EN MILLIMÈTRES
22 ans
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Moyennes ........
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MOÏE.NNEA ........
qu'enfin il résonne à l'oreille d'une certaine manière. Une note tirée du violon ne donne pas à l'oreille la sensation que donne la même note exécutée surla flûte ou sur le piano. On peut donc distinguer dans les sons trois qualités : X'inlemité,. la hauteur et le timbre. L'intensité dépend de Y amplitude des vibrations du corps sonore ; la hauteur du son dépend du nombre des vibrations du corps sonore, exécutées dans un espace de temps déterminé, ou mieux de la durée des vibrations ; le timbre enfiu dépend de la forme de la vibration, laquelle est en rapport avec la nature des corps, et entraîne généralement le phénomène des harmoniques^.
Evidemment le timbre de la voix de chaque individu en particulier n'est que la résultante de la constitution intime de son appareil instrumental ; mais les conditions organiques auxquelles sont bées ces différentes expressions individuelles échappent et échapperont longtemps encore à l'anatomiste. Ajoutons que le timbre dépend non pas seulement de l'organe où se forme le son, mais encore de toutes les parties liées à l'organe sonore initial et qui entrent, avec lui et par lui, en vibration.
' Les tahleaux III, IV et Y sont empruntés à l'ouvrage de M. Ed. Fournie. [Physiologie de la voix et de la parole, p. 146. Paris, 1866.)
■^ Jusqu'à ces derniers temps la troisième qualité du son, nous voulons dire le timbre était restée entourée d'une obscurité que les beaux et récents travaux de M . Helmholtz ont en grande pan ie dissipée. Votj., pour l'exposition et l'application des ingénieuses expériences de M. Helmholtz, les articles t>o\ et Yoix,
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L'intensité di son dépendant de l'amplitude des vibrations, cette qualité du son est tout à fait indépendante de l'instrument vocal. L'intensité du son produit par un instrument dépend de la main de l'artiste qui conduit l'archet, ou qui souffle pour le faire résonner. L'intensité de la voix humaine dépend donc non du larynx, mais de l'énergie plus ou moms grande du courant d'air chassé par le poimion.
Quant à la dernière qualité du son, je veux dire la hauteur, celle-là est essentiellement liée aux dispositions de l'instrument, c'est-à-dire, pour nous renfermer dans l'étude de la voix humaine, à la longueur et au degré de tension des cordes vocales intérieures . En contractant les muscles intrinsèques du larynx, chacun peut mettre ses cordes vocales dans des états de tension vaiiés, et produire ainsi des sons de diverses hauteurs. Mais ce pouvoir est loin d'être le même pour tous et cela se conçoit aisément. Si par l'intermédiaire des muscles groupés autour des cordes vocales, nous pouvons agir sur la tension des lèvres vibrantes, c'est-à-dire des cordes vocales, voire même les allonger et les raccourcir, ces allongements et ces raccourcissements ne peuvent s'effectuer que dans une certaine mesure à laquelle les dimensions du larynx imposent d'infranchissables limites. Les uns disposeront aisément leur larynx pour la production des notes élevées ; d'autres éprouveront d'insurmontables difficultés à gravir l'échelle diatonique, et descendront au contraire à des degrés que les autres ne pouvaient atteindre. C'est en vertu de ces dispositions naturelles liées à une organisation détermmée du larynx que les chanteurs et les chanteuses ont été depuis longtemps catégorisés en trois groupes principaux : basse, hanjton et ténov, pour les premiers ; contralto, mezzo-sopratio et soprano pour les secondes.
On n'a que rarement l'occasion d'examiner après la mort les larvnx d'individus dont on a pu apprécier les qualités vocales durant la vie. Le laryngoscope permet cet examen comparatif. L'examen anatomico-physiologique sur le larynx vivant donne, d'ailleurs, de l'état des parties, une idée beaucoup plus juste et plus complète que celle qu'on pourrait tirer de l'inspection cadavérique.
Cet examen prouve ce que la palpationdes parties extérieures du larynx accessibles au toucher avait déjà permis de supposer ; à savoir, que l'organe vocal est à peu près indépendant de la stature, et que son volume est en rapport avec les qualités diatoniques, c'est-à-dire avec le diapason de la voix. Le larynx est d'autant plus volumineux que la voix s'étend davantage dans le registre d'en bas ; et réci- Itroquement les petits larynx sont en rapport avec les voix élevées. Un larynx volumuieux, dont l'angle antérieur de rencontre des lames du cartilage thyroïde s'accuse fortement au dehors, et dont le diamètre antéro-postérieur esl de 58 à 40 millimètres, se rencontre le plus communément chez des individus à forte constitution, à saillies musculaires prononcées, à tissu cellulaire peu abondant, et caractérise anatomiquement la voix dite de basse. Un larynx peu saillant au dehors, d'un diamètre antéro-postérieur de 52 à 54 millimètres, une constitution lymphatique ou sanguine, des formes arrondies, sont les attributs de la voix de ténor. Il suffit de se reporter aux tableaux I et II pour constater pareillement que, par les dimensions de ses diverses parties, le larynx de la femme est anatomiquement en rapport avec le registre plus élevé de sa voix.
Différence des larynx suiv.^m les âges. Ler, cartilages du larynx dans les nouveau-nés diffèrent à peine, pour la résistance, des anneaux cartilagineux de la trachée qui leur font suite. Ces cartilages sont minces et facilement dé^ rcssibles. Le cartilage aryténoïde ne forme qu'un noyau de petite dimension, relativement
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plus développé à sa base. Les ligaments fibreux-élastiques sont peu développés, les muscles intrinsèques, rudimentaires. Examiné à l'intérieur, le larynx du nouveau-né offre une niuqiieuso d'une couleur uniforme, généralement assez pâle; une couche épaisse lie mucus s'étend sur elle et remplit en partie les ventricules de Morgagni. Le diamètre transverse l'emporte sur le diamètre antéro-postérieur d'une quantité plus grande que chez l'adulte. Ainsi, tandis que, sur l'enfant de deux à trois mois, le diamètre transverse est de 15 à 18 millimètres, le diamètre antéro-postérieur n'est que de 10 à 12 ^
Pendant les premières années de la vie, le larynx varie très-peu dans ses dimensions, et son accroissement n'est pas proportionné à celui de la taille. Il est facile de confondre le larynx d'un enfant de six mois avec celui d'un enlluit de deux à trois ans. Dans les premières années de la \ie, les cornes inférieures du cartilage thyroïde sont aussi dévelop|)écs que les cornes supérieures. On remarque encore que la gouttière de la face postérieure de l'épiglotte est plus marquée que chez l'adulte : aussi la courbe que présente en avant l'épiglotte, dans le sens transversal, est-elle plus prononcée qu'elle le sera plus tard. Les ventricules de Moreagni sont,' relativement aux autres parties du larynx, plus larges et plus profonds. Ils croîtront moins en dimensions quand les autres parties du larynx se développeront autour d'eux. La partie intercartilagineuse (interaryténoidienne) de la glotte a presque la même étendue longitudniale que la partie interligamenteuse. Vers l'âge de six à sept ans, les ligaments fibreux des cordes vocales et les muscles commencent à se développer : un enfant de cet âge, avec un peu d'exercice, peut déjà facilement parcourir l'échelle diatonique d'un octave. Ju.squ'à l'âge de treize ou quatorze ans, le développement du larynx progresse lentement, et jusqu'à cet âge les larynx des deux sexes diffèrent fort peu l'un de l'autre, ce que traduit au dehors la ressemblance des sons de la voix. La lenteur du développement des diverses parties du larynx pendant l'enfance, ainsi que la similitude à peu près complète du larynx chez le jeune garçon et chez la jeune fille, ressortent clairement des deux tableaux que nous donnons à la page suivante.
Lié au développement rapide des organes sexuels qui s'accomplit à l'époque de la puberté, l'accroissement du larynx est rapide aussi, mais non pas tout à fait aussi rapide qu'on le croit généralement. Jusque-là, la jeune fille et le jeune f^arçon avaient une voix de timbre à peu près semblable et de même hauteur; la révolution de la puberté amène dans le larynx des changements qui vont entraîner dans la voix des deux sexes des différences caractéristiques.
C'est dans la zone supérieure du larynx, c'est-à-dire dans le cartilage thyroïde et dans les cartilages aryténoïdes, que les plus grands changements ont lieu. Le diamètre antéro-postérieur augmente par l'augmentation des lames du cai tilat^e thyroïde, dans le sens postérieur; le diamètre vertical, par l'augmentation des mêmes lames par en haut. Le diamètre transversal du larynx augmente moins proportionmllement. L'accroissement du cartilage cricoïde porte plus sur les dimensions en largeur qu'en hauteur. Les apophyses postérieure externe et antérieure interne des cartilages aryténoïdes croissent aussi d'une manière remar-
* Ainsi chez l'enfant nouveau-né le diamètre antéro-postérieur du larynx est au diamèlre tiansverse : : 3 : 5.
Chez l'homme adulte {voy. tabl. I) le diamètre antéro-postérieur est au diamètre transverse : : 4 : 5.
La femme adulte {voy. tabl. 1) diffère beaucoup moins sous ce rapport de l'enfant que l'homme. Chez elle le diamètre antéro-postérieur est au diamètre transverse : : 5 2:5.
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