LÉZARD
mouvements se ralentissent, enfin, pendant la saison froide, ils sont en complète hibernation et privés de mouvement. Leur nourriture consiste en insectes, vers de terre, petits mollusques, etc.; leur digestion est lente. Ils beivent en lapant à la façon des chiens.
Ce: animaux ont un naturel doux et n'attaquent point l'homme. Ils ne cherchent à mordre que lorsqu'on les a saisis ou qu'on les empêche de s'échapper. Les grandes espèces ne redoutent ni les chiens ni, dit-on, les serpents.
La morsure des Lézards n'est point venimeuse et produit simplement une forte pression ; la morsure peut au plus se compliquer d'une légère éraillure de la peau si l'animal a retiré la tête en serrant de toutes ses forces ses mâchoires garnies de petites dents disposées en lignes droites.
Les Lézards vivent de proie, ils font la chasse aux petits animaux, insectes, mollusques, etc.; Dugès prétend qu'ils mangent parfois leurs propres œufs quand ils sont poussés par la f ami. Les Lézards peuvent supporter de longs jeûnes ; leur voix se réduit à un faible cri ou à un soufflement plus ou moins violent.
Les attributs des sexes sont peu visibles. Les mâles ont l'origine de la queue large, aplatie et sillonnée, elle est arrondie chez les femelles ; de plus, la coloration du corps est moins brillante chez ces dernières, ainsi que chez les jeunes. L'accouplement dure longtemps. La femelle pond de 7 à 9 œufs, placés ordinairement dans un nid spécial, mais parfois réunis à ceux d'autres femelles, car on trouve parfois jusqu'à 50 œufs rassemblés. La coque des œufs est poreuse; ils éclosent par la chaleur atmosphérique. Quelques espèces de lézards sont presque vivipares, les petits sortant de l'œuf quelques minutes après que ces œufs ont été pondus.
La durée de la vie chez ces animaux est considérable ; elle serait de plus de vingt ans, suivant Bonaterre. Le renou\eIlement de la queue fragile des Lézards se fait avec rapidité. On avait observé depuis longtemps qu'un Lézard peut marcher avec assez de vivacité, lïianifester des sensations et vivre pendant quelques jours après avoir été décapité.
Les principales espèces de Lézards de nos contrées sont :
Le Lézard des souches [Lacerta stirpium Daudiîj), à dos brun, plus ou moins rougeàtre, ocellé de noirâtre, les côtés du corps verts ocellés de brun, le ventre blanc, parfois piqueté de noir. La coloration est très-variable du reste suivant les sexes et les individus. Taille 21 centimètres, y compris la queue, longue elle-même de 12 centimèlres. — Assez commun, place son terrier sous les touffes d'herbes, les racines des arbres, agile et peu craintif.
Le Lézard vert [Lacerta viridls Daud.), uniformément vert en dessus dans l'âge adulte, parfois piqueté de brun dans les variétés nombreuses de l'espèce ; il est plus ou moins brun et à taches vertes dans le jeune âge ; habite les endroits boisés et exposés au soleil. — Commun; la chair n'en est pas, dit-on, désagréable.
Le Lézard ocellé [Lacerta ocellata D.vud.), vert, varié, taché ou réticulé de noir à grandes taches bleues et rondes sur les flancs, le dessous du corps blanc glacé de vert. Taille atteignant 40 centimètres et plus, la queue ayant 25 centimètres. — Grande et belle espèce du midi de la France ; on le trouve dans la foret de Fontainebleau.
Le Lézard des murailles (Lacerta viuraria La.uresti) est le Lézard gris de Daudin. C'est l'espèce la plus commune et répandue partout, d'un gris cendré, marqué de traits et de points brunâtres; le ventre et le dessous de la qu'eue d'un blanc luisant. Il ne dépasse guère 20 centimètres de longueur; la queue y entre poui 14 centimètres.