JOBERT (DE LAMI]ALLE
son chef-lieu; les bateaux à vapeur partant de Saint-Malo et de Granville viennent aborder près de sa jetée. L'aspect de Saint- délier est complètement anglais, mais le langage de ses habitants est surtout le français et le bas-normand. La douceur du climat, les facilités de la vie malérielle, le bon marché relatif de toutes les denrées, dû à l'entrée en toute franchise des articles de consommalion, attirent dans la ville principale de l'île beaucoup de touristes et de familles qui y viennent prendre les bains de mer ou chercher la santé. Deux châteauxforts, l'un construit dans une île à l'ouest du port, l'autre sur un promontoire élevé, donnent à Saint-llélier une physionomie spéciale. Saint-Aubin est devenue une ville annexe de Saint-Hélier. On s'y rend par un petit chemin de fer, ou par de charmantes routes à travers des prairies où paissent des bestiaux d'une race très-pure, et une campagne fertile à peu près entièrement cultivée à la bêche. Des voitures privées ou publiques partent de Saint-Hélier pour les diverses plnges facilement accessibles. Les côtes de l'île sont constituées par des rochers abruptes qui ont quelquefois plus de 50 mèlrcs de hauteur. La baie de Saint- Hélier, tournée vers Granville et Saint-Malo, est complètement découverte à marée basse et remplie de varechs. Elle est composée d'un sable fin qui, de distance en distance, forme des bancs contenant des galets. Les vents du large sont plus calmes dans cette baie, parce que la masse même de l'île garantit contre ceux du nord et du nord-ouest. On y prend des bains de mer, mais les vagues y sont assez agitées i)our ([u'il faille se garder de s'y aventurer seul. Des établissemciits de bains de mer chauds se trouvent dans les rues qui aboutissent à la jetée.
Les baigneiirs qui fréquentent surtout cette station marine viennent des départements voisins de la Bretagne et de la Normandie. Les [)roductions de l'île sont exactement les mêmes que celles des campagnes aux environs de Coutances, d'Avranches et de Saint-Malo. Des monuments druidiques, dolmens, menhirs et cromlechs, y ont été retrouvés. H est du reste admis par les géographes que l'île de Jersey faisait autrefois partie du continent. A. R.
JERVIIVE. C'^H'^Az^O -1-2IP0. L'un des alcaloïdes de la racine de Veratrum album, où elle se trouve en même temps que la véralrine. Elle forme des cristaux incolores, presque insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool, très-peu dans l'ammoniaque. La jervine perd ses deux molécules d'eau de cristallisation à 100 degrés ; elle fond à une température supérieure et se décompose au-dessus de !200 degrés. Le chlorhydrate, le sulfate et le nitrate de jervine sont très-peu solubles dans l'eau et les acides; l'acétate est soluble. L. Ih.
JOB (Eaux minérales de). Athermales, amétalliles, carboniques moyennes. Dans le département du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement d'Ambert, dans la commune de Job, émergent trois sources, connues sous les noms de : source de Sagnétat, source de la Bécherie et source de la Souche. Leur eau a à peu près les mêmes caractères physiques et chimiques que l'eau de Grandrif {voy. ce mot). Ces sources d'ailleurs sont peu suivies et leur eau est exclusivement employée en boisson. ^' "•
JOBERT (DE LAMBAIXE) (Antoixe-Joseph). Ce célèbre chirurgien naquit à Matignon (Côtes-du-Nord), le 17 décembre 1799. Il étudia à Paris, fut reçu chirurgien des hôpitaux en 1829, nommé agrégé de la Faculté en 1830, chi-