‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.52Chapitre 39 sur 67 · J AS EUR · texte numérisé non relu

J AS EUR

nique en soumettant à l'action de l'air une solution alcaline ou ammoniacale de catéchine.

C'est un corps noir, soluble dans l'eau bouillante, insoluble dans l'alcool.

JARJAVAT (Jean-François). Né à Savignac-les-Kglises (Dordogne], eu 1815, reçu docteur à Paris en 1846, nommé agrégé de chirurgie en 1847, professeur d'anatomie en 1859, fut chirurgien de l'hospice des Enfants-Trouvés et de Lourcine, mort le 22 avril 1868 à Lajarlhe près Périgueux. Il a publié entre autre : Traité (Vanatomie chirurgicale (Paris, 1852-1854, 2 vol. in-8°) et Recherches anatomiques sur l'^irèthre de Ihonime (Paris, 1856, ia-A", avec 7 pi.). L. Un.

JASELR. Les Jaseurs, après avoir formé sous les noms d'Ampelis (Linné), de Bonih}jclvora (Teniminck) et de Bonihycilla (Vieillot) un simple genre dont la place dans la classification a été longtemps incertaine, constituent maintenant, avec quelques Passereaux américains, une petite famille, celle des Ampélidés {Ampeiidœ) que l'on rapproche des Hirondelles (voy. ce mot), mais qui présente aussi certaines affinités avec les Manakins ou Pipi ides. Comme les Manakins, les Jaseurs ont des formes ramassées, la queue relativement peu développée, le plumage rehaussé par de petites taches de couleur vive et le bec court, mais beaucoup moins large à la base et moins comprimé que celui des Hirondelles. La mandibule supérieure, fortement inclinée, présente une forte dent près de l'extrémité d'une tache jaune et blanche en forme deV,et les pennes secondaires sont fréquemment ornées au sommet d'une petite plaque cornée d'un rouge vif, semblable à une goutte de cire à cacheter, plaque qui se retrouve au bout des pennes caudales ; la tète est couverte de plumes prolongées en arrière, en forme de toupet et le corps revêtu d'un plumage souple et lustré, dont la teinte dominante est un gris rougeâtre.

On connaît actuellement trois espèces de Jaseurs, àsavoir : le Jaseur ordinaire ou Jaseur de Bohème [Ampeiis garrida L.) dont la patrie se trouve dans les régions boréales dus deux mondes, mais qui se montre irrégulièrement pendant l'hiver dans le centre et l'ouest de l'Europe et dans les États-Unis, le Jaseur des cèdres {Ampeiis cedrorum Y.) qui habite l'Amérique du nord et qui émigré dans l'Amérique centrale et aux Antilles, et le Jaseur aux ailes rouges {A. phœnicoptera Scbleg. ou japonica Sieb.), propre aux contrées orientales de l'Asie, c'està-dire au Japon, à la Chine septentrionale et à la Sibérie. Celte dernière espèce se distingue des deux autres par l'absence de petites plaques cornées sur les ailes et la queue et par la présence d'un liséré rouge sur les pennes caudales, et à son tour le Jaseur des cèdres diffère de l'espèce vulgaire par sa taille plus faible et la coloration blanche de ses pennes sous-caudales.

Les Jaseurs se plaisent dans les grandes forêts de pins et de bouleaux et se nourrissent pendant l'été de menus insectes, et pendant l'hiver, de baies, de graines et de fruits sauvages. La disette les force parfois à entreprendre en hiver des migrations lointaines, qu'ils effectuent en petites bandes et pendant lesquelles beaucoup de ces jolis oiseaux se laissent prendre dans des collets ou dans des trappes, E. Oustalet.

BiBLioGUArmE. — BuFFOs et Guéneau de Montbeillard. Hist. nat. des Oiseaux, 1775, t. III, p. 429. — Daubenton. PL Enl. de Buffon, t. II, n° 'iCl. — Vieillot et Oudakt. Galerie des

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JASiniN {Jasniiniim T.). Genre de Dicotylédones, qui a donné son nom à la famille des Jasminacées, souvent rapportée comme tribu aux Olcacées dont le genre paraît, en effet, inséparable. Les fleurs irrégulières des Jasmins ont un nombre variable (4-oo) de parties; un calice denté, lobé ou partite, une corolle Jiypocralérimorphe, à limbe imbriq«é, et normalement deux élamines insérées sur le tube de la corolle, à anthères déhiscentes sur les bords ou un peu en dedans ou eu dehors. Le gynécée supèrea un ovaire à deux loges, avec deux ovules et rarement trois ou quatre dans chaque loge. Les ovules, finalement plus ou moins ascendants, et représentés par des masses [larenchymaleuses sans téguments, ont le micropyle (?) en bas, en dehors ou plus ou moins latéralisé et indiqué par une dépression presque nulle. Le fruit est charnu, souvent didyme, et les graines ont un embryon charnu, sans albumen, à radicule infère. Ce sont de 80 à 100 arbustes, dressés ou grimpants, à feuilles opposées ou alternes, simples, trifoliolées ou imparipennées. Leurs fleurs sont disposées en cymes, soit sur le bois oij les entourent à la base les écailles d'un bourgeon, soit au sommet des rameaux. On les trouve d.ms toutes les parties du monde. Il y en a une dans le raidi de l'Europe, et plusieurs ont été introduites en Amérique. Leurs corolles, jaunes, blanches ou rosées, sont souvent très- odorante s, et leur essence s'obtient en pressant les fleurs entre deux cardes de coton imprégnées d'huile de Ben. On recherche surtout pour cet usage le J. officinale L., le J. grandi florinn L., le J. revolutum L., le J. odoratissivuim L., le J. Sambac Vahl, dont on avait fait le type d'un genre Mogorium (M. Sambac Lamk). Leurs essences servent surtout en parfumerie. Elles passent pour céjihaliques, cordiales et font partie de plusieurs eaux spiritueuses, vulnéraires. D'après Ainslie [Mat. med. ind., Il, 52), la racine du J. anguslifolium L. s'emploie dans l'Inde au traitement des dartres. En Chine, les feuilles du J. piibescens L. servent au traitement des ophlhalmies. Ces feuilles se prescrivent aussi contre la morsure des serpents venimeux. Les feuilles de J. nervosum LouR. sont loniques-amères. Celles du J. floribundum R. Br. se prennent avec le Cosso pour expulser les helmiiithes-cestoïdes, sous le nom de Zelini et Habhe-zelim. Le J. Sambac passe pour antispasmodique (comme d'ailleurs noire J. officinale). On en prépare des poudres de senteur qui avaient la réputation de forlilier le cerveau et le cœur. A Java, les femmes en parfument leurs cheveux, leurs vêlements, etc. C'est \e Nalta-mulla de Rheede et le Fhs Manora de Rumphius. H- Bj\.

Bibliographie. — T., Insl. Rei herb., 597, t. 568. — L., Gen.. n. 17. — Méh. et Del., Dict. Mat. méd., III, 675; IV, 455 {Mogorium). — Guib., Drog. simpL, éd. 7, II, 581. — fi. H., Gen., II, 674, n. 1. — Rosemii., Stjn. plant, diap/ior., 556. — 11. B.x, in Bull. Soc. Linn. Par., 658; Tr. But. nicd. phanér., 1310. H. Bx.

JASniIivÉEiS. Groupe de la série des Oléacées, comprenant les genres Jasmin, Menodora et JSijctanthes. IL Bw.

JATAMAXSI. YolJ. SUMBUL.

JATROPHA. Yoy. MA>iIOC.

•^ J^UDE (E.VU MI.\ÉR\LE de]. VoiJ. ClERMONT-FeRRAND.

JAM1\E (fièvre). Synonymie. Le terme de fièvre jaune désigne, d'après l'un de ses caractères extérieurs les plus frappants et les plus constants, une maladie endénio-épidémique d'origine américaine qui, avec la peste et le choléra indien, constitue un groupe d'affections pestilentielles ayant pour caractère commun d'être essentiellement migratrices. Cette dénomination est loin d'être la seule sous laquelle la maladie soit connue dans l'histoire et dans la nosologie : c'est du moins la plus ordinaire ; elle a l'avantage incontestable de ne rien [ircjuger de la nature intime, encore à déterminer, de l'affection qu'elle désigne, mais a prévalu jusqu'à présent et c'est celle qui survivra probablement à toutes les autres. 11 n'est pas sans utilité toutefois de rappeler ici quelquesuns des termes de cette surabondante synonymie : en français, fièvre pestilentielle, fièvre ou mal de Siam, causus, vomissement noir, typhus bilieux, typhus (V Amérique, typhus des tropiques, typhus amaril, typhus ictérode, fièvre iclérique maligne, fièvre gastrique ataro-adyuamique ; — en latin, pestilencia hœmagastrica, febris flava, synochus icterodes, typhus icterodes, causus, febris flava Americanorum; — en espagnol, vomito-negro, vomitoprieto, calentiira amariUa ; — en anglais : yellow fever, black vomit, malignant yellow fever, bulam fever, espidemie yelloio fever, infections yellow fever; — en allemand : Gelbfieber.

Historique. Des trois grandes maladies pestilentelles, la fièvre jaune est la plus anciennement connue, après la peste, puisiju'elle date pour nous de la découverte de l'Amérique. Le choléra ne s'est révélé que beaucoup plus tard. Mais, au contraire de la peste, qui semble reculer devant la civilisation, la fièvre jaune gagne évidemment du teriain. Ainsi sans doute fait le choléra, mais il va plus vile car, tandis qu'il a déjà parcouru le globe presque entier et bravé presque tous les climats, la lièvre jaune reste encore enfermée dans des limites géographiques et climatiques assez étroites qu'elle semble hésiter à franchir. Elle conserve encore, jusqu'à présent, malgré quelques incursions dans la zone tempérée, son caractère primitif d'affection tropicale. Elle présente de plus cette particularité singulière d'être une maladie maritime, affectionnant d'une prédilection presque exclusive les navires, les ports, le littoral des mers et les rives des estuaires. Au début du dix-huitième siècle, elle était encore étroitement confinée dans ses foyers d'origine, sur les rives insulaires et continentales du golfe du Mexique; mais, à partir de cette date, elle vint faire des apparitions dans le sud-est de l'Europe (épidémie de Cadix en 1700). Quelque soixante ans plus lard, un foyer d'endémicité se trouve formé à la côle occidentale d'Afrique. Dès les premières années du siècle où nous vivons, elle apparaît de nouveau en Europe et se répand épidémiquement, à trois reprises différentes, sur le sol de l'Espagne, sans parvenir toutefois à s'y implanter. Cinquante ans plus tard elle s'acclimale au Brésil et presque aussitôt après au Pérou. C'est de ces divers centres qu'elle a pu se propager, de différentes manières et à de fréquentes reprises, en de nombreux points des côtes de l'Amérique, de l'Afrique et même de l'Europe, mais elle n'a jamais été observée, à terre, en dehors des limites suivantes : dans l'hémisphère nord et sur la côte d'Amérique, le parallèle d'Halifax (Nouvelle-Ecosse), (44°59'), celui deSwansea, (51°57'), sur celle d'Europe; dans l'hémisphère sud et sur la côte d'Amérique, le parallèle de 3Iontevideo, (54»54'), celui de Saint-Paul-de-Loanda, (8°48'), sur celle d'Afrique. Il s'en

fout même qu'elle puisse régner épide'miquement sur toute la zone côtière ainsi délimitée. Vers le nord, on n'a jamais vu d'épidémie de lièvre jaune au delà du 45« parallèle (Portsmoulli [New-Hampshire], 4o°4' ; Livoarne [Ilalie], 45»54'). La zone admise d'endémicité est plus étroite encore. Les limites géographiques sont, en Amérique, la latitude de Charlestown, o'i°4(i' nord, et celle de Rio de Janeiro, 22»54' sud; en Afrique, c'est la latitude du Cap-Yert, U'^oô' nord et celle de Cape-Coast-Castle, 5"7' nord. C'est une question fort discutée que celle desavoir si tous les points habités des côtes comprises dans ces dernières limites doivent être considérés comme autant de foyers d'endémicité. Cela est douteux, par exemple, pour les Petites Antilles où les épidémies n'apparaissent qu'à d'assez longs intervalles, moins réguliers toutefois qu'on ne s'est plu à le croire, où les cas sporadiques manquent souvent pendant plusieurs années consécutives, mais où il n'est pas toujours possible, quand une épidémie éclate, d'eu démontrer l'importation. Des doutes analogues existent pour le littoral sud des Etats-Unis, depuis surtout que, pendant la guerre de Sécession, le blocus de la Nouvelle-Orléans interrompit toute importation et que les mesures sanitaires imposées militairement par les chefs de l'armée fédérale préservèrent la ville pendant tout le temps qu'elles furent rigoureusement maintenues. Il n'en est pas de même des Grandes Antilles, ni de la côte orientale du Mexique, et l'on s'accorde généralement à considérer comme entaché d'endémicité tout le littoral des lies, depuis Saint-Thomas jusqu'à l'extrême pointe occidentale de Cuba, ainsi que toute la côte du Mexique qui forme le fond du golfe, notamment ce que l'on appelle les Terres-Chaudes et principalement les villes de la Vera-Cruz, Alvarado, Tlacotalpan, Laguna et Campèche ; mais il faut s'entendre: cela ne veut pas dire que la fièvre jaune règne constamment à l'état épidémique dans tous les points ou même seulement dans quelques-unes des localités de celte zôiie; DoufHer a suffisamment et définitivement démontré qu'à la Vera Cruz même la fièvre jaune a fait de longues absences; on] veut seulement parla exprimer ce fait que, dans ces pays, les poussées épidémiques sont fréquentes, impossibles le plus souvent à rattacher à une importation quelconque, presque régulièrement annuelles, reliées entre elles d'une façon plus ou moins continue par des cas sporadiques, et que l'arrivée d'individus ou de groupes d'individus dépourvus d'immunité est presque invariablement l'occasion d'un réveil de l'endémie.

Nous ne saurons jamais sans doute si la fièvre jaune existait en Amérique avant l'arrivée des Européens. A cet égard les documents font défaut. Nous n'avons même aucun renseignement certain sur la nature des maladies qui frappèrent les premiers colons. Tous les récits démontrent que la mortalité de ces nouveaux-venus était alors effrayante ; mais à quelles maladies succombaient-ils? C'est ce qu'il paraît impossible de déterminer aujourd'hui, car, ainsi que le fait observer très-judicieusement le professeur llirsch, les renseignements qui nous sont parvenus nous viennent ou d'observateurs incompétents cni de médecins qui ne savaient pas distinguer la fièvre jaune des fièvres paludéennes graves qui sévissaient alors, plus encore qu'en notre temps, dans toute la région occupée par les premiers colons. D'après Finlay {Apiintes sobre la historia primitiva de la fiebre amarilla. — Habana, 1884. Arch. deméd. ?i«i'., XLIV), la fièvre jaune n'aurait d'abord régné épidémiquement que sur la côte de la Nouvelle-Espagne; Saint-Domingue n'aurait été envahi qu'en 1495 et Cuba serait demeurée indemne pendant les 158 premières années qui suivirent la découverte. Le fléau n'y aurait été importé qu'en 1649; il s'y seiait

maintenu jusqu'en l'anne'e 1655. Après une période de calme qui dura 106 années, une nouvelle importation aurait eu lieu en 1761 et aurait amené l'installation définitive del'endémie. 11 convient toutefois de faire observer qu'il résulte des recherches de Heinemann (in Virchow Arch., 1879. — Hirsch, Handbuch (ter hist. geogr. Pathologie) à la Vera Cruz, que la fièvre jaune aurait été, au contraire, importée de Cuba à la côte mexicaine. Ce point aussi est destiné sans doute à demeurer toujours obcur. Quoi qu'il en soit, c'est cette région, dans son ensemble, qui est devenue le centre de rayonnement de la fièvre jaune sur le monde atlantique. Les autres foyers actuellement existants en procèdent tous plus ou moins immédiatement. C'est de ce centre, et sans foyer intermédiaire, que sont parties toutes les épidémies qui, à diverses époques, depuis le dix-septième siècle, ont envahi les ports et certaines villes de l'intérieur des États-Unis. La Nouvelle-Orléans et les autres cités maritimes de la côte sud paraissent n'avoir été infectées que vers la fin du dix-huitième siècle. Nous ne ferons pas l'histoire de toutes ces importations séparées, qui n'aurait d'intérêt que si l'on pénétrait dans le détail et qui, d'ailleurs, se trouve savamment résumée dans l'ouvrage de llirsch.

Nul ne saurait dire comment s'est formé le foyer secondaire qui existe à la côte occidentale d'Afrique, depuis le milieu du dix-huitième siècle et peut-être antérieurement. La plus admissible de toutes les hypothèses formées à cet égard, c'est que cette région malsaine aura été infectée par les bâtiments négriers arrivant des Antilles. De l'avis de tous, c'est la côte de Sierra-Loone qui semble être le point central d'où rayonnent la plupart des épidémies observées sur la côte. Toutefois, la première épidémie africaine qui ait été décrite est celle qui éclata à Saint- Louis-du-Sénégal en août 1778, et qui eut pour témoin le médecin anglais Schotte {On the synochus atrabiliosa. London, 1780 et Paris 1785. — Voy. Le Jemble, Th. de Paris, 1872). Cet auteur mentionne toutefois une épidémie antérieure qui aurait sévi en 1766 en Sénégambie. Depuis lors notre colonie a vu souvent la fièvre jaune; en 1830 (Chevé [Emile], Th. de Paris, 1835), en 1837, en 1859, en 1866 et 1867, en 1878, en 1881 et 1882. La maladie s'est aussi montrée par épidémies locales en beaucoup d'autres points du littoral africain compris entre les limites cidessus indiquées : en Gambie, à la côte de Guinée, au Congo, au Gabon, à Saint-Paul-de-Loanda ; elle est souvent transportée d'une localité à une autre par les navires qui desservent la côte, ou importée par des provenances des Antilles, et du golfe du 31exique, ou plutôt, surtout dans ces dernières années, des ports du Brésil.

Abstraction faite d'une apparition probable à Rochefort en 1694 (Chirac, Traité des fièvres malignes, Paris, 1742), la fièvre jaune n'a été observée en Europe qu'à partir de 1700. Elle devint même épidémique à Cadix dès cette première invasion. Elle reparut dans ce même port en 1750 et 1751, en 1753 et 1734, puis plus tard en 1780; en 1741 elle régna épidémiquemcnt à Malaga. Au début du dix-neuvième siècle, Cadix fut infectée de nouveau et la fièvre jaune y régna de 1800 à 1804. Elle se propagea cette fois le long duGuadalquivir jusqu'à Cordoue, gagna Grenade et l'Andalousie, puis Murcie, Valence et enfin la Catalogne. Pendant l'automne de 1810, nouvelle importation à Cadix, Carthagène et Gibraltar, où la maladie éclata presque en même temps. Pendant les deux années qui suivirent, la fièvre jaune continua de se montrer dans les mêmes villes, puis se propagea à divers autres ports dans les provinces de

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Grenade, de Murcie et de Valence. Une troisième fois, de 1819 à 1821, la fièvre jaune envahit l'Espagne; Grenade et l'Andalousie furent encore atteintes, ainsi que Murcie et la Catalogne. Barcelone et plusieurs autres villes du littoral, et même, chose digne de remarque, un certain nombre de villes de l'intérieur, furent à cette époque ravagées par le fléau. En 1821, la maladie se porta sur l'île Majorque (épidémie de Palma). Depuis lors, l'Espagne a revu quatre fois la fièvre jaune, mais sans que la maladie ait pu y revêtir comme autrefois le caractère épidémique : en 1825, c'est le port de Passages, infecté par un brick espagnol venant de la Havane; en 1828, c'est Gibraltar; en 1870, Barcelone, et toujours par importation directe des Antilles. En 1878, c'est Madrid même qui se trouve atteint : le mal y fut apporté par un corps de troupes arrivant de Cuba et débarqué à Santander qui le porta directement dans la capitale.

Depuis l'année 1725, oîj, pour la première fois, la lièvre jaune apparut à Lisbonne et y régna épidémiquement, jusqu'en 1850, le Portugal a été préservé; mais, durant celte dernière année et pendant le cours de la suivante, des cas isolés se montrèrent à Porto chez des gens qui se trouvaient en communication avec des navires contaminés; de même, en 1856, à Belcm et à Lisbonne. Cette fois encore la maladie devint épidémique, dans cette dernière ville d'abord, puis un peu plus tard à Belem, Olivaës, et Almada. Depuis lors, des cas isolés de fièvre jaune ont encore été constatés dans quelques-uns des ports de mer portugais, pendant les années 1858, 1860, 1864 et 1879, mais ils n'ont donné lieu à aucun développement épidémique.

Notre pays a été plusieurs fois atteint par la fièvre jaune, sans parler de la maladie qui paraît avoir été observée à Rochefort en 1694. On a vu la fièvre jaune à Brest en 1802, en 1859 et en 1856; à Saint-Nazaire, en 1845, 1851 et en 1861. Dans ce dernier cas même un certain nombre d'habitants du pays, que leurs occupations avaient mis en rapport avec le navire contamine, V Anne- Marie, sont tombés malades et quelques-uns ont succombé; mais, dans aucun de ces cas, la maladie n'a pu se propager épidémiquement parmi les populations des ports. Tout récemment encore la fièvre jaune est venue s'éteindre aux lazarets de Pauillac et de Mindin (1881) comme elle s'était éteinte en 1821 et en 1870 à celui de Pomègue, près de Marseille.

Les choses se sont passées à peu près de la môme façon dans les ports d'Angleterre où la fièvre jaune a été importée : à Southampton, en 1852, à Falraouth, en 1864 et à Swansea, en 1865.

Dans l'ancien monde, ainsi qu'on le voit, la fièvre jaune n'a pu prendre un pied délîniiif qu'en un seul point, une zone très-limitée de la côte occidentale d'Afrique. Le nouveau monde, d'oi^i elle est originaire, a été moins heureux. Est-ce la fièvre jaune qui régna à Olinde de 1687 à 1694? c'est ce qui a été contesté {voij. Ferreyra da Rosa, Trattado da constituiçào pestilencial de Pernainbuco. Lisboa, 1694. — etSigaud, Du climat et des maladies du Brésil. Paris, 1844). Après celle-là, la première épidémie connue est celle de 1849. La maladie fut importée à Bahia, dans les derniers mois de l'année, par le navire Brazil arrivant de la Nouvelle-Orléans et portée à Rio, en décembre, par la Navarre. L'année suivante, Pernambuco fut infecté, puis le Para, Âlagoës et Paraïva. Durant l'été de 1851, la fièvre jaune gagna San-Luis de Maranhào, et toute la côte brésilienne se trouva atteinte. Pendant les années 1852, 1853 et 1854, la fièvre jaune ne se montra à l'état épidémique qu'en un petit nombre de localités, mais elle gagna du terrain en 1855 et l'année suivante se propagea même

assez loin dans l'intérieur des terres en suivant les rives de l'Amazone. Depuis lors, la fièvre jaune n'a jamais complètement cessé de se montrer au Brésil, les épidémies les plus meurtrières ont sévi en 1859, 1860, 1862, 1869, 1870, 1872, 1875, 1875, 1877 (Ilirscli, ïïandhuch der hist. geogr. Pathologie).

C'est du Brésil, en général, et tout spécialement du Para, que la Guyane française a reçu la plupart des épidémies de fièvre jaune qui l'on ravagée. C'est du Brésil aussi que la maladie a été portée au Pérou, en 1854, par un navire chargé d'émigrants allemands (Eyssaguirre, De la fièvre jaune. Paris, 1867). La maladie s'installa d'abord au Callao, puis se porta presque aussitôt sur Lima. L'année suivante, elle se propagea à une très-grande partie de la cote péruvienne, sans parvenir toutefois à gagner les montagnes, même les plus voisines de la mer. Depuis cette époque jusqu'à l'épidémie de 1808-1869, qui a été fort grave, la fièvre jaune n'a pas quitté le Pérou (llirsch, lac. cit.).

C'est encore le foyer récemment forme au Brésil qui paraît avoir donné naissance aux épidémies de fièvre jaune qui ont éclaté à Montevideo en 1857, à Buenos-Ayres, en 1858, à l'Assomption, en 1870, puis h Corrienteset àBuenos- Ayres, à iMontevideo, en 1872 et en 1878.

A l'iieure actuelle donc, la fièvre jaune possède trois foyers d'irradiation sur l'Atlantique : les rives du golfe du Mexique, les côtes du Brésil, une petite portion de la côte occidentale d'Afii([ue. Elle n'en a qu'un encore sur le Pacifique, la cote ilu Pérou; mais le littoral du (u'and^Océan se trouve menace en outre par toutes les importations qui pourront se faire par l'isthme de Panama. Définition nosographique et description succincte. La fièvre jaune est caracrisée, au point de vue symptomatologique, par une fièvre à marche subrémittente, par des vomissements d'abord glaireux, puis bilieux, enfin hémorrhagiques, par une coloration jaune plus ou moins intense, plus on moins tardive, de la peau, des muqueuses et du tissu cellulaire, par des hémorrhagies à la surface des muqueuses et dans les interstices des tissus, et par des phénomènes nerteux ataxo-adynamiques pareils à ceux que l'on observe dans tous les typhus. Ainsi que les autres maladies du même genre, la fièvre jaune peut se présenter sous un grand nombre d'aspects ou de formes que certains auteurs se sont plu à distinguer et à décrire, mais qui semblent pouvoir se ramener aux trois types cliniques définis par Dutroulau et plus récemment par Corre : la forme grave, la forme moyenne, la forme légère. Le meilleur moyen de donner une idée juste de la maladie paraît être d'en décrire d'abord les cas moyens complets, réguliers pour ainsi dire, oiî toutes les phases restent distinctes, sauf "a montrer ensuite comment s'y rattachent les autres : les cas graves, oîi tout se presse et se confond sous la prépondérance de certains phénomènes dominants; les cas légers où les éléments symptomatologiques sont, au contraire, diversement atténués et quelques-uns même supprimés.

La maladie commence, en général, brusquement, très-rarement après quelques jours de prodromes. Un frisson de force variable, de courte durée, marque le début de la fièvre, qui devient dès l'abord violente et qui s'accompagne de céphalalgie frontale, de douleurs occupant les globes oculaires, surtout de rachialgie intense (coup de barre), puis de douleurs plus ou moins vives des articulations des membres. Le visage s'anime, prend une teinte acajou clair, les yeux sont brillants, les conjonctives légèrement injectées, les pupilles dilatées. La peau est brûlante, pins souvent sèche qu'imbibée de sueur. La température se porte brusquement à 40 et 41 degrés. Le pouls fréquent, dur,

tendu, donne de 90 à 120 battements. La respiration est en rapport avec l'intensité de la fièvre, mais elle subit surtout les modifications que lui impriment l'agitalion et l'anxiété souvent très-grandes du malade. Des nausées, des vomissements même, glaireux ou bilieux, accompagnent assez souvent le frisson, mais ne persistent guère. Une sensation de malaise indéfinissable occupant l'épigastre tourmente et inquiète le malade. En général, il y a plutôt de la constipation et la diarrbée est rare. Les urines sont limpides, mais déjà de couleur foncée, et peu abondantes. L'agitation et l'anxiété sont variables selon les sujets et suivant aussi l'intensité des accidents fébriles et des sensations douloureuses. Plus ou moins modifiés, plus ou moins intenses, ces symptômes persistent trois ou quatre jours, pendant lesquels, toutefois, la température décline, légèrement d'abord, puis graduellement, d'un mouvement continu plus ou moins rapide, tandis que le pouls perd prématurément sa force, sa fréquence, puis baisse de plus en plus. La première période est alors terminée. Un temps de repos marqué, parfois cependant bien court ou même à peine appréciable, pouvant d'autres fois durer de un à deux jours, laisse au malade, délivré de ses douleurs et presque entièrement débarrassé de sa fièvre, bien que la température descende rarement au niveau normal, un intervalle de paix et de bien-être qui lui fait espérer une guérison procbaine; mais la deuxième période s'ouvre aussitôt. Le visage, qui avait déjà pâli, prend une teinte subictérique destinée à s'accentuer; elle s'annonce d'abord aux conjonctives, puis autour des yeux et du nez, et bientôt gagne toute la surface cutanée. La température s'élève un peu, mais le pouls continue à baisser. Les nausées reparaissent puis les vomissements, aqueux ou bilieux d'abord, de plus en plus fréquents, fatigants, bientôt hémorrbagiques et, surtout alors, accompagnés d'une sensation de plus en plus pénible à l'épigastre ; c'est le vomissement noir d'une signification si haute et si grave. La langue, d'abord couverte de l'enduit caséeux constitué pendant la première période et la subrémission, devient sècbe, rouge au cenire et à la pointe, et tend au suintement bémorrhagique. Le ventre est presque toujours un peu tendu et ballonné, très-fréquemment d'une sensibilité extrême. Les selles ne tardent pas à devenir fétides et noires. Les urines, quand elles ne manquent pas absolument, sont rares, de couleur foncée, troubles, albumineuses, mais rarement liémorrbagiques. Dès le deuxième ou le troisième jour de cette seconde période, des hémorrbagies peuvent se produire par les piqûres de sangsues, puis par le nez, par la bouche, quelquefois par les yeux et les oreilles; des épanchements sanguins ecchymotiques se constituent dans le tissu cellulaire. Des rougeurs, des ulcération*, des eschares même se produisent au scrotum. Les phénomènes cérébraux s'accentuent généralement les derniers. C'est d'abord de l'agitation, de l'anxiété croissante, de l'insomnie, puis un léger délire avec abattement plus ou moins marqué, suivant la gravité des cas. Et pendant que le pouls faiblit de plus en plus, la température remonte généralement à environ 59 degrés. Après trois ou quatre jours de durée, ces symptômes peuvent se modifier en bien. Alors les nausées et les vomissements cessent, le pouls se relève et la température se maintient, la peau devient moite, l'agitation se calme et la convalescence s'établit malgré l'ictère, qui ne se dissipe que lentement ; ou bien, les phénomènes d'adynamie s'aggravent, la prostration s'empare du malade, le pouls devient presque insensible en augmentant démesurément de fréquence, la température s'élève, les hémorrbagies et les vomissements s'accentuent eu s'accompagnant d'une sensation, plus pénible

que jamais, de brûlure à l'épigastre et le long du conduit œsophagien; la langue, déjà sèche, devient noire et saignante. Les selles, fétides et noires, deviennent involontaires; les urines aussi, quand elles ne sont pas supprimées. Un hoquet fatigant s'établit. Enfin, le malade épuisé meurt d'hémorrliagie ou succombe dans le coma, ou bien encore s'éteint dans un délire continu, plaintif, quelquefois au contraire, furieux, s'il n'est pas emporté plus brusquement par un collapsus soudain.

Tel est le tableau qu'on peut tracer de la fièvre jaune dans son entier développement. Inutile de dire qu'aucun cas particulier ne réunit à lui seul tous ces symptômes, mais tel est du moins l'ensemble des phénomènes, la marche qu'ils suivent lorsque rien n'entrave leur évolution. On y distingue, ainsi qu'il a été déjà dit, deux périodes fébriles, contrastant entre elles sous presque tous les rapports et séparées l'une de l'autre par une rémission incomplète plus ou moins marquée, plus ou moins durable. Mais il est beaucoup de cas, où pour des raisons diverses, la fièvre jaune n'évolue pas complètement et ne parcourt pas foules ces périodes. La plupart des cas légers se limitent à la première, c'est-?»-dire qu'après trois ou quatre jours de fièvre à marche therraométrique décroissante, le malade entre d'emblée en pleine convalescence, au moment correspondant à la sulirémission. Au contraire, des cas très-graves entraînent prématurément la mort, eu peu de jours ou même en quelques heures, en raison de l'inexorable gravité des phénomènes initiaux. D'autres, où les symptômes du début n'ont eu qu'une importance moyenne, se terminent brutalement par collapsus à l'époque de la subrémission. La fièvre jaune, en un mot, ainsi que d'autres malades infectieuses, nous montre, dans son développement et dans sa marche, ces allures capricieuses qui diffèrent suivant les malades, suivant les localités, etc., et suivant aussi les unes ou les autres ou l'ensemble des conditions inconnues que nous réunissons pour les exprimer sous cette vague dénomination de génie épidémique. Mieux que toute description synthétique, l'étude isolée de chacun des symptômes permettra de suivre ces variations de la maladie.

Étude particulière des symptômes. Début. La fièvre jaune débute, en général, brusquement, au cours d'une sauté parfaite, plus souvent pendant la nuit. En même temps qu'une anxiété extrême, le malade éprouve, après un court frisson, qui peut même parfois manquer, une céphalalgie sus-oibitaire avec douleurs dans les yeux, une rachialgie souvent très-intense (coup de barre) qui peut lui faiie jeter des cris. Assez fréquemment toutefois, dans un cinquième des cas, selon Dutroulau, l'invasion est précédée de prodromes assez variables; malaise, sensation de brisement général, agacement, lourdeur de tète, étourdissemenls, douleurs articulaires, frissons irréguliers suivis de bouffées de chaleur et de transpiration. D'après Gorre, ce mode de début s'observe principalement chez les hommes qui ont contracté déjà une certaine assuétude aux influences tropicales. « Une fois, dit-il, nous avons vu la maladie débuter par une fièvre orliée; chez plusieurs sujets, par des coliques et de la diarrhée; chez deux personnes, nous avons observé une sorte d'invasion hilariante, se traduisant par une gaieté extraoïdinaire, des éclats de rire dépourvus de tout motif, un sentiment de bien-être anormal et précédant de dix à douze heures les symptômes de la première période. »

Fièvre. Le frisson, qui marque le début de la fièvre, « n'est ni constant, ni presque jamais semblable à lui-même dans deux cas différents » (Dutroulau). Il

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manque souvent dans les cas légers; le plus ordinairement il est court et généralement assez peu intense. Quelquefois pourtant il est violent et s'accompagne d'un ou deux vomissements. La température s'élève aussitôt et gagne trèsrapidement, dès le premier jour ou au plus tard le second, un fasligium (40 ou 41 degrés) qu'elle ne retrouvera plus jamais dans le cours de la maladie. Cette ascension brusque du thermomètre est le seul trait commun à toutes les courbes, quelles que soient les formes de la maladie. Dans les cas légers, après s'être maintenue quelque temps au degré qu'elle a atteint, la colonne mercurielle descend rapidement avec ou sans oscillation jusqu'au niveau normal ou

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Fig. 1. — Fièvre jaune bénigne (l'rimel).

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Fièvre jaune bénigne (Primet).

même un peu au-dessous, et la guérison définitive s'établit. C'est une véritable défervescence.

Dans d'autres cas, légers aussi, mais où s'ébauche, pour ainsi dire, un commencement de seconde période, le thermomètre remonte quoique peu après

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Fig. 5. — Fièvre jaune bénigne (Primet).

Fig. 4. — Fièvre jaune bénigne (Prirael).

cette chute, et ne revient qu'après un jour ou deux au degré normal. U y a eu seulement rémission plus ou moins complète.

Dans les cas graves, quelle qu'en doive être d'ailleurs l'issue, la température monte avec la même rapidité brusque, sans dépasser pour cela le niveau ordinaire. 11 est pourtant des cas où l'ascension thermométrique se fait lentement, en deux ou trois jours, suivant une ligne continue ou par oscillations ascendantes : c'est toujours l'indice d'une excessive gravité. Rarement la température se maintient au degré élevé qu'elle a ainsi atteint pendant plus de douze à vingt-quatre heures, quelquefois cependant elle y persiste quarante ou soixante heures durant. Puis, dans l'immense majorité des cas, elle descend peii à peu; il se fait une rémission assez souvent brusque en une ligne oblique descendante ou graduelle par oscillations descendantes, dont l'amplitude peut aller jusqu'à cinq degrés, mais qui le plus ordinairement n'en comprend que deux ou trois.

Quelquefois alors la température descend au-dessous de la normale, mais c'est un signe de collapsus et non de de'tente favorable (Corre). Cette rémission est courte, elle est bientôt suivie d'une réascension du tbermomètre, qui ne se relève toutefois qu'avec beaucoup plus de lenteur qu'au début, n'atteint que très-exceptionnellement le niveau de l'acmé initial et ne le dépasse pour ainsi* dire jamais. Au bout de deux ou trois jours, dans les cas qui doivent guérir, il se produit une défervescence brusque ou seulement rapide, aboutissant à un chiffre normal ou même sous-normal qui correspond à la convalescence.

La mort interrompt le cycle thermique à des époques très- différentes suivant les cas, ce qui tend à démontrer d'une manière suffisante qu'il n'existe entre l'issue fatale et la marche de la température aucim rapport nécessaire. Dans les

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