LIQUEURS
-vers l'enveloppe extérieure que l'on ne redoute pas de ramener à un état aigu.
On peut suivre à Lippspring une cure par le petit-lait de vache, de chèvre ou de brebis. Comme l'application de ce traitement n'offre rien de remarquable dans cette localité, nous ne croyons pas devoir insister sur ses effets physiologiques et cura tifs.
Durée de la cure, de vingt jours à un mois.
On exporte peu l'eau de Lippspring. A. Rotureau.
Bibliographie. — Piepeb. Ueber die Wirkungen der Arminiiisquelle in Lippspring. Paderborn, 1841. — Fischer. Die Heilquelle zu Lippspring. In Dalneologische Zeitung, t. I.
LIQUEURS. Sous ce nom on désigne un grand nombre de préparations médicinales de composition très-diverse. On donne aussi le nom de liqueurs à des produits qui résultent du mélange de l'alcool avec le sucre et des eaux aromatiques. Peut-être devrait-on réserver ce nom à ces derniers, et désigner les liqueurs qui sont employées en médecine sous celui de solutions?
Les principales liqueurs employées en médecine sont les suivantes :
Liqueur anodine nitr en se ou Éther nitinque alcoolise'. Mélange à parties égales d'éther nitreux et d'alcool. {Voy. Éther nitreux.)
Liqueur anti-arthritique. (EUer.) Mélange à parties égales de liqueur de corne de cerf succinée et d'éther sulfurique. Employée contre la goutte et les rhumatismes invétérés à la dose de 20 à 40 gouttes dans de l'eau sucrée, 2 à 3 fois par jour. Cette liqueur, qui a joui autrefois d'une très-grande réputation, est peu employée aujourd'hui. {Voy. Cobnede cerf.)
Liqueur antiscrofuleuse. (Hufeland.) Solution de 2 grammes de chlorure de baryum dans 50 grammes d'eau distillée. De 5 à 20 gouttes, trois fois par jour pour les enfants, et 50 à 60 gouttes pour les adultes.
Liqueur ammonicale anisée. Alcool, 96 grammes; essence d'anis, 5 grammes; ammoniaque pure, 24 grammes. Dose : 10 gouttes, quatre fois par jour, dans un verre d'eau sucrée.
Liqueur arsenicale de Fowler {voy. Arsénite de potasse) .
Liqueur arsenicale de Pearson {voy. Arséniate de soude).
Liqueur arsenicale de Devergie {voy. Arsé.mte de potasse).
Liqueur de Battley ou Vinaigre d'opium {voy. Opium).
Liqueur de Barreswill dite aussi liqueur de Felhing. Cette liqueur se prépare delà manière suivante. On prend : 1" 40 grammes de sulfate de cuivre cristallisé et 160 grammes d'eau distillée ; 2'' 140 grammes de potasse caustique et 500 grammes d'eau distillée ; 5° 160 grammes de tartrate de potasse neutre et 100 grammes eau distillée. On dissout chaque sel séparément. Puis la solution de potasse étant placée dans une capsule, on y ajoute d'abord celle de tartrate de potasse et ensuite, peu à peu et en agitant, celle de sulfate de cuivre. 11 se forme un précipité bleuâtre qui disparaît à mesure et en même temps que le liquide prend une belle couleur violette. On laisse refroidir. On complète le voknne de 1,155 centimètres cubes, ou en poids, 1,355 grammes. 20 centimètres cubes de cette liqueur sont entièrement décolorés par 1 décigramme de glycose. Pour l'emploi de cette liqueur, voy. Diauète et Glycosurie.
Liqueur fumante de Boyle. Nom donné anciennement au sulfhydrate d'ammoniaque sulfuré, parce qu'il fume à l'air, et que Boyle est le premier qui l'ail préparée. {Voy. Ammoniaque.)