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diminution des globules rouges, l'angnientalion des leucocytes, la diminution de ralbiimiiie et du Jer, la diminution de la fibrine pendant les six premiers mois et son augmentation pendant les trois derniers mois de la gestation. Quant à ce qui concerne plus spécialement l'hydroliémie « cliez une lemme qni n'est pas enceinte, la quantité moyenne d'eau contenue dans le sang est de 791,1 sur lOnU, tandis que pendant la gestation cette quantité monte, d'après Decquerel et Roiiier, à 801,0 sur iOOO. Celle augmentation est encore plus grande dans les analyses de Hegnault, qni a trouvé que la quantité moyeime de l'eau contenue dans le sang était de 816,01 dans les sept premiers mois de la grossesse, de 817,70 dans les deux derniers mois. Ce dernier observateur tait remarquer, en outre, que non-seulement le sérum se trouve en plus grande abondance rilalivement à la fibrine et aux globules, mais qu'il devient lui-même moins riciie en parties solides » (Tarniei- et Cbantreuil). Ces faits se manifestent, à l'extérieur, cliez les femmes enceintes, par des traits caractéristiques. La plupart d'entre tlles, subissant une plénitude vasculaire dont l'hydroliémie fait les fiiiis, voient leurs trails s'épaissir, les doigts devenir trop volumineux pour les baffues; elles ont souvent des œdèmes par rupture de pression sur les parois des caj)illaires et ne sont débarrassées de ces troubles, de ces ma'aises, que par l'aicouclicment. Pourquoi, d'ailleurs, dans l'état de gravidilé, celte augmentation de la quantité d'eau et celle diminution des globules et de l'albumine dans le sang? Kii lait, on l'ignore, mais ne peut-on pas avancer cependant que la reiiiine enceinte subit, au profit du fœtus, nue iiilluen'je débilitante qui se résume dms le mot anémie et qui eulraiue l'aglobulie, l'bypoalbuminie et l'iiydi'oliémie? Si la femme, jiendaut les suites de couches, est une blessée, n'est-elle pas pendant la grossesse une débilitée qui doit suflire par ellemême à la nutrition de deux organismes? l/liydroliémle gravidique serait dès lors l'un 'les l'ésullals d'une anémie par spoliation, et se rapprocherait, pjr ses caractères principaux, de ce groupe d'anémies. La spoliation porterait sur les globules et l'albumine du sang maternel, l'iiydroliémie produite aux dépens des liquides interstitiels résorbés venant combler le vide opéré par les pertes subies.
L'hydroliémie peut être la conséquence des bémorrbagies. Quels sont, en effet, les phénomènes que l'on observe à la suite des saignées? « Si on pratique trois saignées de 100 gramme>, les éléments solides du sang sont, relativement au sérum, moins considéiables dans la deuxième que dans la première, puis, l'endosmose devenant de ]j1us en plus active, la troisième est manil'esteuient plus diluée et moins chargée de substances solides, surtout de matières organiques » (G. Sée). Le sang, en d'autres termes, devient bydrohémique par la saignée, et cette liydrohémie est d'autant plus intense que la saigni'e a clé répétée un plus grand nombre de lois. Il eu est de même dans les liémorrhagics abondantes ou dans celles qui se reproduisent à de courts intervalles. Que se passe-t-il donc pour produire l'hydroliémie? un fait bien simple: la pression intra-vasculaire a faibli pendant que diminuait lu masse du sang; il y a eu rupture entre cette pression et celle des liijuides qui baignent les parenchymes on qui circulent dans l'appareil chylo-Iymphalique; il y a eu, finalement, appel, vers l'appareil circulatoire, de liiiuidcs qui sont surtout constitués par de l'eau, des matières minérales et de la plasmine. Les pertes de celte nature, provoqu-'es |)ar la saignée ou l'hémorrhagie, sont donc les premières réparées; la recoublituliun des hématies, de l'albumine et de lu fibrine perdues, ne se fera
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qu'ullérieurement sous rinlluence des phénomènes ordinaires de la nutrition, maïs pendant un temps variable, très-court pour la saignée, long pour les Jiémonliagies graves, l'iiydrohéinie sera le fait dominant dans la constitution d» liquide sanguin appauvri.
L'hydrohémie est un des caractères du sang dans l'alimentation mal dirigée. (( Sur une jeune fille tenue pendant quinze jours à une diète rigoureuse, Denis (de Commercy) a vu l'eau du sérum s'élever de 787 (chiffre moyen) à 829 : cette dilution du sang, celte tendance à l'hydrohémie a été vérifiée par tous les observateurs » (G. Sée). Le même fait peut être la (•onsé(iuence d'une alimentation insuffisante, d'un régime trop riche en éléments hydro-carbonés, de maladies diverses du tube digestif, dyspepsies, cancer gastrique ou œsophagien, rétrécissement de l'œsophage, d'épidémies de f\imine comme celles qui ont été observées dans certains districts algériens, dans la Basse-Kgypte, à Eichsfeld, à Schemnitz, à Anzin, etc.
L'hydrohémie est un fait constant dans les diverses chloroses, c'est-à-dire dans ces anémies spéciales qui sont la conséquence du développement organique dans les deux sexes, mais plus spécialement chez la femme. Augmentation de la quantité d'eau, diminution des globules et de l'albumine, tels sont les caractères spéciaux de la chlorose, relativement à l'état du sang, les anémies non chlorotiques étant surtout caractérisées par la diminution des hématies, mais pouvant se passer de l'hydrohémie au moins pendant un certain temps.
L'hydrohémie peut faire partie des anémies qui ne sont pas de nature chlorotique, mais elle peut aussi n'y pas prendre part ou n'apparaîtie qu'à une époque tardive de l'état anémique. — Elle peut être consécutive aux maladies aiguës diverses, pyrexicset phlegmasies arrivées à la période de la convalescence; succéder au rhumatisme articulaire aigu après la déglobulisation si manifeste que produit cette affection; à la pleurésie avec épanchement, qui, rétrécissant pendant un temps plus ou moins prolongé le champ de l'hématose, attaque directement la vie des globules rouges; accompagner les étals cachectiques produits par la tuberculose, le cancer, les maladies organiques à marche lente, les suppurations prolongées, notamment celle des os, le mal de Bright, le béribéri, le scorbut, le mal de cœur, Tunémie pernicieuse, etc. — Dans le mal de Bright avancé l'hydrohémie n'est pas le premier fait en dafe dans l'évolution de la dyscrasie sanguine, de même qu'elle n'est pas, comme on l'a cru longtemps à cause de l'état plus fluide du sang et de son plus grand pouvoir de filtration, la cause des bydropisies brightiques. Dans le mal de Bright l'altération du sang commence par la diminution de l'albumine, diminution qui peut être telle que de 72 pour 100, chiffre normal, l'albumine tombe à 61,5, à 60,8, à 57,9, comme l'ont démontré Andral et Gavarret. Sous l'influence de cette spoliation albumineuse l'hydrohémie survient, et il est probable qu'elle est la conséquence d'une résorption compensatrice de lymphe interstitielle. — « La première analyse du sang des béribériques pendant la vie n'a été faite qu'en 1859 par Scharlée, pharmacien militaire à >Yeltcvredeu. D'après ces recherches, le sang des malades atteints de béribéri renfermerait une plus grande quantité d'eau, d'acide sulfurique, de soude, de phosphates calcaires et magnésiens, et une diminution de matières solides, de fibrine, d'albumine, d'acide phosphorique, de potasse, de globules, de matières extractives. D'après les examens de Schneider et de Yermijne, la quantité d'eau serait augmentée, tandis que la quantité de globules rouges, d'albumine et de fibrine, serait moindre qu'à l'état normal.
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Schneider, en comparant le sang des béribériques à celui des gens bien portants, a trouvé qu'il contenait 4 pour 100 d'albumine en moins. Le docteur Wernicli a trouvé le sang des malades atteints de béribéri, un peu avant la mort, gluant et de couleur claire avec une nuance rose. Nous avons fait plusieurs analyses du sang provenant des veines des bras des malades, et nous avons toujours constaté qu'il était fluide, aqueux; la quantité d'eau se trouvait augmentée, et les matières solides diminuées, etc. » (Docteur Gayel).
Dans le scorbut, les résultats fournis par les analyses du sang sont variables, mais elles concourent presque toutes à la démonstration de l'iiydrobémie, soit par la constatation, de visu, de l'état séreux du sang, soit par l'analyse, plus démonstrative, du sérum.
Il en est de même dans le mal-cœur qui — n'en déplai>e aux fanatiques du parasitisme — n'est autre chose qu'une anémie tropicale de misère, et que caractériserait très-insuffisanmient la présence, quel(|ue évidente qu'elle soit, de l'ankylostome duoJénal, parasite qui est loin de lui être exclusif.
Il en est également de même dans l'anémie pernicieuse progressive, l'une des formes graves de la cachexie palustre, et dans nombre de cas d'anémies ordinaires déterminées par le paludisme.
Il est, enlin, une hydrobémie plus spéciale qui lient à l'abus des médicaments sodi(|ues pris en nature, du bicarbonate de soude notamment: elle est habituellement évitée à Vichy et à Vais, où une médication judicieuse proscrit l'abus de l'eau minérale, mais elle <.'st, de temps en temps, dans la pratique courante, l'effet d'imprudences commises par certains malades. Le bicarbonate de soude, pris en nature et par doses massives, altère d'abord les globules sanguins, puis, par leur intermédiaire, les tissus eux-mêmes, et finit par déterminer une cachexie séreuse et scorbutique inquiétante.
5. On le voit, les conditions dans lesquelles naît riiydrohémie sont diverses et ses causes cliniques bien variables. En est-il de même, si on en recherche la cause prochaine, et cette dernière cause ne peut-elle pas être univoque, toujours identique à elle-même, représentant dans la constitution anormale du sang de l'anémique une phase dérivant des mêmes faits antérieurs? Quelque difficile à résoudre que soit cette question, il nous semble cependant qu'il est possible de l'aborder. Po'ur nous, quelle que soit la cause dont l'hydrolitmie est un efiêt, maladie ou accident, usure de l'organisme par la fièvre des maladies aiguës, pyrexies et phlegmasies, anhématosie continue déterminée par les pleurésies, cachexies, diathèses, intoxication palustre, hémorrhagies, état de grossesse entraînant la nécessité de pourvoir à la nutrition de deux organismes, éveil des fonctions utérines à la puberté, efforts d'évolution de l'organisme chez les enfants, maladies du sang dérivant de l'alimentation insuffisante, longues suppurations, etc., pour nous, dis-je, l'état du sang déterminé parées causes diverses se résume dans le mot anémie, c'est-à-dire dans la spoliation sanguine, que celle spoliation soit brutale, comme celle qui est la conséquence d'une héniorrhagie, ou latente, comme celle qui est consécutive à la destruction des globules dans l'accès de fièvre palustre. Le premier fait de cette spoliation sanguine, c'est l'aglobulie; le second, conséquence delà vacuité de l'appareil circulatoire, c'est l'appel, la succion, pour ainsi dire, des liquides aqueux extravasculaires ; la troisième, enfin, c'est i'hydrohémie consécutive à cette succion absolument inévitable. Cette hydrobémie a, d'ailleurs, des destinées diverses suivant la cause génératrice de l'anémie qui en est cause
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Toutes les hydrohémies peuvent être ou n'être pas hydropigènes. Elles le sont quelquefois par elles-mêmes indépendamment de toute ciiconstsnce accidentelle, comme celle de la grossesse, très-analogue à la polyhémie séreuse expérimentale, et constituée par la présence d'une quantité d'eau telle, dans le sérum du sang, que la pression inlra-vasculaire devient suffisante pour permettre le passage du sérum très-aqueux dans les espaces extra-vasculaires. Mais le plus souvent celte augmentation de pression ne dépend pas exclusivement de l'organisme et est la conséquence de circonstances accidentelles. Soit, en effet, l'une des maladies dont nous avons parlé plus haut : elle engendre d'abord l'aglobulie, puis concurremment — phénomène au moins très-fréquent — la diminution de la quantité d'albumine du sang, et en dernier lieu l'hydrohémie : si à ce moment la circulation subit l'inlluence d'une cause excilatiice de la pression intra-vasculaire — un accès de fièvre, des palpitations, l'action du froid, une émotion violente, etc., le sérum transsude à li'avers les parois des capillaires sous la double influence de la contraction cardio-vasculaire et de l'hydrohémie; mais une différence capitale est à signaler entre ces hydrohémies et la polyhémie séreuse expérimentale : dans celle-ci la transsudation aqueuse se fait sous l'inlluence de la qnanlité trop considérable d'eau contenue dans le sang, pendant que dans les hydrohémies de cause morbide c'est à la contraction vasculaire aidée de l'état liydrohéaiique qu'il faut demander la raison de l'hydropisie.
6. L'hydrohémie n'a pas de caractères spéciaux, en dehors de ceux que fournit l'examen chimique du sang : ceux qui sont tirés de l'étude optique de ce liquide, soit à la simple vue, soit au microscope, ne fournissent que des présomptions. Quant aux signes d'un autre ordre, la prdeur des téguments, les œdèmes partiels, les hydropisies, les bruits vasculaires, la fréquence du pouls, les variations de la pression artérielle, il n'en est pas un qui soit palhognomooique, et c'est ainsi que la théorie des bruits vasculaires par Thydrohémie, longtemps triomphante sous l'influence des travaux de Bouillaud, doit, d'après G. Sée, courber la tète devant l'influence nerveuse entrant en jeu dès que lé sang est modifié. « Chaque fois que le sang est pauvre en globules, il l'est, de fait, eu oxygène; le système nerveux se trouve alors surexcité; celte loi est confirmée par l'histoire de tous les troubles nerveux qui caractérisent l'anémie. Sous ce rapport, les nerfs vasculaires subissent la règle commune ; or ces nerfs sont excités principalement à la tôle : aussi lesariérioles du visage et de l'encéphale sont contractées au point de diminuer le passage du sang dans les capillaires de la face et du système nerveux. D'un autre côlé, l'innervation du cœur, l'organe le plus impressionnable à l'action du sang, est encore plus affaiblie par l'oligaimie des artères coronaires, de sorte qu'en définitive le sang perd de sa tension habituelle. Ce premier point étant acquis, le reste s'explique facilement; la faible pression, résultat de l'innervation et de l'oligaimie du cœur, provoque une accélération du cours du sang : or c'est là une des circonstances fondamentales du bruit vasculaire. Puis, si les nerfs vaso-moteurs subissent la fatigue, c'est-à-dire le relâchement, le sang s'écoule plus facilement encore par les extrémités capillaires; le pouls s'accélère en même temps que le cours du sang: le bruit anormal est alors au maximum. )) L'examen chimique du sang, quand il est praticable, reste donc le signe important et réellement démonstratif. Si, cette recherche une fois faite, l'hydrohémie peut être considérée comme démontrée, le problème clinique est, en partie, résolu : il ne le sera complètement
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que lorsque toutes les causes du développement de l'hydrohémie auront été élucidées : c'est surtout la connaissance de ces causes qui sera la base d'un traitement efficace.
7. La thérapeutique de l'hydrohémie, d'ailleurs, se confond avec celle de l'anémie. Sans doute il est des moyens directs, la diète sèche, les spoliations séreuses, l'influence des stations climatériqiies sèches, dont l'imporlance ne peut échapper à personne. Mais Thydroliémie doit toujours être considérée comme un fait morbide de second ordre, consécutif à l'aglobulie et traité en conséquence. Combattre la cause de l'anhématie qui se complique d'hydrohémie, guérir, par exemple, une dyspepsie, un état cachectique générateur de cette anhématie, ou bien, quand les circonstances s'y prêtent, attaquer directement l'anémie globulaire par l'alimentation, le fer, les eaux minérales ferrugineuses, le manganèse, le phosphore, les analeptiques, l'hydrothérapie, les influences climatériques, telles sont les médications auxquelles il convient d'avoir recours et qui, bien dirigées, font disparaître des hydrohémies qu'une attaque directe eiit été impuissante à nioilifier. Mait.ice Njei.ly.
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HYDRES CULl\i:. Se prépare en traitant l'esculinc par l'amalgame de sodium. C'est une glycosidc amorphe. L. H>.
HTDRiiVDl]\Eouli\DTDE. C'-'IP-Az^O'.IPO. Ce corps paraît être à l'indine ce qu'est l'indigo blanc à l'indigoline. On l'obtient en traitant l'isatide par la potasse et l'alcool. C'est une poudre blanc jaunâtre, insoble dans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant, d'où elle cristallise ; elle fond vers 500 degrés, en se décomposant partiellement en indine. L. Hn.
HYDRINDIQUE (Acide). C^irAzO-. Ce corps, encore appelé dioxindol, résulte de l'action ménagée de l'amalgame de sodium ou du zinc en poudre sur l'isatinc, C^H^AzO-, ou sur le trioxindol ou acide isatique, C^IFAzO", en pré.sence de l'eau. L'acide hydrindique cristallise en prismes rhombo'idaux transparents, fusibles à 180 degrés; chauffé à 195 degrés, il se détruit en donnant de l'aniline et d'autres produits. Dissous dans l'eau et abandonné à l'air, il s'oxyde en fournissant de l'isatine.
On peut considérer l'indigotine, CWAzO, comme un anhydride de l'acide
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hy(]rinc]if|ue, par analogie avec l'isatine, qui peut être considérée comme un anhydride de l'acide isaliquc ou trioxindol. L. Un.
UYORiSALiZ.4Rii\'E. C-^H'W. Substance cristalline jaune qu'on trouve en pelile quantité dans la garance. Elle est soluble à chaud dans le perclilorure de ier (|u'elle colore en brun fonce. L'Iiydrisalizarine résulte de la fixation de 2 atomes d'hydrogène sur 2 molécules d'alizarine. L. Hx.
Ul'DKOA. Étymologie v'Mp, eau. Le mot hydroa, employé quelquefois par les Anciens po\ir designer des éruptions vésiculeuses, par exemple, les sudamiiia, était pour ainsi dire sorti de la terminologie médicale quand Bazin le reprit pour lui donner une signification spéciale. « Sous le nom àliydroa, dit il [Leçons sur les affections génériques de lapeau, Paris, 1862, 1, p. 128). on désigne une affection analogue à l'herpès phlycténoïde de Willan, caractérisée par des vésicules ou de petites bulles qui se montrent par groupes placés à des in'ervalle-i plus ou moins éloignés. Il n'est pas rare de voir cette affection durer pendant cinq à six mois. »
A celle définilion bien peu précise il ajoute une division de la maladie hjjdroa en trois variétés: 1° Vhydroa vésiculeux : 2" Yhydroa vacc ini forme : 5" Vhijdroa huileux. L'hydroa est rangé par Bazin dans les affections arthritiques.
A (|uoi correspondent ces trois variétés?
hlnjdroa vésiculeux, d'après Bazin lui-même, correspond à Vherpes iris de Bateman; c'est le seul que nous allons décrire.
Uhydroa vacciniforme est, au dire de Bazin, « une affection rare et peu connue », si rare, ajouterons nous, et si mal connue, même après lui, que l'on ne sait pas à quelle entité morbide Bazin a voulu rapporter celle dénomination. C'est un mot à rayer com|tlélement du vocnbulaire dermatologique.
Qu:uit à Vhydroa huileux, nous nous garderons bien d'entrer dans la discussion dont cette bizarre affection a fourni le prétexte. La confusion la plus grande règne en ce moment sur ce qiic l'on doit entendre sous ce nom d'Iiydroa huileux. Le nom lui-même est vraisemblablement destiné à disparaître. L'hydroa huileux, qui pour Bazin élail une sorte de penifthigus subaigu, paraît avoir de grandes analogies avec l'affection décrite par Hardy sous le nom de pemphigus pruriginosus, par Duhring sous le nom de derniatile herpétiforine. Peut-être doit- on classer dans le même groupe Vherpes gestationis de Jlilton et Bulldey. Noire ami M. le docteur Brocq a essayé de faire la lumière dans ce chaos, et nous renverrons le lecteur à son travail qui va paraître prochainement. Ce que nous en connaissons nous autorise à dire que pour lui l'expression hydroa huileux, qui a le tort de prêter à la confusion, doit être rejelée du vocabulaire dermatologique, ou du moins n'être plus conservée qu'à titre de synonyme.
Pour nous, et nous croyons en parlant ainsi être le reflet de l'enseignement actuel de l'hôpital Saint-Louis, il n'y a qu'une espèce d'hydroa : c'est Vhydroa vésiculeux ou plus sin)plement Vhydroa, Tépithèle qui lui était accolée devenant iiuitile, maintenant qu'il est seul de son espèce. Qu'est-ce donc que l'hydroa vé>icMleux? Bazin lui-même nous apprend que ce n'esl autre que Vherpes iris de Balenian. On a pu alors se demander pourquoi il l'avait ainsi débaptisé : c'est que celte maladie n'est pas un herpès, nous nous sommes déjà expliqué sur ce point {voy. art. Herpès), et doit être distraite du groupe herpès. Cette
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distinclion paraîl adoptée maintenant de tous les dermatologistes; mais ce qui est loin d'être admis par tons, c'est que ce faux herpès mérile de devenir une maladie à part, telle que Bazin l'a décrite sous le nom à'Iiydroa vésiculeux.
Pour J'école dernialologiqne allemande, et, dirons-nous aussi, pour M. Hardy, 1 individualilé nosologique de Y herpès iris ou hydroa vésiculeux n'existe pas; c'est une alïeetioa à faire rentrer dans le groupe des érythèmes, des érytlièmes polymorplies. Il n'y a pas à nier que celte maladie se rapproche en effet par beaucoup de points des érythèmes, mais nous ne croyons pas qu'il soit juste de l'englober complélemonl dans l'érythème polymorphe. Ce n'est pas un herpès, mais ce n'est pas non plus seulement un érylhènie; c'est une affection, qui a sa physionomie propre et qui mérile, du moins actuellement, une place à part : c'est Yhydroa. Dulning l'a ainsi compris et, bien qu'il se serve des mots herpès hydroïque, il a étudié l'hydroa entre l'herpès et la niiliaire {Traité des maladies de la peau. Trad. franc., p. 259). M.U. Hillairet et Gaucher ont de même dans leur ouvrage {Traité des maladies delà peau, t. I, p. 447) placé l'hydroa à part enlre l'herpès et le pempliigus. Qu'on ouvre le très-récent traité de M. le professeur Hardy (188G), et l'on verra que le mot hydroa ne figure pas sur les tables, il faut se reporter au mot herpès iris. Pour M. Hardy {loc. cit., p. 629) ce n'est pas, il est vrai, un véritable herpès; « la vésicule n'est qu'une lésion accessoire surajoutée à l'érythème » : aussi M. Hardy a-t-il placé cette affection dans l'érylliènie polymorphe. C'est là qu'il faudra aussi aller en chercher la description dans les traités de Uébra (trad. franc., t. I, p. 887) et de Kaposi (trad. franc., t. I, p. 572 et 455-458). Mais, maintenant que nous avons bien spécifié ce que nous entendons par liydroa, hydroa tout court sans épithète, maladie qui n'est autre que \'in\ci&n herpès iris de Bateman, revenons en arrière jusqu'à celui qui eut le mérite d'en faire la première description. « Cette maladie qui n'a noint été décrite par les médecins, écrit Bateman (trad. franc, de Bertrand, 1820, p. 291), se manifeste sous la forme de petites taches circulaires ; chacune de ces taches est composée d'anneaux concentriques de différenles couleurs. Elle est située ordinairement sur le dos ou la paume des mains, des doigts, et quelquefois le cou-de-pied. Elle ressemble dans le principe à une efflorcscence, mais, lorsque l'éruption est entièrement développée, on aperçoit des vésicules non-seulement au centre du mal, mais encore sur les parties ambiante?. Les taches sont d'abord petites, et dans sept ou neuf jours elles deviennent larges comme une pièce de deux sous. Le centre de l'éruption s'étend, une matière lymphatique se forme dans les vésicules circulaires, et ces vésicules demeurent dans cet état pendant deux jours, s'affaissent ensuite et disparaissent entièrement dans une semaine. La couleur de la vésicule est d'un blanc jaune, le premier anneau est d'un rouge-brun, le second est à peu près de la même couleur que le centre, le troisième, qui est plus étroit que les autres, est d'un rouge foncé; le quatrième est l'anneau extérieur, oiî l'aréole ne paraît qu'au septième, au huitième ou au neuvième jour, et sa couleur un peu rouge se péril insensiblement dans la couleur ordinaire de la peau. » Bateman fait observer que celte maladie attaque de préférence les jeunes sujets, ne dépend d'aucun déiangement interne et nous échappe dans sa cause ; qu'elle attaque plusieurs fois les mêmes personnes, aflécte toujours les mêmes parties et parcourt ses périodes dans le même espace de temps. La description de Bateman est juste dans son ensemble; pour cela elle a mérité de rester, et l'affection qu'elle prétend dépeindre est, depuis lui, demeurée à l'état de type dermatolo-
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gique. Mais il avait attache trop iVimportance à la vésiciilation, qui dans ce cas n'est que secondaire tout à fait à l'élément érylhémateux, et à ce titre l'expression d'Iievpes iris était mauvaise, et le classement de la maladie dans le groupe des herpès était défectueux. On l'a, dans la suite, distraite de ce groupe pour la mettre dans l'érytlième ; llébra en a fait une variété de rérythème polymorphe, suivi en cela par tous les dermalologistes contemporains. « C'est une vaiiété d'érylhème mulliforme vésiculeux, à éruption concentrique et successive et à anneaux alternativement vésiculeux et congestii's ou en cocarde; c'est la variété la plus élégante et la plus rare de l'érythème mnllil'orme désigné par Dazin sous le nom d'hydroa aigu » (Besnier et Doyon, note à la trad. franc, de Kaposi, p. 458). Diihring à son tour dit : « L'iiydroa a sans doute des liens étroits de parenté avec l'érythème multiforme ; on pourrait, en vérité, le consisidérer simplement comme une forme plus accentuée ou comme une modilication de cette affection. Bien des fois, en observant la marche de ces doux éruptions, il m'a semblé évident qu'elles ne faisaient qu'une » (édit. française, p. 261). Et cependant les symptômes objectifs ont quelque chose de si spécial et en même temps de si différent de l'érythème mulliforme, qu'il est naturel de le placer à part, et il le rapproche des herpès. Nous repoussons toute assimilation de l'hydroa avec l'herpès {voy. ce que nous avons déjà dit, art. Herpès de ce Dictionnaire) ; nous croyons que l'hydroa n'est qu'une des variétés de l'érythème multiforme ou polymorphe qui en comprend tant, mais une variété qui a sa physionomie tellement à elle qu'elle mérite d'être décrite séparémenî. Le mot liydroa ainsi appliqué fait partie du langage dermatologique courant. Voyons maintenant ce qu'il sert à désigner. Ici nous retrouvons la puissance de description de Dazin : « L'hydroa vésiculeux se développe sur les téguments cutanés et muqueux. A la peau, il existe ordinairement sur les parties découvertes; nous l'avons vu à la face dorsale ou palmaire des mains et des poignets, aux coudes, à la partie antérieure des genoux, sur les articulations tibio-tarsiennes. Dans la plupart des cas, la muqueuse buccale a été affectée; l'éruption occupe de préférence la lèvre inférieure et la face interne des joues, quelquefois cependant la base de la luette est entourée par un cercle de vésicules. La conjonctive peut être aussi le siège de l'éruption. » Ces lignes contiennent en substance le tableau clinique de l'hydroa. Nous n'avons qu'à pénétrer dans le détail.
L'affection est quelquefois précédée de malaise général et d'un peu de fièvre; quelquefois il y a un léger état saburral des voies digestives. Mais ces phénomènes prodromiques peuvent manquer, ou bien passer inaperçus du malade, tant ils sont peu marqués. C'est dans ces cas l'éruption elle-même qui attire la première l'attention.
Elle apparaît ordinairement tout d'abord sur le dos des mains et sur les genoux. On la voit également au devant de l'articulation tibio-larsienne. Elle reste limitée à ces régions ou bien elle se dissémine sur le reste du corps, les membres, le tronc, la face même, mais c'est toujours une éruption discrète laissant entre les éléments éruptifs de grands espaces de peau saine.
La localisation sur les muqueuses est généralement postérieure à l'éruption cutanée; nous y reviendrons tout à l'heure.
Gomment est constituée l'éruption? « On aperçoit d'abord, dit Bazin, des taches d'un rouge foncé, petites, arrondies, un peu saillantes et à bords nettement limités. Ces taches ont des dimensions qui varient depuis la largeur d'une
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lentille jusqu'à celle d'une pièce de 20 cenlimes; elles sont quelquefois enlourées d'une aréole rosée ; elles présentent bientôt à Ifur cenire une pt-lite vésicule remplie d'un liquide jaunâtre et transparent. Cette vésicule naît le jour t\u\ suit l'apparition de la tache rouge; elle se dessèche rapidement au ceulre, qui est occupé par une petite croule noirâtre, taudis que le liquide est résoi lié à la circonférence. Ces phénomènes s'acconiplissent vers ledeu\ième ou le troisième jour de l'éruption. »i Alors l'élément éruptif se présente ainsi. Un contre formé par une croùtclle, noirâtre ordinairement à cause de l'excoriation produite par Je grattage ou soit qu'il y ait eu un peu d'exsudation sanguine dans la vésicule; autour de la croùtelle centrale, un cercle blanchâtre légèrement saillant ; il représente l'épiderme macéré qui, après la résor|ilion partielle du liquide contenu dans la vésicule, est imparfaitement appliqué sur le derme; autour du cercle blanchâtre, un autre anneau rouge ou violacé et parfois encore autour de celui-ci un cercle rosé crylhématcux. C'est cette disposition en anneaux colores concentriques qui a fait donner à celte maladie l'épi lliète iris.
Toutes les variétés, on le conçoit, peuvent s'observer suivant que l'élément éruptif est rudimentaire ou très-complet, formé de plusieiu's disques concentriques. Ce qui est caractéristique, c'est la tache érjthémateuse ronde, avec soulèvement épiderniique central, puis dessèchement du milieu même de cet épiderme soulevé et formation de croùtelle.
Celte croùtelle dure peu, elle tombe en laissant une macule violacée qui s'efface peu à peu, en même temps que la rougeur érythémaleuse de la plaque a complètement disparu.
L'éruption d'hydroa sur les muqueuses se présente un peu différenmient. Déjà signalée, comme nous l'avons vu, parB;izin, cette manifestation de Thydroa a été bien étudiée par M. Quinquaud(iH».. de derm. et syphil. de 1882, p. 2G9 et suiv.). La lésion sur les muqueuses est essentiellement superficielle, mais varie d'aspect suivant les régions. « Aux lèvres, elle débute par une i-onge.ir intense sur la ligne médiane ou sur les côtés de celte ligne, presque jamais elle ne siège primitivement au niveau des commissures, ce qui la dislingue de certaines svpbilides; l'érythème est d'abord circonscrit, occupant tantôt la muqueuse seule, tantôt à la fois la muqueuse et la peau ; la rougeur est lie de vin ou couleur cerise. Bientôt, dans les premières trente-six heures, on voit se manifester un certain degré d'opalescence, assez analogue à l'opalescence des plaques syphilitiques; l'exulcération ne tarde pas à survenir, et le passage des irritants alimentaires ou autres fait naître un léger suintement sanguinolent. A celle époque qui est la période d'état, on voit la muqueuse des lèvres recouverte de croùlelles disséminées et présentant çà et là des fissures; ces concrétions bi-unàtres circonscrivent des espaces opalino-blanchâtres et humides; par places existent des croûtes brunâtres, constituées surtout par l'épitliélium desséché emprisonnant de l'iiématine et des globules rouges altérés. De plus, on retrouve çà et là des débris ou de nouvelles poussées de vésicules plus ou moins transparentes ou opaques {voy. au Musée de l'hôpital Saint-Louis la pièce n" GI8). Le frein de la lèvre inférieure est d'abord le siège d'une rougeur; à celle-ci succède une plaque blanchâtre, puis une exulcération fissurée, saiguanie parfois. La môme lésion peut se montrei- sur le frein de la langue, ce qui provoque de la gène ou de la douleur lors des mouvements de l'organe. Sur les gencives, on aperçoit eu premier lieu des taches qui deviennent blanchâtres, s'exulcèrent, ressemblent à des plaques de stomatite ulcéro-membraneuse, mais ne s'accom-
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pagneut pas d'une aussi grande fétidité. A la langue, sur les côtés, à sa surface dorsale, à sa surface inférieure, on voit se produire de petites |i]aques blanchâtres, exnlcérécs, simulant un point de muguet. Ces exulcérations, d'apparence pseudo-membraneuse, sont rares et discrètes, et la fausse membrane, excessivement mince, est constituée par une légère couche de fdirinc englobant des cellules épilhéliales. A la voûle palatine, on aperçoit une rougeur érylhémateuse, congeslive à la périphérie d'une tache, au centre de lanuelle existe «ne teinte opaline avec lésions hislologiques de l'œdème de la muqueuse; tantôt l'épithélium est à peine soulevé par une petite quantité de liquide qui se résorbe, tantôt il se forme une exulcéralion à fond opalin ou blanchâtre » (Quinquaud). En résumé, la lésion passe par des phases successives : 1° érythémateuse qui ne dure que quelques heures, bientôt suivie de '2° phase érythémaio-phlijcténoïde à laquelle succède par chute de l'épilhélium o° Ve.viilcération.
La période d'exulcération est bientôt suivie elle-même de réparation. Celle-ci débute par places au commencement du second septénaire; les croûtes tombent, la rougeur diminue, l'opalescence s'atténue, « et il ne reste plus que de la rougeur, puis un aspect bleuâtre; cette dernière lésion peut se trouver plusieurs mois après la disparition. » Ces lésions buccales s'accompagnent de douleurs, de gêne dans la mastication ; elles provoquent aussi souvent une salivation abondante.
hliijdroade la conjonctive s'observe plus rarement; l'éruption consiste alors on deux ou trois vésicules isolées, s'accompagnant de rougeur et de vascularisation de la muqueuse, suivies d'exulcérations légères bientôt cicatrisées.
La durée générale de l'hydroa est de deux à quatre septénaires; chaque élément éruptif pris en particulier à vme évolution assez rapide, mais l'éruption procède par poussées successives qui allongent d'autant la durée totale.
L'hydroa est sujet à récidive.
Pour Bazin, l'hydroa était une affection manifestement arthritique, affectant de préférence le sexe masculin, l'âge adulte, et se produisant surtout aux changements de saisous, au printemps et à l'automne. Il est vrai que, comme toutes les variétés d'érylhènie, l'hydroa s'observe pl;,is particulièiement à ces époques, mais il peut affecier tous les âges, et, quant à ses rapports avec l'arthritisme, on sait combien ces influences diathésiques sont à présent considérées comme incertaines et doivent être en tout cas soumises à des enquêtes nouvelles et sérieuses.
DrAG.NOsTic. Reconnaître l'hydroa est chose facile, et il suffit d'avoir vu une fois un cas type de cette affection pour savoir la distinguer dans la suite. Aucune autre affection cutanée ne présente ce caractère éruptif, que nous avons montré, la disposition en cocarde. On a l'habitude dans les livres de le différencier de r/«er/?ès et da pemphigus aigu ; -Avec la meilleure volonté du monde, l'assimilation de l'herpès avec son éruption finement vésiculeuse et disposée par groupes, reposant sur un fond érythémateux, mais uniforme, et du pemphigus, maladie dont le type éruptif est la bulle sans éry thème concomitant, ne nous paraît pas possible.
Seul Vérijthème polymorphe peut prêter à la confusion. Encore n'y aurait-il là qu'une faute bien minime, tout au plus une eircur de classification, puisque nous avons vu la plupart des dermalologistes rapporter l'hydroa à ïérythème polymorphe. Il n'y a là en effet qu'une variété de modalité éruptive. Ce n'est
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guèros d'ailleurs qu'à propos de l'autre variété d'érythème polymorphe dite érythème circiné que la question pourrait se poser. Outre qu'il est rare d'observer dans ce cas des anneaux complets, les cercles ou portions de cercle formés par l'érupîion sont ordinairement de plus grand rayon; et puis il manque la caractéristique de l'iiydroa, la disposition concentrique des cercles éruptifs et la disposition centrale de la vésicule quand elle existe.
L'hydroa de la muqueuse buccale, s'il se présentait isolé, ne laisserait pas que d'en imposer quelquefois pour des sypliilides. Mais, outre que ces lésions buccales ne surviennent le plus ordinairement que dans les cas où l'éruption hydroïque cutanée est très-inlense, il y a toujours, même dans les cas discrets, quelques éléments éi'iiplifs cutanés concomitants qui suffisent à faire reconnaître la maladie et faire rejeter la syphilis. Sans insister sur les caractères bien connus des sypliilides muqueuses buccales (et il ne peut être question que des plaques muqueuses, les autres lésions étant trop profondes pour être confondues avec riiydroa, maladie superficitlle), nous croyons qu'il suffit d'attirer l'attention sur la possibilité de l'erreur à commettre pour que la recherche des éléments éruptifs de la peau, des commémoratils et de la marche de la maladie, suffise à faire la différence enlre les deux maladies. Nous ne citons que pour mémoire les aplilhes, dont les ulcérations, ])eliles, jaunâtres, comme faites à l'emporte-pièce, diffèrent complètement de l'hydroa buccal, et la stomatile ulcéro-membraneuse, dont l'appareil symptomatique est tout autre.
Pronostic. Thaitejie.nt. L'Iiydroa est une affection sans gravité, qui guérit spontanément en 5 ou 4 septénaires; la forme buccale seulement comporte un peu de d lu'eur et de gène. Mais l'affection est sujette à récidiver.
L'hydroa cutané réclame seulement un peu de poudre d'amidon et la protection des éléments éruptifs pour éviter les irritations. A l'hydroa buccal conviennent les gargarismes émollients, les pulvérisations émollientes, etc. Les symptômes généraux, quand il y en a, sont justiciables des traitements habituels de l'embari'as gastrique. Henri Feulard.
Bibliographie. — Outre les indications données dans le texte, consultez : M.vnTi\. Herpès iris. In Berl. Idin. Wochenschr.,\%'lb. — SangstIïr. De l'hydroa. \nBril.Med. Journ., 187!>. — Fox A Clinical Stiidy of Hydroa. In Arch. of Dermalology, 1880. — Colcott Fox. Sur l'herpès iris de balenian. In the Lancet, 1881. — CnocicEB. IJydroa. In Brit. Med. Joiirn., mat 1886. — BnocQ. De la dermalite herpéliforme de Duhriny. jn Annal. Dertnal. Syph., 1888. H. F.
nYDROACRIOIKE. C-^H-'Az-. Résulte de l'action de l'amalgame de sodium sur l'acridinc. Elle cristallise en prismes incolores, insolubles dans l'eau, peu solublcs dans l'alcool froid, aisément dans l'alcool chaud et l'éther, fusibles vers 169 degrés, sublimables lorsqu'on chauffe avec précaution; à une plus haute température elle distille en régénérant partiellement l'acridine. L'acide sulfurique hydraté à 100 degrés, et le cliromate de potasse, à chaud avec dé l'acide sulfurique dilué, la transforment en sels d'acridine. L'amalgame de sodium transforme l'Iiydroacridine en solution alcoolique bouillante en hydroacridine insoluble, C-^'-H^-'Az^. L. Hn.
HIDROALOÉTIQUE. (Acide) Peu connu, s'obtient en faisant bouillir l'acide chrysaramiqne avec de l'eau et du chlorure stanneux. L. Hn.
ni'DROBEKZAMIDE. G^'H'^Az^^ Az5(C'H«)\ Se forme dans l'action de