JERSEY
Nicolas, dans un travail important ; Cornil et Berlioz [Archives de physiologie, 1883, novembre) ; enfin la seconde par Bordet (thèse de doctor. de Lyon, 1885), von Uippel {Archiv filr Ophthalin. , 1885, décembre), Manfredi {Revue (Vophthalm., n° 1, 1884) et Klein [Centralblatt f. med. Wissensch., févr. 1884), Salomonsen et Dirking Ilolinfeld, Bruylants et Vennemann. Ces deux manières de voir furent défendues avec un mérite égal et en faisant valoir de part et d'autre dos arguments de grande valeur. Tel était l'état de la question, quand nous la reprîmes, M. Schlagdenliaulfen et moi, à l'occasion d'une sophistication du jéquirily vrai par la Qvuxne d'Adenanthera pavoninaL., qui lui ressemble beaucoup comme apparence générale, mais dont la structure analomique est fort dissemblable. Nous fûmes conduits dans ce travail à rechercher de nouveau et à étudier le principe actif (alcaloïdique) découvert par Bruylants et Vennemann, et dont la nature fut inhrmée par ^Varden et Waddel (de Calcutta), puis par Joly [Rép. de pharmacie, 1885).
Comme les premiers auteurs et connue Béchamp et Dujardin-Beaumetz [Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 1885), nous constalâmes que la graine est toxique seulement par la méthode hypodermique et que cette toxicité doit être due à la jéquirityne de Bruylants et Vennemann, conclusions confirmées par Buffalini [A^in. di chimia, di farm., mars 188|3). Béchamp et Dujardin-Beaumetz avaient constaté que le principe actif des chimistes belges est un mélange de deux sub>tances. Warden et Waddel donnèrent le nom d'abrine au principe actif qu'ils découvrirent et isolèrent par l'action de l'alcool bouillant un acide particulier (acide abriqne) cristallisé, dépourvu d'action physiologique, répondant à la formule : C-'lI-'Cy^O^ [Pharmaceutical Journal and. Trans., t. XIII, p. 684, et XVI, p. 81). Parle même procédé, nous avons obtenu le même produit cristallisé auquel nous n'avons pas reconnu la propriété acide [Nouvelles recherches sur le vrai et le faux jéquirily, journal le Progrès de Genève 1887), et qui nous a donné la formule suivante : C'^ll-^Az^O^ ; ce produit existe dans les graines dans la proportion de 1,504 pour 100, nous l'avons nommé abrine.
D'autre part, nous avons reconnu que dans le faux jéquirily (Adenanthera pavonina), dépourvu de toute action phlogosique sur l'œil, les infusions de graines renferment les mêmes bacilles (bâtonnets cylindriques) signalés dans les infusions du vrai jéquirity. Nous avons conclu de ces faits: 1» que le vrai jéquirily contient, indépendamment de la jéquirityne de Bruylants et Vennemann et dont la composition a été nettement établie par Béchamp et Dujardin- Beaumetz, un principe neutre [abrine], de l'acide gallique et des matières colorantes; 2" que les éléments bacillaires fournis par la macération de l'une et de l'autre graine (le vrai et le faux jéquirity), étant absolument les mêmes et le faux jéquirity étant dépourvu d'action phlogogène, c'est à la composition chimique seule de l'Âbrus qu'il faut attribuer sa propriété dominante. Il reste à savoir si elle est parliculièic à Y abrine ou à \di jéquirityne. La question n'est donc pas encore complètement élucidée. Edouard Heckel.
JERSEY (Station marine). Est une île de la Manche à 25 kilomètres de la côte de France, et à plus de 150 kilomètres de celle d'Angleterre à laquelle cependant cette île appartient. Elle dépend du comté de Soulhampton, elle a 22 kilomètres de longueur environ, 15 kilomètres de largeur et 60000 habitants, dont 5000 Français. Sa superficie est de 110 kilomètres carrés. .Saint-Hélier est