PROPORTION POUR 100 DES VISAGES PORTEURS DE STIGMATES VARIOI.IQUES
l)e il ans à 50 ans KO pour 100 de visages uiarijuts.
50 ans à 10 ans ôl —
20 ans à 50 ans li —
10 ans à 20 ans 5 —
0 au à 10 ans O.o —
D'après les règlements actuellement en vigueur au Japon et dont on doit en grande partie l'élaboration au docteur Nagayo-Sensai, les enfants doivent être vaccinés entre le soixante-dixième jour et la première année. L'opération se pratique de la manière classique, avec la lancette ; on fait seulement cinq ou six piqûres à <îhaque bras. On a noté, à plusieurs reprises, un affaiblissement rapide du virus dans la vaccination de bras à bras : aussi préfère-t-on le vaccin animal et a-t-on reconnu la nécessité de la création, à Tokio, d'un parc vaccinogène qui est charge de pourvoir de tubes vaccinifères tous les bureaux annexes de vaccination établis dans les différents points de l'empire.
La sypJtilù est excessivement répandue au Japon et y existerait depuis la plus haute antiquité. 11 est fait mention des lésions syphihtiques dans le daido-rui-shin-ho, ouvrage qui remonterait à la période de Dai-do (806-810).
Les auteurs japonais désignent la syphilis sous les noms de Bai-do-Kou ou de So-do-Kou; le vulgaire la nomme Ka-sa ou Hiije. Les ouvrages indigènes décri- A'ent, avec beaucoup de soin, les lésions primitives {Mara-Kasa-tjami, SJiirlmara-Kasa), les accidents secondaires [ISondo-fuki-Kasa) et les manifestations plus profondes de la syphilis, du côté des os [Eone-no-hari-Kasa], du côté du crâne (Ana-Kasa) et de l'appareil auditif (iMimi-no-hi-Kasa).
La proportion des syphilitiques est considérable et s'élève au moins à
70 pour 100 (Simmons); d'après d'autres auteurs, elle serait même supérieure à ce chiffre. D'après une statistique qui émane du ministère de l'Intérieur et qui nous a été communiquée par la légation, le nombre de décès relevant de cette cause aurait été, pour 1880, de 6,48 pour 100 du nombre total des décès.
Ou sait que la prostitution est énorme au Japon et qu'il n'y a pas un village de quelque importance qui ne possède son yoshiwara, en dehors des autres établissements ovi elle s'exerce clandestinement comme dans les tchayas ou maisons de thé; le seul yoshiwara de Yédo, vaste quartier situé au nord de la ville, et dans lequel les prostituées étaient autrefois exclusivement reléguées, ne renferme pas moins de 155 maisons contenant plus de 5000 prostituées. Nous avons traité ailleurs celle question de la prostitution et des yoshivvaras au Japon, nous ne pouvons y revenir ici (voy. Archiv. de méd. nav., t. XXXIX, juin 1885). Avant 1808, bien que les prostituées fussent soumises à des règlements spéciaux de police, aucune surveillance sanitaire effective n'était exercée, et ce n'est qu'à cette époque que le gouvernement, justement ému des progrès considérables de la syphilis, s'est décidé à organiser un service sanitaire et à ouvrir un certain nombre d'hôpitaux spéciaux destinés aux syphilitiques. Ces mesures ont déjà produit leur effet et, malgré les nombreuses défectuosités que présente encore ce service, la syphilis a aujourd'hui diminué et n'est plus aussi commune qu'autrefois.
Un grand nombre d'auteurs regardent la syphilis du Japon comme toujours excessivement grave; on peut dire cependant qu'elle revêt le plus souvent une forme bénigne et que la maladie, se bornant à quelques manifestations cutanées ou muqueuses, ne présente que rarement des lésions plus sérieuses. Nous avons toutefois observé à Yokohama et à Tokio quelques cas de carie des os propres du nez, de perforation de la voûte palatine, de carie du frontal avec perte de substance étendue, mais ces cas sont peu communs. Cette bénignité de la syphilis tiendrait-elle à une immunité particulière dont jouirait, à cet égard, le peuple Japonais et peut-être avec lui toute la race jaune, ou dépendrait-elle de la lente diffusion de ce virus dans le sang de la nation? Nous penchons pour cette dernière hypothèse, qui nous paraît la plus acceptable et la plus rationnelle, mais cette bénignité dont bénificie, dans une certaine mesure, le Japonais, n'existe plus pour l'Européen qui contracte la syphilis au Japon et chez lequel elle présente presque toujours une formidable gravité.
Les accidents secondaires apparaissent à peu près à la même époque qu'en Europe, c'est-à-dire de six semaines à trois mois après le chancre induré. Ils consistent en éruptions cutanées variées, papules, Aésicules, psoriasis, ecthyma, rupia, en plaques nmqueuses à la verge, dans la cavité buccale, aux commissures labiales, aux ailes du nez, à l'ombilic, en pustules plates, rhagades et crevasses, au pourtour de l'anus. Les lésions des yeux (iritis, irido-choroïdites) sont des plus communes, et leur fréquence a été signalée par tous les auteurs (Gaigneron, 1865).
Les douleurs ostéocopes se montrent souvent ; on observe également des douleurs rhumatoïdes dans diverses articulations, particulièrement dans les poignets et dans les genoux (Simmons).
Jusqu'à l'arrivée des médecins hollandais, les Japonais ignoraient l'emploi du mercure, mais actuellement ils y ont recours, ainsi qu'à l'usage des préparations iodées. Les médications anciennes et celles recommandées par le Daido-rui-
shin-ho sont peu exactement connues; on sait cependant qu'elles reposaient en grande partie sur des remèdes empruntés au règne végétal et fournis par des plantes sudorifiques et dépuratives (écorce et feuilles de noyer, sucs de fruits, de sureau, etc.). La pharmacopée japonaise renferme également plusieurs formules de poudres composées, réputées comme antisyphilitiques (poudres d'insectes fossiles {seki-hetsou), poudres de mollusques fossiles [seki-yen). Mais le traitement le plus usité réside dans l'emploi des eaux minérales. Les syphilitiques s'adressent de préférence à celles de Katsura et de Uonyu (province de Ki), à celles de Ureshino (Ilizen) et surtout à celles de Kusatsii, dans le nord de Tokio, sources sulfureuses à haute thermalité (55 à 70 degrés centigrades), situées à une altitude de 1300 mètres. Chaque été les eaux de Kusatsu sont fréquentées par de nombreux baigneurs et les prostituées d'Yédo et dos environs viennent en foule y chercher leur guérison. Ces bains sont célèbres dans tout le Japon depuis fort longtemps et sont réputées très-efficaces dans le traitement des dermatoses de toute nature, des scrofiilides et des accidents syphilitiques.
On rencontre dans les mers japonaises, si riches en poissons comestibles, quelques espèces dangereuses qui déterminent de fréquents accidents d'empoisonnement. On a cité, à cet égard, VEngraulis japonica, sorte d'anchois trèsabondant dans la baie de Nagasaki et qui est dangereux de juillet à septembre. VEnorantis japonica, qui se trouve dans les mêmes parages, a été également signalé comme vénéneux à certaines époques (Wa^Yra, voyage de la Doua?/). Mais l'espèce réputée la plus dangereuse est un tetraodon désigné par les Japonais sous le nom de Fugu et dont les propriétés toxiques sont des plus évidentes. Le fugu japonais [Tetraodon hystrix) est fort commun; on rencontre également les Tetraodon bicolor, niveus, Brunuwus; le fugu se rapproche beaucoup, par ses caractères, du tetraodon du Cap de Bonne-Espérance [Tetraodon maculatus), qui est aussi très-répandu dans les mers de la Chine, ainsi qu'à Bornéo (Houghton).
Le Tetraodon du. Japon a en général une longueur de 18 à 27 centimètres ; quelquefois il peut atteindre 54 à 60 centimètres ; l'aspect du poisson est laid et disgracieux. Tète courte et démesurément développée ; ventre gros, un peu saillant, augmentant par la propriété que possède le poisson de se gonfler et de se transformer en un véritable ballon [globe-fish-balloon-fish) ; peau recouverte de petites écailles, parfois d'épines; nageoires petites, queue un peu arrondie; mâchoires saillantes divisées chacune en deux dents que les lèvres laissent presque à découvert. Le dos et les parties latérales du corps sont généralement de couleur brune, ou d'un brun verdàtre marbré de noir; le ventre est blanc, blanc bleuâtre ou jaune. Les empoisonnements et les suicides déterminés par le fugu sont tellement fréquents au Japon que la loi a dû défendre la pêche de ce poisson, sous les peines les plus sévères. Malgré ces prohibitions, on constate encore d'assez fréquents accidents; c'est le mode de suicide le plus usité à Yédo et il y est aussi commun que l'asphyxie par le charbon dans nos villes d'Europe. L'empoisonnement marche très-rapidement et les effets toxiques se manifestent de vingt à quarante-cinq minutes après l'ingestion du poisson. Ce sont d'abord des nausées accompagnées de prostration extrême, de tendances à la syncope, d'abaissement de la température, puis des évacuations alvines abondantes se produisent, et, si une médication énergique n'intervient pas, la dépression du système nerveux augmente, le pouls devient filiforme et la mort ne tarde pas à
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survenir, une heure à peine après la manifestation des premiers symptômes. L'indication thérapeutique du début est l'évacuation des matières contenues dans l'estomac et, pour obtenir cette évacuation, il vaut mieux employer la pompe gastrique, ou pratiquer la titillation de la luette, que de recourir aux vomitifs, qui ne peuvent que déprimer encore davantage l'économie. On s'adressera ensuite aux stimulants diffusibles administrés à l'intérieur et aux révulsifs cutanés. Mais, dans beaucoup de cas, le traitement échoue à cause de la rapidité d'action de la substance toxique. On a encore signalé la vénénosité des diodons, des triodons, de VOUiacioii cornuluSy si commun à inoshima, et de plusieurs Crustacés et Mollusques des mers japonaises (crabes, homards, langoustes, huîtres, moules), mais les accidents qu'ils produisent sont rarement mortels, et ils ne peuvent être comparés au fugu, sous le rapport de la nocivité.
Les dermatoses; de toutes sortes sont excessivement fréquentes parmi les Japonais : eczémas, eclhymas, psoriasis, se rencontrent à chaque pas, mais le prurigo est surtout très-commun et affecte même une forme assez rebelle. Cette fréquence du prurigo doit être attribuée au mode même de se vêtir des Japonais, qui ne portent pas de linge de corps, et l'usage habituel des bains est insuflisant pour remédiera ce défaut. Les affections païasitairrs sont également très-communes, à savoir : la teigne faveuse, la teigne tonsuranle et l'herpès circiné parasitaire. Les ouvriers qui travaillent la laque et qui se trouvent constamment soumis aux émanations délétères du suc toxique du Wius venmicifera (Urushi) sont presque toujours affectés, en dehors d'accidents sérieux d'empoisonnement, d'une éruption eczémateuse de la face et des mains qui constitue, au point de vue pathologique, une forme professionnelle spéciale au Japon (eczéma des laqueurs) et sur laquelle Goertz a attiré l'attention.
On constate encore, parmi les Japonais, d'assez nombreux cas d'éléphantiasis ayant peut-être une étiologie parasitaire, bien que, dans ces circonstances, la présence de la filaire de Bancroft n'ait pu être reconnue. La lèpre tuberculeuse, si commune sur certains points de l'empire chinois, est au contraire fort rare au Japon, et on n'en a rencontré jusqu'ici qu'un très-putit nombre de cas. C'est ici le lieu de mentionner une maladie parasitaire des poumons (grégarinose pulmonaire) qui a été signalée par Baelz et qui est produite par un trématode, le Distoma pulmonale, auquul Cobbold, qui l'a retrouvé à Formose, a donné le nom de Dlstoma Ringeri. Les hémoptysies parasitaires causées par ce ver sont très-fréquentes au Japon, et Baelz, qui l'a découvert en 1877 et signalé en 1880, en a déjà constaté plus d'une centaine de cas. Les malades crachent chaque jour du sang pendant dix, quinze années et même plus, jusqu'au moment où surviennent de graves hémoptysies. Le diagnostic est fourni par l'examen microscopique des crachats dans lesquels on constate la présence des embryons. D'autre part, l'examen du malade, qui ne présente aucun signe slétboscopique de tuberculose, et l'absence de symptômes généraux, contribuent à mettre sur la voie du diagnostic. Le Distoma pulmonale a. une forme cylindrique, une longueur de 8 à 10 millimètres, un diamètre de 5 à 6 millimètres; il possède une ventouse buccale très-musculeuse. Les œufs ont 0'"'",15 de longueur et 0'"'°,07 de largeur, sont de forme ovale, de couleur brune, ont une mince coque. Ils portent à l'une de leurs extrémités un opercule qui s'ouvre quand l'embryon est formé. Dans l'intérieur de l'œuf on voit 3 à 5 masses nettement circonscrites, douées d'un mouvement moléculaire manifeste, et un vitellus finement granuleux.
Le ver vit dans de petites cavités ù lu périphérie des poumons; ces petites cavités sont en rapport avec les bronches par des ouvertures assez étroites. La cavité est d'aspect caverneux; ses parois sont inégales, elle renferme des débris épithéliaux desquames et graisseux, des hématies, des leucocytes et des œufs innombrables de distome constituant une sorte de bouillie qui passe dans les bronches, et de là à l'extérieur, sous les efforts de la toux ; Rémy, qui a pu étudier ce parasite pendant son séjour à Tokio, a constaté sa présence chez la plupart des serviteurs japonais des Européens.
Dans un pays comme le Japon, où les rizières couvrent presque toutes les plaines et môme le flanc des collines, il semble que la fièvre intermitt(;nte doive être des plus communes, et l'endémie paludéenne la caractéristique de la pathologie. 11 n'en est rien cependant, et, bien que toutes les conditions favorables au développement du poison tellurique se rencontrent dans la submersion des cultures et leur dessèchement prolongé pendant plusieurs mois, il faut constater que les manifestations diverses de la malaria parmi les Japonais sont peu fré- (juentes, relativement à l'étendue considérable de terrains submergés, et surtout peu graves.
Ce fait de la rareté de l'enilémie paludéenne au Japon trouve, jusqu'à un certain point, une explication satisfaisante dans les conditions particulières de culture et de récolte du riz. Pendant la saison froide, les terrains sont desséchés, mais l'abaissement de la température rend leur voisinage peu dangereux; pendant la saison des chaleurs, ils constitueraient des foyers d'infection redoutables, mais ils sont alors entièrement cachés sous les eaux. On a, en outre, invoqué l'action de ces violentes perturbations atmosphériques connues sous le nom de cyclones, de typhons, coups de vent tournants, qui bouleversent tout sur leur passage, occasionnent, sur terre et sur mer, d'innombrables désastres, mais qui, au point de vue de la malaria et des maladies infectieuses endémiques ou épidémiques, joueraient un rôle important et exerceraient une influence indubitable sur la salubrité de l'archipel Japonais.
Il y a néanmoins au Japon des foyers d 'impaludisme dans certaines régions marécageuses et dans des points où les rizières sont mal disposées pour l'écoulement des eaux et ont un niveau inférieur à celui des cours d'eau voisins. A Tokio, dans la partie de la ville située à l'est du fleuve, se trouve un quartier de 120000 âmes où règne endémiquement la malaria. Ce quartier a été construit sur un ancien marais et sur des terrains qui étaient autrefois submergés. A Yokohama, la basse ville a été bâtie sur un delta marécageux, et la lièvre intermittente y sévit également avec une certaine intensité. Sur le Bluff, où habitent presque tous les Européens, elle se rencontre plus rarement, à part les parties de la colline directement exposées aux émanations des marais voisins dont elles subissent l'influence nocive sous l'action des vents régnants. L'affection paludéenne se traduit au Japon par des fièvres à type tierce ou quotidien et par des formes larvées, névralgies, gastralgies, dyspnée. Les fièvres pernicieuses sont très-rares, ainsi que les engorgements de la rate et les diverses manifestations de la cachexie paludéenne.
Les fièvres intermittentes assez fréquentes, pendant l'été, à Yokohama et à Tokio, se rencontrent aussi pendant les froids rigoureux de la saison d'hiver. Elles sont rarement rebelles et cèdent généralement à la médication quinique méthodiquement employée. On observe aussi à Yokohama des pyrexies se rapprochant de celles signalées par Woodward aux États-Unis et qui, résultant
de l'association de l'infectieux paludéen et du poison typhique, doivent être rattachées aux fièvres typho-malyriennes (EIdridge).
Le typhus exanthémalique existait au Japon au commencement de ce'siècle, puis il avait semblé disparaître complètement : aussi Wernich en nie-t-il l'existence. Cependant, en 1869, on le signale encore sur différents points du pays et, au printemps de 1881, on note une épidémie assez sérieuse à Tokio (Baelz) d'abord, et à Yokohama ensuite (Beukéma), épidémie qui avait débuté dans une prison et qui do là s'était propagée au dehors. La contagion ne fut pas toutefois très-considérable ; l'éruption spécifique consistait en taches morbilleuses mûricolores ou d'un rouge violacé, quelquefois assez fugitives pour passer inaperçues, et, dans les cas graves, en taches pétéchiales, véritable suffusion hémorrhagique. La tuméfaction de la rate, ordinairement si considérable, ne s'est pas montrée dans tous les cas et on a même souvent noté son peu de développement. Depuis l'épidémie de 1881, le typhus, s'il n'a pas entièrement disparu, est tout au moins devenu très-rare parmi les Japonais.
La fièvre typhoïde est particulièrement fréquente pendant la saison d'automne, au moment où les terres se desséchent après les pluies. Elle fait chaque année d'assez nombreuses victimes et présente, dans sa symptomatologic, quelques phénomènes particuliers.
La stupeur est rare chez les Japonais; c'est un fait qui a été constaté par tous les observateurs. La diarrhée n'est pas également la règle et fait place, dans la moitié des cas, à une constipation qu'il faut combattre pendant tout le temps de la maladie. La forme thoracique se rencontre très-rarement, cependant on observe assez souvent des complications cardiaques. La forme abdominale est la plus fréquente et s'accompagne souvent d'hémorrhagies intestinales. La gangrène par décubitus ne s'observe jamais, bien que l'on ne fasse pas usage, pour la prévenir, de coussins d'eau ou d'air, comme en Europe. Cette absence de plaies de position tiendrait-elle à une dureté particulière de la peau des Japonais (Rémy)? La convalescence est extrêmement pénible, à cause de l'état de prostration du système nerveux qui se remarque au Japon, dans la fièvre typhoïde comme dans beaucoup d'autres maladies. Cette impressionnabilité nerveuse toute particulière est commune aux Japonais et à la plupart des peuples de la race jaune. A Yokohama, la fièvre typhoïde était autrefois trè.sfréquente parmi la population, mais elle a notablement diminué depuis les travaux de drainage exécutés dans ces dernières années, et sa mortalité ne dépasse pas une moyenne de 5,8 pour 100 des cas pour une période de dix ans. A Tokio, à Oosaka et dans d'autres centres très-populeux, la mortalité occasionnée par la fièvre typhoïde serait beaucoup plus considérable et atteindrait une moyenne de près de 25 pour 100 des cas de maladie.
Baelz a signalé, en 1880, une maladie endémique particulière au Japon, et qu'il désigne sous le nom de fièvre fluviale ou encore de tsutsuga ou shimamushi. Celte affection serait d'ailleurs limitée à des points très-circonscrits du territoire, comme la vallée du bas Shinanogawa (province de Echigo, Ken de Niigata), les rives de l'Udagavva dans la même province, et celles de l'Omonogawa (Ken d'Akita). Ces localités appartiennent toutes au versant occidental du Japon, et les provinces dépendant du versant oriental en seraient complètement indemnes.
La fièvre des fleuves ou des terrains inondés est une maladie aiguë, fébrile, de nature infectieuse, caractérisée par une ou plusieurs petites eschares sur
un point quelconque du corps et par l'engorgement des ganglions lymphatiques.
La maladie se présente surtout pendant l'été, à l'époque de la moisson ; juillet, août et septembre, sont les mois où elle sévit avec le plus d'intensité, et c'est le mois d'août qui fournit le plus de malades. Les sujets atteints sont tous des paysans travaillant à la récolte du riz, du chanvre ou de l'orge, et habitant dans le voisinage des rizières et des terrains inondés.
Après une période d'incubation variable, mais qui ne dépasse pas ordinairement six à sept jours, pendant laquelle les sujets éprouvent de la céphalalgie, des vertiges, de l'inappétence et un sentiment général de lassitude, la maladie se déclare par des frissons, de la rachialgie et des douleurs courbaturales vives , dans les membres inférieurs, puis une réaction fébrile assez intense s'établit, la face se congestionne, les conjonctives s'injectent, la langue est tremblotante, recouverte d'un enduit saburral épais; la température oscille entre 38 et 59", 5, avec une légère rémission le matin. En même temps que ces symptômes généraux, on voit apparaître sur un point du corps une ou plusieurs taches arrondies, de couleur noirâtre ou d'un ronge sale, à peine saillantes, offrant cependant une démarcation bien tranchée avec les tissus environnants, ayant un diamètre de 2 à 4 millimètres; cette tache ne tarde pas à se transformer en une eschare dure et sèche qui fait elle-même bientôt place à une ulcération cratériforme à fond jaunâtre et à bord taillés à pic. Le siège de ces eschares est variable, mais on les observe rarement à la face ou sur le tronc ; on les rencontre le plus souvent à l'aine, à l'aisselle, à la partie supérieure du bras ou de la cuisse, au scrotum ; on a cependant noté leur présence à la poitrine, à la nuque, à l'oreille. Après la chute de l'eschare ou son ablation, l'ulcération qui lui succède et dont le pourtour est très-légèrement infiltré présente un enduit jaunâtre, non purulent, formé en majeure partie de fibres élastiques, de tissus à demi mortifiés, d'hémoglobuline altérée et de cristaux d'hématine; on n'y constate aucune trace de larves d'insectes ou de segments de corps d'arthropodes.
Les ganglions lymphatiques voisins de l'eschare présentent une tuméfaction constante plus ou moins considérable, sans qu'on puisse apercevoir une tramée lymphangitique; ils sont si douloureux à la pression que les malades poussent des cris quand on les palpe ; la peau qui les recouvre n'est pas adhérente et conserve sa couleur normale. Ils n'ont aucune tendance à la suppuration, mais demeurent, pendant tout le temps de la maladie, aussi tuméfiés et douloureux. Alors que les ganglions voisins sont constamment engorgés, on constate dans les cas graves l'extension de l'inflammation à presque tous les ganglions lymphatiques superficiels.
Du côté des poumons et du cœur, il n'y a aucun symptôme particulier; la rate est un peu augmentée de volume, l'urine est claire, sa quantité un peu moindre qu'à l'état normal, elle ne renferme pas d'albumine. A la lin du 1" septénaire apparaît un exanthème caractérisé par des papules ou des taches lenticulaires rosées qui affecte d'abord les tempes et les joues, pour se répandre ensuite sur le tronc et les membres. On a encore noté en dehors de cet exanthème une autre éruption de papules rouges, aiguës, saillantes, qui se développent de préférence sur les avant-bras, où elles viennent se mêler aux papules et aux taches lenticulaires précédentes. C'est au moment de ces éruptions que l'on observe la période la plus élevée de tous les processus; la fièvre a à peu
près la même intensité que celle du 1'' septénaire du typhus, avec une trèsîaible rémission le matin et une exacerbation très-régulière le soir; la peau est tantôt sèche, tantôt couverte de sueur; le pouls est plein, fort, dur, pas trèsfréquent, de 80 à 100; la langue est sèche, quelquefois fuligineuse, les lèvres crevassées et saignantes. L'intelligence des malades demeure généralement nette; ils se plaignent constamment, accusent une céphalalgie parfois trèsviolente et présentent une prostration très-accenluée.
Dans les cas de moyenne intensité qui se terminent par la guérison, la maladie ne dépasse pas celte période; le matin on constate alors une rémission bien accusée et, le soir. des exacerbalions de plus en plus faibles, jusqu'à ce (jue la fièvre ^'éteigne complètement; les malades se relèvent rapidement, reprennent leur appétit et leurs forces en môme temps que les ulcérations guérissent et (jue l'engorgement des ganglions disparaît.
Dans les cas graves, on observe différentes complications : dans certains cas, du délire, des parolidites aiguës, du coma, des hémonhagies intestinales avec selles noirâtres analogues à une forte infusion de thé. Ces formes compliquées &e terminent généralement par la mort, qui arrive à la fin du 2' septénaire ou au commencement du 3''. Cette terminaison a lieu dans 12 à 15 pour 100 de tous les cas de maladie. On sait encore fort peu de chose relativement à l'anatomie pathologique de la lièvre iluviale; Rawakami, qui a fait deux autopsies, n'a pas trouvé de localisation spéciale du côté de l'intestin.
Le traitement consiste dans l'emploi des boissons acidulés, des purgatifs au début et de frictions énergiques sur les membres inférieurs ; il varie ensuite selon les complications qui se présentent. Le salicylale de soude, à la do.^e de 2 à 5 grammes, a donné de bons résultats; nous ne savons pas si le sulfate de quinine a été employé, mais on pourrait peut-être le prescrire avec avantage comme préventif à ces populations qui sont chaque année atteintes par cette maladie dans des proportions tellement considérables que, dans la seule vallée du Sinanogawa, on compte annuellement 200 malades, de ce fait, dans un périmètre fort circonscrit.
Latsutsuga rnushi a été attribuée par les médecins japonais à la présence d'un parasite ou à la piqûre d'un insecte ou d'un arachnide; ils incriminent surtout, parmi ces derniers, ['akamushi ou 7nite rouge, qui n'est autre chose que le Leptiis aulumnalis, acarien de la famille des Trombididés. Les recherches de Baelz et de Kavvakami ont démontré d'une manière positive toute l'inanité de ces hypothèses et l'absence d'élément parasitaire dans l'étiologie de la fièvre fluviale, dont l'infectieux spécial est par ailleurs inconnu.
Le kakké est une maladie infectieuse, ordinairement apyrétique, avec retentissement spécial du côté de la moelle et des nerfs périphériques (névrite endémique de Baelz), qui existe au Japon depuis les temps les plus reculés et qui fait, chaque année, de nombreuses victimes dans la population.
Son identité avec le béribéri ne fait plus aujourd'hui de doute pour personne : aussi nous contenterons-nous d'eu parler très-brièvement, en renvoyant pour l'étiologie, la description clinique et l'anatomie pathologique, à l'article consacré au béribéri dans ce Dictionnaire et dû à la plume si compétente et si autorisée de notre savant maître Leroy de Méricourt.
Le mot kakké est d'origine chinoise et signifie maladie des jambes, ou plus exactement sentiment de pesanteur et de fatigue dans les jambes. Cette affection a été en effet dénommée et décrite par les Chinois, longtemps avant qu'ait
paru sur ce sujet aucun écrit japonais. Schcube affirme qu'il était déjà questiou du kakké en Chine dans le Kin-Ki (la cassette d'or), ouvrage datant du deuxième siècle de notre ère, mais la première description un peu exacte daterait de l'an 300 environ. Les médecins japonais qui en font mention vers le neuvième siècle le désignent sous le nom d'ashi-Icé, qui est la traduction du mot chinois. Depuis cette époque, le kakké n'a jamais disparu du Japon, car il en est toujours question dans les écrits ultérieurs, notanmient dans ceux d'Osada-Tokuhou (1562), de Tachihana-Nanké (1715) et d'autres méilecins japonais.
Mais l'étude des auteurs anciens et antérieurs à la seconde moitié du dernier siècle permet de penser, avec un certain degré de certitude, que la maladie n'avait pas autrefois ce caractère grave qu'elle revêt aujourd'hui, et que ce n'est que vers 1740 qu'elle s'est présentée sous une forme toute nouvelle et, pour ainsi dire, inconnue, au moment où ont éclaté sur divers points du pays ces épidémies meurtrières dont Kagawa et Noro-Gcndgo nous ont laissé les relations. Ces médecins notent, à côté des formes humide et sèche, déjà connues depuis longtemps des Cliinois, la présence de la forme asphyxique ou pernicieuse contre laquelle ils se trouvaient entièrement désarmés.
Le kakké s'observe depuis Hakodaté (Yéso) au nord jusqu'à Nagasaki et Kagoshima au sud, en affoclant principalement les côtes orientales et méridionales de l'archipel japonais; il possède en outre des foyers spéciaux qui sont précisément les grands centres de population, comme Tokio (91)9625 habitants), Kioto, dans l'intérieur (840 945 habitants), Oosaka (1585696 habitants), Yokohama (67499 habitants), villes dans lesquelles il règne avec une grande intensité, ce qui semblerait prouver l'influence des facteurs encombrement et agglomérations humaines, dans la génération complexe du principe infectieux, en dehors de conditions telluriques, atmosphériques et hygrométriques spéciales.
A part quelques exceptions très-restreintes, ce sont presque toujours les deltas, les terrains marécageux et humides, qui sont les lieux de prédilection de la maladie, et l'altitude s'oppose en général à son développement. Celte influence heureuse de l'altitude est même quelquefois assez marquée pour que, dans une ville infectée, l'habitation sur un enrlroit un peu élevé soit un moyen suffisant de protection (Rémy). C'est aussi dans les montagnes que les malades vont chercher leur guérison. car on sait que le changement d'air, toutes les fuis qu'il est possible, est un des plus puissants moyens de traitement. C'est pendant la saison des chaleurs, qui est en même temps celle des pluies au Japon, que la maladie se produit; les étés pluvieux, mais peu chauds, fournissent beaucoup moins de cas que ceux où les deux conditions de chaleur et d'humidité se trouvent coexister (Baelz). Le kakké sévit du mois de mai au mois de novembre et s'éteint pendant l'hiver, saison dans laquelle l'agent infectieux ou toxique (Rémy) ne semble plus trouver les conditions favorables à sa production. Beaucoup de malades guérissent alors spontanément et ces guérisons spontanées viennent prouver qu'il n'existe absolument aucun lien de parenté, aucune affinité pathologique, entre le principe toxique du kakké et le miasme de la malaria.
Le béribéri japonais, qui sévit surtout sur les habitants des grandes villes et épargne ceux des villages, des bourgades et des maisons isolées, ne frappe pas indifféremment et d'une manière aveugle les divers éléments de la population
d'une ville, mais choisit au contraire ses victimes clans certaines catégories de métiers et de professions. Ce fait intéressant a été mis en lumière par les travaux d'Ânderson, de Baelz, d'IIassimoto, de Simmons et de Scheube, et les statistiques recueillies tant à l'hôpital spécial établi en 1878 à Tokio que dans les hôpitaux de l'armée et de la marine et au Police-hospital de Yokohama sont venues éclairer encore cette question.
D'après tous ces documents, le kakké atteint de préférence les soldats, les marins, les étudiants, tous gens étrangers à la ville, vivant dans un milieu nouveau et soumis à un régime et à des conditions auxquels leur organisme n'a pas eu le temps de s'adapter; ensuite viennent les marchands, catégorie nombreuse dans les grandes cités japonaises ; ceux-ci, à l'encontre des précédents, sont le plus souvent originaires de la ville, mais leur vie sédentaire, leur séjour continuel sur le lieu contaminé, peuvent expliquer, jusqu'à un certain point, cette prédisposition. Les paysans qui arrivent de la campagne et tous ceux qui pour une cause quelconque sont obligés de séjourner temporairement dans une ville infectée sont également très-disposés à contracter la maladie. Les coolies, les hommes de peine, les bettos, les traîneurs de djin-ri-ki-ska (petites voitures légères traînées par un ou deux hommes), sont rarement atteints, et celte immunité s'étend dans une certaine mesure aux prisonniers, malgré les conditions hygiéniques défectueuses dans lesquelles ils sont placés.
Relativement à l'influence du sexe et de l'âge, les hommes sont plus sujets à la maladie que les femmes, néanmoins les femmes en couche sont assez souvent atteintes; les enfants au-dessous de dix ans en sont complètement indemnes. Les sujets robustes sont plus exposés que ceux de constitution faible ou ceux atteints d'affections chroniques.
Le kakké apparaît quelquefois dans le cours des maladies aiguës, des fièvres intermittentes rebelles et de la syphilis.
Les Européens qui résident au Japon jouissent d'une immunité à peu près complète à l'égard du kakké, et les Chinois qui affluent en si grand nombre vers les ports ouverts paraissent en être aussi assez rarement affectés.
Le kakké varie beaucoup suivant les années, sous le rapport du nombre de cas et de la gravité de la maladie. Selon les statistiques des hôpitaux, et en dehors des malades traités à domicile et qui sont toujours assez nombreux, on peut admettre qu'il entre chaque année, en moyenne, dans les divers étabhssements hospitaliers, de GOO à 800 malades de ce fait. La mortalité a été en 1871, au Police-Hospital de Yokohama, de 5 pour 100 du nombre des cas; en 1875, à l'hôpital militaire de Tokio, elle s'est élevée à 22,15 pour 100, mais d'après les statistiques des dix dernières années elle ne dépasse pas 13 pour 100 en moyenne, alors que pour l'Inde elle oscille entre 14 et 36 pour 100 et qu'elle est au Brésil de 25 pour 100.
Le choléra [kouakou-ran, du chinois kan-ho-louan, nom vulgaire ko-ro-ri) est sans contredit la maladie qui fait aujourd'hui le plus de ravages parmi les Japonais.
Importé de la Chine à une époque relativement récente, il s'est implanté au Japon, y est devenu permanent et occasionne, tous les ans, une mortalité considérable.
Avant 1822 il n'en est question que d'une façon tellement vague et si peu précise dans les auteurs Japonais, qu'on peut, presque por.itivement, fixer à cette époque la première invasion du choléra au Japon. Cette épidémie fut très-
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meurtrière et sévit surtout dans l'île Iviu-siu et sur )a côte occidentale du iNippon. Elle débutu par Na;4asaki oij elle fut apportée par des navires hollandais venant de Java. La maladie disparut du pays pendant une vingtaine d'années, et ce n'est qu'en 1842 qu'où note sa réapparition ; mais ou possède peu de renseignements sur cette épidémie et sur sa voie de transmission, et elle paraît s'être limitée à quelques points du nord du Japon. Seize ans plus tard, en 1858, le choléra fut apporté de la Chine à Yokohama, par la frégate américaine le Mississipi et sévit d'une manière terrihie; dans la seule ville de Tokio, 100000 personnes moururent en un mois. 11 ne s'éteignit pas complètement, pendant les trois années suivantes, tout en s'atténuant un peu et reprit une nouvelle intensité en 1 862, faisant de nombreuses victimes parmi les convalescents d'une grave épidémie de rougeole qui avait déjà causé à Tokio seulement plus de 60000 décès.
Pendant une période de quatorze ans, de 1865 à 1877, on ne cite pas un seul cas de choléra au Japon, alors que la maladie sévissait encore cruellement sur plusieurs points du littoral chinois. Eu août 1877, il fut apporté d'Amoy à Nagasaki et il s'étendit rapidement à tout le pays : Oosaka, Kioto, Yokohama, Tokio furent successivement contaminés et la maladie s'avança même jusqu'à llakodaté (île d'Yéso). Cette épidémie, assez Ibrte à son début, causa dans les deux premiers mois G508 décès; elle parut s'assoupir pendant l'annéj 1878, mais elle se réveilla brusquement en avril 1879, avec une intensité nouvelle, et jusqu'à la fin de décembre lit 97-422 victimes. Depuis cette époque, on })eiit dire que le choléra n'a pas disparu du Japon, qu'il s'y est fixé définitivement, sommeillant parfois, mais rarement, et venant presque tous les étés émellre des bouffées épidérniques souvent fort graves, notamment en 1881, en 1882 et cette année même (1886) où l'on compte déjà 7800 décès cholériques dans le premier semestre .
Ce qu'il y a de très-remarquable, c'est que les résidents européens ne sont qu'exceptionnellement atteints et que, dans toutes ces épidémies, le nombre des cas de mnladie et de décès, parmi ces derniers, a toujours été très-faible. En 1877, on ne cite que 12 cas et 4 morts, et dans les épidémies qui se sont succédé depuis 1880, 6 décès seulement sur une population étrangère flottante qui peut s'élever en moyenne à 5000 individus. Les conditions particulières dans lesquelles vivent la plupart des Européens qui habitent des maisons vastes, bien aérées et prennent en général, à l'endroit de leur alimentation et de leurs boissons, les précautions dictées depuis longtemps par l'hygiène en Extrême- Orient, leur permettent dans une large mesure, de braver la maladie ou du moins de traverser au Japon, sans danger sérieux, les plus cruelles épidémies. Presque tous les cas concernant les étrangers sont survenus à la suite d'infractions graves aux règles de l'hygiène, d'imprudences ou d'excès.
Pendant l'année 1881, où le choléra sévissait a\ec une certaine intensité à Nagasaki, où l'hôpital spécial des cholériques regorgeait de malades, aucun cas, même léger, ne s'est produit à bord des navires de la division navale française, mouillés sur cette rade, pas plus que sur ceux de la flotte nombreuse que la Russie avait à ce moment concentrée dans les ports japonais et la situation n'a i)as cessé un seul instant d'être excellente sur tous ces bâtiments. Vincent.
JAPOXIQUE (Acide). Ce corps se forme en même temps que l'acide rubi-
DICT. ENC. 4= s. XVI. 4!