‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.53Chapitre 47 sur 74 · TOWL DES MATIÈRES FIXES · texte numérisé non relu

TOWL DES MATIÈRES FIXES

I Acide carljonique libre. . . 1,5741 cent. cub. 5,00tentcub.

Gaz ( — hydrogène sulfuré . . 0,0068 — 0 22 —

( Azote 0,6250 — 0^50 —

Total des gaz 2,00o'J cent. cub. SjTcent. cub.

On ne connaît pas la composition exacte de la Springquelle ni de la Gas-

LANGKNBUOCKI-IN (caux minluai.es de). 545

qacile; on sait seulement que les principes gazeux contenus dans l'eau de cette dernière source sont reçus sous un gazomètre établi au-dessus de son bassin de captage, d'où ilest conduit dans un réservoir herniéti([uement fermé. Un tube terminé par un robinet, s'ouvrant et se fermant à volonté, fait communiquer le réservoir avec la salle d'inhalation gazeuse qui constitue un des modes de traitement très-suivi à la station de Langenbrucken. L'établissement minéral est très-convenablement installé et renferme des moyens balnéaires nombreux et variés, ainsi qu'on peut en juger par leur énumération : eau en boisson, pure ou coupée de; lait ou de petit-lait, à la température de la source, ou artificiellement chaunée en vase clos ou par l'addition d'un aulre liquide à une température élevée; eau en bains et en douches; bains et douches de vapeur; bains et douches de gaz ; bains et douches en pluie chaude et froide, ou enfin salle d'inhalation sèche par les gaz purs de la Gasquelle. On ajoute à volonté àj'atniosphère de cette salle des vapeurs humides d'eau minérale.

Mode d'administration et doses. Les eaux de la Trinkquelle et de la Springquelle sont presque exclusivement employées en boisson. C'est à la dernière de ces sources, la plus facilement assimilable, qu'il convient d'adresser les malades pendant les premiers temps de leur séjour à^Langeubriicken. Ils doivent débuter par quatre verres chaque matin à jeun et, en général, à un quart d'heure d'intervalle; ladosedehuit verres par vingt-quatre heures doit être rarement dépassée. Lorsque les buveurs supportent bien l'eau de la Spriiigquelle pendant huit jours, ils doivent commencer à se rendre à la Trinkquelle dont l'eau est d'une digestion moins prompte, mais d'un effet plus marqué. Les bains d'eau doivent suivre la cure interne et les malades reçoivent le conseil de s'y rendre une heure après l'ingestion de leur dernier verre. Leur température varie de 53° à 35° centigrade et leur durée d'un quart d'heure à une heure. Ordinairement, on y reste un quart d'heure le premier jour ; l'on augmente de cinq minutes tous les jours jusqu'à une heure, temps que l'on dépasse exceptionnellement à Langenbrucken. Les douches d'eau verticales, horizontales, ascendantes ou en pluie, ont une durée d'une à dix minutes; leur température et leur jet sont aussi variés qu'on le désire. Les bains de vapeurs généraux par encaissement, se donnent pendant dix, vingt ou trente minutes, suivant le résultat qu'on veut obtenir, leur administration est presque toujours suivie de sudation dans une salle spéciale avec lit de repos. Les bains locaux se prennent dans des appareils semblables à ceux des grand bains ; des ouvertures pratiquées dans les parois de la boîte permettent de plonger dans la vapeur les parties malades et surtout les membres que l'on doit traiter par la médication thermale. Un robinet spécial fournit la vapeur qui doit être dirigée sur les points que l'ont veut doucher. La température des douches locales de vapeur se gradue en éloignant ou en rapprochant le jet de la partie malade. Les bains de gaz ont une durée de vingt minutes; les douches gazeuses, de dix minutes en général. Le séjour dans la salle d'inhalation gazeuse se prolonge habituellement pendant une demi-heure.

Emploi THÉRAPEUTIQUE. Les eaux delà Springqiielle et de la Trinkquelle en boisson sont utilement prescrites dans les affections dont l'anémie est le principal symptôme. La quantité de fer, si minime qu'elle soit, explique l'action reconstituante et Ionique de l'eau des sources de LaTigenbriicken employées à l'intérieur. Les catarrhes vésicaux et surtout pulniona res se trouvent très-bien aussi de l'usage interne des eaux de cette station minérale ; mais le médecin doit associer la médication atnndiatrique à l'eau en boisson dans les cas oîi les bronches sécrètent

5;C LANGGUTII.

anormalement, et t3n trop grande abondance, du mucus, du muco-pus, ou du pus. Ce n'est plus le principe ferrugineux qui donne la clef de l'effet tliérapeutjuue, les gaz aciie sulfureux et carbonique sont évidemment les éléments curatifs. Les bains hyperthermaux avec l'eau, la vapeur et les gaz ont de rrands avantages, lorsque l'on a affaire à des accidents rhumatismaux, lorsque surtout ils siègent dans les tissus articulaires, musculaires ou nerveux. Le médecin ne doit pas -oublier alors que l'augmentation de la transpiration est très-favorable et qu'il faut essuyer soigneusement les baigneurs quand ils sortent de l'eau, de la vapeur ou du gaz, puis les frictionner et les couclierdans un lit chauffé pour favoriser, autant que l'on peut, les fonctions de la peau qui se faisaient mal le plus souvent chez presque tous les malades. Certaines affections de la peau, à formes humides, se trouvent souvent mieux d'un traitement minéral par les eaux sulfureuses faibles et arlificiellement chauffées de Langenbriicken, que par les eaux hépatiques les plus fortes et les plus fixes. L'eau en boisson, les bains généraux d'eau et de vapeur, le séjour dans la salle de respiration, sont les DCoyens les plus ordinairement conseillés et les plus utiles alors.

Le lait et le petit-lait de vache, de brebis et de chèvre sont souvent employés à Langenbrûcken comme adjuvant de la cure minérale dans le traitement des affections pulmonaires.

Durée de la cure : de vingt à trente jours.

On n'exporte pas les eaux de Langenbrûcken. A. Rotdreau.

BiBLiOGUAPHiE. — Geigeb. Aiiulyse des Mincralwassers von Amalien- und Tr'inkquelle. Heidelberg, 1825. — Wanusleben. Neue Untersuchuncj der Trinkquelle. Heidelberg, 1851.

LArVGEOLE. Voy. EUPHR.USE.

LAi\<;EismAl\!S' (Johann-Gottfried), né à Maxen, près de Dresde, le 8 août 1768. Il étudia la médecine à la célèbre école d'Iéna, sous des maîtres tels que Stark, Loder, Hufeland, Scherer, etc., et se fit recevoir, dans cette université, en 1797. Il s'établit à Beyreuth et fut d'abord nommé professeur d'accouchements, puis (1802) co-directeur de la maison d'aliénés de Saint-Georges, près de Beyreuth. Il déploya dans cette position de rares talents d'administrateur, dont il fut récompensé plus tard par le titre de conseiller d'État, de membre de la section médicale du conseil ministériel (18l0), et enfin, en 1821, parla décoration de l'Aigle rouge de troisième classe. Langermann mourut le 5 septembre 1832. Il s'était surtout occupé de hautes questions de police médicale. Dans un ouvrage spécial sur la fièvre jaune, maladie qu'il regarde comme non contagieuse, il s'élève énergiquement contre les quarantaines et entre ainsi un des premiers dans cette voie où les Dahlias, les Devèze, mais surtout les Chervin se sont distingués.

Il a publié les ouvrages suivants :

I. Dits, de methodo cognoscendi curandique aninu morbos stabilienda. lense, 1797, in-S".

— II. Ueber dos gelbe Ficber, was Deutscidand davon zu besorgen..., etc? llof, 180."), in-S".

— III. Ueber den gegenwàrtigen Zustand der psijcliischen Heihnetliode der Geisleskranklieiten, und ûber, etc. In Med. chir. Ztg., t. IV, p. 90; 1805. — IV. Ueber die Lôsung der Nachgeburt, ein paar Worle an Publicutn zur AusrôUung, etc. Ilof und Bayreuth, 1808, in-8°.

— V. Il a édité l'ouvrage de Schweiggeb intitulé : Ueber Rranken- und Armen-Anstalten zu Paris, Zusàtzen, etc. Bayreuth, 1809, in-8<>. F. Bgo.

EAI^GGETH (Georges-Auguste), médecin allemand estimé, non par de grands talents, mais par son amour pour la science, et par les nombreux mémoires qu'il

a publiés; r.é à Leipzig, le 7 juin ilii, mort en 1782, après avoir, pendant quatre ans, été professeur d'anatomie et de botanique à Wurtemberg. On peut compter jusqu'à soixante-huit dissertations, la plupart imprimées sous le format in-4", qui sont tombées de la plume de cet infatigable travailleur, et qui roulent particulièrement sur l'anatoniie, la chirurgie et la chimie. On peut en voir la liste dans l'article consacré à ce médecin dans le Grand Dictionnaire des sciences médicales, en GO volumes (partie biographique, t. V, p. 513). A. G.

LA\«UA!\S (Daniel), né à Berne en 1728, étudia dans la célèbre université de Gœttingue, où il se fit recevoir docteur en 1748. Il revint ensuite pratiquer dans sa ville natale; nommé aux fonctions de médecin pensionné, il y demeura jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée le 15 juillet 1813.

Langhans a publié un assez bon nombre d'ouvrages dont quelques-uns ont eu, de leur temps, assez de succès auprès des gens du monde pour mériter les honneurs de la traduction ; ils sont, presque tous, depuis longtemps oubliés.

l. De Vasorum corporis humani lithiasi. Gœttinga;, 1747, in-i». — II. De causa a paslu oriumlœ somnolentiœ. Ibid., 1748. in-4". — III. De conscnsu partium corporis humani. Ibid., 1749, in-4°. — IV. Bcschrcibung versckicdener Merkwiirdig/ieiten des Simnienllials eines Theils der Berner Gebiets, ncbst, etc. Ziirich, 1753, in-S». — V. Enldcc/cung eines Mittels wieder die Auszehrung des Leibes und die Geschwiire der Lunr/en Ibid., 1754, in-S" et 1755, in- 1°. — VI. Besc/acibung der helvctisclicn Pillcn. Ibid., 1757, in-S», en franc. i)es gouttes Itch'ctiqucs éprouvées, etc. Lyon, 1759, in-b°. — VII. Beschreibung von der Natur und Krâften der Schweitzerischen Gletsclier spiritus. Zurich, 1758, in-S°. — VIII. Anweisung, wie man sich im Nothfalle selbst von dan gefahrlichsten und meisten Krankheiten bcfreien kônne. Berlin, 17b2-ij4, 4 Thle. in-S"; trad. fr. par E'"" (tidous) sous ce titre : Lart de se traiter et de se guérir soi-même, etc. Paris, 1768, 2 vol. in-12. — IX. Von den Krankheiten des Hofes und Weltleute in Frankreich. Berne, 1770, in-S" ; trad. fr. : Traité des maladies des gens de la cour et du beau monde. Lausanne, 1771, in-8°. — X. Von den Lastern, die sich an der Gesundheit der Menschen selbst râchen. Berne, 1775, in-8''. E. Bgd.

LAINGODIOI. Rumphius (Herb. amboin., IV, t. 18, 19) décrit sous ce nom deux Vitex indiens employés en médecine, les V. Negundo L. et trifolia L. {Voy. Gattilier). h. Bs.

IiAl\GOUSTE. Genre d'animaux crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures,^ établi par labricius. Ge genre, pour lequel Milne Edwards a formé la tribu des^ Langoustiens dans son Histoire naturelle des Crustacés, est essentiellement caractérisé par les antennes ayant la forme ordinaire, grosses et longues, mais avec l'article basilaire très-grand, soudé à son congénère, et renfermant l'appareil auditif. Les trois articles suivants sont gros, mobiles, couverts d'épines, et terminés par une longue tige multiarticulée. Les pattes sont toutes monodactyles. Les pattes antérieures, ou mains, se distinguent par leur petitesse des grandes mains comprimées et o\alaires des Homards. {Voy. Homards).

Dans ces dernières années, l'histoire du développement de ces animaux a fait un grand pas; il a été reconnu par Gerbe, et confirmé par Clans, que des œufs de Langouste éclosent de pe its crustacés qu'on avait rangés dans une f'amilk différente, sous le nom de Phy losomes.

Les Langoustes qui se trouvent en France, et dont la forme est généralement con< liue, sont de grands crustacés, i tégument très-dur, habitant les côtes rocailleuses »le la Méditerranée et de l'Océan, mais ne dépassant pas la Manche au nord On eu trouve d'autres espèces dans toutes les mers du globe. L'espèce des nianhs est la Langouste commune [Palinurus vulgaris) d'un brun violet, parfois vcrdàtre.

3i8 LANGUE (anatomie).

à taches jaunâtres, devenant d'un rouge vif par la cuisson. Sa chair a de gnuids rapports avec celle du Homard, et est presque aussi estimée. [Voy. Chl-stacls.)

A. Labouluène.

f^Ai^tiLSlSse (BkowxNe), médecin anglais, mort à Londres le 29 novembre 1759, auteur de quatre ou cinq ouvrages très-singuliers par les idées qui y sont émises. C'est lui qui, pour expliquer le mouvement musculaire, supposait dans la filire des esprits éthérés qui la feraient agir ; c'est lui qui a rédigé ces tables à l'aide desquelles il prétendait déterminer les différentes proportions de la sérosité et de la partie solide du sang, les degrés de cohésion des globules rouges qui constituent cette dernière, et la proportion des divers principes qu'on retire soit du sang, soit de l'urine, par l'aualyse chimique. Tout cela, et d'autres choses encore, sont consignés dans ces ouvrages :

I. New E/isaij on Muscular Motion, foundcd on E.rpcrimcnts and ycwtonian P/til siplty. LoikL, IT.'ij, in-S». — II. The Modem Tlicorij and Practicc of P/uisik. Lond., 1758 in-S». — III. pliysieal Expcrimenls upon Brutes. Lond., 17i5, in-8°; trad en franc., l'aris, 1749, in 8o — IV. Croonian Lectures ou Muscular Motion. Lond., 1747, in-8°. A. C.

la:%«RL'i\k-SI]R-!»ier (Station marine de), dansle département du Calvados, dans l'arroiidissemenL de Caen et à 15 kilomètres de cette ville, la ])lage de Laiigrune est très-belle, mais le sol des environs est aride et sablonneux, ce qui a probablement empêché ce village de prendre le développement de beaucoup de points de la côte de la Manche. Les n\atinées et les soirées sont ])resque toujours assez fraîches à cette station marine pour que les baigneurs soient avertis de se munir d'habits épais et chauds. Les hôtes accidentels de Langrune-sur-Mer viennent surtout des départements de l'ancienne provincev de Normandie qui n'ont pas de bains de mer dans leur voisinage, et qui ne cherchent pas les plaisirs ou les distractions des localités marines fréquentées par les gens à la mode.

I.AIV'WUE. § I. Anatomîe. Située dans la cavité buccale, qu'elle remplit en totalité chez l'homme et les animaux supérieurs, douée à la lois d'une extrême mol)ilité et d'une exquise sensibihté, la langue est le principal organe du goût. Elle prend, en outre, une très-grande part aux actes de la mastication, delà déglutition, de l'articulation des sons, et devient un véritable instrimient de préhension pour les ahments, chez la plupart des mammifères herbivores.

Bien qu'il soit incontestable que le sens du goût existe, à un certaui degré de développement, chez les animaux inférieurs, tels que les insectes et lesannéhdes; c'est vainement qu'on chercherait à trouver, dans l'appareil buccal de ces animaux, aucun organe assimilable à la langue des vertébrés. Les /joissons eux-mêmes n'en sont pas tous pourvus (les baudroies, par exemple, en sont complètement privées), et dans presque tous les groupas de cette classe, la langue n'est qu'une sorte de bourgeon ostéo-fibreux, invariable dans sa iorme. Le centre de cet organe, sa charpente, si l'on veut, est une apophyse osseuse dont le sommet, libre d'adhérences, s'avance, entre les deuxmàchoires, au-dessus du plancher de la bouche et dont 1;> base s'implante sur la pièce médiane de l'arc hyoïdien antérieur. Cette apophyse porte le nom d'os lingual; elle est entourée d'une couche de tissu coajouctif plus ou moins graisseux, enfermé lui-même dans une gaine que lui forme la muqueuse buccale. On conçoit qu'une langve ainsi constituée soit peu mobile,

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