‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.52Chapitre 45 sur 67 · NOM COMMERCIAL. PRIN'CIPE COLORAM. VÉGÉTAL PRODUCTEUR · texte numérisé non relu

NOM COMMERCIAL. PRIN'CIPE COLORAM. VÉGÉTAL PRODUCTEUR

Safran Crocoxanlhino Crocus salivas.

Purrlice ou jaune indien. . . . Euxaulhate alcaliu Orifrine inconnue.

Jaune de Moiinda Morindinc Moriiida citrifolia.

Épine-vinctle lierbériiie Berberis vulgaris.

Hoang-Pe Plerocarpits jlavus.

Boisjaune du Brésil (vieux fustic) Morus tinctoria.

Fustet. Bois jaune de Hongrie. . Pisétine (Chevreul) Ulms colinus.

Bocou Orelline Bixa orellana.

1 l'erse ) Rhamnégine 1 | infeciorius.

Graines de ( Avignon [ Rhaninine [ Rhamntts, . t ami/gdalinus.

\ Espagne ) Clirysorhamnine ] I saxitilis.

Curcuma Curcumine Curcuma longa.

Gaude Lutéoline Reseda luteola.

Quercilron Quercilriiie (Chevreul) Qucrcus tinctoria.

Gomme guUe Garcinia pictoi'ia.

Nous passerons très-rapidement en revue ces diverses matières tinctoriales, ne voulant pas faire double emploi avec les articles spéciaux de cette encyclopédie; et de plus, la plupart de ces jaunes se trouvant décrits à l'article Vert.

JAUNES (chimie). 6S9

Safran. Cette matière colorante est fournie par les stigmates séchés au soleil tlu Crocus saliviis ou safran cultive. Les principaux safrans sont :

!du Gùtinais.

d'Espagne, de l'Angoiimois.

du Levant, de Macédoine.

11 est sans emploi dans la teinture ot l'impression, mais il est assez employé clans l'alimentation et dans l'art du liquoriste et du confiseur. Il sert à colorer les beurres, les biscuits, les conserves, les licpieurs de table. La pharmacie s'en sert dans une foule de pré{)arations. Pour être complet, nous dirons que quelques industriels se sont servis de cette couleur pour la leiuiure au petit teint et que des artistes l'ont employée pour la gouache. Son principe colorant, la crocoxanthine ou polycliroïte, est sans emploi.

Jaune indien. Arrive des Indes, mais est préparé dans le Thibet. On ne possède aucune donnée sur sa préparation, pas plus que sur le végétal qui le produit. Certains auteurs ont prétendu que ce sont les fruits du mangoustan (Mcingostana ou Garcinia) qui donnent cette matière jaune. D'autres, au contraire, donnent comme origine à ce jaune la macération dans l'urine fcrmentée de certaines plantes dont ils ne fixent pas le nom, se basant sur le fait qu'on relire une grande quantité d'acide hippurique du jaune indien. Sa nuance, jaune doré, est fort belle et très-remarquable.

On l'emploie beaucoup pour l'aquarelle ainsi que pour la peinture à l'huile; il se fixe bien sur les tissus, mais il est d'un emploi peu fréquent, vu son prix élevé. Au point de vue chimique, ce ne serait que de l'euxanlhate de magnésie basique (Guiguet).

Jaune de Morinda. Est retiré des racines du Morinda citrifolia, sorte de mûrier de l'Inde. On l'utilise quelquefois pour teindre en jaune. La substance colorante porte le nom de Morindine et peut se transformer par ébullition avec l'acide sulfurique en alizarine.

Jaune d'épine-vinette. Le berberis commun ou vinettier, de la famille des Berberidées, fournit à la teinture un beau jaune que l'on retire du bois, de l'écorce et des racines de la plante. On en retire comme principe colorant la berberine.

Le Jaïine Hoang-Pe est fourni par les écorces et le bois du Pterocarpns flams; cette couleur n'est pas utilisée dans nos pays.

Bois jaune du Brésil. Vieux fuslec. N'est autre que le bois d'un mûrier, dit mûrier des teinturiers, Morus tinctoria, famille des Urticéos (Linné). Il est d'autres bois qui portent ce nom, la teinture en emploie une certaine quantité.

Fustet. Bois jaune de Hongrie. C'est un arbrisseau de la famille des Térébinthacées, qui porte le nom de Rhus cotinus. Le commerce livre ce produit en poudre. Cette poudre est fournie par le bois dépouillé de son écorce. Le principe colorant porte le nom de Fustine. On utilise celte couleur dans la teinture des laines. Elle est employée surtout par les peaussiers pour tanner les cuirs et les colorer en jaune.

Rocou. On donne ce nom à une pâte tirée des fruits du rocouyer, arbre de la famille des Liliacées. Ce colorant nous arrive d'Amérique et des Indes orientales et occidentales. C'est un produit fort grossier possédant la consistance du beurre, et renfermant 7 à 8 pour 100 de matière colorante. On en extrait

DICT. ESC. 4' S. XVI. 4i

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deux matières colorantes, la bixiue et l'orelline. Le second principe est jaune et soluble dans l'eau et se présente sous l'aspect de petits cristaux blanc jaunâtre, se colorant à l'air. L'art de la teinture l'utilise beaucoup. Les teinturiers s'en servent pour mettre en première couleur les laines, les cotons et les soies. On colore aussi les bois, les cuirs, les poteries, les verres, la cire, le beurre, avec cette substance. Les nuances sont fort belles, elles manquent toutefois de solidité. Elles offrent le grand avantage de résister aux alcalis, aux savons, aux acides. Le rocou se fixe enfin sans préparation sur la laine, le lin et le coton.

Graines tinctoriales. Proviennent des baies d'arbrisseaux de la famille des Rliamnées. Arbrisseaux divers connus sous le nom de nerpruns des teinturiers. Les principales sont :

Graine d'Avignon. Produite par le Rhamnus infeclorius, elles sont d'un vert jaunâtre ou foncé.

Graines d'Espagne. Elles proviennent du Rhantniis saxatilis. Leur couleur est vert foncé tirant sur le jaune.

On connaît, et on s'en sert aussi, les graines de Morée, d'Italie, de Hongrie. Graines de Perse. Elles sont fort estimées. Elles ont trois ou quatre coques et sont d'un beau jaune.

Les principes colorants de ces diverses graines sont la rbamnine, la rliamnégine et la crysorliamnine.

Les arts et l'industiie en consomment une certaine quantité. Avec les décoctions de ces graines on fait une belle laque jaune qui porte le nom de still de grain et qui est employée par les décorateurs. Les teinturiers de laine et de soie empruntent le plus souvent à ces graines leur brillante couleur.

Curcinna. C'est la racine d'une plante de la famille des Scilamnées, — Curcnma longa ou linctoria. — Elle nous vient des Indes, de la Chine, de la Cocliinchine; la plus estimée est celle du Bengale. Elle donne le jaune orangé le plus beau de tous ceux que l'on connaisse, mais il est malheureusement très-fugace. Il se fixe sans mordant; quoique cela soit un grand avantage, sa fragilité l'a fait abandonner pour la teinture et l'impression. 11 ne sert guère qu'à colorer des pommades, quelquefois le bois ou le papier. Les chimistes s'en servent pour réactif. A cet effet, on trempe des papiers dans une solution alcoolique de cette racine, et après évaporation on a un papier d'un beau jaune rougissant par les alcalis et l';cide borique. Son principe colorant est la curcumine, qui se présente sous forme de lamelles jaune brun.

Gaude, encore appelée Vaude-Lutéon, est une matière colorante fournie par le Reseda luteola, de la famille des Résédacées. Toutes les parties de la plante, sauf la racine, fournissent de la couleur jaune. Le commerce la livre en bottes sèches. On en distingue trois sortes : française, anglaise et allemande. Chevreul, en 1832, en a isolé le principe colorant, auquel il a donné le nom de lutéoline, qui se présente sous forme de belles aiguilles jaunes.

La teinture l'emploie en grande quantité et obtient avec cette plante sur les tissus mordancés des jaunes fort beaux et très-solides. On lui préfère cependant le quercitron, excepté toutefois dans la teinture des soies et des laines. Les peintres et les fabricants de papiers peints en consomment une forte quantité sous forme de laque.

Quercitron. Ce produit est fourni par l'écorce, dépouillée de son épiderme, du Quercus nigra, arbre de l'Amérique septentrionale. Cette écorce cède facilement son produit tinctorial à l'eau chaude. On retire de sa décoction chaude

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un produit cristallin qui porte le nom de quercitrin. Son usage tend à se répandre, car on est parvenu à acclimater le Quercus niyra dans nos pays; i tert aux teinturiers pour la teinture des cotons, des laines et des soies, après mordançage préalable a l'alun.

Gomme-gutte. C'est un suc résineux, solide, qui découle par incisions du Garcinia picloria. On en trouve plusieurs sortes dans le commerce, la gomme gulte de Siam, du Mysore, de Ceyian. On s'en sert en médecine comme purgatif drastique, et dans la teinture et la peinture, surtout à l'aquarelle.

Il existe encore pas mal de végétaux qui fournissent des malières colorantes jaunes, mais l'emploi en est peu répandu. Nous allons les signaler : parmi les plus connus on trouve le saule, le peuplier, le trèfle, la sarrctte, la camomille, la racine du Datisca cannabina, les fleurs du genêt, le bois du tulipier.

B. — Jaunes minéraux

OniGlNE. ^0M COMMERCIAL.

, , l Jaune minéral lin.

Antimoine AiUimoniale de plo.ab ^ j,^^,„^ ,1e Naplcs.

Arsenic Sulfure d'arsenic Jaune royal.

Cadiiiium Sulfure de cadmium Jaune biillanl.

! Jaune de chionie.

l Jaune AlaUin.

\ Jaune orange.

' l'ùle oi-an;;c.

Chrome cl pi.jml Cliromalrs de piomb ^ Jaune jonquille.

Jaune ciuon.

Jaune soufre.

Jaune de Cologne.

Chrome cl cliaux Jaune paille.

Chrome et harylc Jaune outremer.

Chromalc double de chaux et baryte Jaune Steiubuhl.

Chrome et fer , ■ • Sidérine.

Cobalt., . . , Nitritede cobalt elde polassiuiu. Jaune de cobalt.

Éiain Sulfure d'élain Or massif.

( Oci-es jaunes.

Fer 0.>iydes divers j jaune de Mars.

/ lodure de plomb '

[ Oxychlorure de plomb 1 Jaune de Cassel.

Plom), l Cblorbydrale d'ammoniaque et Jaune minéral. .

j litliarge \ Jaune de Turuer.

\ Chlorure de sodium etiithorge.. /

Uranium Oxyde d'urane Jaune uranium.

Zinc Chromate de zinc Jaune de zinc.

Jaune d'antimoine. Jaune minéral, jaune de Mérimée, jaune de Naples. Le jaune de Naples est un untimoniate de plomb mélangé à un e.xcès d'oxyde de plomb. Il offre des nuances diverses allant du jaune rosé au jaune vif. Cette couleur couvre bien et est employée dans la peinture de décors et dans

la peinture d'art.

Le jaune de Mérimée porte le nom de l'inventeur. C'est une combin^aison d'antimoniate et d'oxychlorure de plomb. Le vrai jaune de Mérunée renferme une certaine proportion de bismuth. Il est employé dans la pemture d'art, dans

les papiers peints.

Jaune cVavsenic. Jaune royal. C'est du sesquisulfure d arsenic prépare par voie humide. Sa couleur est fort belle et il est d'un emploi très-fréquent. On s'en sert dans la peinture d'art. Dissous dans l'ammoniaque, il fournit des bains de teinture qui donnent un beau jaune sur soies, laines, cotons, lui; la temte s'accentue à mesure que l'ammoniaque s'évapore.

Jaune de cadmium. Jaune brillant, sulfure de cadmium. C'est assurément

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un (les plus beauK jaunes fournis par le règne minéral. On en doit la découverte à Stromeyer. On l'obtient en précipitant un sel de cadmium à l'état de sulfure. 11 sert broyé à l'huilo pour la peinture d'art. L'industrie des savons l'utilise pour colorer les savons en jaune. Pour teindre les tissus, on les passe dans un premier bain d'un sel de cadmium, puis dans un bain de sulfure de sodium. Ce jaune n'est pas vénéneux. Son prix élevé permet peu de l'employer. Il ne noircit pas sous l'influence des vapeurs d'acide sulfhydrique.

Jaune de chrome. Jaune aladin, jaune orange, jaune jonquille, jaune citron, jaune de Cologne.

Ces jaunes sont des cbromates de plomb dont la nuance varie de l'orangé au jaune selon la proportion des composants. On les forme sur le tissu par double décomposition. Ce sont des couleurs très-solides, résistant à l'humidité. Ils noircissent ce|)endant sous rinfluence des vapeurs suli'bydriques. Ils sont utilisés pour toute sorte de peinture : art, papiers peints, détrempe; ils couvrent bien. Ils sont vénéneux.

Les cbromates de chaux et de baryte sont peu employés, si ce n'est dans l'industrie des fleurs artificielles.

Le chromale de fer basique, encore appelé sidérine ou jaune sidérin, fut découvert par KletzinsLi, et convient à toute sorle de peinture; on l'utilise pour faire des verres. 11 s'obtient en faisant bouillir du chlorure de fer avec du bichromate de potasse. Inaltérable à la lumière. On l'emploie pour la coloration du verre.

Jaune de cobalt. Encore appelé sel de Fischer. C'est un corps brillant cristallin jaune, inaltérable à l'air, employé dans l'aquarelle, la peinture à l'huile. En céramique il donne des tous bleus.

Sulfure d'ëlain. Or mussif. N'est pas employé comme jaune proprement dit, il sert au bronzage ou à imiter l'or.

Jaune de fer. Ocre jaune, jaune de Mars. Ce sont des argiles colorées en jaune par de l'oxyde de fer hydraté. La teinture les délaisse, mais on les utilise pour la peinture à la colle, à la détrempe, et pour les papiers peints. , Jaunes de plomb, lodure de plomb, jaune de Cassel, jaune minéral, jaune de Turner.

Le jaune de plomb se présente sous forme de magnifiques paillettes miroitantes. On l'obtient par double décomposition en mettant en présence une solution d'iodure de sodium et de nitrate de plomb. Décomposable par la chaleur ; son prix élevé l'a fait abandonner.

Les trois autres jaunes sont des oxychlorures de plomb obtenus par divers procédés. Ils couvrent bien et servent surtout à la peinture à l'huile.

On utilise peu cependant ces produits, qui tendent à être remplacés par les jaunes de chrome.

On a tenté enfin de substituer au sulfure d'arsenic ou orpiment l'arsénite de plomb. Les dangers de cette couleur l'on fait abandonner. Tous ces composés sont fort vénéneux.

Jaune d'uranium. Est fourni par l'oxyde d'urane; il est assez beau, pas mal fixe, mais trop cher pour être employé en teinture; on s'en sert en céramique et pour teinter en jaune les verres.

Jaune de zinc. Chromate de zinc. On emploie des chromâtes basiques de zinc pour obtenir cette couleur qui est fort belle. Elle présente sur les jaunes de ploniD j'avantage de ne pas noircir aux émanations sulfhydriques et de ne pas être

JAU.NES (chimie). 6&5

vénéneuse. On a fait des essais pour la substituer en teinture aux jaunes de plomb.

Tous ces jaunes minéraux ont des nuances éclatantes, sont assez fixes, excepté les sels de plomb, qui subissent assez vivement l'influence de l'hydrogène sulfuré. La plupart cependant ont le grand défaut d'être toxiques. On peut don les ranger en deux classes :

Jaunes toxiques :

,,,,.. 1 Jaune minfiral.

Jaune d antimoine ! , , ^ ,

/ Jaune de iVaples.

, j, . ( Jaune roval.

Jaunes d aisenic i , . .. ,

( Arsenite de cuivre.

Jaunes de chrome Tous ceux à base de plomb.

! Jaune de Cassel. ^

Jaune minéral.

Jaune de Turner.

Jaunes non toxiques :

Jaune de cadmium Jauue brillant.

Jaune de colialt

Jaune de fer Ocre?. Jaune de Mars.

Jaune d'uranium O^yde d'uraue.

Enfin les chromâtes divers qui fournissent des jaunes avec d'autres bases que le plomb sont un peu toxiques et sont :

/ Chaux.

\ Daivle.

Les chromâtes j sirouliane.

Ces couleurs, bien que très-belles et souvent très-fixes, sont détrônées par les couleurs végétales et celles dérivées du goudron de houille. Jaunes artificiels. Dérivés du goudron de houille :

Jaune acide.

La zinaline.

La chrysoïdine.

Jaunes dérivés de l'aniline •^ La chiysaniline. — Fuchsine jaune.

La pliosphine. — Le jaune de Gigala.

La cbrysotoluidinc.

Acide picri()ue Orangé Victoria.

Jaunes dérivés du phénol ^ Coralline jaune. — Aurino.

Jaune de Fol.

Jaune de Canipo-Bello.

I Jaune français.

Jaunes dérivés de la naphtaline j Jaune de naphtaline.

( Jaune de Marlius.

Jaune dérivé de l'anthraeène Orauue d'anthracène.

Jaune dérivé de l'acide urique Jaune de murexide.

( Aloïne.

Jaunes dérivés de l'aloès . . . . . • | Acide chrysanimique.

( Acide chrysolépiquc.

j Flavaniline.

Jaunes divers j Flavophénine.

Jaune d'aniline. Jaune acide. Ce composé, qui serait d'après Martius et Griess de l'oxalate d'amido-azobenzol, s'obtient en faisant passer un courant d'acide azoteux dans de l'aniline dissoute dans 5 fois son poids d'alcool. Le liquide devenu rouge est traité par l'alcool, il se forme des cristaux que l'on reprend par l'eau, on les purifie, on ajoute de l'acide oxalique et on l'ait cristalliser. 11 se présente sous l'aspect d'une poudre cristalline fusible à 150 degrés,

69i JAUNES (chimie).

peu solublo dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther. Il teint les soies en très-beau jaune.

La zinaline Vogel est un produit similaire obtenu par l'action de l'acide azoteux sur un sel de rosaniline; on l'emploie pour la teinture de la laine et de la soie.

La chrysoïdine est un dérivé du sel d'amido-azobenzol comme le précédent, elle possède une belle couleur jaune. Ce n'est autre chose que la méladiamidoazobenzol.

La chrysaniline. Fuchsine jaune. C'est une base puissante qui reste comme résidu dans la fabrication de l'aniline par l'acide arsénique. Elle se présente sous ras])ect d'une poudre jaune assez semblable au cbromate de plomb, peu soluble dans l'eau, soiiible dans l'éther et l'alcool. Elle teint en jaune Irès-brillant. Elle donne des sels fort utilisés en teinture et qui possèdent la même nuance; ce sont :

La phospliine et le jaune de Gigala, qui sont des azotates ou chlorhydrates de chrysaniline.

La chrijsololuidine, qui fournit de belles teintes jaunes, s'oblicnt en chauffant le chlorhydrate de paratoluidine avecl'acide arsénique.

Acide picrique ou trinilrnphénol [voy. ce mot) et certains de ses sels, picrate de soude, de plomb, sont fréquemment employés dans la teinture des laines et des soies. La puissance tinctoriale de ces composés est très-considérable. Ils n'exigent aucun mordant pour se fixer sur les laines et les soies. Les libres végétales, lin, chanvre, se teignent avec mordant. Bien que fort brillantes, ces couleurs sont peu stables et on les maintient par un mordançage à l'alun ou à la crème de tartre.

Orangé Victoria, orange d'aniline, jaune d'or, jaune anglais. C'est un dérivé dinitré du phénol crésylique. Il se présente sous la forme de cristaux jaunes, iondant à 84 degrés, solubles dans l'eau bouillante, l'alcool, réther, le chloroforme. 11 teint aussi bien les fibres végétales que les fibres animales.

On emploie aussi avec avantage le trinitrocrésylol, qui est cristallisé en aiguilles jaunes, fondant h 100 degrés, à peu près insoluble dans l'eau froide, soluble dans l'alcool, l'éther. 11 teint comme le précédent en beau jaune les fibres végétales et animales.

Coralline jaune. Anrine. Résulte d'un mélange d'acide rosolique et d'aurine proprement dite. C'est une nuance qui tire un peu sur le jaune orangé.

Jaune de Fol. S'obtient par l'action de l'acide arsénique sur l'acide phénique avec addition d'acide acétique; une fois la couleur formée, on la précipite par addition de sel maiin. Ce produit se présente sous forme de lamelles rouge brun, d'un vif éclat et solubles dans l'eau, l'éther, l'alcool, l'esprit de bois, insoluble dans la benzine. Employé en teinture et en impression pour avoir des nuances jaunes.

Jaune de Campo-Bello, dérivé phénique. Les tissus teints avec ce produit coloi'ant résistent bien à l'action des agents extérieurs.

Jaunes dérivés de la naphtaline. Jaune français. C'est un produit cristallisé en aiguilles jaunes, non volatil, soluble dans l'eau chaiule, l'alcool, l'esprit de bois. Ce serait pour certains auteurs de l'acide chryséique. Sur soie et sur laine, il donne de forts beaux tons jaunes d'or.

Jaune de naphtaline. Résulte de l'action de l'acide azotique étendu sur la naphtaline; il se forme un précipité que l'on sépare du liquide acide et que

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l'on fait bouillir avec de l'eau ammoniacale à 5 pour 100. Celte couleur est liquide, d'un beau jaune et résistant bien à la lumière. Les nuances obtenues sur laine et sur soie sont fort belles.

Jaune de Martius, jaune de Mancbester, jaune deGanahl, jaune d'or. C'est le plus utilisé des jaunes de la série de la naphtaline. On le prépare en versant une solution acide de chlorhydrate de naphlylamine dans une solution d'azotite de potasse, puis on ajoute de l'ammoniaque. Il se sépare de petits cristaux d'un beau jaune. Celte teinte est fort intense. Ou l'emploie nature pour la soie, le maroquin, les tentures, les toiles peintes. C'est du binitronaplitol.

Jaune (ï anthvacène . Orangé (ïanthracène. Peu employé.

Jaune de murexide. Jaune dérivé de l'acide urique. S'obtient en jilongeant les tissus dans un sel de zinc, puis après on les passe dans un bain de purpurate d'ammoniaque.

Janne^i dérivés de l'aloès. L'aloïne ou principe amer retiré de l'aloès, donne avec l'acide azotique par oxydations successives avec le même acide une série de couleurs jaunes assez employées en teinture, à savoir :

l/acidc aloétique, qui, traité par l'acide azotique, donne l'acide chrysammique, qui, Il ailé par l'acide azotique, donne l'acide cbrysolépique.

Kilcs sont employées quelquefois, mais le plus souvent on utilise directement l'aloès. Ou s'en seit pour soies, laines ou cotons en impression; on emploie encore :

La flavaniline, qui est un jaune do la série de la quinoléine. Sert particulièrement à la soie et au coton.

La flavophénine, qui est un dérivé azoïque obtenu par combinaison du chlorure de tétrazodiphényle avec l'acide salicyli(|ue.

Couleurs assez solides, elles ont une teinte jaune serin, elles se fixent sans mordants.

RECHERCHE DES MATIÈUES COLOnANTES JAUiNES LES PLUS EMPLOYÉES

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