‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.49Chapitre 10 sur 22 · HENNÉ · texte numérisé non relu

HENNÉ

plusieurs éditions; enfin Abhandl. ans dem Gebiete der gerichtl. Médicin , Bamberg, 1815-1820, 4 vol. in-8°. Henke publia depuis 1821 une importante collection, le Zeîïsc/tn/i! fiir Staalsarzneikunde, et collabora à plusieurs autres recueils. L. Hn.

HEIVKEL. Fo//.Henckel.

HE\XE (Friedr.-Gust.-Jakob). Célèbre anatoralste et physiologiste allemand, né à Fûrth, le 9 juillet 1809, mort à Gotlingue, le 13 mai 1885. Nommé prosecleur à Berlin en 1854, il à&y'xni privat-docenl en 1857, fut professeur d'anatomie à Zurich de 1840 à 1844, puis passa à Heidelberg avec le même titre, obtint, en 1849, la direction de l'Institut anatomique de cette ville et fit des cours suivis sur l'anatomie, la physiologie, l'anthropologie et même la pathologie. En 185*2, Henle passa à Goltingue, où il dirigea l'Institut anatomique et enseigna jusqu'à sa mort.

Henle est le fondateur de l'École rationaliste allemande ; il remit en honneur la névropathologie et chercha à fonder la pathologie et la thérapeutique entièrement sur la physiologie; c'était une tentative prématurée. Citons à cet égard son Handbuch der l'alionellen Pathologie, Braunschweig, 1846-1852, in-8». On sait que Henle a opposé au système cellulaire de Virchow une théorie des blastèmes assez analogue à celle de Robin; il a publié plusieurs monographies touchant à ce sujet. Son œuvre capitale est néanmoins le Handbuch der systemat. Anatomie der Menschen, Braunschweig, 1855-1864, 2 vol, in-8°, par lequel il se plaça au premier rang des anatomistes. Mentionnons encore la part prise par Henle à la rédaction du Zeitschr. f. ration. Medicin, du Mûller's Archiv, du Cansiatt's Jahresbericht, etc. L. Hn.

HEIXXÉ. Nom français (par corruption de l'arabe al hanneh) du Laivsonia alba Lamk (L. spinosa L. — L. inermis Roxb. — L. purpurea Lamk), de la famille des Lythrariacées, série des Salicaires, arbuste africain et indien, cultivé dans tout l'Orient, observé aussi à Chypre, célèbre de temps immémorial pour le suc jaune-rougeàtre de ses feuilles qui sert à colorer les ongles, les cheveux, etc. Les Egyptiens en teignaient certaines parties du corps de leurs momies. Les personnes de haute naissance avaient seules d'abord le droit d'en faire usage. Belon rapporte que la culture de cette plante en Egypte était réservée aux pachas qui en tiraient de grands revenus et l'expédiaient à Constantinople. Les fleurs, qui ont 4-mères, 8-andres, avec un ovaire 4-Ioculaire, ont une odeur forte, hircine. Les femmes d'Orient en placent dans leurs appartements, et l'on en prépare une eau distillée qui sert comme cosmétique. De notre temps, les femmes d'Europe ont teint leurs cheveux avec le Henné en roux ou en rouge. Cette teinture paraît inoffensive, mais elle est peu durable. En Orient, on a teint avec le Henné les crins des chevaux, les peaux, la laine. Il contient, suivant Berthollet, de l'acide gallique, et forme de l'encre avec les sels de fer. Dans l'Inde, d'après Ainslie (Mat. med. ind., II, 190), la plante sert au traitement des affections cutanées, principalement de la lèpre, soit topiquement, soit en extrait préparé avec les feuilles. Voy. Poulaletsje. H. Bn.

BiBLioGRAPHiK. — L., Gen., n. 482. — DC. Prodr., III, 90. — Mér. et de L., Dicl. Mat. méd., IV, 78. — RosENTH., Syn. pi. diaphor., 912. — Clke, in Hook. f. FI. Brit. Ind., II, 575. — H. Bx, Hist. des pL, VI, 433, 445, 453, lig. 407-409. H. Bx.

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550 HENNINGS.

DEI\KEBA\'E. Voy. JusQDIVME.

BENXEBOni (Station marise). Dans le département du Morbihan, dans l'arrondissement et à 16 kilomètres de Lorient, chef-lieu de canton, est une jolie ville maritime peuplée de 5600 habitants, à l'embouchure du Blavet, avec un petit port pouvant recevoir des navires de tonnage moyen (chemin de fer de Lorient, d'où une voiture conduit en une heure et demie ou deux heures). La ville n'est remarquable que par un beau pont suspendu, et par une église gothique bien conservée. Hennebon était place forte au quatorzième siècle, et Charles de Blois y assiégea vainement Jeanne de Montfort. La plage est unie et dépourvue de galets, mais les baigneurs doivent aller assez loin pour trouver la haute mer et prendre des bains, où l'eau salée ne soit pas mêlée à l'eau du Blavet. La station marine d'Hennebon est fréquentée seulement par les populations voisines des départements de l'Ouest. Elles y trouvent une vie confortable et à bon marché. A. R.

IIElWEIS' (John). Médecin militaire anglais, né à Castlebar (Mayo), en Irlande, le 21 avril 1779, mort à Gibraltar, de la fièvre jaune, le 5 novembre 1828. 11 servit avec distinction dans la campagne d'Espagne, puis à Waterloo. 11 fut nommé, en 1815, Depittu Impector des hôpitaux, et en 1817 premier officier médical pour l'Ecosse, en 1820 pour la Méditerranée, etc. 11 est l'auteur d'un ouvrage capital : Principles of the Military Surgery, etc., 5« édit., London, 1829, in-8", et d'une esquisse de topographie médicale de la Méditerranée (London, 1830, in-8''). L. llx.

HEKXIXGER (Les DEUx).

Iienninger (Johann-Sigismc.nd). Médecin allemand, mort en 1719, était, depuis 1704 professeur d'anatomie à l'Université de Strasbourg. Il a laissé un grand nombre de dissertations anatomiques et une nouvelle édition de la Matière médicale de Paul Hermann. L. His'.

Henninger (Arthur). Né en 1850, à Obernssel, près "Wiesbaden (Nassau), fit ses études à Paris et devint en 1872 le préparateur de M'urtz; peu après il obtint les lettres de grande naturalisation. Reçu docteur en médecine en 1878, après une thèse remarquable Sur les peplones, il fut aussitôt après nommé professeur agrégé à la Faculté de Paris, après un brillant concours, et suppléa son maître. Son enseignement à la faculté et ses travaux scientifiques attirèrent l'attention sur lui et, lors de la création de l'école de chimie industrielle, on lui confia la place de professeur malgré son jeune âge. Il rédigeait la partie physiologique du Bulletin de la Soc. chimique et de grands articles pour le Dict. de chimie, dont il était le sous-directeur. Le travail le plus important dont il se soit occupé est relatif à la réduction par l'acide formique des alcools polyatomiques et spécialement de l'érythrite ; il découvrit un grand nombre de corps nouveaux dans le cours de ses recherches. Henninger mourut jeune, en novembre 1884. L. Hn.

HEX\'L\GS (Wilhelm). Né à Gluckstadt le 27 juillet 1716. Il alla se fixer à Copenhague, où il devint successivement professeur d'anatomie et de clii-

HENSCHEL (Les deux). 551

rurgie à l'Université, directeur de l'Académie de chirurgie et membre du Conseil royal de justice. Il est mort le 26 janvier 1794. On connaît de lui :

Beschreibung von den Keiimeichen und der Kur der Entsûndung des Magens und der edârme. Copenhague, 1777, in-S"; ibid., 1795; édit. danoise. Wiborg, 1778, in-8». A. D.

HENRI DE MON'DEVILLE. Voy. Heruondaville.

DEKBIQIJES (Jorge-Henriquë). Était, au seizième siècle, premier professeur de philosophie à Salaraanque et de médecine à Coïmbre ; il développait les doctrines d'Avicenne. Entre autres ouvrages on a de lui : De regimine cibi ac potus, Salamanque, 1594, in-4°, et Tractado delperfeito medico, Salamanque, 1595, in4». L. Hn.

HEIVRT (Les).

Henry (Noël-Étienne). Pharmacien et chimiste, né à Beauvais, le 26 novembre 1769, mort à Paris, du choléra, le 50 juillet 1832. Nommé en 1797 sous-chef de la pharmacie centrale des hôpitaux, directeur en 1805, puis en 18(14 professeur à l'École de pharmacie. 11 était chargé par le conseil général des hospices de la surveillance du service pharmaceutique dans les hôpitaux et les bureaux de bienfaisance. L'Académie de médecine lui ouvrit ses portes en 1820, Henry a pubhé, avec son fds : Manuel d'analyse chimique des eaux minérates^elc, Paris, 1825, in-S", et avec Guibourt, Pharmacopée raisonnée, etc. ; il a coopéré à la rédaction du Codex et écrit une foule d'articles pour les recueils de chimie, de pharmacie, etc. L. Hn.

Henry (Étiense-Ossian). Fils du précédent, né à Paris, le 27 novembre 1798, était agrégé à l'École de pharmacie, sous-chef à la pharmacie centrale des hôpitaux, puis directeur d\\ laboratoire de l'Académie de médecine, dont il était membre. Il a publié une foule de travaux sur les principes actifs des végétaux, sur les eaux minérales; il a donné entre autres un procédé pour obtenir en grand le sulfate de quinine, qui lui a valu le prix Montyon. L. Hn.

Henry (William). Médecin et chimiste anglais, né à Manchester, le 12 décembre 1774, mort à Pendlebury, près Manchester, le 2 septembre 1836. Son père, Thomas-Henry (1754-1816), était lui-même médecin et pharmacien distingué et entre autres travaux avait donné la traduction des Mémoires de Lavoisier Swr l'air atmosphérique.

William Henry, reçu docteur à Edimbourg en 1807, exerça son art dans sa ville natale, puis prit la direction de l'établissement chimique de son père. Ses Eléments of Expérimental Chemistry (London, 1799, 2 vol. in-S"; 11* édit., London, 1829, 2 vol. in-8'') sont populaires en Angleterre. On trouve de lui un grand nombre de m.émoires sur la chimie dans les recueils de la Société royale et de la Société philosophique de Manchester; plusieurs ont été couronnés. L. Hn.

H£]VSCHEL (Les deux).

Henschel (Elias). Né à Breslau, le 4 avril 1755, mort dans cette ville le 20 août 1859. Reçu docteur à Halle en 1787, il se livra spécialement aux accouchements, propagea la vaccination et dirigea plusieurs hospices. L'un des premiers il décrivit la phlegmatia alha dolens comme une affection distincte.

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