‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.53Chapitre 61 sur 74 · partie mo enne ^4 o^. m r'^t'^'^T""'' ^'"^ ^"^■^'•'-'^' ^'-^^'-'ire la · texte numérisé non relu

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verticale, se prolonge en dehors de la corde vocale supérieure et jusque sur les côtés de l'épiglotte. (Voy. plus haut, fig. 4.)

La partie horizontale des ventricules du larynx a pour parois incomplètes en dedans, les faces externes des cordes vocales supérieures. La paroi inférieure est représentée par une certaine portion (la portion externe) de la face supérieure des cordes vocales inférieures. La paroi externe répond à la muqueuse, qui s'étend sur les couches musculaires aplaties du muscle thyro-arvténoïdien La portion verticale des ventricules du larynx (fig. 4) a des dimensions extrê- • mement variables, en rapport peut-êlre avec les nuances infiniment variées du timbre de la voix humaine. Tantôt cette portion verticale, qu'on désigne aussi sous le nom A arrière-cavité des ventricules peut à peine être suivie jusqu'au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde; tantôt elle remonte jusqu'à la partie moyemie de la membrane thyro-hyoïdienne ; d'autres fois jusqu'à l'os hyoïde L'arnère-cavité des ventricules correspond à la partie antérieure des faces latérales du vestibule du larynx, et placée au milieu d'un tissu cellulaire lâche qui sépare en ce point les rephs aryténo-épiglottiques du cartilage thyroïde et du li-îament thyro-hyoïdien médian. M. Sappey a vu l'arrière-cavité des ventricules s élever plus haut encore, jusque sous la muqueuse de la base de la lan^rue dépassant en avant les bords latéraux de l'épiglotte, et formant, lorsqu'on l'insulïlait une saillie de i centimètre J/2 de chaque côté de ces bords. Cette disposition exceptionnelle rappelle ces grandes cavités, de la grosseur du poing, qui font sailhe sur les côtés du cou chez les grands singes hurleurs, cavités qui ne sont que des dépendances des ventricules de Morgagni, enveloppés d'une coque osseuse qui lait corps avec les extrémités latérales de l'os hyoïde.

La forme de l'arrière-cavité des ventricules est aussi Irès-variable. Lorsque la communication de l'arrière-cavité avec la partie horizontale ou fondamentale des ventricules est large, et que d'une autre part son sommet va en se rétrécissant et en s'incurvant par le haut, elle a quelque analogie avec un bonnet phrygien, auquel on l'a comparée. Il n'est pas rare de voir un étranglement au point où la portion horizontale du ventricule devient verticale.

Aspect inlcrieur du larynx mr ihomme vivant. Dans les pages qui précèdent nous avons décrit l'intérieur du larynx tel qu'on peut le voir et l'étudier sur lé cadavre, c'est-à-dire alors qu'on peut l'examiner dans tous les sens, en avant en arrière, en haut, en bas, en dehors, en dedans; alors qu'à l'aide de l'instrument tranchant et par des coupes variées on peut se rendre un compte exact des rapports, de la disposition et delà texture des parties qui le composent. Les conditions ne sont plus les mêmes sur la vivant. A l'aide du laryngoscope, l'œil peut pénétrer dans l'intérieur du larynx et découvrir les parties les plus essentielles de l'apixireil vocal ; mais il est des parties qui restent cachées à l'observation. Par compensation, les portions intérieures du larynx qu'on peut apercevoir et examiner de cette manière se présentent avec des caractères qui n'existent plus sur le cadavre. Cet examen peut donner, par exemple sur la coloralion des diverses parties de la muqueuse laryngée sur le vivant (dans l'état physiologique et dans 1 état morbide), des notions que l'examen cadavérique ne saurait fournir. En outre, la circulation donne aux parties vivantes qu'on examine ainsi une sorte de tension ou de plénitude, bien différentes de l'état de flaccidité sous lequel elles se présentent sur le cadavre.

Les replis aryténo-épiglottiques qu'on peut embrasser dans toute leur étendue et surtout par leur bord supérieur à 1 orifice supérieur du larynx, offrent une épais-

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seur qu'ils n'ont pas sur le cadavre, et cette épaisseur va en augmentant du côté des cartilages aryténoïdes.

L'épigiotte présente certaines particularités qui dépendent et de ses dimensions et surtout de sa position. Elle est tantôt relevée presque perpendiculairement et légèrement inclinée sur la langue ; cette disposition paraît être la plus fréquente et peut être considérée comme normale. D'autres fois, elle est plus inclinée en avant et comme couchée sur le dos de la langue ; d'autres fois elle est plus ou moins inclinée en arrière, anomalie assez commune qui gêne beaucoup l'inspection des parties profondes. I Les replis de l'épigiotte, c'est-à-dire les tractus fibreux superficiels recouverts i par la membrane muijueuse et qui relient l'épigiotte à la langue et au pharynx, ; sont aussi beaucoup plus accusés sur le vivant que sur le cadavre. Au repli glosso-épiglottique médian, le seul qu'on aperçoive bien nettement sur le cadavre, viennent se joindre, sur le vivant, deux rephs glosso-épiglottiques latéraux, forj mant deux saillies moins élevées que le précédent, mais toujours bien distinctes, ' et formés par deux replis de la membrane muqueuse.

Chez quelques sujets, la glotte n'est visible que dans les deux tiers postérieurs environ ; mais avec un peu d'exercice il est facile de la découvrir dans toute son étendue. Elle se présente sous une forme triangulo-ovalaire à base postérieure affectant une direction horizontale très-légèrement ascendante d'avant en arrière. La saillie que forment les cordes vocales inférieures est plus accusée sur le vivant que sur le cadavre, alors même que le patient respire librement. Ces cordes apparaissent au-dessous des cordes vocales supérieures qui, sont rosées, comme deux rubans d'un blanc nacré plus rapprochés du centre.

Sur le vivant, l'ouverture seule des ventricules de Morgagni peut être aperçue. Dans les inspirations profondes, alors que la glotte est aussi largement ouverte fine possible, on peut apercevoir les parties inférieures du larynx, c'est-à-dire les parties sous-glottiques, mais seulement par leur face postérieure. On peut ainsi découvrir une grande partie de la paroi postérieure de la trachée, et même jusqu'à la division bronchique, lorsque l'éclairage du miroir laryngien est suffisant ' .

Différences du larynx chez l'homme et chez la femme. — Les différences ([ui existent entre la voix de l'homme et celle de la femme se traduisent dans l'instrument vocal, c'est-à-dire dans le larynx. Ces différences ont été signalées depuis longtemps. Il est vrai qu'on les a beaucoup exagérées; mais il est de fait qu'elles sont assez accusées. Le larynx de l'homme est plus développé que celui de la femme, et cela en dehors de toute considération de taille.

Avant môme de recourir à des mensurations exactes, il suffit de placer l'un près de l'autre le larynx d'un homme et celui d'une femme adulte pour constatera l'instant que le larynx diffère dans les deux §exes, non-seulement par les dimensions, mais encore par la forme, par l'épaisseur et par la résistance des parties! qui le composent.

Les formes du larynx de l'homme sont plus accusées, les lignes plus droites, ' les angles plus saillants. Dans le larynx de la femme, la ligne courbe domine; les formes sont plus arrondies, les angles plus mousses.

Cette différence frappe tout d'abord quand on examine l'angle que forme en aivant le cartilage thyroïde et aussi la saillie de l'échancrure qui termine cet angle par en haut (pomme d'Adam).

' Voyez, pour plus de détails, l'article Laryngoscope et Laryncoscop».

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Les cartilages du larynx sont moins épais, et plus malléables chez la femme; les ossifications qui les envahissent par les progrès de l'âge ne sont jamais ni aussi étendues ni aussi complètes chez elle que chez l'homme.

Les mômes différences se montrent dans les parties molles et notamment dans les muscles. Lorsqu'on veut préparer les muscles pour les étudier, ce n'est ni des larynx d'enfants ni des larynx de femmes qu'on choisit, et pour cause, mais des larynx d'hommes adultes et vigoureux, parce qu'on sait qu'on y trouvera des faisceaux musculaires plus forts et plus distincts.

M. Sappey a observé comparativement un certain nombre de larynx appartenant aux deux sexes, et il s'est attaché, pour chacun d'eux, à en déterminer les trois principaux diamètres ainsi que la plus grande circonférence. Ces mesures sont consignées dans le tableau suivant :

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