V VI
Fig. 7. — Fièvre jaune à évolution rapide. Mort (Corre).
Il ; III
m. s.lm. s.
vil îviiii IX
Fièvre jaune commune. Mort.
(Corre).
qui entraînent la mort : haute, si la lutte finit pendant la marche ascendante; basse, si le malade succombe dans le collapsus ou sous le coup d'abondantes hémorrhagics.
Quelque différents que soient les traces thermographiques qui viennent d'être étudiés, ils ont cependant un caractère commun : celui de présenicr une rémission entre deux ascensions thermiques de hauteurs inégales. Celte rémission
JAUiNE (FIÈVRE). 653
n'est toutefois presque jamais complète ; elle ne mérite donc pas d'être considérée comme une rémiltence. Elle se produit à des jours très-différents, mais elle a été constatée dans presque tous les cas par les auteurs français. On en pourrait déduire que le type fébrile de la fièvre jaune est le type rémittent et c'est bien, en effet, ce qu'on pouvait déjà conclure des descriptions faites par nos compatriotes avant l'emploi clinique du thermomètre. Les anciens et les nouveaux observateurs de notre nation sont donc d'accord sur ce point. Toutefois, il n'a échappé ni aux uns ni aux autres que les choses ne se passent pas toujours ainsi, et le thermomètre a permis de confirmer qu'il est des cas de moyenne ou de haute gravité où la fièvre est continue. Après le paroxysme, la température décroît d'une manière plus ou moins ininterrompue C'est même, à ce qu'il semble, ce type fébrile qui a prévalu dans les épidémies de la Louisiane.
A la Nouvelle-Orléans et ù Memphis, Fagct, en effet, n'a noté qu'un seul paroxysme. Ainsi que les observateurs français, Faget a vu le mercure atteindre son maximum en vingt-quatre, quarante-huit ou soixante heures, (|uel(|uefois cependant du quatrième au cinquième jour seulement; mais, en réalité, dans les cas même où la température paraissait s'élever le plus lentement, on peut dire que le fastigium se trouvait presque atteint dès le premier jour; car, au