JONES
moyeu thérapeutique (1875), Vliyglène morale (187G), sa mémoire (1877), et ils y furent fort appréciés. Leur auteur est mort à Paris dans un âge avancé, le U mai 1879. A. 1>.
JO\'C {Juncus L.). Genre de plantes qui a donné son nom à la famille des Joncacées {voy. ce mot).
Ce sont des herbes terrestres, le plus ordinairement vivaces, croissant pour la plupart dans les marais et les lieux humides des régions tempérées et même froides du globe. On en connaît près de 200 espèces. Plusieurs d'entre elles sont employées comme textiles et fourragères. D'autres, comme le J. effusus L., le J. comjlomeratus L. et le </. (jlaucus Ehrh. ou Jonc dex jardlniqrs, sont utilisées communément pour faire des liens. On prétend que dans le nord de l'Allemagne les souches du J. glaucus sont employées comme diurétiques.
Dans le langage vulgaire on désigne encore, sous le nom de Jonc, plusieurs plantes de familles différentes. Ainsi, on apjielle :
J. à balais, VAnindo phragmites h. de la famille des Graminées;
J. des tonnelliers, le Scirpus lacustris L. de la famille des Cypéracées;
J. du NU, le Cyperus Papyrus L. {voy. Socghet) ;
J. épineux ou J. marin, ÏUlex europceus L. de la famille des Légumineuses- Papilionacées, que l'on nomme également Ajonc, Landier, Vigneau;
J. fleuri, le Butomus lunhellatus L. de la famille des Alismacées ;
J. odorant, VAndropogon Schœnanthus L. {voy. Schœ.vanthe). Ed. Lef.
JOXCACÉES ou JOKCÉES [Juncacex Ag., Junceie DC). Groupe de plantes Monocotylédones, à fleurs ordinairement Iicrmaphodites, pourvues d'un périanlhe scarieux, à six divisions libres et bisériées. Les étamines, au nombre de six, plus rarement de trois par avortement, sont hypogynes ou insérées à la base des divisions du périanlhe. L'ovaire, libre, devient à la maturité une capsule trivalve, tantôt unilocalaire et trisperme, tantôt tiiloculaire et polvsperme. Elle renferme des graines petites, pourvues d'un albumen épais, charn\i, quelquefois farineux.
Les Joncacées sont des herbes annuelles ou vivaces, ci'oissant ordinairement dans les lieux marécageux. Leur souche, cespiteuse ou rampante, émet des tiges cylindriques, spongieuses, parfois cloisonnées par des diaphragmes médullaires. Les feuilles sont aUernes, à partie pétiolaire engauiante, à limbe plan, canaliculé ou cylindrique et, dans ce dernier cas, présentant souvent, de distance en distance, des renflements en forme de nœuds.
Les espèces, assez nombreuses, se répartissent notamment dans les genres Juncus L., Luzula DC et Prionium E. Mey. Ed. Lef.
JO.XES (He.vry-Bence). Médecin et chimiste anglais, né à Thorington Hall, Yoxford, dans le comté de Suffolk, le 51 décembre 1815. Il suivit à Londres les cours du Collège-Hôpital Saint-Georges et du collège de l'Université. H voyagea ensuite en Allemagne, où il étudia la chimie biologique avec Liebig. Revenu à Londres, il fut nommé médecin assistant à l'hôpital Saint-Georges et chargé du cours de médecine légale. Il communiqua ses recherches de chimie animale à la Société royale, et ses mémoires sur l'alcool, le sucre et l'acide tartrique, ont été appréciés des savants. Son travail On Gravel, Calculus and
DICT. ENC. 4° s, XVI, 45
706 JOSERAND (Eaux minérales de).
Gont, etc. (Londres, 1842), sa Chemistry in its Application ta Slomach and Benal Diseuses (1856), ses leçons sur quelques-unes des applications de la chimie et de la physique, à la pathologie et à la thérapeutique [Lectures on some of ihe Applications of Cliemisiry, etc. (1867), d'autres leçons sur la Matière et la force {On Malter and Tone, 1868), lui ont acquis une juste célébrité. Il est mort à Londres, le 20 avril 1873. A. D.
JOXQHL.LE. Voy. Narcisse.
JOiBiE ou MÉDAOUE (Eaux MINÉRALES de). Athermalcs, bicarbonatées calciqiies et sodicjues moyennes, chlorurées sodiques moyennes, carboniques fortes. Dans le déparlement du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement da Thiers, sur la rive droite de l'Allier, à une petite distance du village de José, émergent trois sources dites du Gros Bouillon, des Graviers, du Petit Bouillon, dont les eaux claires et limpides ont une odeur sulfuro-bitumineuse prononcée, surtout eu temps orageux. Leur goût est piquant et légèrement ferrugineux. Leur température varie de 15 à 16 degrés centigrade. Nous nous contentons de donner l'analyse de la source des Graviers qui est la plus fréquentée et employée en boisson. Bouquet a trouvé en 1855 dans 1000 grammes les principes suivants :
Bicarbonate de cliaux 1,91S
soude 1,290
— mag-uésie 0,9i2
— potasse.. 0,290
— protoxyde de fer 0,013
— stronliane et protoxyde do manganèse .... '!
Chlorure de sodium 1,116
Sullate de soude . . , 0,2i8
Arséniate de soude 0,002
Borate de soude ?
Silice 0,055
Matière organique trjces.
Total pes matures fixes . 5,882
Gaz acide carbonique libre l^^ûGS
Les eaux sont employées par les habitants du voisinage dans les difficultés de la digestion, dans la chlorose et l'anémie. Leur action diurétique prononcée les a fait utiliser aussi dans la gravelle et surtout dans la gravelle urique. liais ce qui a fait la prmcipale réputation des eaux de José, c'est leur efficacité contre les fièvres intermittentes rebelles, qu'elles soient encore récentes ou qu'elles existent depuis longtemps. Cette remarque a été faite par les médecins du pays et confirmée par M. le professeur Nivet (de Clermont-Ferrand). A. R.
.lOSERA^'B (Eaux mi>'érales de). Athermales, amétallites, carboniques moyennes. Dans le département du Puy-de-Dôme, au village de Piory, commune de Joserand, sur la route de Combronde à Saint-Pardoux, émergent diins des puits les sources de Joserand. Leur eau est louche et renferme des filaments de matière organique ; elle est d'abord inodore, mais, conservée pendant un certain temps à l'abri du contact de l'air, elle laisse exhaler une certaine odeur d'hydrogène sulturé. On n'en a pas exactement l'analyse quantitative ; on sait seulement qu'elle contient en dissolution des bicarbonates de soude, de chaux et de magnésie, de fer, du sulfate de soude et de la silice. Toutes ces substances