‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.50Chapitre 49 sur 71 · HYDROCARBURES · texte numérisé non relu

HYDROCARBURES

l'ammoniaque sur l'aldéhyde benzylique. Ce corps donne des cristaux incolores, sans odeur ni saveur, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool, fusibles à 110 degrés, neutres aux réactifs. L. H.\.

HYDROBE!\'Zo'iXE. G^^I'^O^ S'obtient par action de l'hydrogène naissant sur l'essence d'amandes amères; on traite cette essence par le zinc et l'acide chlorhydrique, en liqueur alcoolique. Il constitue des lamelles brillantes, fusibles à 13-4 degrés, volatiles, peu solubles dans l'eau, aisément dans l'alcool. L. Hn.

HYDROBERBÉRl^E. G^^H'^AzO^ Se forme en traitant la berbérine par l'hydrogène naissant (zinc et acide sulfurique étendu ou acide acétique). Ce corps forme dans l'alcool de petits grains cristallins incolores, d'un éclat trèsvif, ou des aiguilles minces assez longues. Lorsqu'on le traite par l'acide nitrique, il régénère la berbérine. L. H\.

UYDROBIL1Rt'BI>'E. Voy. Ur.OCHROME.

HYOROCAFÉIQUE (Acide). C^H'^O*. C'est Vacide ' dioxijphenijlpropionique. On l'obtient en traitant une solution bouillante d'acide caféique par l'amalgame de sodium. 11 est en cristaux rhombiques incolores, très-solubles dans l'eau. Le perchlorure de fer en colore la solution en vert intense, et par addition de soude en rouge cerise sombre.

Les sels formés par l'acide hydrocaféique sont amorphes, se décomposent à l'air lorsqu'ils sont humides et réduisent les solutions de cuivre et d'argent. L. Un.

HYDROCAIIPHORIQUE (âcide). C**'1I*«0''. Il se forme en chauffant l'acide camphorique à 160 degrés avec de l'acide iodhydrique d'une densité de 1,55. Il est en mamelons fusibles dans l'eau chaude et s'y dissout en assez forte proportion. Sec, il fond à 405 degrés. Il peut être sublimé en donnant de l'anhydride camphorique. L. Hn.

HYDROCARBURE!». Les hydrocarbures sont des corps résultant de la combinaison du carbone avec l'hydrogène. Le carbone, étant télratomique, peut se combiner avec quatre atomes d'hydrogène pour donner naissance au carbure GH% le formène, celui qui renferme la plus grande quantité possible d'hydrogène et qu'on peut envisager comme le point de départ de tous les corps de la chimie organique. CH' est le premier terme d'une série de carbures saturés répondant à la formule G"!!'^""^-. Le terme suivant, CMP, peut être regardé comme formé de l'union de deux CH^ avec élimination de H-, fait qui a été réalisé par M. Berlhelot, et ainsi des autres. Tous les carbures de cette série renferment la plus grande quantité possible d'hydrogène, mais celle-ci va en diminuant lorsqu'on s'élève dans la série, parce qu'un nombre toujours croissant d'affinités de carbone se saturent entre elles.

Le premier terme connu de la seconde série d'hydrocarbures, de formule

C"H-", est C-H\ Veïhylène, qu'on peut considérer également comme résultant

de l'union de deux CHS avec élimination de H*; cet hydrocarbure n'est pas

saturé, attendu qu'il reste deux affinités du carbone non satisfaites. En sup-

DICT. ENC. A" s. XIV. 36

Page 1