; pour se soustraire à ces tracasseries, il se fit agréger à la chambre royale, mais cette chambre, qui subsistait sous l'appui de Daquin, premier médecin du roi, fut ébranlée elle-même et croula bientôt. Hecquet était sur le point de se décider à retourner à Abbeville, lorsqu'il fut appelé en 1688 à prendre la place de médecin des religieuses du Port-Royal-des-Ghamps, que la mort de Ilamon venait de laisser vacante. Les jeûnes elles macérations auxquels il se livra dérangèrent gravement sa santé. Ses amis le pressaient de revenir à Paris; la mort de la supérieure qui l'avait appelé à Port-Royal, arrivée le 26 novembre 1695, l'y détermina. Hecquet résolut de prendre ses degrés à la Faculté de Paris. 11 se mit donc sur les bancs à l'âge de plus de trente-trois ans, au mois d'octobre 1694, sortit de licence le o septembre 1696 et reçut le bonnet de docteur le 15 janvier 1697. Depuis lors, la Faculté l'honora comme un de ses membres les plus chers; il fut élevé, malgré lui, au décanat, en 1709, et remplit de nouveau cette charge en 1715-1715. La réputation d'ilccquet comme praticien s'étendit rapidement, il était appelé de toutes parts en consultation; les grands recherchaient ses conseils avec empressement, mais c'est surtout aux indigents qu'il aimait à montrer son zèle, en leur prodiguant ses soins et sa bourse. Au commencement de 1727, Hecquet, devenu très-infirme, se retira chez les leligieuses carmélitesdu faubourg Saint-Jacques, dont il était le médecin depuis trente-deux ans. Il y passa le reste de ses jours dans les austérités de la pénitence et y mourut le H avril 1737, laissant à la Faculté 100 volumes in-fol. et in-4^ pour ajouter à 1200 ou 1500 volumes qu'il lui avait déjà donnés, et à 2000 dont Picoté de Beletlre avait gratifié la même Faculté. Rollin lui fit une belle épitaphe.
Hecquet lut un écrivain très-fécond. Ses ouvrages prouvent qu'il avait du savoir et qu'il n'était pas dépourvu de quelques vues pratiques d'une certaine portée; mais ils sont tous d'une prolixité rebutante, tous entachés de l'esprit d'hypothèse le moins réservé, tous remplis de ce qu'il y avait de plus inutile et de plus faux dans la doctrine des iatromathématiciens sur la trituration, sur l'atténuation des fluides par le jeu mécanique des solides, sur la nécessité d'évacuer et d'humecter pour entretenir ou rétablir la liberté des ressorts dans l'économie, etc. En vertu de ces doctrines, il y avait peu de malades dans l'affection desquels Hecquet ne trouvât la double indication de les vider de sang et de les remplir d'eau, et l'on prétend que c'est lui que Le Sage fait figurer si plaisamment dans son Gil Blas, sous le nom de docteur Sangrado (Dezeimeris)g
I. An functiones à fermentis. Thèse du 26 janvier 1695.-11. An chi-onicorum morhorum medicina in alimeiito. Tlièse du 15 octobre 1695. — III. An morbi a serosâ colluvie. Thèse du 12 janvier 1696. — IV. An remediorum curta suppellex. Thèse du 6 février 1698. — V. Préface latine du recueil des ouvrages de Baglivi imprimés à Lyon, en 1704. — VI, An impeditae transpirationi sanguinis missio. Thèse du 7 février 1704. — VII. Explication physique et mécanique des effets de la saignée, et de la boisson dans la cure des maladies, avec une réponse aux mauvaises plaisanteries que le journaliste de Paris [M. Andry) a faites sur celle explication de la saignée. On trouve aussi dans cet ouvrage la Thèse sur la saignée, traduite par Hecquet, et la Thèse sur la boisson^ 1707, in-12, à Ghamliéry (ou plutôt en France).— VIII. De l'indécence aux hommes d'accoucher les femmes, et de l'obligation aux femmes de nouirir leurs enfants. Trévoux, 1708, in-12. — IX. Traité des dispenses du carême, dans lequel on découvre la fausseté des préceptes qu'on apporte pour les obtenir, etc. Ce traité parut en 1708, fut réimprimé en 1709, evisuite en 1715, 2 vol. in-12, avec des corrections et additions, entre autres deux Dissertations, l'une sur les macreuses, l'autre sur le tabac, etc., en 1741, 2 vol. in-12. — X. De la digestion des aliments, pour montrer qu^elle ne se fait pas par le moyen d'un levain , mais par celui de la trituration ou du
liECTICITÉ. 555
broycinent, contre l'article \ô des Mémoires de Trévoux, janvier lllO. Paris, 1710, in-12. Ce sont des remarques sur la dissertation de Vieussens le père, docteur de la Faculté de médecine de Montpellier. — XI. An morbi A solidorum Irilu. Thèse du ÎS janvier 1712. — XII. De la digestion des aliments, et des maladies de l'estomac, suivant le système de la trituration ou du broyement^ etc. Paris, 1712, in-12. — XIII. An ut virginitatis sic virilitatis certa indicia. Thèse de janvier 1715, la même trad. en français. — XIV. De purgandâ medicinâ à curarum sordibus, elc. Paris, 1714, in-12. On trouve à la lête de cet ouvrage : Proloquium de tolcrandis medicinae novis libris, ubi de illorum ulilitale aut damno, de censura illorum aut judicio. — XV. A'orws medicinae conspecttis, ubi ex sanguinis circuitus anomalis, secrelionum errata, miscellanea succorum et laimorum adultérin deducuntur, etc. Paris, 1722, 2 vol. in-12. — XVI. Traité de la peste, etc. Paris, 1722, in-12. — XVII. An Creatoris et nalurae legum imago carnisprivii lex. Thèse du 18 mars 1725. — XVIII. Observations sur la saignée du pied et sur la purgation au commencement de la petite-vérole, des fièvres malignes, et des grandes iualadies. Paris, 1724, in-12. — XIX. Hippocratis Aphorismi ad mentem ipsius, artis usum et corporis mechanisnii rationem expositi. Paris, 1724, in-12, 2 vol. ; trad. en français par J. Devaux. Paris, 1225, in-12, 2 vol. — XX. Lettre en forme de dissertation pour servir de réponse aux difficultés sur le livre delà saignée du pied, etc. Paris, 1725, iu-12. — XXI. Lettre d'un médecin de Paris à un médecin de province sur un miracle arrivé sur une femme (la dame La Fosse) du faubourg Saint-Antoine, 1725. — XXII. Réflexion sur l'usage de l'opium, des calmants et des narcotiques, pour la guérison des maladies, en forme de lettre. Paris, 1726, in-12. — XXIII. Réponse à la question : Si les médecins peuvent et doivent prendre part aux affaires de l'Église? in-12. — XXIV. Remarques sur l'abus des purgatifs et des amers, au commencement et à la fin des maladies, etc., en forme de lettre; avec deux lettres latines: l'une Sur la génération des insectes, l'autre Sur le muscle utérin, découvert par M. Ruysch. Paris, in-i2, 1727 ou 1728, — XXV. An quos morbos non sanat chirurgia sanal chimicus ignis. Thèse du 8 mai 1752. — XXVI. Le Ijrigandage de la médecine dans la manière de traiter la petite-vérole et les plus grandes maladies par l'émélique, la saignée au pied et le kermès minéral, etc. Utrecht (Rouen), en 1752, in-12. — XXVII. Le brigandage de la chirurgie, ou la médecine opprimée par le brigandage de la chirurgie, 1755, in-12. Après la mort de l'auteur : Avec le brigandage de la pharmacie, etc., et la lettre déjà imprimée. Sur ce que c'est que le brigandage de la médecine, contre la lettre 72 des Observations sur les écrits modernes. — XXIX. /.« manière théologique, ou médecine créée telle qu'elle se fait voir ici sortie des mains de Dieu, créateur de la nature, et régie par ses lois, etc. ; avec la plupart des thèses de l'auteur. Paris, 1733, 2 vol. in-12. — XXX. Le naturalisme des convulsions de l'épidémie convulsionnaire, une série de publications de 1733-1736, à Utrecht (Rouen). — XXXI. La médecine naturelle vue dans la pathologie vivante, dans l'usage des calmants et des différentes saignées des veines et des artères, etc. Paris, 2 vol. in-12, 1737. Après la mort de l'auteur. Il y a, à la fln du deuxième volume, le livre d'Hippocrate, De Flatibus, traduit en français par M. Vergue, médecin à Poissy, mort en 1740 ou 1741. — XXXII. La médecine, la chirurgie et la pharmacie des pauvres, par feu M. Hecquet. Paris, 1740, 5 vol. in-12, avec la Vie de l'auteur, par M. de Saint-Marc. L'abbé Péraut a eu soin de la première édition de cet ouvrage; la deuxième, corrigée et augmentée,, est due aux soins de Doudon. Elle a paru en 1742, en 3 vol. in-12. La Vie de l'auteur est aussi corrigée et augmentée; il faut consulter cette vie sur les ouvrages manuscrits laissés par Hecquet. L. Hn.
Hecquet (Clément). Neveu du précédent, fils de médecin, naquit à Abbeville le l^'' août 1704, fit ses études à Paris sous Duverney, Winslow, Antoine et Bernard de .Jussieu, puis devint membre du collège de médecine d'Abbeviile. Il en fut nommé le doyen plus tard et mourut presque aveugle en 1786.
11 fit dès 1776 à 1784 une série de communications intéressantes à la Société royale de médecine de Paris; il a en outre publié dans V Histoire de l'Académie royale des sciences, 1746, une observation sur une gangrène du pied, consécutive à une fièvre maligne, chez une femme grosse, avec guérison spontanée sans avortement. L, Hn.
HECTICITÉ (de IzTtxoç, habituel, continuel). L'heclicité est cet état ou cette habitude corporelle qui est la conséquence ordinaire de maladies chroniques graves et de longue durée, telles que suppurations profondes et prolongées.
i'^6 IIECTICITÉ.
lésions organiques viscérales irrémédiables, tuberculose, cancer, etc. Elle consiste en un ensemble de symptômes indiquant tous un dépérissement, une altération profonde de la nulrition : pâleur générale des téguments, pâleur de la face, souvent avec animation ou coloration vive des pommettes, aspect brillant et humide des yeux, amaigrissement graduel et incessant, émaciation générale de tous les tissus, flaccidité des muscles, faiblesse extrême, allant toujours croissant ; quelquefois avec apyrexie, mais le plus souvent s'aecompagnant d'un mouvement fébrile continu rémittent, avec paroxysmes vespéraux; respiration accélérée, petite toux sèche, alors même que les poumons sont indemnes; soif habituelle, appétit le plus souvent conservé, chaleur générale sèche de la peau et constipation, qui feront place plus tard à de la diarrhée et à des sueurs colliquatives.
On constate effectivement dans la marche graduelle et toujours ascendante de l'hecticité, jusqu'à la mort qui en est la terminaison la plus ordinaire, trois phases ou périodes qui se distinguent par des degrés ou des modifications des symptômes que nous venons d'énumérer. Dans la première période, un léger mouvement fébrile se manifestant le soir et se terminant le matin révèle à peu près seul le commencement de l'hecticité. Le mouvement fébz'ile devenu continu avec les paroxysmes vespéraux et les premiers symptômes d'amaigrissement et de dépérissement marque la deuxième période. L'émaciation, le marasme, l'œdématie des extrémités, les sueurs et les diarrhées colliquatives, l'affaiblissement rapide et profond des forces qu'elles entraînent, caractérisent la troisième période.
Y a-t-il, comme on l'a prétendu longtemps, une fièvre hectique essentielle, ne pouvant s'expliquer par aucune lésion matérielle ou saisissable des solides ou des liquides? ou bien la fièvre hectique est-elle toujours symptomatique de quelque lésion viscérale ou organique?
Les anciens auteurs considéraient les fièvres hectiques comme étant le plus souvent essentielles. Ils les distinguaient en fièvre hectique simple ou primitive, qu'ils appelaient encore fièvre hahiliielle ou lenle nerveuse^ ou secondaire, ou consécutive à une autre maladie antécédente, ou symptomatique d'une autre maladie actuelle, ulcérations graves, vomiques, abcès, dégénérations viscérales, etc. Cette distinction ou une distinction analogue avait déjà été l'aile par Galien, qui les faisait provenir par une double voie, des fièvres ardentes prolongées, et il les désignait alors sous le nom de fièvres de consomption, ou directement d'une humidité persistante, d'une grande tristesse ou de fatigues excessives jointes a l'ardeur du soleil. Les idées sur ce point se sont singulièrement modifiées à la longue et on n'a pas attendu la rélorme de l'ancienne pyrélologie pour reléguer de plus en plus la fièvre hectique essentielle dans le cadre des faits exceptionnels ou indéterminés, et lui assigner une place plus large dans le rang des fièvres syniptomatiques.
Déjà Sauvages admettait des espèces diverses d'hectiques, toutes syniptomatiques, l'hectique chlorotique, syphilitique, scrofuleuse, l'hectique calculeuse, l'hectique hydropique, vermineuse, cachectique, celle qui accompagne les vomissements ou lesflueurs blanches, etc. Pour CuUen, il n'y a point de fièvres hectiques essentielles ; elles sont toutes symptomatiques, et à celles qui avaient été spécifiées par Sauvages il ajoute la fièvre lente des enfants, à laquelle l'auteur de la Nosologie méthodique n'avait pas assigné de caractère particulier et qu'il a cru pouvoir attribuer au rachitis, aux écrouelles ou aux vers. Borsieri déclare
HECTICITÉ. 557
n'avoir jamais observé dans le cours de sa pratique de fièvres hectiques primitives; pour lui, elles sont toujours ou presque toujours symptomatiques, et, quelles qu'elles soient, il les rapporte aux fièvres rémittentes lentes, amphimérines.
Pinel, dans son appendice aux Fièvre primitives, arrivant à la fièvre liectique, pose en manière de titre de chapitre cette question : La fièvre hectique peut-elle être admise comme fièvre primitive? Et il y répond en citant les observations de Trnka, d'Hoffmann, de Lorry, de Morton, d'IIuxiiam, de Borellî, de Portai, d'Heister, toutes relative? à des hectiques symptomatiques, et c'est d'après ces faits qu'il déduit l'histoire de la fièvre hectique. Jos. Frank, dans son Traité de pathologie médicale, Coulanceau, dans l'article Fièvre hectiqve dn Dictionnaii^e de médecine en 30 volumes (répertoire général, etc.), concluent dans le même sens, et, avec eux, tous les auteurs contemporains d'ouvrages de pathologie sont à peu près unanimes sur ce point. Au milieu de cet accord, on est quelque peu surpris de voir reparaître la qualihcation de fièvre hectique essentielle sous la plume de Chomel et celle de Grisolle, comme elle avait figuré déjà quelques années auparavant dans le titre de la thèse inaugurale de Broussais. Il convient d'ajouter que c'était comme fait rare et à titre exceptionnel que l'essenlialilé de la fièvre hectique était admise par Chomel et Grisolle, qui motivaient leur opinion sur ce qu'ils avaient vu quelques cas de fièvre hectique occasionner la mort, sans que l'autopsie eût fait constater aucune lésion capable de rendre compte des symptômes observés pendant la vie. L'absence de lésions macroscopiques ne saurait suffire aujourd'hui pour trancher la question.
Quoi qu'il en soit, si la lièvre hectique n'a pas droit ici à une description particulière comme entité morbide spéciale, l'hecticité ne nous intéresse pas moins comme groupe symptomatique et comme expression du dépérissement général qui caractérise la phase ultime d'un grand nombre d'états cachectiques, d'affections et de lésions organiques chroniques profondes.
L'hecticité envisagée à ce point de vue a été, dans ces derniers temps, de la part de quelques pathologistes éminents, notamment Jochmann en Allemagne, Noël Guéneau de Mussy et Hirtz en France, l'objet de quelques études cliniques et analytiques intéressantes, dont les résultats méritent que nous nous y arrêtions un instant ici. C'est surtout aux recherches cliniques sur la marche de la température dans la fièvre hectique faites par le professeur Hirtz dans son service de clinique de l'hôpital de Strasbourg et consignées dans la thèse d'un de ses anciens élèves, le docteur Eudes {Essai sur la fièvre hectique, thèse de Montpellier, 1871), et dans l'article Hectiqde [Fièvre] du Nouveau Dictionn. de médecine et de chirurg. pratiques, que nous allons emprunter d'utiles renseignements sur ce point.
L'étude de la température dans la fièvre hectique assigne à cet ordre de phénomène deux caractères principaux. Le premier est un abaissement de la température au-dessous de la normale dans les périodes apyrétiques. Si, dans une affection chronique, dit Hirtz, on relève le matin une température de 570,5 ou 38 degrés, ou le soir une ascension de 58 ou 58°, 5, on conclura hardiment à un mouvement fébrile, la température apyrétique étant ordinairement, dansées cas-là, inférieure à ces chiffres.
Le deuxième caractère est la grande étendue des oscillations thermométriques entre la rémission du matin et la réaction du soir, les chiflres oscillant entre 2", 3 et quelquefois 4 degrés et au delà, tandis que dans les maladies aiguës (pneu-
558 HECTICITÉ.
monie, fièvre typhoïde) ù la période d'état, ces chiffres ne diffèrent que de 1 à 1/2 degré.
Considérée dans sa marche quotidienne, la température de la fièvre chronique peut affecter les types suivants : 1" température normale le matin, plus ou moins élevée le soir; 2° température au-dessus de la normale matin et soir, type rémittent, avec oscillations irrégulières; ô° température au-dessous de la normale le matin et fébrile le soir ; type de la fièvre chronique en général ; 4" type exceptionnel : température du malin représentant le maximum et celle du soir le minimum; rémission sérale.
Le type fébrile supputé aux différentes périodes de la fièvre hectique peut ■être formulé ainsi : 1" au début, fièvre intermittente à grandes oscillations; 2° à la période d'étal, fièvre sub-continuc rémittente, à température moyenne très -élevée; 5" à la fin fièvre sub -continue, à température movenne trèsfaible.
Les recherches de Hirtz et île son collaborateur Eudes ont également porté sur le pouls. Ils ont constaté pour la fièvre hectique ce qui avait été observé déjà d'ailleurs dans quelques circonstances pour les pyrexies aiguës, le défaut de concordance entre le pouls et la température. Dans la fièvre hectique, ils ont trouvé le pouls toujours fréquent, même dans l'apyrexie et alors même que pendant la rémission matinale la température est au-dessous de la normale. 11 s'accélère un peu et devient plus dur pendant la période paroxystique. Sa fréquence et sa petitesse augmentent avec les progrès de l'hecticitéet, lorsque celle-ci arrive à sa fin, il devient filiforme et presque incoraptable.
Les symptômes de l'hecticité qui méritent le plus d'attention, après l'état du pouls et de la température, sont ceux que fournissent les sueurs, les urines et les selles.
Les sueurs hectiques, loin d'avoir ce caractère de crise favorable, annonçant ou accompagnant la défervescence dans les accès fébriles ou à la fin des maladies aiguës, sont toujours ici à la fois l'indice et la cause de l'affaiblissement et du dépérissement graduel des malades. Souvent partielles et peu abondantes dans la première période de l'hecticité, elles deviennent générales et colliquatives dans la deuxième et la troisième période. C'est surtout dans la fièvre hectique des phthisiques que ces sueurs se montrent le plus fréquemment et avec le plus d'abondance [voy. les mots : Phthisie TCBERCcr.EusE et Sueurs).
Les urines des hectiques, comme toutes les urines de fébricitants, en général, contiennent en plus grande abondance les déchets organiques. Elles deviennent plus denses, plus colorées et plus rares, à mesure que l'état fébrile augmente et que les sueurs sont plus copieuses.
La diarrhée, que l'on a considérée généralement comme un des symptômes les plus constants et les plus caractéristiques de l'hecticité, est loin d'être aussi constante qu'on l'a dit. Il n'est même pas rare de voir des phthisiques arrivés à la dernière période de l'hecticité n'avoir point de diarrhée. On peut constatei à cet égard d'assez grandes variétés, qui dépendent de l'état dans lequel s€ trouve le tube digestif chez ces malades et du régime alimentaire auquel ils sont soumis.
Ce que nous avons dit, au début de cet article, de la dépendance de l'hecticité par rapport à des affections ou des lésions chroniques profondes, nous dispense d'entrer ici dans des considérations sur ses causes, son diagnostic, son pronostic et son traitement, qui ont leur place naturelle dans l'histoire de
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chacune des affections primitives, initiales ou concomitantes, dont l'hecticité n'est que l'effet ou le symptôme. Brochin.
HECTOCOTYLE. Chez certains mâles de Mollusques-Céphalopodes, du groupe des Dibranchiaux ou Acétabulifèros, un des bras qui entourent l'ouverture buccale (le troisième du côté droit chez les Octopodes, le quatrième du côté gauche chez les Décapodes) se modifie d'une façon toute particulière et devient un véritable appareil copulateur ou Eectocolijle , destiné à transporter les spermatophores dans la cavité branchiale de la femelle, comme cela a lieu chez les Omniatostrephes, ou plus ordinairement à la face interne de la membrane buccale, comme on l'observe notamment chez les Sepia, les SepiotheiUis, les Hemisepius, etc.
Chez les Parasira caréna Véraay, de la Méditerranée, et VArgonauta argo L., par exemple, le bras hectocotylisé a d'abord la forme d'un kyste globuleux sans ventouses, qui s'allonge ensuite considérablement, se dilate, s'emplit de spermatophores et se détache, au moment de l'accouplement, pour aller se fixer sur les bras, l'entonnoir ou même la cavité branchiale de la femelle. Dans cet état, et comme il conserve longtemps sa vitalité après sa séparation, il a été pris pour un ver parasite et décrit successivement, par Dollcchiaje sous le nom de Trichocephalus acetabularis, par Cuvier sous celui à' Hectocolylus octopodis. Sa face dorsale est alors couverte de ventouses et son extrémité antérieure présente un orifice communiquant avec la cavité centrale, qui est convertie on réservoir spermatique ; on ignore encore comment les spermatozoïdes dont il est rempli peuvent y pénétrer.
Chez les Seiches et les Calmars, le bras hectocotylisé ne se sépare pas, mais, durant l'accouplement, le mâle l'introduit dans sa cavité branchiale et recueille ainsi lui-même ses spermatophores pour les déposer ensuite au voisinage de l'ouverture buccale de la femelle. Ces spermatophores, connus pendant longtemps sous le nom de Machines de Needham, présentent d'ailleurs une structure ■extrêmement curieuse. On y dislingue: « 1° un étui transparent, cylindrique, fermé aux deux bouts; 2" un réservoir spermatique, en forme de boudin, à parois minces, remplissant la partie antérieure de l'étui ; 3" un appareil éjaculateur formé d'un petit canal [connectif) qui s'ouvre dans le réservoir spermatique, d'un sac et d'une trompe terminée par un filament contourné en spirale et qui arrive jusqu'à l'extrémité antérieure de l'étui. Lorsque le spermatophore est en contact avec l'eau de mer, l'extrémité antérieure de l'étui éclate, le filament spiral se déroule et le réservoir séminal est entraîné avec lui » [voij. Fischer, Manuel de conchyliologie, 1881, p. 89). Ed. Lef.
HÉDÉMIAS. Un des noms anciens de ïlnula conyza D.C. [Conyza squarrosa L.), cité par Ruellius {voy. Acisée). Ed. Lef.
HEDEXBORCi (Johan). Médecin suédois, né dans l'Ost-Gothland en 1787, fit ses études à Upsal, à Stockholm et à Montpellier, fut reçu docteur à Upsal en 1822. Il fonda à Stockholm un établissement d'eaux minérales artificielles, puis en 1825 se rendit à Constantinople en qualité de médecin de la légation suédoise. Il se livra à l'élude des sciences naturelles et des langues orientales. En 1820, il entreprit un voyage en Asie Mineure, en Syrie et en Palestine, et revint en Suède après une absence de sept ans. 11 avait fait de nombreux envois
S60 IIEDENUS (Les deux).
d'objets d'histoire naturelle, d'antiquités et de monnaies grecques et égyptiennes, de manuscrits orientaux, etc. En 1853 il repartit pour l'Egypte, la Nubie et l'Arabie, et rapporta de ce voyage de nombreuses collections. En 1840 il se fixa à Rhodes, dont il étudia avec soin les richesses archéologiques, et, après une étude de douze ans, écrivit l'histoire de celte île. Il ne fit plus alors que de lares séjours eu Suède, résida longtemps en Egypte, enfin en 1805 se fixa à Florence, où il mourut en 1865.
iNous citerons de lui :
I. Turkiska nalionens seder bi-uk och klâdedrâgter. Stockholm, 1832-1842. — II. Resa i Egyplen och det inre Afrika. Stockliolm, 1843. — III. Beiàltelse om en resa i Sennaar, publié dans le recueil de l'.Vcad. des sciences de Suède, et en langue allemande dans ['Isis, en 1859. — IV. An medicintits lillstand i Konsto.nlinopel. In SveJisk làkare Sàllskap. Fôr/iai)dl., t.WU. — An sjukdomnrncs randende tijnne och beliandiing i Konstanlinopef. In Svensk lâkare Sâllsk. Aarsbej-âllelse^ 1826. — VI. An turkiska huskurer. In Tijdskr. ('. liik. o(j faitn., Ud. II. (voy. Hirsch's Lexik. hervoirag. .Er^le, t. III, p. 100). L. Hn.
iii<:de:«1!S (Les deux).
Hedenus (JoH.\>iN-AiiciisTiî-Wii.HEUi). Médeciu allemand, né à Langensalza, le H août 1760, était le fils d'un pharmacien. 11 fit ses premières études sous son père et sous un chirurgien de régiment, puis les continua à Di"esde, où il devint prosecteur en 1795, chirurgien d état-major général et professeur de chirurgie en 1798, chirurgien du roi Frédéric-Auguste en 1808, membre du (^.ollége de santé et conseiller aulique en 181 2, enfin en 1828 premier médeciu du roi Antoine de Saxe. En 1855, il fêta le cinquantième anniversaire de son doctorat et mourut à Dresde le 29 décembre 1856. Nous citerons de lui :
I. Medicinisclie iind chirurgiache Beobachtungen. In Ihi/'eland's Joîo'Ha/, 1814. — II. AusroUumj der Sckilddriise. In Grafe's u. Walther's Journ., 1821. — III. Opérations- und heilungsverfahren bei einem Aflerproduct der Uighmoreshôhle. Ibid., 1821. — Vi.Antwori auf die Picclamation des Hrn. Pr. K.-A. Weinliold in Halle, meine Opérations- und Heiliingsmelhode eines Afterprodncts der Uighmoreshôhle betreffend. Ibid., 1822. — V. Chirnrgische Beobachtungen . Ibid., 1826, etc. L. Hs.
liedenus (Alglste-Wilhem). Fils du précédent, naquit à Dresde le 27 décembre 1797. 11 commença l'étude de la médecine à Leipzig en 1816, la continua en 1818 à l'Académie médico-chirurgicale de Dresde, puis en 1819 et 1820 aux Universités de Gottingue et de Berlin. Avant même de se faire recevoir docteur, il publia deux importants mémoires chirurgicaux : Tractatus de glandula thijreoidea, tam sana qiiam morhosa, imprimis de striima ejusqiie causis atque medela (f^ipsiae, 1822, gr. in-8", pi.); — Commentatio chirurgica de femore in cavitate condyloidea amputando (Lipsiae, 1825, gr. in-i**, pi.)- Lors de la guerre de libération de la Grèce contre la Turquie, il s'enflamma d'enthousiasme jiour les Hellènes et publia, pour les secourir, une collection de poésies (1824). Il fit peu après un grand voyage scientifique en France, en Angleterre, en Hollande, en Belgique et eu Allemagne, revint à Dresde en 1826 et s'y livra à la pratique pendant trente-six ans avec un dévouement et une charité inaltérables. U publia dans cette période de sa vie son opuscule : Ueher die verschiedenen Formen der Verengerung des Afterdarms und deren Behandlung (Leipzig, 1828, gr. in-8°), puis De difficili laesionum capitis diagnosi et prognosi (Dresdae, 1855, in-i"), écrit à l'occasion du jubilé de son père; enfin une foule d'articles dans le Berliner encyclop. Wôrlerbuch der med. Wissensch., dans Schmidt's Jahrhiicher, etc. Mentionnons aussi ses
HEDEPiULA. 561
études approfondies sur les eaux minérales, qui lui valurent la reconnaissance de plusieurs localités balnéaires, de Garlsbad entre autres. Grand admirateur du latin, il écrivit dans cette langue une série d'épigrammcs, d'élégies, d'odes, de compliments, d'épitaphes, etc. Il avait un profond sentiment de l'esthétique et était un fin amateur d'art.
Enfin nous devons signaler quelques particularités qui ne sont pas mentionnées par ses biographes, peut-être à dessein : c'est que Hedenus, s'il aimait le latin, adorait le français; il était très-versé dans notre littérature classique du dix-huitième siècle; quoique partisan des idées de Rousseau, comme tout bon Allemand de son époque, il avait une préférence marquée pour Voltaire et l'esprit voltairien; de plus il était doué d'un esprit éminemment libéral qui ne s'accommodait pas des tendances réactionnaires de beaucoup de ses contemporains. Hedenus mourut à Dresde le 6 novembre J 862 (voij. sur lui : Gurlt, in Allgem. deutsche Biographie, Bd. XI, p. 220). L. Un.
HEDERA (L.). Nom latin du Lierre (sér. 2, II, 550).
DÉDÉRALIS. Nom sous lequel Ruellius a désigné le Y inceloxicum officinale Mœnch {Asclepias vincetoxicum L.) {voy. Dompte-venin). Ed. Lef.
nÉDËRlXE. Alcaloïde problématique qui, suivant Vandamme et Chevalier, existerait dans les graines du lierre [Jour, de chim. méd.^ 2*' sér., t. VI, p. 581).
En revanche, on a extrait des feuilles de lierre une glycoside, C'Mi^'O", cristallisable, insoluble dans l'eau et le chloroforme, soluble dans l'alcool et les alcalis chauds, se dédoublant sous l'influence de l'acide sulfurique étendu en un sucre cristallisable, non fermentescible, et en un corps de formule,
c^^ir^O". L. hn.
UÉDÉRIQVE (Acide). C'^Il-'^O'^ (Davies). Cet acide s'extrait des graines du lierre en les épuisant par l'éther et par l'alcool. Par cristallisation dans ce dernier corps, il est en aiguilles ou en paillettes incolores, insolubles dans l'eau et dans l'éther, sans odeur, d'une saveur acre. A 100 degrés il perd 5,42 pour 100 d'eau. Il est infusible et se charbonne à une haute température. Il donne des sels gélatineux. Le sel d'argent est blanc et cristallise dans l'alcool bouillant.
En épuisant par l'eau bouillante les graines privées d'acide hédérique, puis traitant la liqueur par un peu d'acide acétique et de sucre de saturne, et précipitant par l'ammoniaque, on obtient un précipité jaune de hédératannate de plomb pur; Y acide hédératannique est mis en liberté par l'acide sulfurique en présence de l'eau. Cet acide est amorphe, sans odeur, soluble dans l'eau. L. Hn.
HÉDËRULA. Sous le nom d'Hederula aquatica, Lobel désignait une espèce de Lentille d'eau, le Lemna trisulca L.
D'un autre côté, Heister a nommé Hederula le Lierre terrestre [Glechoma hederacea L.), qui est le Chamœcissus de Tragus et le Chamselana de Cordus.
Ed. Lef.
DICT. ENC. 4* S. XII. 56
562 HEDLUND.
IIEDYCIIIUM. Kœnig (in Retz, ohserv., III, 73) a établi, sous ce nom, un genre de plantes de la famille des Zingibéracées et du groupe des Amome'es, dont les représentants sont des herbes originaires des régions tropicales de l'Inde. Leurs racines tubéreuses, articulées, horizontales, donnent naissance à dos tiges aériennes simples, garnies de feuilles alternes, entières, presque sessiles. Les fleurs, disposées en épis terminaux lâches, accompagnés de bractées en forme de spathes, présentent: un calice tubuleux, tridenté, et une corolle gamopétale, à tube grêle, très-long, à limbe à G divisions, dont deux linéaires, trois ovales oblongues plus courtes et la sixième plus large, en forme de labelle. A l'origine du tube de la corolle est insérée une étamine fertile, à anthère allongée, linéaire, canaliculée. Le fruit est une capsule triloculaire, s'ouvrant à la maturité en 3 valves pour laisser échapper de nombreuses graines arillées.
L'espèce type, II. coronarium Kœn. (lùempferia Hedijchium Lamk.), croît aux Indes Orientales et dans la presqu'île de Malacca. C'est le Gandasuli de Rumphius {Herb. Amboin., 5, p. 175, tab. 69, p. 5). Ses fleurs d'un blancjaunàtre exhalent une odeur agréable. On fait avec ses racines blanchâtres une décoction employée en gargarisme contre les maux de gorge. Ed. Lef.
IIEDIK (SvEN-ÂNDERs). Médcciu suédois, né dans le Smaaland en 1750, fit ses études sous Linné et fut reçu docteur à Upsal en 1775. Il se fixa à Stockholm, puis après un voyage à l'étranger devint en 1792 médecin de province, en 1798 premier médecin du roi et médecin des eaux de Medevi ; enfin, en 1815, membre de l'administration médicale du royaume. Il mourut en 1821, laissant entre autres :
I. Anmârkningar i praklisha dclen af Lâkekonsten. Stockholm, 1787. — II. Bntket och nytlan af svenska ôrten Arnica Montana. Stockholm, 1789. — III. Yelenskapsliandlingar for Lâkare och Fàltskarer, Bd. I-VTJ. Stockholm, 1793-1806. — IV. Om de dôdande sjukdomar, som undcr och eftcr krigslaag till isjôs angripa svenska besâttningar. Stockholm,
1794. — Y. Handbog for praktiska Làkarevelenskapen. Stockholm, 1796; 2" cdit., ibid.,
1795. — VI. Vetenskapsjournal for Làkare och Fàltskarer, Bd. I-II. Stockholm, 1800-1801. — VII. Alhandling om haaren paa menniskokroppcn. Stockholm, 1804. — Vlil. Miiine af Linné', fader och son. Stockholm, 1808. — IX. Communications à l'.^cadémie des sciences de Suède et nombreux articles dans le Recueil de celte compagnie, dans les Annales de l'Académie d'économie rurale et dans divers autres périodiques. L. JIn.
HEDI^UXD (Thomas). NéàBoraas, en Suède, le 24 avril 1791. Il commença ses études médicales à Upsal, fit un stage à l'hôpital des Séraphins de Stockholm, et prit son grade de docteur à Lund en 1818. Il remplit diverses fonctions administratives et médicales et devint médecin de province et directeur de la vaccine à Hernôsand, où il mourut le 9 juin 1847. On cite de lui :
I. Sjukdoms-historia med. obductions-fenomen. In K. Vel. Akad. Handlingar, 1815. — II. Aatskilliga sjukdoms-hândelser, sanit anmârkningar om radesygen och diet-kuren. \\\ Svenska Làkare-Sàllskapets Handlingar, \qI. V, 1818. — III. Om vener. sjukdomens fôrhaallande aa lazaret i Hernôsand. In Svenska Làk. Sâllsk. Handlingar, vol. II. — IV. Om fracturer paa ett dôdfôdt, nâra fullgaanget gossebarn. In Svenska Làk. Sallsk- Aarsberattelse, 1855. — V. Sjukdomshandelse. Ibid., 1836. — VI. Beràttelse om en bonddràngs hasliga dôd. Ibid., 1837. — VII. Sjukdomhistoria. Ibid., 1839. — VIII. Om Vaccinalionens resultaler i Hernôsand. In Skandianav. naturforsk.-mbtets Fôrhandlingar, 1842. — IX. Hândelse af ett brustet pulsaadcr-brâck paa arteria coronaria siràstra. In Svenska Lâkare Sallskapets Handlingar, vol. III, 1816. — X. Sjukdomsliistorie med. pathologisk anatomi af sâckwattuot [hydrops saccaius) i underlefvet. In Svenska Lâkare Sallskapets Aarsberattelse, 1815. — XI. Forlosning med ett missfoster. Ibid., 1822. — XII. Om koppfarsotlen i Hernôsand. Ibid., 1825. A. D.
HEDWIG (Les deux). 5o5
HEDlUA.!^ (Axel-Emanuel). Né le 12 avril 4 773 à Stockholm, commença ses éludes à l'Université d'Upsal. Il vint ensuite à Stockliolm étudier la chirurgie à l'hôpital des Séraphins, puis à l'Asile d'orphelins, servit dans les armées de terre et de mer et prit son diplôme de maître en chirurgie en 1801. Il fit plusieurs campagnes comme médecin militaire. Il prit ensuite sa retraite et vint se fixer à Halmkôping où il mourut le 25 mai 18 i7. Nous citerons de lui:
I. Rôn om clironiska inflammalioncr och deras hand/uifvande, af La Callc. In Yet. Handl. for Làkare och FàUskârer, vol. III. — II. Anmàrlaiing ôfver oxyderadt stichgas. Ibid., vol. V. A. D.
HEriRicn (Karl-Ernst). Médecin allemand, né à Freiberg (Saxe) le 4 janvier 1790, fit ses études à Leipzig et y obtint le diplôme de docteur en 1814 [Diss. inaug. sistens partus cum placenta praevia alque ruptura uteri compUcaii historiani, Lipsiae). Il fut ensuite médecin pensionné à Dôbein, et plus tard médecin de bailliage à Frauenstein, près de Dresde. Il mourut à Plauen, dans le Voigtland, le 28 février 1838, laissant un assez grand nombre de mémoires, relatifs pour la plupart à la médecine légale. Nous citerons :
I, E. Platner. UnteTSUchen ûbcr einige llauptcapilel der gerichtlicl/en Medicin, etc. Leipzig, 1820. — II. Geschichte einer SckwaïKjerschaft auaserhalb dcr GebànnuUer , nebsl Sectioiisberichl. \n IJoi-n's Archiv, 1817. — III. Mania transiloria durcit Gesichlsrose entschieden. Ibid., 1824. — IV. Beitiàge nus dem Gebiete der Erfahrung. In Dresdener Zeitschr. f. Nalur- uiid Heilk., 18'20-18!2I. — V. Un grand nombre de rapports médicolégaux dans Heiike's Zeitschrift, 1S21-18'24 et 1827-1829. L. Hn.
DEDWIG (Les deux).
Hedwig (JoHANNEs). Célèbre médecin et botaniste allemand, né le 8 décembre 1750, à Cronstadt, en Transylvanie, mort le 7 février 1799, à Leipzig. Il vint, en 1752, à Leipzig suivre les cours de médecine. Pour suppléer au manque de fortune, il s'employait à classer et étiqueter les plantes du Jardin botanique de l'Université et fit plusieurs préparations pour le cabinet d'anatomie. Après avoir terminé ses études, il s'établit à Chemnitz en Saxe, où il commença ses travaux sur les graminées et les cryptogames. En 1781, il retourna à Leipzig et, après avoir été quelque temps attaché à l'hôpital de la ville, il devint en 1786 professeur de médecine et en 1789 professeur de botanique et inspecteur du Jardin des Plantes. Ce fut d'après ses avis que l'électeur de Saxe fonda le beau Jardin botanique de Pilnitz. A une grande mémoire Hedwig joignait une sagacité extrême. Il se servait du microscope avec une habilité peu commune, et passa à juste titre pour un des meilleurs observateurs de son époque. Il établit l'étude des cryptogames sur de nouvelles bases, dans son ouvrage Fnndarnentum Historise naturalis Mmcorum frondosorum, concernens eoriim flores, fructiis, seminalem propagalionem, adjecta dispositione methodica, iconibus illustratum. Leipzig, 1782-1873, 2 vol. in-4°. Il publia aussi des observations nouvelles et intéressantes sur la production des étamines et des pistils ; il traça la limite qui existe entre les bulbes et les racines, et il indiqua comme caractère distinctif des animaux et des végétaux la persistance des organes sexuels chez les premiers et leur caducité après la fécondation chez les derniers. Quand la mort le surprit, Hedwig travaillait à une histoire générale des mousses, qui fut achevée et publiée, d'après ses notes et ses dessins, par Frédéric Schwaegrichen {fiiogr. Didot). Outre l'ouvrage déjà cité on a de lui :
504 HEDWIGIA.
I. Epistola de praecipitantiae in addiscenda mediciiia noxis. Leipzig, 1755, in-4°. — II. TJieoria (/eneralionis et fructificatwnis Planlarum Cryplogamicaruin IJnnaei, mère propriis ohservationibus et e.rperimenlis supersli-ucta . Sanit-l'étersbourg, 1784, 111-4»; Leipzig:, 1798, iii-i°. La seconde édition est ornée de 4'2 planches coloriées et préférable à la première. Cet opusculL' avait remporté en 1785 le prix proposé par l'Académie de Saint- Pétersbourg:. — IlL Ahbilduiigen neuer uiid zweifelhafler cryptogainischer Geivàclise, nebst ihrer analytischen Geschichte. Leipzig, 1785-)7'Jo, 4 vol. in-folio. Ce grand ouvrage, dans lequel on trouve la description analytique de 148 espèces de mousses et de 50 autres cryptogames, tous examinés au microscope et dessinés avec beaucoup de soin, a été imprimé en latin, sous le titre de : Stirpes rryptogamicae. Leijizig, 1785-17'.)o, 4 vol. in-loiio. — IV. De fibrae vegetabilis et auinialis ortu. Leipzig, 1789, iii-S". — Y. Zerstreute Abhandlungen und lieobachlungen ûber bolanisch-ôkouotnische Gegenstànde. Ibid., 1795, in-S", avec 8 planches. — VI. Belehrung die P/laiiien zu trockncn und zti ordneii, sie nach dein Linné zu untersuchen und ilir System atisfindig m machen. Gotha, 1797, in-8°. — VII. Une traduction allemande des OEuvres de Charlex Bonnet. Leipzig, 1785-1785, 4 vol. — VIII. Plusieurs mémoires insérés Aim Leipzig cr Sanimlungzur Physik. Lcipziger Magazin, Mémoires de la Société économique de Leipzig, Annalen der Dotanik d'Usteri, etc. L. Hn.
Iledwi;; (Romams-Adolph). Fils du précédent, né à Cliemnitz, en 1772, mort à Leipzig, le l'"' juillet iSOG. Il fit ses études à Leipzig, sous la direction de son père, et obtint eu 1801 une chaire de botanique.
On a de lui :
I. Dis(piisilio AmpuHarum Lieberkuehnii physico-microscopica. Leipzig, 1797. — II. Disserlatio de treniella nostoch. Ibid., 1798, in-4°. — III. Aphorismen ûber die Gen'iichshunde. Leipzig, 1800, in-8°. — IV. Observationes botanicae. Leipzig, 1802, in-8°. — V. Gênera Planlarum secundum characteres differentiales, ad Mirbellii editionem revisa et aucta. Leipzig, 1800, in-8". — VI. Un mémoire sur les mousses, inséré dans le recueil intitulé: Beitràge zur Naturkunde de Weber et Mohr. L. Ils.
IIED^TIGIA [Hedivigia Sw.), Genre de plantes de la famille des Tcrébinthacées, tribu des Bursérées, établi par Swartz [FI. Indise occid., II, 670, t. XIII) et nettement caractérisé par les (leurs polygames, à corolle gamopétale, tétraou hexamère, avec l'androcée diplostémoné, inséré en dehors d'un gros disque hypogyne, dont les lobes font saillie dans les intervalles des étamines. Le fruit est une drupe renfermant de 1 à 5 noyaux osseux, qui contiennent chacun une graine à embryon épais, charnu, dépourvu d'albumen.
Les Hedwigia habitent exclusivement les régions tropicales de l'Amérique. Ce sont de grands arbres à feuilles alternes, iraparipennées, avec des folioles opposées, entières ou dentelées, quelquefois coriaces. Leurs fleurs, très-nombreuses, sont disposées dans l'aisselle des feuilles en grappes ramifiées de cymes. On en connaît seulement 5 ou 6 espèces. La plus importante est 1'^. bahamifera Sw. [Bursera balsamifera Pers., Tetragastris ossea Gaertn.), qui croît communément aux Antilles, oii il est désigné sous les noms vulgaires de Boiscochon, Sucrier des montagnes. Son écorce est réputée fébrifuge ; on en retire, par incisions, une oléo-résine à odeur de térébenthine et d'une saveur acre et amère, que les naturels nomment Baitvie- cochon ou Baume de sucrier. Cette oléo-résine est préconisée comme un remède souverain pour cicatriser les plaies et les blessures. On l'emploie également comme tonique et stimulante contre les affections chroniques des muqueuses et des reins et contre les calculs biliaires.
Ed. Lef.
Bibliographie. — De Candolle. Prodrom., II, 80. — E.ndlicher. Gen., n" 5957. — Bex- THAM ET HooKER. GeH., 526, II» 15. — H. Bâillon. Hist. des PL, V. pp. 265, 296, 51 i, et Traité de Bot. rnéd., p. 958. — Rosenthal. Synops.pl. diaph., p. 867. — Gdibodrt. Uist. nat. des drogues simples, III, 524. Ed. Lef.
HEDYSARUM (botanique). 565
HEDYOTIS (L., Gen., n. H8). Genre de Rubiacées, qui a donné son nom à une tribu de la famille, celle des Heijdiot idées, mais qui cependant ne peut être conservé comme distinct du genre Oldenlandla [voy. ce Dict., sér. 2, XIV, 731), établi en 1703 par Plumier et également admis par Linné [Gen., n. 454). Ce n'est donc qu'une section du genre Oldenlandla, dans laquelle les tiges sont herbacées ou souvent frutescentes, ou volubiles, avec des feuilles assez larges, des stipules de forme très-variable, des corolles courtes ou plus ou moins tubuleuses, et un fruit indéhiscent, fi'équemment coriace ou crustncé. VE. umhellata Lamk, qui est V Oldenlandla nmhellata L. et YO. puberula G. Don, produit la racine de Chaya-vair.
On doit, d'après ce qui vient d'être dit, dénommer Oldenlandla :
h' Hedyotis auvicularia L., de Cejian, qui, dans son pays natal, est considéré comme un spécifique contre la surdité et s'emploie (probablement comme astringent) au traitement des blessures et des contusions. C'est 1'//. procitmbens Wall., VH. venosa Kortii., VH. Uneata Wall., 1'^. multicauUs Schlchtl, 1'^. nervosa Wall., VH. costala R. Rr., le Metabolus venostis Bl. et le Spermacoce hispida Meq., observé depuis le Népaul jusqu'à Malacca, dans l'ouest jusqu'à Canara, dans l'Archipel malais, la Chine du Sud, l'Australie, les Philippines. Nous l'avons reçu de ce dernier pays, il y a quelques années, d'une personne qui, ayant vu qu'on s'en servait fréquemment comme médicament, espérait qu'on pourrait en tirer parti dans noire j^ays.
VU. Cratœogonuni Si'Keng. (//. verticillata Lamk. Oldenlandla verticlllata L.), qui, aux Moluques et en Chine, est recherché en médecine, pour ses feuilles, qui ont une odeur et une saveur vives et qui sont, dit-on, sinapisantes. H. Bn.
Bibliographie. — DC, Prodr., IV, 419. — Méu. et de L., Dict. Mal. méd., III, 458. — B. H., Gen., II, 56, 1128, n. 81. — Rosentu., Sijnops. pi. diaphor., 334. — H. Bn., Hist. des pi. , VJI, 325. H. Bn.
HËDl'SARt'ira {Hedysarum Tourn.). § L Botaniciue. Genre de plantes de la famille des Légumineuses-Papilionacées, qui a donné son nom à une tribu spéciale, celle des Hédysarées. Ce sont des herbes vivaces, plus rarement des sous-arbrisseaux ou des arbustes, à feuilles imparipcnnées, pourvues de stipules scarieuses. Les fleurs, hermaphrodites, de couleur blanche, rosée, pourpre ou violette, sont disposées en grappes axillaires ; elles ont chacune un calice à 5 lobes ou à 5 dents presque égales, une corolle à ailes plus courtes que la carène, qui est tronquée obliquement, et 10 étamines diadelphes à anthères introrses. L'ovaire, multiovulé, devient une gousse allongée, à plusieurs articles orbiculaires, comprimés, contenant chacun une seule graine réniforme, dépourvue d'arille.
On connaît environ 50 espèces d'Hedysaruni, qui habitent les régions tempérées de l'Europe, le nord de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique. La plus connue, H. coronarium L.,est une herbe vivace, remarquable par ses fleurs d'un beau rouge incarnat disposées en grappes ovoïdes, compactes; ses gousses ont de 2 à 5 articles, à faces rugueuses, presque épineuses. Elle croît spontanément dans le sud-ouest de l'Europe, notamment en Espagne et en Italie, (in la cultive en grand comme plante fourragère dans plusieurs contrées de la région méditerranéenne, surtout en Galabre et dans l'île de Malte. En France, oià elle ne résiste pas aux gelées de nos hivers, même dans le Midi, on se borne à la cul-
566 IIEDYSARUM (emploi).
tiver dans les jardins comme plante d'ornement, sous les noms de Sainfoin d'Espagne, Sainfoin à bouquets, Sainfoin des jardiniers.
Parmi les autres espèces du genre, quelques-unes sont préconisées en médecine dans leurs pays d'origine. Ace titre, il convient surtout de citer 1'//. boréale Nutt , dont la racine est employée, dans l'Amérique du Nord, aux mêmes usages que chez nous la Héglisse, et VH. lineare Lour., dont les Cochinchinois vantent la racine conmie emménagogue et stomachique. En Sibérie, on mange, sous le nom de Sardana, la racine de VU. sibiricum Poir.
Les H. alhagi L. et //. onobrychis L. sont devenus les prototypes des genres Alhagi et Onobrychis [voy. Alhagi et Saiinfoi.n). Ed. Lef.
Bibliographie. — Tournefoiit. /?w^,401, t. 225. — De Candolle. Prodrom., II, 540. — End- LTCHER. Gen., n" 0018. — Be.ntiiaji et JIook. Gen., 510, n" Wi. — If. Bâillon. Hist. des PL, II, pp. 220 et 297. — Rosenthal. Synops.yl. diaph., p. 1012. Ed. Lef.
^ II. Emploi. L'espèce do)it on a proposé l'introduction dans la matière médicale européenne n'est autre que ÏUedysarum gangeticum. Elle appartient à la famille des Légumineuses, et d'après les traditions populaires du Bengale, possède des propriétés actives.
Elle différerait à ce point de vue des autres végétaux de la tribu des Hédysarées, car jusqu'à présent les sainfoins n'ont jamais été considérés comme des plantes médicinales. Le Sainfoin du Gange possède les caractères botaniques des Hédysarécs et aux ludcs est vulgairement désigné sous le nom de Salpany.
11 croît dans les divers districts du pays et sa végétation très-active le fait aisément reconnaître des autres végétaux pendant la saison des pluies. Sa partie active, la racine, entre dans la préparation de plusieurs drogues indigènes et en particulier du Doshonioot Panchon. Ce dernier est obtenu par la décoction d'un mélange de dix herbes, réputées médicinales, dont le Salpany serait l'une des plus actives. Cette décoction s'administre aux malades sous forme de tisane.
Au reste, la composition chimique et les principes immédiats de ce végétal sont encore indéterminés. Ses propriétés physiologiques ne sont pas connues et en dehors des traditions il n'a guère été signalé que par une note de M. Annilo Laie Deb et les courts récits des médecins anglais exerçant aux Indes. Les ouvrages de médecine des Hindous ne mentionnent pas les usages auxquels il est actuellement employé. Nous devons à une communication verbale de M. Ferdinand Pioux, ancien médecin de la marine dans les établissements français de l'Inde, quelques renseignements qu'il a pu recueillir pendant son séjour dans la colonie et les résultats des essais cliniques qu'il avait entrepris.
Emploi médical. M. Annito Laie Deb a fait usage de la préparation obtenue en broyant la racine fraîche de ï Hedysarnm gangeticum dans un mortier de pierre et avec de l'eau. La pulpe ainsi produite était administrée aux adultes par dose de trente à quarante grains (1 gramme 1/2 à 2 grammes 1/2) qu'on répétait toutes les quatre heures durant seize ou vingt heures.
Sous l'influence de celte préparation, il aurait observé la guérison des dysenteries aiguës de moyenne intensité des adultes et des enfants. Dans les cas trèsgraves, on complétait son emploi à l'intérieur par l'administration de lavements.
Ce médicament ne provoquerait ni nausées, ni vomissements. 11 ferait cesser le ténesme et les épreintes et rendrait les selles féculentes. A la suite de son administration, celles-ci perdraient rapidement tout aspect sanguinolent et on constaterait le retour graduel à la santé.
IIEERKENS. 557
M. Roux a été moins heureux et ne partage guère cet enthousiasme. Il a prescrit la poudre à' Hedysarum gangeticum à quelques dysentériques, mais n'a pu en obtenir que des effets très-inférieurs à ceux de l'ipécacuanha. La dose quotidienne variait de 1 gramme et 50 centigrammes à 2 grammes. Notre confrère ne conseille donc son emploi qu'à titre d'essai dans les cas très-légers et sans espoir d'en faire un succédané des autres médications.
Le Doshomool Panchon passe pour posséder des vertus fébrifuges. Les indigènes l'administrent contre toutes les fièvres. En résumé, les propriétés de VEedysanim gangeticum sont bien douteuses et n'ont pas été suffisantes jusqu'à présent pour attirer l'attention et mériter les essais des thérapeutes d'Europe ou d'Amérique. Ch. Éloy.
Bibliographie. — Annito Lale Deb. De V Hedysarum gangeticum dans les dysenteries. In Indian Médical Gaz., mars 1879. — J. Roux. Traité des maladies des pays chauds, 1886. — The Lo7idon Médical Record, 1879, May. Bull, de thérap., et t. XCVIII, p. 46, 1880. Gh. É.
HEEKEREîV (Jan van). Médecin hollandais, né à Amsterdam en 177i, fui reçu docteur à Leyde en 1797 [Diss. de osleogenesi prceternaturali). 11 se fixa dans sa ville natale, devint secrétaire de VAgentschap van nationale opvœding et en 1799 conseiller médical du gouvernement. Il mourut en 1803, laissant des rapports sur divers sujets intéressant la santé publique et un mémoire : Ueber verschiedene Gegenstdnde aus der Lehre von der pathologischen Knochenbildung, dans Vermischte Beitrâge zur Reform der Kenntniss und Behandlung der Knochenkrankheiten, St. 1. Breslau, 1805. 11 faisait partie de la rédaction du Geneeskundig Magazin (voy. Hirsch's Lexicon der hervorrag. Aerzte. Bd. III, p. 109). L. H.N.
IIEER (Martin). Médecin allemand, né à Lauban, le 10 novembre 1645, fit ses études à Leipzig et à Copenhague, et prit le grade de docteur à la première de ces deux Universités en 1605. 11 devint médecin pensionné à Lauban en 1667, à Gôrlitz en 1670, et mourut dans cette dernière ville le 27 mai 1707. Il était grand partisan de Yan Helmont et a laissé un assez grand nombre d'écrits relatifs à la doctrine de cet auteur et dont la plupart sont restés manuscrits. On a encore de lui, outre quelques dissertations soutsnues à Leipzig en 1661 et 1665, les opuscules suivants :
I. Kurzer Bericht, dem lieben Armuth zu gute, wie selbiges in der Pest sich mit Hausarzneyen versehen soll. Gôrlitz, 1680. — II. Consilium zur Prâservation und Curation der Pest. Goiiitz, 1680. — III. Introductio in archivam archei vitale et fermentaJe J.-B. van Helmont philosophi, etc. Laubon, 1703, in-4''. L. Hx.
Heep (Van). Voy. Heers.
HEERKEXS (Gerhard-Nikolaus). Né à Groningue en 1728. Médecin et poète; on lui attribue la découverte, pendant un voyage en Italie, de la maison de campagne d'Horace. Sa réputation d'érudit fut consacrée par cette découverte et il devint membre correspondant de l'Académie des inscriptions de Paris, de celle des Arcades de Rome, etc. Il est mort en 1801. Nous citerons seulement de lui :
I. De valetudine Uleratorum poema. Leyde, 1740, in-S"; autre édition, 1790, in-S" II. Satyra de moribus Parisiorum et Frisiœ. Leyde et Groningue, 1750, in-4\ — III