DES
MAG\*CS {Mâyvoç). Plusieurs médecins, dans l'antiquité, ont porte ce nom, mais, pour le plus grand nombre d'entre eux, on ignore et les circonstances de leur vie et l'époque précise à laquelle ils ont vécu. Galieii, dans son traité De compositione medicamentorum secundum locos, cite, à l'occasion de formules qu'ils ont données pour diverses maladies : un Magnus le clinicien (V, 3) ; un Magnus le Périodeute (V, 7); un Magnus de Phil;ulel[iliie (VII, 4; IX, 5); un Magnus de Tarse (Vil, 7). Dans son livre De la Ihériaque il parle d'un M;ignus qui fut arcliiatre de son temps (vers 170) et traita des antidotes {De iher. ad Pisonem, c. 12, et Sérapion tr. Vit, c. 8, De anlidotis).
D'un autre côté, dans le livre Des différences du pouls, il est question d'un Magnus, que l'on regarde comme appartenant à l'École pneumatique, et dont les opinions ont ctcdiscutées par Arrhigène. Ce Magnus avait écrit un ouvrage Sur les choses trouvées depuis Thémison; donc, placé après ce dernier et un peu avant Archigène, il vivait, bien évidemment, au commencement ou vers le milieu du premier siècle. On pense généralement que le médecin appelé par Csclius Aurelianus, Magnus d'Éplièse et auteur de Lettres sur la médecine est le même que l'arcliiatre (Cael. Aurel., Acut.,l\, c. 14) ; mais je ne vois rien qui le prouve. Suivant M. Darembcrg, le Magnus d'Éphèse aurait appartenu au syncrétisme ou épisynthétisme, cette déviation du pneumatisme {Uist. delà méd., t. I, p. 258). Le même Caelius, ou plutôt Soranus, fait honneur, à un Magnus attaché comme lui à la secte méthodique [ex nostris), d'avoir, le premier, donné nue bonne description de la catalepsie, dont Archigène aurai', après lui, décrit très-exactement les caractères dillcrenliels [Acut., H, 10). Cette situation, par rapport à Archigène, semblerait faire croire que le pneumatique cité j;lus haut et le méthodique sont une seule et même personne, ou du moins qu'ils étaient contemporains. Au total, il est très-probable que si l'on possédait des renseignements exacts sur tous ces personnages portant le même nom, on pourrait en réduire le nombi^e. Tous ceux dont il a été question jusqu'à présent sont antérieurs au troisième siècle.
Vient maintenant, après un assez long intervalle, Magnus d'Autioche, dit l'IatromCT. ENC. '2* s. IV. 1