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aiguë, les fièvres graves (typhus), odeur cadavéreuse. Dans la fièvre typhoïde, odeur fétide à laquelle contribuent beaucoup les fuliginosités de la bouche. Dans la période algide du choléra, odeur cuivreuse. Dans Vhydrargyrie, odeur métallique très-reconnaissable. Dans l'intoxication alcoolique, odeur d'aldéhyde. Dans le diabète, odeur comme vineuse ou rappelant la bière aigre (si elle est faible, elle est due à l'aldéhyde; si elle est forte, à l'acétone). Dans les ahcès du foie et d'autres viscères abdominaux, odeur de macération anatomique (Ch. Robin); dans l'obstruction stercorale, dans certains cas d'hypochondrie, odeur excrémentitielle. Dans Y ictère grave, odeur très-fétide presque fécale (Arnould). Dans la dyspepsie, odeur aigre; chez les enfants allaités, odeur butyrique qui, en cas de phlegmasie gastro-intestinale, devient fétide. Dans V embarras gastrique, odeur sulfhydi'ique. Dans le cas d'ascarides chez les enfants, odeur alliacée. Dans l'ulcération cancéreuse du larynx, odeur fétide caractéristique; dans la phthisie, fétidité, si le pus séjourne dans des cavernes. Dans Vhémoptysie, odeur prémonitoire de sang. Dans Vapoplexie pulmonaire, odeur d'ail ou sirop antiscorbutique (Xoël Guéneau de Mussy). Dans le sphacèle du poumon, odeur gangreneuse caractéristique. Dans la bronchorrhée avec ectasie des bronches, odeur de putréfaction animale. Dans la stomatite simple, odeur fétide surtout le matin, due à des débris épithéliaux. Dans Yinanition, fétidité très-prononcée, les détritus buccaux n'étant pas enlevés par l'acte de manducation. Dans la stomatite mercurielle, odeur cuivreuse; dans la saturnine, odeur alliacée ; dans la scorbutique, odeur cadavérique; dans l'ulcéreuse, fétidité analogue à celle de la gangrène de la bouche, mais conservant un caractère sui generis; dans le cancer de la bouche, de la langue ou du pharynx, odeur fétide propre au cancer; dans V angine gutturale inflammatoire, odeur infecte (à laquelle contribue l'embarras gastrique). Dans Vozène amygdalien (concrétions caséiformes), odeur fétide, l'odeur nasule restant normale; dans les abcès du voile du palais, du pharynx, odeur terriblement fétide. Dans Vangine maligne de Fotherghill, odeur de sphacèle. Dans la carie dentaire, odeur fécale et putride due, non à l'état pathologique de l'ivoire, mais à la putréfaction du mucus et des particules alimentaires dans les anfractuosités de la carie (Magitot).
Ce tableau résumé des odeurs de l'haleine s'accorde, on le voit, sauf quelques détails, avec les considérations générales que nous avons présentées plus haut. En ce qui touche les odeurs occasionnées par des affections des organes respiratoires, on n'a visé que l'impression olfactive produite par l'haleine elle-même, c'est-à-dire par le passage de la colonne d'air expirée; mais il faut remarquer que l'odeur de l'haleine ne reproduit pas toujours exactement celle des produits de sécrétion rejetés par la bouche ; c'est ce que montre l'examen des crachats. Il y a des bronchites fétides dont la fétidité est plus accusée par les crachats que par l'haleine; ce sont surtout celles qui ne se lient pas à l'ectasie bronchique, soit la bi'onchite dite essentielle, soit la bronchite septique à vibrions (Laycock, Dittrich, G. Sée). Dechambre et L. IIahn.
HALEM (Friedrich-Wilhelm von). Médecin allemand, né à Aurich, dans rOstfrise, le 15 novembre 1762. il fit ses études à Halle (1781), à Goltingue (1785), à Derlin (1784), et fut reçu docteur à Francfort-sur-l'Oder en 1785 [Diss. de tympanitide, in-8°). L'année suivante, il se fixa à Emden et y exerça la médecine avec l'autorisation du Collège médical, puis en 1797 passa à Aurich avec le titre de médecin de la principauté d'Osftrise. L'année suivante, il fut
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nommé membre du Collège de médecine et premier conseiller médical, en 1799 premier professeur de l'Instilut des sages-femmes et en 1802 médecin des bains de Norderney. Plus tard il entra au service du gouvernement franco-hollandais, se rendit en 1809 à Amsterdam en qualité de président de la Geneeskundig bestuur et devint en 1812 membre du jury de médecine créé par Napoléon, mais qui ue vécut pas. Après avoir fait des voyages et occupé diverses charges, il revint en 1814 à Aurich comme professeur à l'École des sages-femmes. Il piit sa retraite en 1820 et mourut d'apoplexie à Norderney, le 26 mai 1855. Nous citerons de lui:
I. Dreifaches Register ûber das Magazin fur Aerzte und die ze/in Bande des Neuen Magazins vom Hn. Baldinger. LeipzifT, 1790, in-S". — II. Ueber die Seebadanstalt auf der Qstfriesiscken Iitsel Nordenieg. Aurich, 1801, pet. in-8°. — III. Beschreib. der... Insel ISorderney und i/irer Seebadanstalt. Bremen, 1815, in-8°, tig. — IV. Die Insel Norderney und ihr Seebad. Ilaiinover, 1822, in-8°. — V. A publié : Murray. Enumcratio librorum praecipuorwn medici argumenti. Aurici et Gottingae, 1792, in-8°. — YI. Articles dans les recueils périodiques. L. Hn.
HâLEl\'IUS (Jonas-Petri). Médecin suédois, fils d'un pasteur d'Upland, naquit le 13 février 1727, commença ses études à Upsal en 1746, sous Linné et Rosenstein, et fut reçu docteur en 1758. Après avoir passé un an à Stockholm, il devint médecin de la province d'Upland et conserva ces fonctions pendant trentehuit ans. 11 mourut le 13 mai 1810, laissant, outre ses deux dissertations écrites en latin, plusieurs ouvrages rédigés en suédois, dont nous n'avons pu découvrir les titres.
HALES (Stephen). Célèbre physicien et naturaliste anglais, né à Beckesbourn, dans le comté de Kent, le 7 septembre 1677, mort à Teddington le 4 janvier 1761. 11 étudia la théologie, mais consacra ses loisirs à l'anatomie, à la botanique et aux arls mécaniques. Il entra dans les ordres et obtint la cure de Teddington (Middlesex), en même temps que plusieurs bénéfices. 11 géra sa cure jusqu'à sa mort. Entre autres dignités, il obtint celle d'aumônier de la princesse de Galles, puis celle de chanoine de \Yindsor.
Haies est connu pour l'invention d'un ventilateur, qui fut adopté non-seulement en Angleterre, mais encore en France pour les prisons, les hôpitaux, les navires de guerre, les greniers à blé, etc. En 1751, il succéda à Hans Sloanc dans la place d'associé étranger de l'Académie française des sciences. Il était depuis 1717 membre de la Société royale de Londres et il a publié dans les Transactions de cette compagnie un grand nombre de mémoires riches en observations et en découvertes scientifiques. La physiologie végétale lui est particulièrement redevable ;il a étudié avec le plus grand soin la circulation des sucs propres dans les végétaux et fait des expériences remarquables sur les greffes. A côté de ces expériences sur la circulation dans les plantes, nous devons signaler celles qui concernent la circulation du sang et qui sont consignées dans son célèbre ouvrage sur l'hémostatique. Il avait notamment essayé d'évaluer la force iivec laquelle le cœur pousse le sang dans les artères, et avait démontré que des injections d'eau dans le svstème vasculaire déterminent de l'hydropisie.
Un autre grand mérite de Haies, signalé par Hœfer : ^ C'est d'avoir découvert un appareil plus convenable que celui de Boyle et de Mayo pour recueillir les gaz, appareil dont se servirent plus tard Black, Priestley, Lavoisier, et sans lequel l'acide carbonique, l'oxygène, l'hydrogène et tant d'autres gaz, seraient