‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.57Chapitre 1 sur 80 · DES · texte numérisé non relu

DES

MARET (Hugues). Né à Dijon en 1726, mort dans la même ville le 11 juin 1786, et non pas 1785, comme le disent la plupart de ses biographes. Sans être un génie hors ligne, Maret fut un homme des plus remarquables, et quelquesuns de ses travaux portent l'empreinte d'un grand sens et d'une profonde connaissance des sujets traités. Reçu docteur à Montpellier en 17-49, il revint exercer avec éclat la chirurgie à Dijon, oiî sa réputalion était considérable. Il prit très-énergiquement parti pour l'inoculation, et publia un mémoire fort intéressant sur les inhumations dans les églises et dans l'enceinte des villes. Malheureusement Maret toucha à trop de sujets, et ne se donna pas toujours la peine de les approfondir; ainsi il s'occupa plus ou moins superficiellement de littérature, de sciences naturelles, de chimie, et gagna de la sorte une kyrielle de litres académiques ou officiels. Il fut secrétaire perpétuel de l'Académie de Dijon, censeur royal, médecin de la généralité pour les épidémies, correspondant de l'Académie des sciences de Paris, associé honoraire du collège de Nancy, des Académies de Bordeaux, Caen, Lyon, etc., etc. Humain et courageux tout à la fois, il ne reculait devant aucun des devoirs de sa profession ; comme médecin des épidémies, il alla combattre une fièvre pestilentielle qui désolait le village de Fresne- Saint-Mamez; assez heureux pour arrêter le tléau, il en fut atteint des derniers, et succomba au véritable champ d'honneur du médecin, estimé et pleuré de tous. Hugues Maret est le père de Hugues Maret, duc de Bassano, ministre du premier Empire.

I. Mémoire sur les bains d'eau douce et d'eau de mer. Pai'is, 1769. — II. Mémoires sur l'inondation. Ibidem, 1756, 1759 et 1760. — III. Mémoires sur les moyens à employer pour s'opposer aux ravages de la variole. Paris, 1780. — IV. Mémoire sur la iiossibilité de prévenir le retour des maladies épidémiques. Paris, 1772. — V. Eléments de chimie théorique et pratique, rédigés dans un nouvel ordre, etc., j^our servir aux cours publics de l'Académie de Dijon. 1777, 1778 ; en collaboration avec Guyton de Morveau et Durande. — VI. Discours sur l'utilité de la chimie en médecine. 1781. — VII. Analyse des eaux de Sainte-Reine. 1782. — VIII. Discours sur les avantages de la méridienne. 1762. — IX. Histoire météorologique et nosologique des années 1762, 1777, 1782-1785. — X. Description topographique, physique et médicale de la ville de Dijon. 1780. — XI. Mémoire sur l'abus

CICT- ENX. V s. V. . l

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des enterrements dans les églises et dans l'enceinte des villes. Paris et Dijon, 1773. — XII. Avis sur les précautions à prendre dans le cas où les circonstances obligeraient à faire des exhumations de cadavres. Dijon, 1783. — XIII. Histoire de l'Académie de Dijon. 1769 et 1774. — XIV. Mémoire dans lequel on cherche à déterminer quelle influence les mœurs des Français ont eue sur leur santé. Amiens, 1772. — XV. Eloge historique de M. Rameau, compositeur de la musique du cabinet du Roi. Dijon, 1766. — XVI. Eloge de M. Legouz de Gerland. 1774.— XVII. Nécrologie des hommes célèbres de France. 1775.— XVIII. Eloge de M.Maret, maître en chirurgie. Dijon, 1781. H. Mn.

MARGARilMlDE, C^HJ'^^AzO^ = G'^^R"'OH

H Az Substance blanche, sous

forme d'aiguilles, de mamelons, ou de plaques translucides, fusible à 60° environ, et brûlant avec une flamme fuligineuse. Parfaitement insoluble dans l'eau, elle se dissout avec une grande facilité dans l'alcool et dans l'cther, surtout à chaud.

Les dissolutions alcalines concentrées et bouillantes saponifient la margaramide en développant de l'ammoniaque et en la transformant en margarate alcalin.

Pour obtenir cette amide, découverte en 1848, par M. BouUay {Journal de pharmacie, 5*^ série, t. V, p. 329), on fait passer un courant de gaz ammoniac à travers l'huile d'olive, ou bien on abandonne ce corps gras avec de l'alcool ammoniacal, ou avec de l'ammoniaque liquide. On traite ensuite par l'eau bouillante le savon ainsi obtenu ; la margaramide vient surnager et se fige par le refroidissement. On la fait cristalliser dans l'alcool bouillant, qui la dépose à l'état cristallin. M.

MJlRGARATES. Composés résultant de la combinaison de l'acide margarique avec un oxyde basique.

Cet acide est monobasique ; par conséquent, la formule générale des margarates neutres doit être

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