M A II ON
sophiste, qui lut condisciple d'OrJbase, sous Zéiiou (de Chypre), puis professeur de médecine à Alexandrie, et qui llorissait à la fin du quatrième siècle. Il paraît avoir été plus que sceptique à l'égard de la médecine, car Eunape, dans ses Vies des philosophes, lui prête cette opinion, que le médecin ne peut guérir ses malades. On lui attribue généralement un Traité des mines dont les manuscrits se trouvent dans plusieurs grandes bibliothèques de l'Europe. Déjà on avait fait remarquer que quelques-uns de ces manuscrits portent pour suscription Magnus d'Émèse, quelquefois avec l'épithète d'Iatrosophiste, et Bussemaker a cherché à démontrer que ce dernier diffère du précédent, et qu'il vivait à la fin du cinquième ou au commencement du sixième siècle. De l'examen attentif des textes, il avait déduit que les chapitres 1 à 28 et 50 à 36 du hvre des urines, faussement attribué à Galien, appartiennent à Magnus d'Émèse, et que celui-ci était très-probablement le maître de Théophile (Janus, t. 11, p. 575, Breslau , 1847). Nous ferons observer d'abord que Théophile rapporte expressément le livre en question à riatrosophiste et, en outre, qu'il ne se serait guère montré révérencieux envers son maître, car il lui reproche d'être plus théoricien que praticien, et d'avoir donné très-incomplétement les caractères des urines au point de vue du dia-rnostic et du pronostic (Theoph., De urinis, Prcofat.). E. Bgd.
MAGUAI, MAtiUEY. Noms indigènes des plantes" qui donnent le P«/(/?<e et le Fil de Pitte, c'est-à-dire les Agave americana et mexicana {Voij. Agave).
H. Bn.
M.iMO^ (Paul-Augustin-Olivier), naquit à Chartres le 6 avril 1752. Son père, médecin instruit qui pratiquait dans cette ville, lui fit donner une bonne ij;struction et l'envoya à Paris compléter ses études médicales et prendre le bonnet de docteur. La Société royale de médecine, appréciant les qualités et le savoir qu'il fit paraître dès ses débuts, l'admit au nombre de ses membres, et bientôt il fut nommé médecin en chef de l'hôpital des vénériens. En 1794-, lors de la réorganisation de la Faculté sous le nom d'École de santé, Mahon fut compris dans la liste des nouveaux professeurs et chargé, concurremment avec Lassus, des cours de médecine légale et d'histoire de la médecine. Une mort prématurée l'emporta dans sa quarante-huitième année, le d6 mars 1801, avant qu'il eût pu mettre la dernière main aux deux ouvrages comprenant la matière de son cours, et qui ne parurent qu'après sa mort, par les soins pieux de quelques amis.
La médecine légale de Mahon et celle de Bellot furent longtemps les seules que les élèves eussent entre les mains ; le traité de Fodéré, mais surtout celui d'Orfila n'ont pas eu de peine à les faire oublier. Son Histoire de la Clinique, qui serait mieux nommée histoire de la médecine pratique, est, en effet, un abré"-édes connaissances que possédaient les anciens sur les caractères et le traitement des maadies. Le Petit traité sur les maladies syphilitiques des femmes en couches et des enfants nouveau-nés est, sans contredit, le meilleur ouvrage sorti de la plume de Mahon, on peut encore aujourd'hui le Consulter avec fruit. Il n'est malheureusement p;is terminé.
Voic! ïcs titres de ses ouvrages :
i. Méckclue Uqale et police médicale, puJiliées par Faulrel. Paris, 18Ô2 in-g- S vol -a- II. Ihstoirs de la médecine clinique depuis son origine juscju'à nos jours, et Rechercher importantes sur l'existence, la nature et la communication des maladies sunkiliticmn^ dans les, femmes enceintes, dans les enfants nouveau-nés et dans les nourrices ptp n„ Lliées par Lamauve. Paris, 1804, in-8'. ^ B