‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 53 sur 86 · LÉZARD · texte numérisé non relu

LÉZARD

levain donne au pain un goût sûr, et une odeur peu agréable. La suDstitution au moins partielle de la levure au levain est un progrès qui s'effectuera dès que le commerce fournira la première dans de bonnes conditions. C'est pour répondre à ce besoin qu'on a installé en Allemagne des fabriques de levure dans lesquelles celle-ci, étant l'objet principal de la fabrication, et non un produit accessoire comme dans les brasseries, peut acquérir les meilleures qualités.

Cette fabrication s'effectue à Vienne et en Moravie. La levure est préparée au moyen d'un moût (ou infusion à une température convenable) de malt, de seigle et de maïs. L'absence du houblon permet d'obtenir des produits non amers et moins odorants. 11 paraît qu'on peut obtenir en levure jusqu'à 0,1 du poids du grain employé.

A mesure que la fermentation alcoolique avance, on enlève la levure qui surnage, on la presse pour faire écouler l'excédant d'humidité, et on l'emballe dans des caisses. L'opération dure environ soixante-douze heures. La levure viennoise doit ctre employée aussitôt que possible; elle est plus active que la levure des brasseurs dans la proportion de 2 à 3. D'après MM. Payen, Champion et Henry Pellct, elle contient seulement un quart de son poids de substance sèche; cette dernière renferme 0,077 d'azote et 0,035 de matière grasse. L'incinération fournit 0,081 de cendres dont 1 00 parties contiennent :

Acide phosphorique 46,9

— siliciciue 1,8

Potasse 22,3

Soude 15,9

Magnésie 5,0

Chjus 1,3

Eau (combinée avec les phosphates) i,i

Chlore et acide sulfurique traces.

Oxyde de fer et pertes 2,4

Total 10Ù,0

(Voyez pour la description du champignon de la leviire Cryptococcus.)

P. COULIER.

liEU'IS (WiLtiAM), chimiste anglais, mort le 21 janvier 1781, et qui vivait à Kingston, dans le comté de Surrey. On a de lui :

I. Expérimental Examinalion. Lond., 1754, in-S". — II, La platine, l'or blanc, ou le huitième métal. Paris, 1756, in-12. — III. Expérimental History of tlie materia medica. Lond., 1160-1784, in-4». Traduit en français par Le Bègue de Pi-esle (1771). — IV. Commercium philosophico-technicum, or tlie Philosoplùcal Commerce of Arts. Lond., 1785, in-4''. — V. Course of Pracfical Chemistry. Lond., 17ùO, in-S", etc. A. C.

liÉZARD {lacerta, de lacertosus, bien musclé). Genre de Reptiles de l'ordre des Sauriens, formant le type de la famille des Lacertidés. Ces animaux si connus composent un groupe des plus naturels ; leur corps est très-effilé, leur colonne vertébrale est composée d'un grand nombre de vertèbres à articulations très-mobiles, permettant des mouvements très-prompts et très-étendus ; leurs pattes articulées à angle droit sur le corps, sont fines, quoique robustes, mais trop courtes pour supporter le poids du Lézard, aussi l'abdomen et la queue traînent sur le solla queue est longue et douée d'élasticité.

L'agihté des Lézards est très-grande ; ils se cramponnent aux murs, aux rochers, aux troncs d'arbres au moyen de leurs ongles, et ils se portent rapidement vers un point ou s'enfuient avec prestcbse au moindre bruit. Quand le soleil est ardent, lem' course est des plus vives, mais dès que la température baisse leurs

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