‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.53Chapitre 37 sur 74 · LAMINE UX · texte numérisé non relu

LAMINE UX

seulement d'un muscle et y former une véri.able tumeur. Le tissu lamineux présente, suivant les cas, tel ou tel des aspects qu'il a pendant son évolution fœtale, ou y ol"fre une quantité plus ou moins grande de ses éléments arrivés à l'état adipeux.

Du reste, les circonstances sont nombreuses dans lesquelles on voit le tissu lamineux interstitiel de certains organes, augmenter de quantité au fur et à mesure que les éléments anatomiques fondamenlaux du tissu qui les forme s'atrophient, de sorte qu'il se substitue graduellement à ceux-ci qui disparaissent. C'est ce dont le poumon chez les vieillards et beaucoup d'autres organes offrent de fréquents exemples, dans lesquels on peut trouver le tissu lamineux complètement développé ou seulement arrivé à telle ou telle des phases de son développement, prenant la place du tissu propre de ces organes et y formant des masses égales ou à peu près à celles que représentait ce dernier, mais douées d'une texture et de propriétés complètement différents.

Cette substitution du tissu lamineux qui se propage et s'avance entre les éléments fondamentaux de quelque autre tissu qui s'altèrent ou s'atrophient pendant qu'il prend leur place s'observe encore dans quelques circonstances analogues qui méritent d'être notées. Elle a heu en particulier dans la moelle des os, pendant la durée de certaines formes d'ostcomalacie, avec ou sans augmentation d'épaisseur des os plats, tels que ceux de la face du crâne ou même des os longs, alors que pendant ce temps-là les canaux vasculaires s'agrandissent par résorption de la substance osseuse qui diminue de quantité et se remplissent de tissu lamineux grisâtre relativement peu vasculaire. De cette résorption du tissu osseux même, dont les conduits et les cavités s'agrandissent en se remplissant de tissu lammeux, résulte cette importante particularité que les organes osseux diminuent de résistance à la pression et à la section par les instruments tranchants, bien que le tissu lamineux soit plus consistant que le tissu médullaire qu'il remplace et que dans certains cas les os augmentent d'épaisseur, comme on le voit surtout pour quelques os plats. {Voy. Ostéomalacie.)

Au contraire, la propagation et la substitution du tissu lamineux interlobulaire aux éléments des lobules du foie qui s'atrophient dans la cirrhose amène à la fois l'augmentation de la consistance et de la ténacité de cet organe et la diminution de la vascularité de ses lobules. Dans ces deux cas les éléments du tissu lamineux n'ont fait en quelque sorte qu'augmenter de quantité, relativement à celle qui existe dans la moelle osseuse et dans la capsule de Glisson. Il y a toutefois à noter cette différence que , dans les cas d'ostéomalacie avec substitution fibreuse ou mieux lumineuse, c'est du tissu lamineux proprement dit qu'on trouve, ayant la plupart de ses éléments arrivés à l'état de complet développement, tandis que dans la cirrhose à des fibres bien développées, disposées en nappes ou isolées sont associées à un bien plus grand nombre de corps ou cellules tibro-plastiques fusiformes et étoiles, ainsi qu'à de la matière amorphe finement granuleuse et tenace.

Dans l'altération hépatique accompagnant l'ictère grave, avec ramollissement et diminution de volume partielle ou générale de l'organe, on trouve aussi une substitution analogue du tissu lamineux, ou mieux une augmentation de quantité de celui qui à l'état normal forme les minces cloisons interlobulaires et reçoit le nom de capsule de Glisson. Seulement, dans ce dernier cas, la matière amorphe accompagnant les fibres lamineuses est plus aboiidaute et bien plus molle que dans le premier. Eu outre, les fibres lamineuses y sont moins nombreuses et les noyaux embryo-plastiques libres plus abondants. Dans aucun de ces cas, noa j)liij que

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