‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.55Chapitre 11 sur 65 · LOUIS · texte numérisé non relu

LOUIS

maison des bains ne sont guère fréquentées que par les malades de la contrée qui ■viennent s'y soigner de rhumatismes, de maladies sécrétantes de la peau et de calarrlies laryngiens et bronchiques. Ces dernières affections sont surtout utilement traitées par la cure interne et externe des eaux de Saint-Loubouer.

A. ROTUUEAU.

LOLliCME. Voy. LOECHE.

LOUIS {Antoine). Né à Metz, le 15 février 1725, mort à Paris le 20 mai 1792, âgé, par conséquent, de soixante-neuf ans. La postérité, se faisant l'écho de ses contemporains, l'a proclamé à juste titre comme l'un des plus illustres chirurgiens du dix-huitième siècle, véritablement enthousiaste de son art, logique, sévère, d'une raison élevée, d'un style clair, facile et soutenu, plus littéraire que praticien, cependant, auteur d'utiles perfectionnements dans les instruments chirurgicaux, inventeur des ciseaux courbes sur les plats, des couteaux droits poulies amputations, d'un double litliotome pour la taille des femmes. Antoine Louis fut la gloire de l'Académie de chirurgie, dans laquelle il remplit pendant de longues années les fonctions de secrétaire, coordonnant, ralliant avec une rare intelligence les mémoires qui étaient présentés à l'illustre compagnie, d'une activité prodigieuse, abordant toutes les questions, aussi bien celles qui sont du domaine de la philosophie et de la psychologie, que celles afférentes à l'art chirurgical, d'une rare habileté dans les questions médico-légales, expert consultant, pendant trente ans, des tribunaux, qu'il éclaire sur les faits soumis à leur délibération, éloquent et impartial biographe de chirurgiens célèbres. Aussi, cet homme remarquable marcha-t-il rapidement aux honneurs et à la fortune. On le voit successivement chirurgien-major d'un régiment (174:5), gagnant maîtrise à la Salpêtrière, couronné par l'Académie de chirurgie (1744), membre associé de cette compagnie (1746), maître en chirurgie (25 sept. 1749), chirurgien substitué de Dufouart à la Charité (15 avril 1757), chirurgien-major consultant de l'armée du Haut-Rhin (25 mai 1760), secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie à la place de Morand, inspecteur des hôpitaux militaires, associé libre de la Société des sciences de Montpellier, membre des Académies de Lyon, Rouen, Metz, associé étranger de l'Institut de Rologne, de la Société royale de Gôttiagen, de l'Académie impériale des apathistes de Florence, docteur en chirurgie dans la Faculté de médecine de Hale-de-Magdebourg, docteur en droit de la Faculté de Paris, avocat, etc., etc. Le nom de Louis se rattache encore à l'application, eu France, de cette machine à décapiter appelée guillotine. En écrivant, dans ce dictionnaire, l'article Gdilloti.n, nous verrons la part qu'a prise le secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie, dans la construction de l'infernal engin de mort, l'avis qu'il donna sur ce lugubre sujet, et qui a été imprimé, les essais qu'il tenta à Bicêtre, le 15 avril 1792, avec une machine fabriquée par le mécanicien Schmidt.

Antoine Louis mourut, comme nous venons de le dire, le 20 mai 1792, à quatre heures du matin, et fut inhumé à la Salpêtrière. Ce fut Pelletan qui fit l'ouverture de son corps. L'illustre savant avait succombé à une affection aiguë des poumons. Voici les titres de ses ouvrages :

I. Cours (le chirurgie pratique sur les plaies d'armes à feu. Paris, 1746, in-4*. — IL Observations sur Véleclricilé, où Von tâche d'examiner son mécanisme et ses effets sur l'économie animale, avec des remarques sur son usage. Paris, 1747, in-12. — III. Essai sur -la nature de l'âme, où Von tâche d expliquer son union avec le corps et les lois de celte

LOUPE (optique).

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union. Paris, 1717, in-i2. — IV. Observations et remarques sur le virus cancéreux, et sur hs tentatives que l'on peut faire pour découvrir un spécifique à ce vice. Paris, 17 i8, in-12.

— V. Réfutation du mémoire sur la subordination des chirurgiens aux. médecins. — Lettre d'un chirurgien de Paris à un chirurgien de province. — Examen des plaintes des médecins de province. — Réfutation de divers mémoires composés par M. Combalusier au sujet du procès entre les médecins et les chv-urglens. Paris, 1748, in-8. — VI. Positiones anatomicœ et chirurgicœ, de vulneribus capilis, quas, jyrœside Salvatore Morand, tueri cohabitur Antonius Louk, Parisiis, in regiis cliirurgorum scholis, die 25 sept, anni 1749, pro nctu publico et solemni coaptatione. Paris, 1749, in-4% 7pp. — VII. Lettres sur la certitude des signes de la mort, où l'on rassure les citoyens de la crainte d'être enterrés vivans, avec des observations et des expériences sur les noyés. Paris, HS^, in-12. — Lettre sur les maladies vénériennes, dans laquelle on publie la manière de préparer le mercure, dont la plus forte dose n'excite point de salivation. Luxembourg, 1754. iu-12. — VIII. Mémoire à consulter sur un libelle diffamatoire, public contre M. Louis, chirurgien-major adjoint de VItôpital de la Charité. Paris, 1757, in-4°. — IX. Lettre de M. Louis à M. Bagieu sur les amputations. Paris, 1757, in-12, 42 pp. — X. Traité des maladies des os, par Petit. Nourelle édition revue et augmentée d'un discours historique et critique, sur cet ouvrage, par M Louis. Paris, 1759, in-12, 2 vol. — XI. Éloges de Le Cat, Bordenave, Petit, Bassuel, Malaval, Bertrandi, Verdier, Pipelet. Paris, 1759, in-S". — XII. Mémoire sur une question anatomique relative à la jurisprudence, dans lequel on établit les principes pour distinguer, à l'inspection d'un corps trouvé pendu, les signes du suicide d'avec ceux de l'assassinat. (Affaire Calas ; mémoire lu à l'Académie, le 14 avril 1763.) — Mémoire contre la légitimité des naissances prétendues tardives, dans lequel on concilie les lois civiles avec celles de l'économie animale. Paris, 1764, in-S». Supplément à ce mémoire, 1764, in-8°. — XIII. Discours sur les loupes. Paris, 1765, in-8. — XIV. Recueil d'observations d'anatomie et de chirurgie pour servir de base à la théorie des plaies de te te par contre-coup . Paris, 1767, in-12. — XV. Parallèle des différentes manières de traiter la maladie vénérienne , 1767.

— XVI. Aphorlsmes de chirurgie de Boerhaave, commentés par Van Swieten. Trad. du litin. Paris, 1768, in-12, 7 vol. — De methodi Hawkensianœ prcstantia in calculosorum sectione. Paris, 1169, in-i°. — XVII. Dictionnaire de chirurgie. Paris, 1772, in-12, 2 vol.

— XVIII. Séances publiques de l'Académie de chirurgie, du "Il avril 1775 et du 18 avril 1776, où, l'on tiaite de diverses matières intéressantes, et particulièrement de la section de la symphyse du pubis. Paris, 1779, in-4''. — XIX. Avis motivé sur le mode de décollation . Moniteur universel, 20 mars 1792. — XX. Grand nombre de travaux dans les JI/e»w(re.<f f/(,' l'Académie de chirurgie, t. II, p. LXl; p. 150, 151, 195, 2()8, 555; t. III, p. 145, 552, 460, 623; t. IV, p. 65, 106, 281, 585, 513, 622, 649 ; t. V, p. 1, 81), 110, 128, 161, 26.^. 291, 555, 372, 486, 527, 559, 549, 865. — XXI. Articles communiqués au Journal de médecine, t. IX, p. 521 (castration); t. V, p. 207 (frictions); t. XVI, p. 250 (grossesse); t. XIV, p. 171 (sarcocèle) ; t. XIX, p. 442 (suicide). — XXII. Vingi-quatrc liasses de manuscrits qu'on trouva dans la maison de l'illustre mort, et dont le catalogue a été publié (in-8'', 23 pp.) . 11 y a là pas moins de 508 mémoires, observations, consultations, etc., écrits de la main môme d'.\ntoine Louis. Que sont devenus ces intéressants documents...? A. Cuéce.\u.

I LOIJPE (instrument d'optique). Quand un objet SR (fig. 4) est placé eu face d'un œil 0 dont le point nodal est en K et accommodé par la distance KP,

{lê,'^.

a grandeur de son image sr sur la rétine est déterminée par les lignes de direcion (rayons sans déviation) SKs,RKr menées par ses extrémités S,R. On dit encore

''y'^^ljue la grandeur de cette image sr dépend de l'amplitude de Y angle visuel SKR f^{[[,p.oiis lequel cet objet est vu. — Si le même objet se rapproche en P', l'œil s'ac-

illsi^

432 LOUPE (opTiQLii).

commode par cette nouvelle distance KP', l'angle visuel augmente, devient S'KR'; en même temps l'image formée sur la rétine augmente et devient s'r'. — Quand l'objet SR est de grandeur constante et de très-petites dimensions, son image sur la rétine est directement proportionnelle à l'amplitude de l'angle visuel, qui est elle-même évidemment proportionnelle à la distance IvP de l'objet au point nodal de l'œil. Lors donc qu'un môme objet passe graduellement de la plus grande à la plus petite distance d'accommodation, du puncLum remotnm au punctum proximum, l'amplitude de l'angle visuel et l'image formée sur la rétine augmentent à mesure que l'objet se rapiiroche de l'œil. — D'autre part, il est évident que plus est grande l'image d'un objet sur la rétine, plus sont nombreux et délicats les détails qu'il est possible de voir nettement. De là résulte que :

1° Quand on veut se rendre compte des détails de la constitution physique d'un objet, on doit rapprocher cet objet de l'œil autant que le permet la puissance de l'acconmiodation, le placer au punctum proximum ;

1° Un myope, dont le. punctum proximum est à trois pouces, peut percevoir des détails qui échappent à un emmétrope dont \e punctum proximum est à six pouces ; cet emmétrope à son tour peut saisir nettement des détails que ne saurait apprécier un presbyte dont le punctum proximum est . à vingt-quatre pouces.

La limite, au-dessous de laquelle ne peuvent plus s'abaisser les dimensions perceptibles des objets observés, dépend de la puissance d'accommodation ; elle est directement proportionnelle à la dislance du punctum proximum et, comme cette distance, varie avec l'âge et avec les sujets. En effet, tout objet placé entre l'œil et son punctum proximum donne nécessairement une image située au Mil de la rétine ; par suite, chaque point de cet objet forme sur la rétine un cerclede diffusion et la vision est confuse. — Pour augmenter la faculté de distinguer les détails, pour rendre nettement perceptibles des éléments trop petits pour être distingues à l'œil nu, il faut donc recourir à des artifices qui permettent de rendre nette sur la rétine l'image d'un objet placé à une distance de l'œil plus i'aible que celle du punctum proximum. Il y a pour cela trois moyens : l'e^^rfl» percé d'un très-petit trou, la loupe et le microscope. Nous ne parlerons ici que des deux premiers.

Écran percé d'un très-petit trou. Soit SR (fig. 2) un- objet placé à une distance de l'œil 0 plus petite que celle du punctum proximum. Son image se for-

merait en S'R' derrière la rétine. Les points S et R de cet objet donnent surLi rétine des cercles de diffusion ah, cd ; il en est évidemment de même de tous te autres points situés entre les extrémités S, R ; la vision est nécessairement confuse. En avant de l'œil, plaçons un écran mince, opaque MM, percé eu son centre

LOUPE (optique). - 153

d'un très-petit trou. Du cône lumineux, rayonné |jar le point S, il n'arrive plus à l'oeil qu'un pinceau très-étroit Si qui, réfracté suivant iS', donne sur la rétine un sim[ile point lumineux s ; de même le pinceau ï\e, parti du point l\ et transmis à travers le trou de l'écran, est réfracté suivant eR' et donne sur la rétine un "* simple point lumineux r. A chaque point de l'objet correspond ainsi sur la réfine un simple point lumineux, les cercles de diffusion sont supprimés, l'image réti- "'" nienne sr et la vision sont très-nettes.

"'' L'écran percé d'un très- petit trou permet donc de rapprocher l'objet de l'œil

^ autant qu'on le veut, sans altérer la netteté de l'image rétinienne et de la vision. 1e paj. QQ moyen, l'objet peut être vu sous un très-grand angle et les détails les 7 plus délicats deviennent nettement perceptibles, llàtons-nous d'ajouter que le ™1' petit trou percé dans l'écran ne laisse arriver à l'œil qu'une très-ftnble partie de '"'' la lumière rayonnée par l'objet. Cet artifice très-simple pour obtenir des images nettes d'un objet très-rapproché de l'œil a donc l'inconvénient de diminuer coup'\ sidcrablement la vivacité de 1 impression; il ne peut donner de bons résultats »! que dans les cas où l'objet lui-même est très-fortement éclairé. iifi Loupe. La loupe est une lentille convergente qu'on place devant l'œil pour iwf lui permettre de voir nettement un objet situé à nnc distance plus faible que celle du punctum proximum. — Évidemment, l'œil et la lentille convergent, feli dont il est armé constituent un système d'optique plus puissant que l'œil tout àk seul ; la distance focale principale du système entier est plus courte que celle de mi l'œil nu. — Mais l'objet étant placé au punctum proximum et l'œil nu étant ' accommodé pour cette distance, l'image de l'objet se forme sur la rétine ; tout j,„, restant disposé de même, si l'on place devant l'œil une lei'.tille convergente, la liufiiii distance focale principale du système dioptrique se raccourcit, et l'image de l'objet llélfi se forme nécessairement en avant de la rétine. Pour ramener cette image sur la pnfli rétine, il faut donc rapprocher l'objet de l'œil. L'effet de cette lentille interposée .jijg est donc de permettre à l'œil de voir nettement l'objet placé à plus faible distance, jjjjjjl d'agrandir l'angle visuel, de rendre perceptibles des détails qui, sans cet artifice, JJI0 se confondraient et échapperaient à l'observation. D'ailleurs, plus la lentille Jji interposée est puissante, plus sa distance focale principale est courte, plus évidemment est courte aussi la distance focale du système dioptrique constituée par jnltfi "^^^^^ lentille et par l'œil, plus enfin Fohjt doit être rapj roche de l'œil pour que y^g sou image se forme sur la rétine; les dimensions des éléments rendus perceptibles sont donc d'autant plus faibles que la distance focale principale de la lentille employée comme loupe est elle-même plus comte.

On peut étudier à part l'action exercée par la lentille interposée et par l'œil sur la lumière incidente; on voit alors que l'objet observé doit être placé entre la loupe et son foyer principal. Dès lors la loupe transforme l'objet placé à une distance de l'œil plus iaible que celle de son punctum proximum en une image virtuelle, droite et agrandie située à la distance de l'accommodation. La loupe, en réalité, modifie la marche des rayons lumineux incidents, leur imprime la direction qu'ils auraient s'ils partaient de l'image virtuelle située à la distance d'accommodation, et donne ainsi à l'œil la possibihté de les concentrer en une image nette, réelle et renversée sur la rétine. Ce n'est plus l'objet, mais son image virtuelle et agrandie que l'œil voit dans ce cas.

Soit, en effet (fig. 5), 0 la position du point nodal de l'œil, OP' la distance du punctum proximum de l'œil, SP l'objet à examiner, M.VI une lentille convergente placée devant l'œil, capable de donner de l'objet SP une imao^e virtuelle

lôA LOUPE (optique).

S'r' située au jmnctum proximum P'. — F, F' sont Jes deux foyers principaux, K, ^' les deux points nodaux de la lentille.

Pour construire l'image ST', il suffit de mener par le point S les deux rayods incidents : Se parallèle à l'axe principal de la lentille, et SN dont le prolonge-

Fig. ô.

ment passe par le premier point nodal N. Le premier émerge suivant c'F', le second suivant N'R parallèle à SN. L'image du point S est au point de rencontre S' des prolongements géométriques de ces deux rayons émergents, S'P' est Fimage virtuelle, droite et agrandie de l'objet SP.

L'œil placé en 0 voit l'objet SP comme s'il était en S'P' ; accommodé pour la distance OP', il forme de l'image virtuelle S'P' une image réelle et nette sur la rétine. — Désignons par les lettres :

(l, la distance du punctum proximum OP' de l'œil ;

.r, la distance ON' du point nodul de l'œd au second point nodal de la loupe;

f, la distance focale principale NF = N'F' de la loupe;

a, l'angle visuel S'OP' sous lequel l'image virtuelle est vue.

Les deux triangles rectangles semblables S'F'P', c'F'N' donnent la relation :

S'P' F'P' OP' + iYF' — ON' d

c'W IN'F'~ N'F' "■ f

Mais par construction, c'W = SP ; donc, en substituant, nous avons pour valeur du rapport de l'image virtuelle à Fobjet :

ST' f-hd — x SP "" f

d'oii

Le rapport -^ de l'image virtuelle à l'objet est ce qu'on appelle le grossissement de la loupe. L'équation (1) montre que :

1° La distance d dix pimctimi proa:zmwm de l'œil et la distance locale principale f de la loupe restant les mêmes, le grossissement augmente à mesure que la distance x de l'œil à la loupe diminue. Ce grossissement est maximum quand x=--0, c'est-à-dire quand le point nodal 0 de l'œil se confond avec le second point nodal N' de la loupe ; da,ns ce cas, le grossissement a pour expression ;

LOUPE (optique). 155

2** La distance d du punctiwi proximum de l'œil, et la distance x restant les mêmes, comme d'ailleurs x est toujours nécessairement plus petit que d, le grossissement augmente à mesure que la distance focale principale m de la loupe diminue.

o'^ Enfin, la distance focale principale œ de la loupe, et la distance .r restant les mêmes, le grossissement augmente à mesure que la distance d du punctitm proximum de l'œil est elle-même plus grande. — Le grossissement d'une loupe déterminée est donc plus fort pour un presbyte que pour un emmétrope et ponr un emmétrope que pour un myope.

La considération du grossissement, c'est à-dire du rapport de l'image virtuelle à l'objet, ne fournit pas une estimation exacte de l'effet utile de la loupe. Le but qu'on se propose, en effet, en recourant à la loupe, est de rendre perceptibles des détails de la constitution pbysique de l'objet, trop petits pour être saisis à l'œil nu. Or, il est évident que les éléments rendus perceptibles seront d'autant plus petits que l'image rétinienne sera elle-même plus grande. 3Iais, d'autre part, il est évident que la grandeur de cette image rétinienne augmente avec l'angle visuel S'OP' = o; sous lequel est vue l'image virtuelle ST'. Pour apprécier convenablement l'effet utile de la loupe, il liiut donc cberclicr la mesure de cet angle visuel S'OP' = «. L'objet observé étant de petites dimensions, l'amplitude de l'angle visuel a a pour mesure le rapport des deux lignes S'P', OP', ce qui donne :

Angle « = — = — (2)

Les triangles rectangles semblables S'FT', c'F'iN' donnent :

ST^FF rr

Mais par construction :

c'W = SP F'P' = OP' + NT' — 0^' = d-+-f — x

remplacent c'i\' et F'P' par leurs valeurs dans l'équation (3). Nous avons :

SP ■" y

d'où

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