‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 13 sur 86 · LE BAS · texte numérisé non relu

LE BAS

Leamington un traitement parles eaux chlorurées, sulfatées et sulfureuses, qui, plusieurs fois, a été très-utile.

Toutes les eaux des sources polymétallites fortes de Leamington sont contreindiquées lorsqu'on redoute de déterminer une congestion cérébrale ou de surexciter le système nerveux.

La durée de la cure est de quinze jours, mais certains habitants de la ville on l'habitude de venir tous les matins boire un verre d'eau minérale de l'une des sources de Leamington.

On n'exporte pas les eaux de cette station thermale. A. Rothreau. '

Bibliographie. — Kerr (docteur). Water of Leamington. 1784. — Johnston (docteurj . Springs of Leamington. Birmingham 1790. — Lambe (docteur). Account of the ivafers appared in the « Manchester Philosophical Transactions. » 1794. — Jepiison (docteur). The water of Leamington. — Lee (Edwin). The central watering Places. — Leamingtoîi, — p. 57-45. Londoii, 1861, in-12. A. R.

lE BAS (Jean), maître en chirurgie (1756), natif d'Orléans. 11 ne faut souvent qu'une circonstance pour tirer un homme de l'oubli, lorsque cet homme est aidé par de l'intelligence, du savoir et le désir de faire parler de lui. Jean Le Bas a prouvé encore la vérité de cette maxime. Il n'était connu à Paris que comme un bon praticien, auteur de deux ouvrages assez médiocres* Ergo cataractœ tutior exiractio forcificum ope, Paris, 1754, in-4''; De fractura femoris thèses anatomicce et chirurgicœ,Vwcis, 1764, in-4°, lorsqu'un procès mémorable le mit tout à coup aux prises avec les médecins et chirurgiens les plus célèbres de l'époque. Un marquis Charles de '**, épouse à 72 ans une demoiselle Pienée de *** qui n'avait pas dépassé la Ircntième année; les époux passent quatre ans de mai'iage sans avoir d'enfants, et au bout de ces quatre ans, le susdit bonhomme tombe malade dans la nuit du 7 au 8 octobre 1762, d'une gangrène des membres inférieurs, et meurt le 17 novembre, âgé de 76 ans. Rien d'extraordinaire jusqu'à présent . Mais voilà que le 5 octobre 1765 — c'est-à-dire un an moins quatre jours après la mise au ht du vieux marquis pour la maladie qui devait le tuer, sa femme, dame Renée de *** met au monde un gros poupon, bien portant, né à terme, et qui vécut. . . On demande si l'enfant de la marquise, né 319 jours ou plus de dix mois et demi après là mort du marquis, peut être réputé l'enfant légitime du bonhomme... ? Ce n'est pas dire trop que d'assurer que le procès dans lequel cette question fut posée à la science émut davantage le faubour-^ Saint- Germain et le quartier de l'Université que les grandes questions politiques du jour. Ceux-ci prirent le parti des héritiers du marquis, ceux-là proclamèrent l'innocence et la vertu conjugale de la marquise ; et les médecins... ne manquèrent pas non plus de se diviser en deux camps... ! La Faculté de médecine, toujours fidèle à Hippocrate qui fixe la grossesse la plus longue à neuf mois dix jours, déclara par la voie de Bouvart, Baron jeune, Verdelhan, Poissonnier, Bellot, Borie, Mac-Mahon, Macquart et Soher, que la grossesse légitime de la marquise était impossible, et que par conséquent son poupon était bâtard. C'est contre cet avis de la Faculté, c'est contre des mémoires publiés, à cette occasion, par Bouvart (voy. ce nom) que Le Bas tailla sa plume, soutenant avec aigreur, avec empor^ tement, mais avec un talent réel de discussion, de critique et d'exposition, qu'il était impossible de déterminer une époque invariable pour l'accouchement. La ciuestion des naissances tardives sera traitée dans ce Dictionnaire ; mais le confrère qui se chargera de l'article devra nécessairement consulter et méditer les opuscules suivants du chirurgiou Jca;i r;C Bas :

ilfl LE BOULOU (e.il'X m^néiwIles de).

I. Question importante. Peut-on déterminer un terme préfixe pour l'accouchement? Vavh, 1764, in-8, lU p. — II. Lettre cVun naturaliste de la baie de Quiberon, qui croit à la vertu des femmes, in le supplément, etc. Paris, l'/t)5, iii-8°. — IH. Nouvelles observations sur les naissances tardives... suivies d'une consultation de cclcbrcs médecins et chirurgiens de Paris. Paris, 1755, in-8». — IV. Beclierchcs sur la durée de la grossesse. Paris, 1766, in-S". — V. Lettre à M. Bouvart, docteur en médecine de la Faculté de Patns, au sujet de sa dernière consultation sur une naissance prétendue tardive, pour servir de réponse... T. I, Amsterdam, 17C5, in-8", etc. A. C.

LEBER (FERDmAND), lié à Vienne, en Autriche, en 1727, reçu maître en chirurgie le 31 mars 1750, acquit une grande réputation dans sa ville natale ; il était chargé de pratiquer les grandes opérations chirurgicales à la célèbre clinique de deHaen, et, en 1761, il remplaça Jaus dans la chaire d'anatomie et de chirurgie. Leber était premier chirurgien de l'empire d'Autriche, quand il mourut le 14 octobre 1808, laissant, entre autres ouvrages, des leçons sur les dissections, qui ont eu longtemps en Allemagne beaucoup de succès, bien que tirées en grande parti© des ouvrages de Winslow et de Haller.

1. Ahhandlung von der Nulzharkeit des Schierlings in der Wundarzneikunst. y\'ien, 1762, jn-4°. — II. Vorlesungen iibcr die Zergliederungskunst . Ibicl., 1776-78, in-8°. Trad. lat., 1778, in-8°. — III. Briefc ilber verschiedene Gegenstànde der Arzneikunst, Langensalza, 1776, in-S». E. Bgd.

I.EBLANC (Louis), né à Pontoise, mort à Orléans à la fin du dix-huitième

siècle, a été un chirurgien distingué, et s'est surtout signalé dans l'opération des

hernies. Professeur royal de chirurgie à Orléans, chirurgien de l'Hôtel-Dieu de

celte ville, il a laissé les ouvrages suivants, sans compter plusieurs observations

insérées dans les Mémoires de l'Académie de chirurgie et dans le Journal de

médecine :

I. Discours sur l'utilité de Vanatomie. Paris, 1764, in-8». — II . Nouvelle ihéthode d'opérer les hernies. Orléans, 1766, in-8°. — III. Piéfutation de quelciucs réflexions sur l'opération de la hernie. ]n Mém. de VAcad. de chirurgie, 4" \'ol. — lY. Précis d'opérations de chirurgic. Paris, 1775, in-8% 2 vol. — V. OEuvres chirurgicales contenant imprécis d'opérations et une méthode de traiter les hernies. Paris, 1779, in-8°, 2 vol.

La « Nouvelle méthode d'opérer les hernies » de Louis Leblanc, consistait à faire rentrer l'intestin, après l'ouverture du sac, par simple dilatation de l'anneau inguinal, et sans incision de cet anneau. A. C.

liE BOULOl! (Eaux MINÉRALES de), athermales ou protothermales , bicarbonatées sodiques moyennes ou ferrugineuses faibles, carboniques moyennes ou faibles. Dans le département des Pyrénées-Orientales, dans l'arrondissement de Géret, à 8 kilomètres de la ville de ce nom, à 5 kilomètres de la frontière d'Espagne, à une petite distance du village du Boulou, sur un des versants de la montagne des Alberès, émergent les quatre sources que l'on désigne par les noms de : 1" sou7xe du Boidou, 2" soiirce de Saint-Martin de Fenouilla, o" source Sor'ede, 4" source Laroque. L'eau des quatre sources du Boulou a à peu près les mêmes caractères physiques et chimiques ; elle ne diffère que par la quantité plus ou moins considérable de rouille qu'elle laisse déposer dans ses bassins de captage ou dans ses ruisseaux d'écoulement, et par sa température. Cette eau est claire et transparente, sans odeur, d'un goût sensiblement ferrugineux ; elle laisse dégager un certain nombre/le bulles qui viennent s'épanouir à sa surface. La température de la source du Boulou est de 17", 5 cenligrade, celle de la source de Saint-Wartin de Fenouilla de 16",25 centigrade, celle de la source Sorède de 20°, 8 centigrade et celle de la source Laroque de IS^jC centigrade. La source de Saint-Martin de Fenouilla est celle dont le débit est le plus considérable ; la source

LE BOULOU (eaux minérales de). iH

àa Boulou, dont le point d'émergence est à 200 mètres de la source de Saint- Martin de Fenouilla, a ensuite le rendement le plus important. La source Sorède a son griffon dans le lit même de la petite rivière dont elle porte le nom ; les filets de la source Laroque suintent par les interstices du rocher, le plus gros sort par un point que l'on appelle le font d'Aram.

Anglada a fait l'analyse chimique de l'eau des quatre sources du Boulou. Cet auteur a trouvé dans 1,000 gramm.es de chacune de ces eaux les principes suivants :

Page 1