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DICT. EXC. 2° S. I

18 LAGAZE.

en 1859. Dans l'intervalle il s'était présenté à cette même faculté pour disputer la cliaire de pathologie externe. Mais ses rares talents pour l'enseignement ne devaient t tre utilisés que dans la carrière qu'il s'était choisie. Nommé professeur à l'hôpital d'instruction de Metz, il ne tarda pas à être appelé sur un théâtre plus élevé, au Val-de-Gràce, où il démontra l'anatomie avec une lucidité et un éclat remarquables. Lacauchie fut, un moment, enlevé à ses fonctions, de 1849 à 1851, pour occuper le poste de chirurgien en chef de l'armée, lors de la première expédition de Rome. De retour en France, au bout de deux ans, il reprit ses travaux favoris d'anatomie qu'il avait encore continués pendant son absence, et qu'il poursuivait avec ardeur chez l'homme et chez les animaux, à l'aide d'un procédé particulier Yhydrotomie. Mais peu de temps après son retour, Lacauchie fut rapidement enlevé à la science par les suites d'une angine couenneuse.

Outre les remarquables dissertations qu'il soutint dans ses différents concours à Strasbourg et à Paris, Lacauchie est un des premiers qui ait étudié les maladies particulières au climat de l'Algérie ; on lui doit, en outre, un nouveau procédé de désarticulation avec un seul lambeau (section circulaire et incision verticale, qui permet de découvrir et d'ouvrir facilement l'articulation), etc. Mais son plus beau titre de gloire c'est d'avoir imaginé, ou si l'on veut, renouvelé un procédé de dissection dans lequel l'injection, soit préalable, soit continue des vaisseaux sanguins par de l'eau sous une certaine pression, détermine l'écartement des fibres, des lamelles qui constituent la plupart des organes et permet un examen plus facile de ces différentes parties. A l'aide de cet ingénieux procédé, Lacauchie a pu découvrir quelques organes, notamment une glande dans le tissu de la langue; constater l'existence de fibres musculaires dans des points où elles avaient été seulement soupçonnées. L'anatomie de la muqueuse intestinale a été parfaitement élucidée et la perforation des follicules agminés mise hors de doute.

Voici, au total, l'indication des principales publications de Lacauchie.

I. Réflexions sur tes maladies de l'armée d'occupation d'Alger et spécialement sur leurs causes. In Rec. de mém. de méd. milit., 1" sér., t. XXXV, p- 78; 1853. —II. Des hémorrhagies à la suite des opérations, moijens, etc. Th. de Paris, 185i, n° 555. — III. Appréciation des 7nét/iodes de traitement dans les rétentions d'urine. Th. de conc. (agrég. cMr.). Strasbourg, 1834, in-i". — Vi.Des secours que la chirurgie emprunte aux sciences accessoires. Th. de conc. (chaire de path. ext,). Strasbourg, 1856, in-4°. — V. Diagnostic des calculs vésicaux, appréciation des diverses méthodes relatives à l'opération de la taille. Th. de conc. (agrégat, chir.). Strasbourg, 1839, in-4°.— VI. Les maladies du col de la matrice et leur traitement. Th. de conc. (chaire de path. ext. pour Strasbourg) . Paris, 18il, in-i". — VII. Nouvelle méthode d'amputation dans la contiguïté des membres. In Ann. de la chir. fr. et étr., t. II, p. 44; 1841. — 'SWl. Études hydrotomiques et micrographiques. Paris, 1844, in-S», pi. 4. — IX. Esquisse sur l'histoire des amputations notamment de la méthode de Celse. Paris, 1850; in-b". E. BgD.

LACAZE (Louis De), né en 1705, à Lambeye dans le Béarn. Il fit ses études médicales à MontpelUer, où il se fit recevoir docteur en 1724. Quelques années après il venait à Paris précédé d'une réputation assez grande pour que Louis XY l'attachât à sa personne en qualité de médecin ordinaire. Il mourut en 1765.

Les doctrines médicales de Lacaze ont eu plus de retentissement à Montpellier qu à Paris même où elles furent promulguées. Ses relations intimes avec Bordeu, son parent et son ami, ont rendu communes beaucoup de leurs opinions et même, à en cro're Miiivielle, disciple et abréviateur de Bordeu, Lacaze aurait travaillé sur les manuscrits de ce dernier et se serait, en outre, fait aider par Vend {Traité de méd., etc. Extr. des ouvr. deméd. deBordeu. Préface, p. 50. Pari-.,

LACIIAPELLE. {<j

i??^, in-12). Il faut reconnaître cependant que leurs idées diffèrent sur plusieurs points et que Lacaze semble obéir plus que Bord eu aux entraînements de

son imagmation.

Lacaze s'attacha surtout à étudier le mécanisme des différentes fonctions on les observant sur lui-même, d'après les sensations qu'elles produisent au moment où elles s'exercent, et à relier cette connaissance aux phénomènes particuliers que présente l'état morbide. L'impression très-vive ressentie par lui, vers le creux de l'estomac quand il éprouvait une émotion vive, lui avait fait soupçonner l'existence d'un principe spécial vers cette région, le centre phrénique auquel il subordonnait l'action des différents organes; enfin il attribuait une grande importance à l'étude des effets produits par les agents extérieurs (choses non naturelles des anciens) sur l'économie vivante. Cet auteur peut donc être considéré comme l'un des premiers qui, dans le siècle dernier, ont donné la physiologie pour base à la pathologie. {Voij. Bordeu.) Du reste, tout en se jettant ainsi dans le système des propriétés et des forces de la vie, Lacaze ne put complètement échapper aux idées mécaniques qui régnaient de son temps à l'école de Montpellier, et il fit jouer un grand rôle aux propriétés physiques d'élasticité, de ressort, de vibration, etc., que présentent les organes.

Voici la liste des écrits dans lesquels Lacaxe a exposé ses doctrines ; aucun ne porte le nom de l'auteur.

\. Spécimen novimcdicinœ conspectus.V&vis,\li:^, in-S", et 2" édit. (très-augm.), ibiJ., 1751, in-S". — II. Institutiones medicce ex novo medicince conspectu. Paris, 1755, in-8°. —

III. Idée de l'homme physique et moral pour seroir d'introduction, etc. Paris, 1755, in-1'2. —

IV. Extrait raisonné du traité de l'homme physique et moral et des institutions médicales. Paris, 1/57, in-12. — V. Mélanges de physique et de morale. Paris, 1761, in-8». — VI. Lettres sur le m,eilleur moyen d'assurer le succès de l'éducation. Paris, 1704, in-12.

E. BcD.

LACCA, LACCIW. VoiJ. LaqUE.

LACCIIME. C'est la matière résineuse de la laque du commerce. Lisoluble dans l'eau; soluble dans l'alcool et l'éther. Voy. Laque.

LACCIQL'E (Acide). Décrit par John comme extrait de la laque en bâtons. Soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Voy. Laque.

LACEROK. Voy. Laitron, Pissenlit.

LACDAPELLE (Marie-Louise DUCJÉS veuve), mérite une place honorable à côté des plus dlustres sages-femmes, les Louise Bourgeois, les Boivin, etc. Elle était- née le l»"" janvier 1769, à Paris, où son père exerçait la médecine. Sa mère, sage-femme jurée au Châtelet, et personne d'un rare mérite, ayant été placée à la tête du service d'accouchements de l'Ilotel-Dieu, sa fille l'y suivit et, vivant dans ce milieu spécial, nourrie des excellents conseils et des exemples qu'dle avait sous les yeux, elle acquit promptement des connaissances solides et approfondies dans l'art obstétrical. En 1792, elle épousa M. Lachapelle, chirurgien de l'hôpital Saint-Louis, mais elle n'en continua pas moins de résider à FHôtel-Dieu, aidant et remplaçant souvent sa mère dans ses leçons et dans la pratique, si bien qu'en 1795, l'année même de la mort de son mari, elle fut promue au grade de sage-femmo-adjointe .

L'état affreux et maintes fois signalé dans lequel se trouvait le service des ac- <;ouchements à l'Hôtel-Dieu, avait enfin attiré l'attention de l'autorité. On voulait

20 LA CONDAMINE (eaux minérales de).

fonder un établissement dans lequel les femmes en couches fussent isolées des autres malades, et qui pût servir en même temps à l'iustructiou des élèves sagesfeunnes pour lesquelles la durée des études serait portée de trois mois à un an. L'hôpital de la Maternité fut créé en grande partie d'après les conseils de madame Lachapelle qui présida, avec une remarquable intelligence, aux travaux d'aménaf^ement de l'ancien Oratoire désigné pour cette fondation. Baudelocque fut char'1-é, comme professeur, de l'enseignement théorique, et madame Lachapelle de la partie pratique dans laquelle elle exerçait et dirigeait les élèves. Mais elle ne se bornait pas à donner des leçons, elle avait aussi amassé un nombre considérable d'observations et de matériaux dont on doit la publication à son neveu, accoucheur et savant distingué, Ant. Dugès. Atteinte depuis longtemps d'une trrave maladie organique, madame Lachapelle succomba le 4 octobre 1821,, à peine âgée de cinquante-deux ans.

Elle avait, de son vivant, publié les ouvrages ou articles suivants complétés. après sa mort.

I. Observations sur divers cas d'accouchements (rupture du vagin; présentation de la face,, issue prématurée du cordon; accouchement précédé de convulsions). In Annuaire mécl. cliir. des hôpit., Paris, 1819, in-4", p. 542-555. — II. Pratique des accouchements (niém. ou observ. choisies), publiée par Ant. Dugès. Paris, 1821, in-8° ^du vivant de l'auteur), et, mêmetitre, t. II et III, également par Dugès. Paris, 1825, in-8''. E. Bgd.

liACDARRIËRE (Joseph de), natif d'Annecy, en Savoie, vint à Paris pour s'y former dans la pratique de la médecine, et surtout de la chirurgie, et a publié ces deux compilations :

l. Traité des opérations de chirurgie, avec jjîusieurs observations et une idée générale des plaies. Paris, 1690, in-12. — II. Anatomie nouvelle de V homme et de ses dépendances, Paris, 1705, in-8°. A. C.

liA CIOTAT (Bains de mer de). A 25 kilomètres de Marseille. Cette station offre, par son chmat relativement chaud et sec, par la tranquillité de la mer, les avantages ordinaires des bahis de la Méditérannée. A. R.

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