‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.57Chapitre 31 sur 80 · MARSEILLE · texte numérisé non relu

MARSEILLE

Yextrait aqueux à dose un peu supérieure ; la poudre de 4 à 8 grammes. Le suc et la conserve de marrube se donnent depuis 50 jusqu'à 60 et même 100 grammes. D. de Savignac.

MARSElIiLE (Station marine, établissements hydrothérapique et ortho- PÉDiQDE de). Massilia, chef-lieu du département des Bouclies-du-Rliône, est une des principales villes de France, dont la population est de 260,000 habitants. De ses deux ports, c'est le vieux qui est le plus considérable et le plus commerçant de toute la France ; douze cents navires peuvent y jeter l'ancre en même temps. Les forts de Saint-Nicolas à droite, et de Saint-Jean à gauche, en protègent l'entrée; les petites îles d'If, de Ratonneau et de Poniègue, réunies par une digue, ferment sa rade. Le nouveau port, terminé en 1858, est connu sous le nom de port de la Joliette; il est à la partie inférieure de la ville vieille, et compris entre trois digues jetées en mer; la plus longue a 1 ,220 mètres, elle est parallèle à la côte; les deux autres sont perpendiculaires à celle-ci. Marseille est un évêché, un chef-lieu de division militaire ; elle possède une école secondaire de médecine, et une faculté des sciences. La ville ne le cède en rien aux plus belles de l'Europe. Le Cours, les rues d'Aix, de Rome, la fameuse Gannebière; les places Royale, Castellane, Saint-Féréol ; les allées de Meillan, la promenade autour du port, la cathédrale, l'hôtel de ville, le Grand-Théâtre, le lazaret, l'observatoire, la statue de Belsunce, etc., font de la nouvelle Marseille, grâce au canal d'irrigation dérivé de la Durance, et à l'aqueduc de Roquefavour, une ville aussi élégante et aussi propre que la vieille Marseille était délabrée et proverbialement mal tenue.

On prend des bains de mer sur trois points de la plage marseillaise. Deux des établissements ont été bâtis l'un auprès de l'autre dans l'anse dite des Catalans; le troisième, qui est le plus petit, est à 200 mètres plus loin, sur la côte de la Corniche. On trouve, dans ces maisons, des bains et des douches à l'eau de mer chauffée, et, devant chacune d'elles, une magnifique plage, dont l'inclinaison progressive permet aux baigneurs de s'éloigner sans danger des bords du rivage. La partie de la Méditerranée, dans laquelle se prennent les bains de mer, à Marseille, a une eau claire, calme, et sans la monidre vague. On peut se croire dans un lac, dont la limpidité de l'eau laisse voir le fond, dont la tranquillité n'est presque jamais troublée, et dont l'agitation se fait à peine sentir, même par les gros temps. Les bains de mer ne sont guère fréquentés à Marseille que par les personnes de la ville et des environs ; c'est à l'un des étabhssements des Catalans que se rendent les personnes qui cherchent un certain confortable, un certain luxe même. La maison de la Corniche reçoit surtout les baigneurs de la classe moyenne. Les gens du peuple qui veulent s'affranchir de toute redevance, prennent leurs bains un peu au-dessus de ce dernier établissement. Ce que nous venons de dire de la plage de Marseille, toujours recouverte d'une eau sans vagues, d'une mer sans marée, de la température de l'air relativement élevée de ce point méridional de la France, nous dispense d'insister sur les avantages de ce poste marin, qui convient aux malades qui n'ont pas besoin d'une réaction violente, qui cherchent, au contraire, un point de la côte oiî ils peuvent jouir d'une chaleur assez grande et d'une mer assez calme pour ne pas contracter ou ne pas accroître des inflammations chroniques ou des catarrhes des voies aériennes, de ne pas exacerber des douleurs rhumatismales, qui leur sont revenues après s'être exposés à la moindre transition de température.

MARSH (les). 147

L'établisseinent hydrothérapique, fondé, en 1853, par M. le docteur Garael, au a" 38 de l'avenue du Prado, une des parties les plus agréables et les plus saines de Marseille, est, alimenté par l'eau d'une source toujours à la même température, et ayant un débit assez considérable pour fournir aisément aux piscines et aux douches. Ces dernières sont très-bien installées, et les malades peuvent suivre, au Prado, un traitement aussi complet et aussi varié que l'exigent les affections du ressort de la thérapeutique hydriatrique.

L'Institut orthopédique, au quartier de la Blancarde, est dirigé par M. le docteur Dubrueil, qui emploie presque exclusivement les mouvements et les exercices cadencés pour remédier aux déviations de la taille. Ce confrère n'admet pas que les moyens vigoureusement contentifs, comme les corsets et les appareils mécaniques, soient utiles à la guérison des déformations du torse, qu'il affirme traiter par sa méthode depuis longtemps et avec un succès particuher.

A. ROTUREAU.

mARSH (Sir Henry). Médecin irlandais contemporain qui a occupé, dans son pays, une très-brillante position. Il était né à Longhrea, dans le comté de Galway, en 1790. D'abord destiné à l'agriculture, puis à l'état ecclésiastique, il s'était décidé pour la chirurgie ; mais une blessure anatomique qui lui ht perdre une partie du doigt indicateur de la main droite vint encore le forcer de moditier sa vocation et de se rejeter sur la médecine. Il prit ses degrés en 181 8, à l'université de Dublin, et, après un voyage de deux ans sur le continent, il revint dans cette ville, où il fut nommé médecin assistant à l'hùpital de Stephens. En 1822, associé à quelques hommes célèbres, les Graves, les Cusack, les Wilmot, les Jacob, il concourut à fonder une école médicale, dans laquelle il donnait des leçons de pathologie, et il continua ce cours jusqu'en 1827, alors qu'il fut ai)pelé à la chaire correspondante au Collège royal des chirurgiens d'Irlande; mais au bout de quelques années, en 1852, les exigences de sa chentèle privée l'obligèrent d'abandonner cette position. D'abord médecin de la Reine en Irlande, il fut, vers 1839, créé baronnet, et, en 1840, il eut l'honneur de présider le King and Queens Collège des médecins ; il était donc arrivé au plus haut point de sa gloire et de sa fortune, quand une mort subite l'emporta le 1" décembre 1860, dans sa soixante-dixième année.

Henry Marsh n'a pas publié d'ouvrage de longue haleine, mais seulement une série de mémoires dans lesquels il se montre surtout observateur exact et praticien consommé.

Voici l'indication de ses plus importantes publications :

I. Case of Jaundice with Dissections. In Dublin Hosp. Reports, t. Ill, p, 265; 1822. —II. Ohs. on the Treatment of Diabètes mellitiis. Ibid., p. 450. — III. Obs. iipon the Origin and I/itcnt Period of Feners. Ib'd., t. IV, p. 454; 1827. — IV. Obs. on the Peculiar Convulsive Diseuse affecting Ynung Children which matj be termed Spasm of the Glottis. Ibid, t. Y, p. 600; 1850. — V, Cases of Aciite Inflammation confined ta the Ejjigiottis. In Dubl. Journ. of Med. 5c., t. XIII, pi. 1 ; 1858. — VI. The Emanation of Light from the Living Human Subject. Dublin, 1842, in-8°. (From The Prov. Journ.) — VII. Cases of Strumous Peritonitis with Effusion. Ibid., t. XXIII, pi. 1 ; 1845. — VIII. On a Peculiar Morbid Affection of the Stomach characterized by Régurgitation of its Contents, withoul Nausea. Ibid., p. 457. — IX. Remarks on Chlorosis and Hœmorrhage. In The Dublin Quart. J., t. II, p. 505 ; 1846.

- X. Case of Puisât ing Veins. Ibid., t. III, p. 264; 1847. — XI. On the Préparation of Food for the Labourer. Dublin, 1847, m-8°. — XII. Observ. on the Regurgitating Diseuse. In Dubl. Quart. J., t. XI, p. 481; 1851. — XIII. Obs. on the Hcmorrhages. Ibid., t. XII, p. 257 ; 1851. — XIV. Obs. on the Treament of Diabètes MclUtus. Ibid., t. XVII, pi. 1 ; 1854.

-Au moment de sa mort il avait déjà livré à l'impi'ession une partie d'un ouvi'age intitulé :

Page 1