‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.56Chapitre 77 sur 80 · MARESCHAL · texte numérisé non relu

MARESCHAL

Brown en y adaptant les vues plus IranscendantaJesde Schelling sur VexcUement. Bientôt après, séduit par les idées de Bichat sur les rapports des fonctions avec la structure des tissus, il étudie la pathologie à ce nouveau point de vue ; il trouve dans l'irritation des organes et leur intlammation la cause de la plupart des maladies, et il y subordonne sa thérapeutique tout en conservant certaines médications excitantes empruntées au hrownisme et dont il interprétait l'action au moyen des plus étranges subtilités. Mircus mérite donc beaucoup plus la reconnaissance de la postérité pour les services qu'il a rendus à l'humanité que pour ceux qu'il a rendus à la science.

Il a composé les ouvrages suivants :

I. De diabète. Gœttingse, 1775, in-i°. — 1[. Abdhandliing von den Vortheilen, welche ôffenlliche Krankenhailser dem Slaate und nock imbesondere, elc. Bamberg. u. Wurzburg.

1789, iii-S". — IIl. Frànkische Arzneikundige Aiinalen, qrôsstentheils ans den Tagebiïchern der Bamberger Krankenhause gezogen. Bamberg, 1792, in-8°. — IV. Anlritsredc bei letztcn Krankheit des H. R. R. Fursten FraJiz Ludwig, Bisclioffen zu Bamberg und Wiirzburg,

1790, in-i'. — V. Prûfung der Brownischen Systems der Heilkunde durch Erfahrungen am Krankenbette. Weimar, 1.97-99, in-8». — /(une Besehreibung des allgemeinen Krankenhauseszu Bamberg. Weimar, 1797, in-8°. — VU. Magazin fur spezielle T/irerapte, Klinik und Staatsarzneikunde nack den Grundsàtzen des Erregungs-Tlicorie. lena, 1802-1805, in-8°, 2 vol. — VIII. Bie mcdicinisch-cliirurgische Scinde zu Bamberg dargeslellt. Bamberg, 1804, in-i". —IX. Jahrbucher der Mcdicin als Wissenscha'ft. lena, 1805-1807, in-8°. — X. Beitrâge zur Erkenntniss und Behandlung des gelben Fiebers. lena, 1805, in-8°. — XI. Entwurf einer speciellen Thérapie. Nurnberg, 1805-12, in-8°, 3 vol., trad. fr. de la 1" part. Paris, 1825, in-8°. — XII. Ephemevidcn der Heilkunde. Bamberg, 1810-14, in-8°, 8 vol. — XIII. Recepl-Tachenbuch oder die iiblichen Rccept-Formelen, etc. Ibid., 1814, in-8°. — XIV. Ueber den jetzt herrschenden ansteckenden Typhus. Ibid., 1815, in-8''.— XV. Beleuchtung und Einwûrf'e gegen meine A nsichten ûber den herrschenden ansteckenden Tijphus. Ibid., 1815, in-8°. — XV. Ueber den Typhus (avec Roschland). Ibid., 1814, in-8°. — XVI. Ein Wort ûber zivei Worle des Raths Schubauer in Milnchen, die aUerneueste Ansicfit und Behandlung des Typhus belreffend. Ibid. 1815, in-8°. — XVII. Belrachtungen ûber die Wirkung des Petechialcontagiums entnommcn, etc. Ibid., 1855. In-8">. — XVIII. Die Keichhusten ûber seine Erkemiung, Natur., etc. Bamb. u. Leipzig, 1816, n-8°., trad. fr. Paris, 1821, in-B\ E. Bgd.

MAKE. Voy. Rurale (hygiène) et Marais.

mAHEO. Le mareo, appelé aussi Mal de Puna, Sorroclie, est une affection qu'on observe dans les Cordillières, et qui n'est autre chose que le mal des mon.' tagnes. On trouvera au mot Altitudes tout ce qui concerne cette question de pathologie. D.

MARESCHAli (Georges). Cet homme, justement célèbre, peut être compté parmi les plus grands chirurgiens français. Né à Calais, en 1658, il était fils d'un officier en retraite, jouissant d'une fortune très-médiocre. Mais qu'est-ce cela contre la volonté ferme de se créer une haute position dans le monde, et d'atteindre la notoriété? Le jeune Georges n'eut pas plus tôt atteint sa dix-huitième année, que sa ville natale lui semble un théâtre insuffisant pour la réalisation des projets qu'il nourrissait. Il se rend à Paris, se place comme garçon chez un maître chirurgien, et se livre avec ardeur à l'étude de l'anatomie. C'est dans l'amphithéâtre de l'hôpital de la Charité, sous des maîtres tels que Roger et Morel, qu'il ouvre de nombreux cadavres, et s'initie, sur la nature même, aux mystères de la machine humaine. Dès l'année 1688, il était maître chirurgien; il épousait la fille de son professeur chéri, et peu de temps après il remplaçait Morel en qualité de chirurgien en chef. A dater de ce moment, Mareschal gravit à pas de géant l'échelle des honneurs. En 1701, il opère si heureusement Fagon,

^■^S MArvESCUAL,

de la p.erre, que ce premier méJeciu du roi-soleil lui voue une reconnaissance éternelle, et le pousse tout doucement à la cour; l'occasion se |.résente bientôt à la morl de Félix, premier chirurgien (1705), et Marc^chal le ri'mplace aussitôt dans ces importantes et fructueuses fonctions. Le rôle de notre cliirurgien à la cour fut toujours digne, tel qu'on pouvait l'attendre don si hcau caractère. Saint-Simon l'a dépeint ainsi de main de maître : « Mave-clial était de tous les cliirurgiens le premier en réputation et en habileté. C'était u:i homme qui, avec fort peu d'esjirit, avait très-bon sens, connaissait bien ses gens, était plein d'bomieur, d'équité, de probité, et d'aversion pour le contraire; droit, h-aitc et vrai, et fort libre à le montrer, bon homme, et rondement homme de bien, et fort capable de servir, et, par équiié ou par amitié, de se commettre très-librement à rompre des glaces auprès du roi, quand il se fut bien initié... » Il y a dans It^s Mémoires du même. Saint-Simon une foule de traits et d'histoires qui font ressortir le beau caractère de Mareschal. Je n'en citerai qu'une : Il n'y avait pas un au que le célèbre chirurgien était en cour, lors(pi'il fut mandé pour amputer la jambe à une religieuse de Port-Royal. Un chirurgien du roi se compromettre au beau milieu de cette congrégation maudite...! Les courtisans firent bientôt tous leurs efforts pour le dissuader d'une telle témérité. Mareschal r.e tint aucun compte de ces conseils ; et, résolu à porter secours là où on le demandait, il n'eut rien de plus pressé que d'aller tout droit au roi, et de lui conter la chose. Il faut croire que Louis XIV fut frappé de l'honnêteté qui s'épa'.iouissait sur la figure de son chirurgien, car il lui laissa toute liberté de se rendre au Port- Pi oyal, d'y exercer son art..., à condition, ajouta le monarque, qu'il visiterait avec soin le monastère, interrogerait les religieuses, s'assurerait de leur genre de vie, et viendrait lui rendre compte de tout ce qu'il avait observé.

Georges Mareschal est mort dans une campagne des environs de Paris, le ^3 décembre 1756. Il n'a laissé aucun écrit; mais on lui doit presque tous les établissements f >ndés sous Louis XV pour les progrès de la chirurgie et le soulagement des pauvres de la capitale. En il'2i, par son influence, deux maîtres chirurgiens furent nommés pour traiter les pauvres, à la Charité ; les mêmes lettres ordonnaient la création de cinq démonstrateurs royaux, à Saint-Côme. En 1750, des censeurs royaux, tirés de la compagnie des maîtres chirurgiens, furent chargés d'examiner tous les livres relatifs à cet art. Enfui, en J751, réuiu à La Peyronie, il obtint l'organisation de cette A.cadémie de chirurgie, qui jeta tant d'éclat et accomplit tant de travaux.

Il était très-habile opérateur, et se distinguait particulièrement dans l'opération de la taille par k haut appareil. 11 en donna, entre autres, une preuve, orsque, le 7 novembre 1711, il tailla le comte de Toulouse, et lui tira avec un plein succès une pierre fort grosse et pointue. La récompense fut digne dn service rendu, Mareschal reçut des mains du roi-soleil la somme ronde de dix mille écus.

Georges Mareschal n'a laissé, je crois, qu'un fils, nommé aussi Georges. Ce dernier était destiné à engendrer Georges Jlareschal, marquis dcBièvre, si connu par son esprit, ses bons mots, et ses implacables Bievrana. A. G.

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