‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.52Chapitre 54 sur 67 · JOUBERT · texte numérisé non relu

JOUBERT

fixes sont à la dose d'envii'on 40 centigrammes par litre d'eau. Il n'y a a\icun établissement à Joserand, dont les eaux sont exclusivement em[iloyées on boisson par les paysans. Elles rendent parfois des services contre les digestions lentes et difficiles. A. lî.

JOUBARBE [Sempervivum L., Gen., n. 612). Genre de Crassulacées, remarquable par le nombre des parties de la Heur, ordinan-ement supérieur à 5. llya beaucoup d'espèces qui ont une dizaine de sépales, autant de pétales, deux fois autant d'étamines, et une dizaine de carpelles libres, formant un verticille central. Dans d'autres, le nombre de ces parties est plus élevé encore. Les ovaires renferment un nombie iniiétiiii d'ovules et deviennent des fruits secs. 11 y a une quarantaine d'espèces dans le genre joubarbe, avec de nombreuses formes et variétés. Ce sont des plantes grasses, à feuilles cliarnues, formant d'épaisses rosettes où elles sont disposées dans un ordre spiral très-régulier. Ces plantes portent souvent des propagules. Leurs fleurs forment des grappes ou des corymbes de cymes ou de glomérules. Nos espèces communes, notamment la J. des toits {Sempervivum tectorum L.), ont une grande réputation dans la médecine domestique et s'ap|)liquent sur les brûlures, les abcès, les hémorrboïdes, les cors et durillons. Elles agissent probablement par l'eau qu'elles renferment en quantité. On y a aussi trouvé « de l'albumine végétale et du surmalate de chaux ». On emploie surtout aux usages précédents les feuilles coupées, écrasées, crues ou cuites, parfois mélangées a l'huile ou la graisse. Le suc a aussi été administré à l'intérieur, principalement contre les fièvres bilieuses, les dysenteries. On l'a prescrit en collyres et en gargarismes. Ce suc a passé pour dissolvant des tophus articulaires des goutteux. On a aussi recommandé les feuilles sèches et pulvérisées; on les appliquait sur les ulcères rebelles pour les modifier. 11 y a encore des campagnes où on croit la Joubarbe des toits souveraine contre les lièvres d'accès, et en coagulant son suc par l'alcool on obtient une sorte de pâte qui est recommandée contie les éj)hélides. Toutes ces propriétés sont plus que probablement bien exagérées. Hien n'est meilleur, dit Tournefort, pour les chevaux fourbus, qu'une choplne de suc de Joubarbe. Cazin attribue un très bon effet aux gargarisme, de Joubarbe. Il dit avoir souvent calmé les céphalalgies par des applications sur le front des feuilles pilées. Que faut-il penser de ce qu'il rapporte des cataplasmes de Joubarbe pilée avec du vinaigre, appliques sur le scrotum pour arrêter les hémorrliagies nasales?

La Petite Joubarbe est le Sedum acre L. H. B.v.

Bibliographie. — Lamk, IlL, t. 413. — G.ïrtn., Fruct., l, 341, t. 6.5. — DC, Prodr., lit, 411. — E.NDL., Gen., n. 4625, — Mkr. et de L., Dict. mat, méd., VI, 305. — Gmn., Drog. simpL, éd. 7, 111,235. — Gaz., PI. méd. indig., éd. 5, 536. — B. H., Gen., I, G60. — II. B-v, Ilist. des pi., lU, 308, 522, lig. 538-540. II- Bx-

JOUBERT (Laurent). Né à Valence (Dauphiné), le 16 décembre 1529, mort à Lombert le 21 octobre 1585. Il pratiqua la médecine à Aubenas. puis à Montbrison, fut reçu docteur à Montpellier en 1558, puis nommé professeur d'analomie en 1566, chancelier de l'Université en 1574. En 1579, il fut appelé à la cour par Henri III pour être consulté, dit-on, sur les causes de la stérilité de la reine ; il n'y fit qu'un court séjour. Ses ouvrages sont nombreux : les plus importants ont pour titres :

70S JUGLANDACÉES.

I. Paradoxa medica seu de fehribus. Lugduni, 1566, in-12°. — II. De pesle liber, etc. Lngd., 1567, in-S"; Irnd. en franc. Paris, 1576; Lyon et Genève, 1581. — lit. Traité contre la blessure ou coup d'arquebuse, etc. Paris, 1570; Lyon, 1581. — IV. Chirurgia mac/na Guidonis de Cauliaco, etc. Lyon, 15<S4, in-8°; 1585, in-4°. — V. Erreurs 2)opulaires au fait de la médecine, etc. Bordeaux, 1570, in-S", et nombr. édit. L. Un.

JOLE. Foy. Face et Génoplastie.

JOUIIE (Eau minérale de). Alhermale, amétaUile, carbonique faible. Dans le département du Jura, dans l'arrondissement et à 0 kilomètres de Dôie, émerge une source, connue autrefois sous le nom de puits de la Muyre. Sa température est de 10", 5 centigrade. Massonfour on a fait l'analyse en 1809. 11 a trouvé dans 1000 grammes d'eau les principes suivants :

llicarbonale de oliaiix 0,1595

— mafinésio O.Ooôl

— soude O.Oi"24

Clilorurede sofliiim 0,7909

- m.Tpnèjitiin 0,4780

Sulfate do cliaiix 0,5824

Total tes matièwis fixis 1,9121

Gaz acide carljonique librr quant, ind.

Il n'y a aucun établissement à jouhe, dont les eaux sont consommées en boisson et jouissent auprès des paysan> d'une certaine réputation dans les maladies de la peau, dans les dyspepsies, dans les engorgements de l'intestin et des annexes des organes de la digestion. A. R.

JOLXIIV (Désirk-Ioseph). Né à Mont (Loir-et-Cher), le 5 mai 1821, mort à Paris le 18 mars 1874. II fut nommé agrégé de la Faculté de Paris en 1863; depuis 1855 il fit des leçons très-suivies sur les accouchements et les maladies des femmes. Il collabora à plusieurs recueils de médecine et à des journaux politiques sous des pseudonymes. Parmi ses ouvrages les plus importants citons : Anatom. et physiol. comparées du bassin des Mammifères (1864), Mém. sur les avantages du forceps et de la version dans les cas de rétrcciss. du bassin (1865, couronné par l'Acad. de méd.), Traité complet d'accouchement (1867, in-8°), etc. L. IIx.

JOl'RDA\' (Antoine-Jacques-Louis). Né à Paris le 29 décembre 1788, mort dans cette ville le 2 janvier 1848. 11 servit dans l'armée, fut reçu docteur en 1819, et se fixa dans la capitale. Il déploya une activité prodigieuse comme écrivain et comme traducteur d'ouvrages allemands. Parmi ses ouvrages originaux mentionnons : Traité complet de la maladie vénérienne (Paris, 1826, 2 vol. in-8"), Pharmacopée universelle (Paris, 1828, 2 vol. in-8*'; 1840; et

nombr. traduct.); Dict. raisonné, étijniologiciue des termes usités dans les

sciences naturelles (Paris, 1854, 2 vol.). L. II.n.

JUGLAXDACÊES OU JL'GLAniDËES (Juglandaceœ Linol., Juglandeœ DC). Groupe de plantes Dicotylédones, établi pour le Noyer et dont la place, dit M. H. Bâillon {Traité de botanique médicale, 1885, p. 1544), est fort ne ertaine, parce que ses organes de végétation le rapprochent beaucoup des Téré-

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