‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.52Chapitre 48 sur 67 · JEAN DE LETZ (SAINT · texte numérisé non relu

JEAN DE LETZ (SAINT

JEAIX (Les).

Jean de Uontii. VoiJ. DoNDI.

Jean de Gaddesden. VoiJ- GâDDESDEN.

Jean de :;tiiian. On iic sait absolument rien sur le compte de Jean de Milan, qui parait avoir joui d'une certaine ce'lébrité vers l'an 1100. On lui a titlribué le lameux poëme intitulé Regimen sanitatis, ou Schola Salernitana. Ce poème en vers latins, de mètre assez varialde, est dédié au duc Robert de Normandie, fils de Guillaume le Conquérant.

Jean de Milan est-il l'auteur du Regimen sanitatis? Gilles de Gorbeil, qui a étudié à Salerne, Arnaud de Villeneuve, qui a commenté ce livi-e au commencement du quatorzième siècle, ne nomment pas cet auteui-, dont le nom ne ligure d'ailleurs dans les manuscrits qu'à partir du quinzième siècle. Arnaud de Villeneuve, acceptant complètement renonciation contenue dans le premier vers :

Aiiglorum rcgi s^cribit Schola Iota Salerni,

débute ainsi dans son commentaire : Prsesens liber a docloribus Scholse Salernitan.T in graliam Régit; Angliœ conscriptus inulla et varia conservandx honse valeludinis pr;ccepla contpleclilur. »

Dans tous les anciens manuscrits, dans les anciens commentaires, ce poëme est présenté comme l'œuvre collective des médecins formant le collège de Salerne. Jean de Milan en aurait-il été le principal rédacteur? Piien ne le prouve^ Arnaud de Villeneuve, qui avait Irèscertainement passé par Salerne, écrivait à une époque assez rapprochée de la publication de ce livre pour savoir à quoi s'en tenir à cet égard. L. H.n.

Jean de Parme {Giovannidi Parina). Suivant Marini [Arch.pontif., I, 69), on pounait distinguer deux médecins de ce nom :

1" Le premier était prolèsseur à Brescia en 1298, avec 40 livres d'appointements; il avait auparavant pratiqué avec beaucoup d'éclat à Bologne : aussi fut-il choisi, pour faire partie d'une ambassade envoyée dans cette ville par les Brescians. C'est là à peu près tout ce qu'on a pu savoir de lui.

2" L'autre fut médecin du pape Clément VI à Avignon (1542-1562) et ensuite d'Innocent VI (1552-1562). Il avait été nommé préfet de Prato en 1548. Il vivait encore en 1563. Guy de Chauliac, énumérant, dans sa préface, les chirurgiens célèbres de son temps, dit : in Avenione... socius mcjis Johannes de Parma. D'un autre côté, Pétrarque, dans une lettre à Jean de Dondi, en parle en ces termes : Johannes Parmensii^, in ecclesia illa canonicus et confrater meus, qui, quaiiscumque esset in reliquis, medicinas magnum sibi nomen, non in patria solum, sed in romana Curia, inter illos Satrapas inque illa medicorum turba et colluvie peperat ita ut primus aut inter primos numerelur [Senil. 12, n" 2).

H y a dans la bibliothèque de Parme sa Practica et la Phlebotomia. On lui attribue encore quelques autres écrits.

Jean de Torneniire. VoiJ. Toi!>"EMIRE.

JEA.1K DE L.LZ (SAIXT-) (Statio>" maulne). Chef-Iieu de canton des

JENZAT (Eaix mtmîrales de). 609

Basses-Pyrénées au fond du golfe de Gascogne, à 18 kilomètres de Bayonne, station du chemin de fer qui conduit en Espagne, Saint-Jean de Luz est un petit port de merde 4000 habitants, entouré de riantes vallées et de montagnes boisées, très-favorables aux promenades et aux excursions. L'établissement de bains de mer est sur la plus belle plage de sable du golfe de Gascogne. La saison marine commence beaucoup plus tôt et finit beaucoup plus tard que dans les stations septentrionales. On peut se baigner dès le commencement du printemps et à la lin de l'automne sur la plage exposée au soleil, et par consé(picnt beaucoup plus chaude que celles d'Arcaclion et de Biarritz même. La percussion des vagues est très- sensible dans l'Océan, tandis que, comme nous l'avons dit, elle est bien moins ap[iréciable dans tous les postes maritimes de la Méditerranée française. A. B.

JEFFERSOXIA (Bap.t.). Genre de plantes, de la famille des Berbéridacées et de la série des Podophylliim, dont il a à peu près la fleur; mais les anthères s'ouvrent par deux panneaux répondant à deux demi-loges d'anlhère, comme il arrive dans les Épines-vineltes. Le fruit est aussi tout particulier : c'est comme \me urne, avec un sillon horizontal du côté oîi se Iroiive le placenta. Ce sillon sépare le sonmiet de la feuille carjiellaire, à la façon d'un couvercle; et ce dernier s'ouvre et se soulève à la maturité pour laisser échapper les graines arillées. Les Jeffersonia sont de l'Amérique et de l'Asie boréales; ce sont des herbes à rhizome souterrain, à feuilles basilaires, alternes, pétiolées, ordinairement bilobées, et à fleurs solitaires et i)édonculées- Le ./. diphylla est employé comme médicament aux Etats-Unis; son rhizome noirâtre est purgatif; il se prescrit comme anlirhumatisant et antisyphilitique. H. B.\.

Bibliographie. — Binr., in Ac(. Soc amer.. III. Ô54, icon. — DC, Piocir.. I. 111. — Endl., Gen., n. 4807. — B. II., Gen., 1, 44, ii. 17. — Mér. et de L., Dicl. mat. méd., III, 681. — RosE.NTH., Sipu plant, diaphor., 620. — Dot. Mac/., t. 1515. — II. Bs, Hisl. des pi, m, 59, 69, 75, fig. 72, 75. H. Un-

JE\XER (Edward). >'é à Berkeley le 17 mai 1749, mort dans cette ville le 26 janvier 1825. Il étudia la chirurgie à Londres sous Hunter, son compatriote et son ami, puis retourna dans sa ville natale. Dès 1775, Jeûner commença ses recherches sur la vaccine, mais ce n'est qu'en 1796 qu'il pratiqua la première inoculation. Le parlement lui vola en 1802 une récompense nationale de 10 000 livres, une autre de 20 000 livres en 1807; une statue lui fut érigée en 1857 sur le Trafalgar-square à Londres. Voici le titre de son unique ouvrage, devenu excessivement rare : .in Inrjuinj inlo the Causes and Effects of the Variolae Vaccinae, etc. (Londres, 1798, in-4"; 1800, in-8»; 1801, in-8"; nombreuses traductions). L. Hx.

JEXZ.YT (Eaux minéhales de). Hypothermales, bicarbonatées sadiques faibles, carboniques faibles. Dans le département de l'Allier, dans l'arrondissement et à 6 kilomètres de Gannat, sur la rive droite de la petite rivière la Sioule, émergent trois sources désignées sous le nom de sources de droite, du milieu et de gauche. Leur température varie de 25°,5 à 26%4 centigrade. M. Jules Lefort en a fait Lanalyse en 1852. Il a trouvé dans 1000 grammes d'eau les principes suivants :

700 JÉQUIRITY.

SOIIICE DE DROITE.

Bicarbonate de soude 0,585

— chaux 0,125

— magnésie 0,04i

— protoxyde de l'er traces.

Sulfate de soude O.ill

— potasse 0,019

Chlorure de sodium 0,229

— potassium 0,117

Silice 0,Oil

Alumine 0,009

Broiimres et iodures, arscniles de chaux,

matières organiques azotées traces.

socriCE

SOCRCE

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