HIPPOCAMPE
moyen de cet acide. On chauffe un mélange d'acide hippurique et d'acide sulfurique avec du peroxyde de plomb au bain de sable; au bout de vingt-quatre heures on lave à l'eau froide, on reprend le résidu par l'alcool chaud, on évapore la solution, on la traite par le carbonate de soude pour enlever un peu d'acide hippurique et d'acide benzoïque, enfin on fait bouillir avec de l'eau la poudre cristalline qui reste. L'eau s'empare de l'hipparine et laisse l'hipparaffine.
L'hipparaffine est cristallisable, presque insoluble dans l'eau bouillante, trèssoluble dans l'alcool chaud et l'éther, dans l'acide sulfurique d'où l'eau la précipite (Schwarz). L'hipparaffine est inodore et sans saveur, fond à 210 degrés, distille sans altération, brùle avec une tlamme lumineuse. La potasse fondue la décompose partiellement, la chaux sodée entièrement, en dégageant de la benzine et de l'ammoniaque.
Par sa constitution, l'hippuramide paraît être une amide benzoïque telle
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HIPPARITVE. C^H'AzO'. Ce corps s'obtient en même temps que l'hipparaffine dont il diffère par IPO en plus. L'hipparine cristallise en grandes aiguilles soyeuses, fond à 45», 7 et se resolidifie vers 20 degrés; elle est soluble dans l'eau bouillante, l'alcool et l'éther, et brûle avec une flamme éclairante. L. Um.
HIPPEASTRUM. Herbert {PI. bulb., app., 51) a établi sous ce nom un genre d'Amaryllidacées, qui diffère des véritables Amaryllis par le périanthe iufundibuliforme, à tube plus ou moins allongé, dont la gorge est gibbeuse ou frangée intérieurement.
L'espèce la plus intéressante est 1'//. équestre Herb. {Amaryllis equestris Ait,), qui croît dans les régions tropicales de l'Amérique. Son bulbe, à saveur acre et styptique, passe pour très-vénéneux. Ed. Lef.
HIPPOBOSQUES. Voy. Pltipares.
HIPPOCAMPE. Les Hippocampes ou Chevaux-marins sont des Lophobranches {voy. Poissons) faisant partie de la famille des Syngnathidées {voy. Syngnathes), faciles à reconnaître à leur corps comprimé, de forme heptogonale, formant, en avant, une courbe par suite de laquelle la tête n'est pas placée dans le même plan que le corps et s'incline en bas et en avant ; l'occiput est comprimé et relevé en une sorte de couronne tuberculeuse; la queue, qui est dépourvue de caudale, est très-préhensile; il existe une anale et des pectorales; la dorsale est portée sur une partie renflée du dos. L'opercule est bien développé; la membrane branchiostége est soutenue par deux rayons; l'orifice branchial est étroit. La vessie nat<atoire, qui n'a pas de conduit pneumatophore, est pourvue d'un corps rouge ; par sa résonnance, elle augmente les sons produits par la contraction des muscles du tronc. D'après Lyonnet, les jeux peuvent se mouvoir indépendamment l'un de l'autre, de telle sorte que les Hippocampes regarderaient en même temps deux objets placés dans une direction opposée. Les mâles portent les œufs dans une poche placée à la base de la queue, et s'ouvrant, par une étroite ouverture, près de l'anus.
ns lUPPOCliATL'A.
On connaît envii'on 50 espèces d'Hippocampes; deux habitent les côtes de France : ce sont VHippocampus guttalatus Cuv. eiV Hippocampus brevirostris Cuv.
Le genre Hippocampe est le type de la sous-famille des Hippocampini, qui comprend les genres Hlppocampvs, Phyllopteryx, EaUichthys, Acentronuriis, Solenognathus, Gastrotokevs. Dans ce dernier genre, la poche caudale est fixée sous le ventre.
Dioscoride, Galien, .î]Hen, accordaient à l'Hippocampe des proprie'tds merveilleuses; cet animal n'est plus recueilli aujourd'hui que comme objet de curiosité. H.-E. Sauvage.
Bibliographie. — Rondelet. l'histoire entière des Poissons, 1558. — Cuvier. Règne animal, 'i' éd., t. II, 1829. — LvosNET. Hech. sur l'anat. et les mélam. des Insectes, p. 368, 18ô2. — Kiip. Loph. Fish. Brit. Mus., 1856. — Dlhéril (A.). Hist. iiat. des Poissons, t. II, 1870. — GiJNTHER (A.). An Intioduction ta the Study of Fishes, 1880. — Moreau (E.). Hist. naturelle des Poissons de la Fiance, t. II, 1881. E. S.
BIPPOCitmPE (Pied d'). Yoy. Cerveau.
HIPPOCASTANÉES {Hippocastaneœ DC). Synonyme de A^sculacées (voy. ce mot). Ed. Lef.
niPPOCASTAlSX'il. Nom générique donné par Tournefort au Marronnier (Vlnde {voy. ce mot). Ed. Lef.
HIPPOCRAS. Vinum hippocratlcum des Anciens, n'était chez eux qu'un vin cordial simplement aromatisé avec de la cannelle. Aujourd'hui l'hippocras n'est autre chose que le vin de cannelle composé, obtenu en faisant infuser de la cannelle, des amandes douces et un peu de musc et d'ambre dans du vin mêlé d'eau-de-vie avec du sucre et du miel. L. Hn.
BIPPOCRATE. Sept médecins grecs de l'antiquité, du sixième au troisième siècle avant Jésus-Christ, ont porté ce nom ; quatre au moins d'entre eux ont appartenu à la famille des Asclépiades, parmi lesquels Hippocrate II, de l'île de Gos, celui qu'on a appelé le Père de la médecine et dont l'influence a été si grande et si persistante non-seulement sur la médecine grecque, mais sur celle du moyen âge et de la renaissance jusqu'aux temps modernes. Dans snii excellent arlicle Médecine [Histoire de la), M. Boyer a donné tous les détails désirables sur l'homme et sur l'œuvre : nous nous bornerons donc à y renvoyer le lecteur. Sur les livres hippocraliques, qui, comme on le sait, n'émanent pas tous du grand Hippocrate, voy. Labonlbcne, Histoire des livres hippocraliques [Revue scientifique, t. XXVIU, 1881, p. 641, 685). L. Hn.
HIPPOCRATEA [Hippocratsa L.). Genre de plantes de la famille des Célastracées, qui a donné son nom à un groupe spécial, celui des Hippocratées. Ce sont des arbustes grimpants ou volubiles, à feuilles opposées, ordinairement entières, pourvues de deux petites stipules caduques. Les fleurs, régulières et hermaphrodites, ont un périanlhe double, pentamère, et (rois étamines à filets étalés horizontalement et supportant chacun une anthère biloculaire, extrorse. Le fruit se compose de trois carpelles secs, coriaces, comprimés ou largement ailés.
IlIPPOLYTE (SAIiNT-) D'ENVAL (Eaux minérales de). 119
■et les graines, prolongées inférieurement en une aile nienibraneuse, renferment sous leurs téguments un embryon dépourvu d'albumen.
Les Hippocralea habitent les régions tropicales du globe. On en connaît plus de cinquante espèces, dont plusieurs sont recherchées à cause de leurs graines comestibles, douces et oléagineuses. Tels sont notamment 177. comosa Sw. ou Amandier des bois, des Antilles; VH. xcandens L., également des Antilles, où on l'appelle vulgairement Béjugue, Béjuco, et VH. Grahami Wight, des Indes ■Oiientales.
A Sierra Leone, 1'//. velutina Afz. est préconisé comme fébrifuge, et en Colombie on emploie, comme expectorant, 1'//. cordata Lamk. Ed. Lef.
Bibliographie. — Linné. Gen., n° 54. — De Candolle. Prodr., I, 567. — Eniiliciier. Gen., Il* 5700. — RosESTHAL. Syn. pi. diaph., p. 794. — Bâillon (H.). Ilist. des pL, VI, pp. 11, 27, 45. Ed. Lef.
UIPPOCREPIS [Hippocrepis L.). Genre de plantes de la famille des Lcgumineuses-Papilionacées et du groupe des Hédysarées, dont les représentants, voisins des Coronilles, en diffèrent surtout par leurs fruits articulés, comprimés latéralement et creusés sur le bord interne d'échancrures en fer à cheval plus ou moins profondes, correspondant aux graines.
L'espèce type, //. comosa L., appelée vulgairement Fer à cheval, est une herbe vivace, commune dans les lieux secs, les pelouses arides, et sur le bord des chemins des terrains calcaires. Ses fleurs, de couleur jaune, sont disposées en ombelles pluriflores portées sur de longs pédoncules axillaires et terminaux. On lui a attribué des propriétés astringentes ; elle était jadis préconisée, à ce titre, contre les hémorihagies et les flux. Ed. Lef.
BiBLioGRArHiE. — Linné. Gen., n° 885. — De Candolle. Prodr., II, 512. — Enolicher. Gen., n° 6588. — Bentiiam et Hooker. Gen., p. 510. — Mérat et de Lens. Dict. viat. méd., 111, p. 494. — Bâillon (H.l. Hist. des pi., II, p. 510. Ed. Lef.
HIPPOLTTE (SAIXT-) D'eIVVAL OC SAIXT-JEAΫ-D'EI«-HAUT (Eaux
MINÉRALES de). Athermalcs ou hypothermales, amétallites, carboniques faibles. Dans le département du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement et à 45 kilomètres de Clermont-Ferrand, dans le canton de Saint-Dier, est un bourg de 2500 habitants, sur la rive droite du petit cours d'eau l'Enibène, qui arrose les communes de Gharbonnières-les-Varennes et de Saint-Jean-d'en-llaut, dans une vallée fermée à sa partie supérieure par une enceinte de rochers escarpés et arides d'où tombe une belle cascade. Cette vallée très-pittoresque porte le nom de Bout du Monde. Deux sources jaillissent au-dessus du village d'Enval, elles se nomment la Source d'en haut et Source d'en bas. L'eau de ces deux sources a les mêmes caractères physiques et chimiques ; elle est limpide, aigrelette et traversée par de nombreuses bulles qui montent à sa surface et qui s'attachent brillantes et nacrées aux parois intérieures des vases avec lesquels on la puise. Son odeur indique que ces bulles sont composées d'acide carbonique. Le goût de leau de ces deux fontaines est piquant et celui de la source inférieure, abritée sous une petite cabane en maçonnerie, est alcalin et surtout ferrugineux. L'eau des deux sources rougit instantanément les préparations de tournesol. La température de la fontaine supérieure est de 15°,5 centigrade, celle de la source inférieure est de 18 degrés centigrade. L'analyse chimique, faite en 1856 par M. le docteur ^'ivet, lui a donné pour 1000 grammes d'eau :