‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.55Chapitre 5 sur 65 · LONG DU COU · texte numérisé non relu

LONG DU COU

LO\DE (Charles), ne à Caeii eu 1795, fit ses études médicales à Paris, etsoutiut, eu 1819, sur la gymnastique, uue dissertation inaugurale, qui eut un grand succès. Cette thèse remaniée et étendue fut publiée par lui, deux ans plus tard, sous forme d'un traité spécial demeuré longtemps le seul complet sur la matière, et dans lequel l'auteur démontre l'utilité des exercices corporels si négligés alors. La publication de cette importante monographie lui ouvrit, en 1825, les portesdo l'Académie de médecine malgré sa jeunesse: il n'avait alors que trente ans. Elève particulier de Chaussier et d'Esquirol, disciple de Gall, Londe s'était beaucoup occupé do physiologie et de psychologie, en même temps qu'il avait adopté avec ardeur, mais sans aveuglement, les idées de Broussais. Ces diverses influences se font sentir dans les Elémetits dlnjgiène dont le plan emprunté à Moreau (de la Sarthe) prend pour point de départ l'ordre fonctionnel ou physiologique au lieu de le chercher dans les modilicateurs extérieurs ou individuels dont l'hygiène a l)our but d'examiner l'action ; d'un autre côté, il consacra près de la moitié de cet ouvrage à l'hygiène du cerveau et des facultés intellectuelles. Écrit d'abord dans l'esprit de la doctrine du Val-de-Gràce, ce Hvre dut, dans les éditions subséquentes subir d'importantes modifications, l'auteur eut grand soin d'ailleurs de le maintenir toujours au niveau de la science. En 1831 Londe fut nommé président de la Commission chargée d'aller étudier le choléra-morbus en Pologne, et la décoration de la Légion d'hoimeur fut la récompense du zèle et du dévouement qu'il déploya dans cette mission. Depuis son retour, Londe se consacra à peu près exclusivement aux devoirs de sa profession et à des travaux scientifiques que nous indiquerons plus bas. Atteint depuis longtemps des symptômes d'une alfeclion organique du cœur, ce médecin aussi modeste que laborieux et indépendant, succomba le 15 octobre 1862 à l'âge de soixante-sept ans.

On a de lui :

I. De l'influence de Vexercicc sur nos organes, et sur leurs fonctions dans l'état de santé. Th. de Paris, 1819, n° 55. — II. Gymnastique médicale, ou l'exercice appliqué aux organes de l'homme, d'après les lois de la physiologie, de l'hygiène et de la thérapeutique. Paris, 1821, in-8°. — III. Note sur les aliments. In Arch. gcn. de méd., \" sér.,t. X. p. 51; 18'2C. — IV. Nouveaux éléments d'hygiène rédigés suivant les principes de la nouvelle école médicale. Paris, 1827, m-8°, 2 vol. ; ibid., 1837, 2 vol. 111-8°; ibid., 1847, in-8°, 2 vol. — V. De Viirclhrile et de ses principales variétés. Pai'is, 1835, in-8°. — VI. Un très-grand nombre d'articles dans divers recueils périodiques, et dans le Dieticnnaire de méd. et de chiv. prat. E. Bgd.

LOIVG ABDL'CTEUR DU POUCE. Voy. ABDUCTEUR (Long).

LO:\iG nORSAL. Voy. Dorsal (Long).

LO!%[<> «U cou. Muscle allongé, triangulaire, situé sur la face anléiieure de la porlion cervicale du rachis, au-devant des apophyses transverses. U se compose de trois ordres de faisceaux : 1° les faisceaux supérieurs s'insèrent, en iDas, aux tubercules antérieurs des apophyses transverses des troisième, quatrième et cinquième vertèbres cervicales. Ils se réunissent, supérieurement, en un seul corps charnu qui se dirige de bas en haut, de dehors en dedans, et se fi-^e au tubercule antérieur de l'axis; 2" les faisceaux inférieurs partent du corps des trois premières vertèbres dorsales et se rendent aux tubercules antérieuis des apophyses transverses des deux dernièi es vertèbres cervicales-; 5" les faisceaux internes, verticaux, situés en dedans des précédents, s'insèrent aux corps des trois dernière vertèbres cervicales, des trois premières dorsales et aux disques inter-

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