HOANG-NAN
importance : Om spedahkeden i Norge og Foranstaltninger imod samne,. Christiania, d871, in-8°. Nomme médecin en chef du P.igshospital de Christiania en 1841, il est mort dans cette ville et à ce poste, le 27 septembre- 1873. A. D.
nOAKG-]\AlV. Sous ce nom on a importé en Europe et préconisé dans ces dernières années l'écorce d'un végétal de l'Indo-Chine, où il est employé, surtout dans certaines régions du Tonkin, à titre de médicament populaire.
D'après M. Pierson, directeur du jardin de botanique de Saigon, cette liane de la famille des Loganiacées proviendrait d'un Strychnos auquel il a donné le nom de Stnjchnos gaulteriana, végétal assez commun dans les régions montagneuses qui séparent le Laos des frontières de la Cochinchine. M. Lesserteur a conseillé de mettre à l'essai ses propriétés antirabiques. Depuis son importation, il a été l'objet de divers travaux, parmi lesquels nous citerons les plus importants : ceux de M. Barthélémy sur le Hoang-nan et la rage, la brochure de M. Lesserteur sur le Uoang-nan, remède tonkinois, la thèse de M. Lorès, les mémoires de M. Galippe, une note lue par M. Ilillairet à 1;* Société médicale des hôpitaux, en 1880, et la communication fort intéressante de M. Gingeot, qui se trouve à la page 22 du tome XIX du Bulletin de cette- Société pour l'année 1882.
Le Hoang-nan n'est pas préparé seulement avec l'écorce du Strijchnos gaulteriana. La recelte tonkinoise est ainsi formulée : alun, 1 pairie; réalgar, 2 parties; écorce de hoang-nan, trois parties. Ces substances sont pulvérisées, et le mélange de poudre est administré en pilules de 1/4 de gramme. De plus, au témoignage de M. Lesserteur, on l'associe à d'autres substances telles que le cinabre et le musc.
1 " Matière médicale. L'écorce du hoang-nan, telle qu'on l'importe en Europe, se présente sous forme de fragments roulés en spirale. Ceux-ci ont une grosseur de 1 à 2 millimètres, leur surface épidermique est grisâtre ou tachetée de plaques ocreuses ; leur surface interne, celle qui répond au ligneux, est grisâtre; des stries^ la sillonnent longitudinalement.
Celte écorce est sans odeur, possède une saveur d'une amertume désagréable, et, quand on la soumet aux essais chimiques qualitatifs, donne les réactions de l.i brucine et de la strychnine.
2» AcTiOiN PHYSIOLOGIQUE. M. Livou a étudié quelques-unes des propriétés du hoang-nan dans le Marseille médical du. mois de juillet 1879, et en a constaté les effets convulsivants, qui sont ceux de la strychnine et de la bracine, mais avecune intensité plus grande sur les membres postérieurs.
M. Barthélémy a constaté sur l'homme, et après l'adminisfration de doses de 5 à 10 centigrammes, des phénomènes d'excitation psychique et une stimulation, de la nutrition telle que le corps augmente notablement de poids après quelquessemaines. Il a vu qu'en élevant la dose jusqu'à 15 ou 50 centigrammes il seproduisait des vertiges et des douleurs. Enfin une dose plus considérable provoquait des phénomènes toxiques.
L'action physiologique du hoang-nan est celle des composés de la binicine. Aller au delà de ces conclusions serait préjuger les résultats de son étude physiologique plus complète.
3" AcTioiv THÉRAPEUTIQUE. Le hoang-uau possède une réputation populaire dans toute l'Indo-Chine. On l'y administre contre la lèpre; on le prescrit aux
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scrofuleux. Ou le conseille aux paralytiques; enfin, c'est la panace'e qui guérit la rage.
Cette toute-puissance thérapeutique devait attirer sur lui l'attention des médecins européens. M. Barthéiemv l'a essayé contre la rage, et, à l'exemple des Tonkinois, le faisait ingérer pendant la période d'incubation. M. Gingent, quiena aussi fait l'essai, estime que la forme liquide serait préférable à la forme pilulaire adoptée dans l'Iiido-Chine, soit que l'on fasse usage de la teinlure alcoolique, soit de préférence, avec MM. Lorès, Baraltet Galippe, de l'extrait hydro-alcoolique. En tout cas, le problème thérapeutique de l'eflicacité et de l'emidoi du hoangnan contre la rage n'est définitivement résolu ni pour l'affirmative ni pour la négative.
On l'a aussi préconisé contre l'épilepsie : mais ici encore ces études sont à luire; sa réputation contre la lèpre a motivé des essais de Hillairet et de M. Lorès; car on lui a souvent, dans diverses contrées, attribué la guérison de cette maladie. Le premier de ces observateurs en avait obtenu des résultats encourageants sur un lépreux, dont il a rapporté l'observation dans la séance du 8 octobre 1880 de la Société médicale des hôpitaux.
Est-ce à titre d'agent antiparasitaire ou de modificateur du système nerveux que le hoang-nan produit de tels efl'ets? La question n'a pas été discutée.
4" Modes d'admi.mstratio.n et doses. On a prescrit la poudre de hoang-nan aux doses quotidiennes de 5 centigrammes, mais les effets obtenus ont été trèsvariés. On s'explique ces différences par la qualité des écorces. La plus active est recouverte d'une couche de mousse, et la moins active conserve sur sa face interne une partie de la couche subéreuse.
La teinture de hoang-nan est irritante, et, à ce point de vue, difficilement injectable sous la peau.
V extrait alcooUcjue est décomposition mieux définie. On l'administre par la voie sous-cutanée, mais son emploi exige une certaine prudence et doit cesser dès les premiers phénomènes de strychnisme.
V extrait hydro- alcoolique a été employé par MM. Galippe, Lorès et Baralt, son activité plus grande aurait pour cause la grande solubilité des principes actifs du hoang-nan dans l'eau acidulée par l'acide acétique. C.h. Éloy.
HOAZIX. L'Hoazin [Opisthocomus cristalus Gm.), qui constitue à la fois le type d'un genre, d'une famille ou même d'un ordre particulier, voisin des Gallinacés proprement dits {voy. le mot Dvsodes), est un Oiseau un peu plus petit qu'un Faisan et rappelant beaucoup, par ses formes généiales, les Pénélopes de l'Amérique du Sud {voy. le mot Gallinacés). Il a la tête petite, le cou mince, les ailes assez longues pour atteindre, lorsqu'elles sont ployées, au mdieu de la queue, dont les dimensions sont pourtant assez considérables et qui est formée de dix pennes larges et arrondies à l'extrémité. Son bec, un peu bombé en dessus, est recouvert à la base par une membrane; ses tarses, relativement élevés, s'articulent à des doigts longs et déliés, munis d'ongles puissants, et son plumage offre une disposition et un système de coloration des plus caractéristiques. En efl'et, le dessus de la tête est orné d'une huppe formée de plumes grêles, de couleur jaunâtre, ornées en partie d'une bordure noire; la nuque est revêtue de plumes étroites et allongées d'un vert sombre avec une marque blanche le long de la tige; le dos est couvert de plumes arrondies, également d'un vert sombre, mais sans taches, contrastant par leur couleur et par leur
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aspect avec les plumes duveteuses, les unes jaunâtres, les autres d'un brun marron, qui garnissent les parties inférieures du corps; enfin les rectrices sont d'un vert bronzé, avec l'extrémité jaunâtre, les pennes secondaires des ailes d'un vert olivâtre très-foncé et les rémiges rougeàtres avec la pointe verte.
Ce bel oiseau est particulièrement répandu à la Guyane, au Venezuela et dans le nord du Brésil, au milieu des savanes inondées et sur les bords de l'Orénoque et du Haut-Amazone. Il se nourrit de baies sauvages et des fruits d'un arum qui croît sur les bancs de vase et fait son nid sur un buisson, un peu au-dessus du niveau de l'eau. Ce nid, très-grossièrement construit, reçoit trois ou quatre œufs, d'un blanc grisâtre, tachetés de brun rouge.
L'Iloazin est souvent désigné par les colons européens sous le nom à'Oiseanpiianl. Il exhale eu effet une odeur fétide qu'il doit peut-être aux plantes dont il fait sa nourriture et qui rend sa chair absolument immangeable. E. Oustalet.
BiBLiOGRAPiiiE. — Vieillot et Oudart. Gobree des Oiseaux, m-i", 1820, pi. 190. — Schom- BLRCii. Reisen in Bri(is/i Guiana, in-8°. Leipzig, 1841. E. 0.
nOBOKGX (Nicolas). Anatomiste hollandais, né à Utrecht en 1632, reçu docteur en 1602, fut nommé l'année suivante professeur de médecine et de mathématiques à l'athénée de Sleinfurt et peu après médecin de Bentheim-Steinfurt; en 1069, il fut appelé à Ilardcrwyk pour occuper la même chaire; il mourut à Utrecht en 1678, bassanl entre autres :
I. Novut ductus salivalis Blasianus in lucem protactus. Ultrajecti, 1C6"2, in-8°. — II. De sede animae, seu mentis humanae in corpore humano exercitatio bipartita, etc. ArnheiiTi, 1008, in-12°. — lll. Anatomia secundinae humanae. Ultrajccli, 1609, 1075, in-8°. — IV. Anatomia secundinae vituliuae. Ultrajccli, 1075, 111-8°. — V. Cognilio phijsiologicomedica accuratissima methodo tradila. Ultrajecti, 1670, 1685, in-4°. — YI. Medicina physiologica. Ultrajecti, 1085^ in-S". L. Hs.
HODGES (Nathanael). Médecin anglais, né en 1658 à Kensington, reçu docteur à Oxford en 1659, se fit recevoir licencié du Collège des médecins de Londres et se distingua lors de la peste de 1665. Il mourut en 1684 en prison pour dettes. Dans son ouvrage : Aotuo^oyta, sive pestis nuperse apud populum Londinensem grassantis nnrratio (Londini, 1672, 1675, in-8°; trad. en angl., Lond., 172u, in -8"), il donne une description vraiiTient classique de l'épidémie de Londres. On lui doit encore : Vindicice viedicinœ et medicorum. Londini, 1660, 1665, in-8^ et Vyreiologia or a History of Fever. London, 1674, in-8«. L. Un.
BODGKIIV (Thomas). Médecin anglais, né à Totlingliam, le 16 janvier 1798, mort à Jaffa, le 5 avril 1866. H fut chargé du cours d'anatomie pathologique et nommé conservateur du musée du Guy s Hospilal, dont il a publié le catalogue en 1829, puis il fonda une clinique à cet hôpital, mais en 1837 passa à l'hôpital Saint-Thomas. Il fut l'un des plus anciens membres du sénat de l'Université de Londres. Il fit des voyages en Syrie avec le philanthrope Moses Monlefiore.
Outre un assez grand nombre de mémoires insérés dans les recueils périodiques, Hodgkin a publié : Lectures on the Morbid Anatomy ofthe Serons and Mucous Membranes. ]iondon a. Paris, 1836-1837, 2 vol. in-8°. Hodgkin cultiva avec un égal succès la philologie, les sciences naturelles, l'histoire de la médecine, L. Un.
HŒVEN (Les deux). 185
HODGSOX (Joseph). Né à Penrith, dans le Cumberland, en 1788, lit ses premières études à Birminghan, puis il se rendit à Londres pour y étudier la médecine et fut élève de Saint-Bartholoniew's Hospital. Il a remporté en 1811 le prix Jackson, pour son Essay on Diseuses ofUie Arteries and Veins, et cet essai imprimé en volume, sous le titre de Trealise on the Diseases, etc., Londres, 1815, in-S», a eu les honneurs de plusieurs ti\nductions en allemand, Hanovre, 1817; en français, Paris, 1819, eten italien, Milan, 1825. Hodgson, successivement assistant-chirurgien à l'hôpital d'York, chirurgien à l'hôpital général et au dispensaire pour les maladies des yeux, de Birmingham, chirurgien à l'hôpital Middlesex de Londres, membre du Collège des chirurgiens, etc., est mort dans cette ville, le 7 février 18G9. A. D.
HŒ:fer(Jean-Chrétie.vFerdinand). NéàDôschnitz(Sch\varzburg-Rudolstadl) le 21 avril 1811, fut en 18ôG le secrétaire de Cousin et étudia la médecine à Paris. Reçu docteur en 1840, il se fixa dans la capitale, reçut en 1843 la mission d'étudier l'organisation de l'enseignement médical en Allemagne, fut naturalisé Français en 1848 et fut chargé en 1851 par Didot de la rédaction de la Nouvelle biographie générale (46 vol. in-8% 1851-180(3). 11 a laissé en outre un grand nombre d'ouvrages, surtout historiques, sur la chimie, les sciences naturelles, la médecine, etc. Hœfer mourut à Brunoy (Seine-et-Oise), en mai 1878. L. Hn.
HŒVE1\ (Les deux van der).
Uœven (Cornelis-Pruys VAN" DEu). Médecin hollandais, né à Rotterdam, le 13 août 1792, reçu docteur à Leyde en 1810 {Diss. de constitutionis epidemicœ doclrina), se fixa à Rotterdam et publia dès [S'H ssl Chrestomalia Hip])Ocratica. La même année, il fut nommé professeur à Leyde et remplit avec distinction celte charge jusqu'en 1862. 11 mourut à Leyde, le 5 décembre 1871. Parmi ses ouvrages les plus importants sont: Initia disciplinée patliologicœ. Lugd. Bat., 1854, in-8". —De arle medica, ibid., 1858-1840, 2 vol. in-8°. — De historia medicinœ, ibid., 1842, in-8". — Dehist. morborwn, ibid., 1846, in-S", et une série de travaux remarquables sur V Anthropologie pathologique (1851, 1854), historique (1852, 1855), clinique (1855, 1855), etc., etc. L. ILn.
Hœven (Jean van der). Fi ère du précédent, né à Rotterdam, le 9 février 1802, reçu docteur es sciences naturelles à Leyde en 1822 [Diss. de sceleto piscium), docteur en médecine en 1824 [Diss. de morbis aurium anditusque), avec deux thèses couronnées, vint à Paris suivre les leçons de Cuvier et de Strauss-Dùrckheim, puis se fixa à Rotterdam, enfin en 1826 fut nommé professeur d'histoire naturelle à l'Université de Leyde et conserva ces fonctions jusqu'à sa mort arrivée le 10 mars 1868.
Hœven a été l'un des naturalistes les plus distingués de ce siècle; ses ouvrages sont fort nombreux {voy. Carus et Engelmann, Bibl. zoologica). Mentionnons seulement : Eandb. der Dierkunde. Amsterdam, 1828-1855, 2 vol. in-8"; 1849- 1856; trad. en allem. et en angl., ouvrage très-remarquable. — Philosophia zoologica. Leyde, 1864, in-8". — Over de naluurlyke geschiedenis van het dierenryk. Leeuviarden, 1851-1857, in-S". Sa belle collection de crânes est entre les mains de son fils, le docteur Jan van der Hœven. L. Hn.
186 HOB'FMANN (Les).
HOF-CASTEIIV. Voy. Gastelv.
HOF RAGAZ (Eaux minérales de). Hyperthermales amétallites non gazeuses. En Suisse, dans le canton de Saint-Gall, à Hof Ragaz, station du cliemin de fer de Zurich à Coirej est un élablissement où sont amenées les sources de Pfa^ffers {voy. ce mot). L'installation y est plus confortable et les moyens balnéothérapiques mieux ordonnés qu'à Pfaeffers. Le froid et l'humidité qui rognent dans la vallée étroite où l'établissement de Pfaeffers est bâti sont aussi moins sensibles et moins pénétrants à Hof Ragaz. 4 buvettes, 5 extérieures et 1 intérieure, et 24 cabinets de bains ou de douches, constituent les moyens thérapeutiques alimentés par l'eau de Pf?effers, qui y arrive par un conduit de fonte place au milieu de troncs de mélèze. Les deux premières buvettes sont dans le jardin. L'une, à l'ouest, est voisine d'une Trinkhalle. L'eau de Pfceffers y a les mêmes caractères qu'à son point d'émergence; seulement elle n'a plus que 55", 2 centigiade, la température de l'air étant 22",! centigrade. A la seconde buvette, ou buvette de l'est, la température de l'eau n'est plus que de .54", 2 centigrade. La troisième buvette est extérieure et son eau, réservée aux gens du pays, passe par un robinet de cuivre, scellé dans le mur du sud de la maison de bains. Sa température est de 34°, 3 centigrade. Une quatrième fontaine, la seule intérieure, se trouve à l'inteisection des corridors qui conduisent aux cabinets de bains et de douches et aux logements des baigneurs, dans le bâtiment de gauche de l'établissement. On trouve aussi dans cette division les cabinets de bains et de douches dans deux pavillons distincts. Les baignoires y ont des dimensions qui permettent à 2 personnes d'y prendre leur bain en même temps; elles ont en effet 2 mètres 10 centimètres de côté et i mètre 25 centimètres de profondeur. Ces baignoires-piscines occupent le fond de chaque cabinet éclairé et ventilé par une seule fenêtre. L'aménagement des cabinets où se prennent les douches est exactement le même que celui des salles où s'administrent seulement les bains, à la différence du tuyau de caoutchouc qui sert pour l'application des douches. Le robinet, toujours ouvert, emplit les baignoires alimentées par une eau thermale à la température de 55 centigiade, et qui se renouvelle sans cesse. Une dernière pièce réservée aux douches ascendantes complète l'installation du bâtiment de gauche. La deuxième maison de bains, ou section de l'extrême gauche de Hof Ragaz, est pourvue de 10 cabinets qui ont exactement les mêmes dimensions et la même installation que ceux du pavillon de droite, seulement ils n'ont pas d'appareils de douches, Hof Ragaz, n'ayant pas d'eau theimo-minérale, ne serait jamais devenue une station balnéaire, si les sources et l'établissement de Pfœffers n'étaient situés dans une gorge triste et humide, où les rayons du soleil arrivent seulement au milieu des journées d'été. Aussi avons-nous décrit à l'article Pf^ffers {voy. ce mot) les fontaines qui alimentent les moyens balnéothérapiques de Ragaz, où leur eau est amenée à grands frais. Nous avons traité des effets physiologiques et curatifs des eaux de Pfaeffers employées à l'intéiieur et à l'extérieur : on pourra se reporter aux observations que nous avons déjà faites. A. Rotureau.
hoffiHaivx (Les).
Hoffmann (Friedrich). Médecin allemand, le père du célèbre Hoffmann, était le fils d'un pharmacien. 11 nai|uit en 1626, fut reçu docteur à léna en
HOFFMANN (Les). 187
1652 [Dlss. de odontalgia), puis devint médecin pensionné à Halle et mourut le 21 mai 1675, laissant plusieurs opuscules parmi lesquels : Cardianastrophe admiranda, etc. (cas d'inversion des viscères). Lipsiae, 1671, in-4". — Clavis pharmaceutica Schrœderiana, etc. HaKc, 1675, in-^"; 1681, in-4'', etc. L. llx.
Hoffmann (Friedrich), a L'un des plus grands médecins des temps modernes, l'un des écrivains systématiques qui ont donné dans leur doctrine le plus de place à l'observation, l'un des observateurs qui ont le mieux compris la nécessité de systématiser leurs connaissances » (Dezeimeris), vint au monde à Halle, le 19 février 1660. Il étudia la médecine à léna sous Wedel, puis la chimie à Erfurt sous Cramer. Il prit le grade de docteur à léna en 1681 {Diss. de autocliiria, in-4"), et immédiatement apiès commença des cours qui eurent un succès énorme et portèrent ombrage aux professeurs de l'Université. Il alla exercer ensuite la médecine à Minden, passa en 1687 à Halberstadt comme médecin pensionné du canton, puis, lors de la fondation de l'Université de Halle, y fut nommé premier professeur de médecine et de physique; G. E. Stahl, son ami et depuis son rival, obtint la seconde chaire à sa sollicitation. Ce sont ces deux hommes qui élevèrent si haut la gloire de l'Université de Halle; c'est à eux aussi que revient l'honneur d'avoir fondé les deux doctrines médicales les plus importantes du dernier siècle. Hoffmann a passé pour le plus grand praticien de son siècle. 11 mourut comblé d'honneurs, le 12 novembre 1742, laissant une foule d'ouvrages « dont la vaste collection forme une des gloires du siècle et une des richesses de l'art. » Mentionnons seulement: Medicina rationalia systematica (Halae, 9 vol. in-4"; Irad. en franc., Paris, 1739-1743, 9 vol, in-12) etMedicina consuliatoi i i, worinnen, etc. (Halle, 1721-1759, 12 vol. in-4°), riche collection, et de plus ses écrits spéciaux renfermant l'exposé de sa doctrine : Medicinx mechanicœ idea univtrsalis. Halœ, 1695, in-4". — Theoremata phj/sica, etc., ibid., 1694,in-4'\ — Fundamentamedicinœ, etc., ibid., 1694, in-4", 1705, in-8". — Idea fundam. universœ ex sanguinis mechanismo methodo facilladornala, ibid., 1707, in-4". — Fundamenta physiologiœ,ibid., 1718, in-8''; 1746, in-8"; enfin un grand nombre d'ouvrages se rapportant à la chimie, à la pharmacologie et à la thérapeutique, et une foule de dissertations. Tous les ouvrages de Hoffmann sont énumérés dans le Dict. Aisf. de Dezeimeris. Ils ont été réunis en une seule édition à Genève, 1748-1755, 9 vol. in-fol. L. Hn.
Hoffmann (Christoph-Ludvvig). Né à Rlieda (\Yestphalie), en 1721, reçu docteur à léua en 1746, fut successivement conseiller et médecin de l'évèque de Munster, directeur du collège de médecine de cette ville, conseiller de la cour de Mayence (1787), etc.; il se retira d'abord à Aschaffenburg, puis à Eltville sur le Rhin, où il mourut le 28 juillet 1807. Ce médecin jouit d'une certaine célébrité comme auteur d'un système particulier de médecine, mélange de solidisme et d'humorisme; les humeurs, d'après lui, seraient dans un état continuel de putrescence, et la nature séparerait continuellement les particules putrides au moyen des organes excréteurs ou purificateurs; la rétention des molécules altérées serait la cause de la maladie. Aous ne citerons de cet auteur que : Vo7n Gebrauche des Schierlings. Munster, 1762, in-8''. — Nachricht von einer guten Heilart der KinderblatLern, etc. Munster, 1764, in-4''. — Abhandlung von der Pocken, Munster u. Hamm, I, 1770; 11, 1788; in-8" et plusieurs
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suppléments. — Geschichte einer mit sellenen Zufdllen verkniipften Brusllirankheit, etc. Frankf. u. Leipzig, 1778, in-8". — Von der Enipfindlichlteit und Reizbarkeit der Theile, etc. Munster, 1779, in-8"; 2'= édit., Mainz, 1792, in-8". — Vom Scharbock, von der Lustseuche, etc. Munster, 1782, in-8". — La collection de ses écrits fut publiée par Chavet sous le titre : Vennischle vied. Schriften. Munster, 1790-1793, 4 vol. in-S". L. IL\.
lioffmann (Ghristoph-Gottlieb). Né le 25 avril 1745 à Naitsohau dans le Yoigtland, devint en 1773 professeur d'analomie et de chirurgie à Altdorf, puis en 1784 prit la chaire de thérapeutique et de matière médicale. En 1793, il entra au service de l'Autriche et mourut à Vienne le 11 novembre 1797, laissant divers opuscules sur certaines maladies épidémiques, sur les hémorrhoïdes,etc., et de plus : Succmcta descriplio ossium et mufculorum corporis humani, cum XIX labidis leneis. Norimbergi, 1785, in-fol. L. Hs.
Boffmann (Georg-Franz). Médecin et botaniste, né le 19 janvier 1766 à Markbreit (Frauconie), étudia à Erlangen (1782-1787), puis à l'âge de viugldeux ans fut nommé professeur extraordinaire dans cette ville, en 1792 professeur de botanique et directeur du jardin botanique à Goltingue, passa en 1805 à Moscou avec le même titre. U y mourut le 17 mars 1821. Tous ses ouvrages sont relatifs à la botanique, particulièrement aux lichens, champignons, etc. On en trouvera l'énumération dans Richter, Gesch. der Med. in Russland, Bd. III, p. 372, dans la Biogr. méd. et dans Pritzel, Thésaurus littéral, botanicœ. L. H.\.
Hoffmann (Karl-Riciiard von). Né à Erlangen, le 20 février 1797, reçu docteur à Berlin en 1818, privat-docent l'année suivante, professeur extraordinaire en 1821, devint en 1824 professeur ordinaire de pathologie, de matière médicale et d'hygiène à l'Université de Landshut. U passa plus tard à Wurtzbourg, d'où il fut expulsé en 1853 pour raison politicjue, et se fixa à Passau, enfin à Landshut oîi il mourut le 15 octobre 1877. Au déijut de sa carrière, il était partisan de la philosophie naturelle; ses deux thèses sur la nature de la sujjpuration (1818) et sur la nature de l'inflammalion (1819) portent déjà les traces de ces idées; en 1854, il publia un ouvrage vraiment fantastique à cet égard : Vergîeichende Idealpathologie. Stuttgart, in-8"; 2« édit., ibid. ; 1859, in-8'=; les maladies, pour lui, étaient des retours de la vie humaine à des degrés inférieurs de la vie animale; enfin en 1854 et en 1858 il publia des ouvrages sur l'organisation de la médecine en Bavière. L. Hn.
liOFFVEKlL'$ï (Fer). Médecin suédois, né en 1650 à Sodermanland, reçu docteur à Leyde en 1660, devint en 1661 professeur de médecine à Upsal; son influence sur les études médicales en Suède fut énorme et c'est à juste titre qu'il a été appelé le « père et le fondateur de la médecine suédoise ». C'était de plus un anatomiste et un praticien distingué, et il était également versé dans les langues orientales et dans la philosophie cartésienne qu'il chercha à substituer dans l'enseignement universitaire à la philosophie scholastique. On lui doit : Exercitationes artis medicinalis. Upsaliae, 1662-1664. — Synopsis physica (1678; nouv. édit., 1698), et divers écrits académiques. L. H.\.
nOHL. J89
HOF!nA:«\ (Les).
Hofinann (Kaspar). L'un des plus célèbres médecins du dix-septième siècle, défenseur énergique de l'ancienne médecine, naquit à Gotha (Thuringe), le 9 novembre 1572, et étudia à Strasbourg et à Altdorf, puis séjourna trois ans à Padoue, enfin fut reçu docteur à Bàleen 1605. Peu après, il fut nommé médecin des épidémies à Altdorf et en 1607 il devint professeur à l'Université et occupa cette charge pendant quarante ans. 11 connaissait à fond Galien et les Anciens et laissa en mourant une foule de notes et de commentaires. Harvey vint solliciter en vain son approbation pour la découverte de la circulation. Hofinann était plutôt un érudit qu'un vrai savant. 11 a beaucoup écrit; nous nous bornerons à citer :
I. Lecliones caniculares de fehribus mallgnis. Basileae, 1C06, in-4''. — II. Variarum lectionum libvi VI, in quibits loca niulla Dioscoridis, Athenaei, Ptiiiii, IJipjiocratis, Arislotelis, Galem aliorumque, quàillustranlui\ quà explicantur. Lipsiae, 1619, in-8°. — m. Commentarii in Galeni de Ùsu partium corporis humani libri XVI [, etc. Froncofurti, 1625, in-fol. — IV. De thorace ejusque parlibus, etc. Francofurti, 16'27, in-fol. — V. Iitstitutionum medicarum libri VI. Lugdini, 1645, in-4''. — VI. De medicamcntis officiiialibus, etc. Parisiis, i646, in-4°; Francofurti, 1666, in-4''. — VII. Traclattis de febribus. Tibingae, 1665, in-12. L. Un.
Hormann (MoRiTz) . Né à Furstcnwald (Brandebourg), le 20 septembre 1 621 , mort à Altdorf le 22 avril 1698. Reçu docteur en 1645, il devint en 1648 professeur extraordinaire d'anatomie et de chirurgie, en 1649 professeur ordinaire de médecine, et prit en outre, en 1653, la chaire de botanique. C'est Hofmaun qui a découvert le conduit pancréatique sur le coq-dinde, c'est Wirsung qui l'a retrouvé chez l'homme, d'où le nom de canal de Wirsung. Hofmaim est l'auteur d'un assez grand nombre de dissertations et de programmes académiques qui s'occupent particulièrement d'anatomie et de botanique. L. Hx.
Hofmann (JoHANN-MoRiTz). Fils du précédent, néà Altdorf le 6 octobre 1653, reçu docteur en 1675, nommé professeur extraordinaire de médecine dans sa ville natale en 1677, professeur ordinaire en 1681, prit en outre en 1686 la chaire de botanique et la direction du jardin botanique, enfin en 1713 entra définitivement au service du margrave d'Anspach, et mourut le 31 octobre 1727. 11 publia de 1680 à 1703 une série de dissertations académiques et divers ouvrages sur la chimie, la botanique, etc. L. Hx.
Hofmann (Joseph). Né à Wurtzbourg le 8 juillet 1815, mort le 9 mars 1874, fut nommé en 1845 professeur extraordinaire à Wurtzbourg, puis en 1846 à Munich, et devint profess(-ur ordinaire en 1853. Il s'occupa spécialement d'accouchements et de gynécologie et créa à Munich une policlinique obstétricale ; en 1854, il fut nommé médecin juré et s'occupa alors spécialement de médecine légale. Outre un grand nombre d'articles dans les journaux, il a puhhé : Die physische Er:iiehung des weiblichen Geschlechls, etc. Mùnchen, 1840, in-8". — Departu arteprxmaturo tractatus, Monach. , 18 40, in-8". — Die (jençhlsarztliche Sprache, Miïnchen, 1860, in-S", etc., etc. L. Hx.
HOHL (Amox-Friedrich). Médecin allemand né à Lobenstein, le 19 novembre 1789, étudia d'abord le droit et exerça comme avocat, puis servit dans
l'JO llULLAiNU.
la cavalerie et devint le factotum de la cour de Reuss, En 1824, il se décida à étudier la médecine et dès 1830 fut reçu privat-docent à Halle, puis nommé en 1852 professeur extraordinaire d'accouchements, en 18oi professeur ordinaire, enfin prit en 1840 la direction de l'institut clinique d'accouchements. Il mourui le 17 janvier 1862, laissant une série d'ouvrages importants, parmi lesquels :
I. Die geburfshûlfliche Exploi-ation. Halle, 1833-i83-i, 2 vol. in-8°. — II. Die Geburlen mi&sgestallener, kraiiker iind todtev Kinder. Halle, 1850, in-S". — IIF. Zur Pathologie des Beckens. Leipzig. 1852, in-4°. — IV. Lehrbuch der Geburtshûlfe. Leipzig, 1855, 1862, in-8'.